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syndicat CNT sante-social-fpt RP
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Permanences: 2eme Mardi du mois 18h30-20h00
et 3eme Jeudi du mois 18h30-19h30
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CONTRE LA SPECULATION : REQUISITION !
 
Comme chaque année, le 15 mars annonce le retour des beaux jours mais également,
pour les plus pauvres, la fin de la trêve hivernale, le retour des expulsions et le
repli progressif des dispositifs d’hébergement hivernaux. La hausse sensible des
températures rendrait-elle plus acceptable aux yeux de cette société d’abondance
l’idée que des familles, des enfants, des travailleurs puissent être jetés à la
rue ?
 
La frénésie des expulsions qui avait eu lieu avant le début de la trêve hivernale,
suite aux incendies survenus dans deux immeubles insalubres de la capitale, va donc
reprendre de plus belle. Chaque année, au mois 100 000 jugements d’expulsions sont
rendus par les tribunaux sans aucune prise en compte des possibilités de relogement.
 
La flambée constante des loyers provoquée par la spéculation immobilière et
l’insuffisance persistante de logements sociaux rendent le logement quasiment
inaccessible pour les couches sociales les plus démunies mais aussi pour les classes
dites « moyennes », sans cesse repoussées à la périphérie des grandes villes. Au
cours des vingt dernières années, les loyers ont plus que doublé dans le parc
locatif privé et ont augmenté de plus de 50% dans le parc social. Les salaires et le
pouvoir d’achat n’ont pourtant pas augmenté, eux !
 
Et tandis que le logement privé à loyer abordable est en voie de disparition, on
assiste du coté du logement social à la marchandisation des offices HLM, à la
déréglementation des loyers, à l’accélération des démolitions…avec pourtant une file
d’attente de plus de 100 000 demandeurs de logements rien qu’à Paris.
 
La paupérisation organisée de la population et la généralisation des contrats de
travail précaires interdit, de fait, à la plupart des travailleurs, l’espoir de
trouver un logement. Comment imaginer qu’un salarié en CNE ou en CPE puisse
satisfaire les exigences de plus en plus draconiennes des bailleurs privés, et même
sociaux ?
 
Ainsi, les bailleurs privés se frottent les mains et engrangent les bénéfices et les
marchands de sommeil louent des chambres d’hôtels vétustes à prix d’or. Quant aux
municipalités bourgeoises, elles préfèrent payer des amendes plutôt que de bâtir des
logements sociaux « pourvoyeurs de pauvres ».
 
Cette situation représente également, pour les associations à caractère social
gestionnaires de dispositifs d’hébergement, une manne financière par le biais
d’attribution de subventions. Ce sont généralement elles qui prennent en charge la
gestion des dispositifs d’hébergement hivernaux et l’application des mesures des
plans « grand froid », qui n’ont d’autre vocation que de limiter tant que possible
le nombre de décès par hypothermie.
 
Les structures d’hébergement du type CHRS (Centre d’Hébergement et de Réinsertion
Sociale) sont saturées faute de solution en logement définitif, et saturent donc à
leur tour les CHU (Centre d’Hébergement d’Urgence). De ce fait, de nombreuses
personnes sont maintenues à la rue et les travailleurs sociaux sont mis sous
pression.
 
C’est l’ensemble de cette situation qui conduit entre 4 et 500000 personnes à vivre
en France dans des conditions de logement précaires, des abris de fortune, des
squats insalubres, des centres d’hébergement…ou tout simplement à la rue !
 
Et pourtant les logements vides se comptent par milliers…
 
REQUISITION DES LOGEMENTS VIDES !
PARTAGE DES RICHESSES !
UN LOGEMENT POUR TOUS !

Manifestation contre les expulsions
le 11.03.06 à 14h
place du chatelet à Paris

Paris le 04/03/2006
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