Saint-Etienne: rassemblement contre le RMA

Communiqué de presse


Confédération Nationale du Travail

Syndicats Santé Social et Interpro 42
Bourse du Travail
Salle 15 bis
42028 St Etienne cedex 1
04 77 25 78 04
udcnt42@altern.org
sante-social.42@cnt-f.org
Réunion tous les 1er jeudi du mois

/A Saint Etienne, le 8 décembre 2003./

Ensemble, Organisons la lutte !

Le gouvernement, le parlement, les partenaires sociaux, tous sous la
houlette du Medef, entérinent aujourd'hui une nouvelle étape dans
l'organisation de la misère. Alors que les vagues de licenciements et
les délocalisations continuent à un rythme effréné, alors que la
précarité explose, des dizaines de milliers de chômeurs et de précaires
vont se voir signifier une amputation drastique de leurs droits à la
solidarité. Beaucoup vont se retrouver, du jour au lendemain , sans
revenus. Aujourd'hui, après le hold-up sur les retraites, après les
déstructurations dans l'éducation, dans la santé ou à EDF-GDF, la loi
sur le RMA constitue une attaque implacable contre le monde du travail,
et un cadeau royal à l'aristocratie patronale.

Il est impératif d'engager la lutte contre le patronat ! L'action
directe est notre meilleur outil. Alors, rendez-vous devant l'ANPE de
Saint-Etienne, 86 cours Fauriel, ce vendredi 12 décembre 2003, à 10h &

/A l'occasion de ce rassemblement, nous diffuserons le tract suivant:/


Confédération Nationale du Travail
Santé Social - Interpro
Bourse du Travail  Salle 15 bis  42028 St Etienne cedex 1

04 77 25 78 04 udcnt42@altern.org
Réunion tous les 1er jeudi du mois


Travailleur, étudiant, précaire, chômeur :
la misère organisée, c'est toi que ça concerne !



"Je suis fier d'être le représentant d'une entreprise qui délocalise."

C'est ce que déclarait le vice-président du MEDEF, Guillaume Sarkozy
(frère de Nicolas, l'actuel ministre de l'intérieur), le 28 novembre
2002 devant les journalistes de la presse économique. A l'avenir,
Guillaume n'aura plus besoin de se tourner vers les pays du tiers monde,
il pourra délocaliser en France, car le RMA fournira de la main d'oeuvre
à prix cassé.

Le prix de la main d'oeuvre (celui de ton travail) va encore dégringoler.
Et, à n'en pas douter, c'est toute l'échelle des salaires qui va être
affectée.



1 700 000 précaires en plus dès 2004 !

Alors que les entreprises licencient de façon massive (une statistique
sur 54 jours autour du mois de mars mesurait une moyenne de 33
licenciements par heure), très souvent de façon frauduleuse et malgré
des bénéfices records, alors que les contrats précaires (CDD, Intérim,
CES, CEC, CIE &) se généralisent, le gouvernement et les partenaires
sociaux détruisent nos régimes de solidarité.


On en arrive à un étrange paradoxe :

Il y a tant de chômage ! Qu'il faut bien forcer les chômeurs et RMIstes
à travailler !

C'est bien que du travail il y en a ! D'ailleurs à partir de 2004, on va
te prendre un jour férié.


N'est-ce pas une preuve que le chômage est volontairement organisé de
manière à augmenter les profits du patronat '


- Dés le 1er janvier 2004, *_613 000_* radiations aux ASSEDIC, suite à
une réduction drastique des droits au chômage, dont *_250 000_* perdront
immédiatement toute indemnisation.

- *_130 000_* chômeurs en fin de droit perdront leurs ASS (Allocations
Spécifiques de Solidarité).

- *_386 000_* chômeurs subiront des radiations administratives des
ASSEDIC, suite au PARE (Plan d'Aide de Retour à l'Emploi).

- *_500 000_* RMIstes seront transformés en RMAstes.

- + combien d'intermittents du spectacle '

Bonne année à toutes et tous !



*Pour toutes ces raisons et bien d'autres :*

*Rendez vous le vendredi 12 décembre 2003, 10h, devant l'ANPE  86,
cours Fauriel, à Saint Etienne*

Ensemble, Organisons la lutte !

Travailleur, tu es un futur chômeur ! Etudiant, tu es un futur précaire !

Chômeur, précaire, es tu un futur RMAste, ou plutôt un sans revenu


       L'accord UNEDIC du 20 décembre 2002, signé par le patronat, la
       CFDT, la CGC et la CFTC, prévoit une réduction très importante des
       droits aux ASSEDIC, applicable au 1er janvier 2004.

D'après l'UNEDIC elle-même, cette mesure concerne environ 613 900
chômeurs dont 250 000 perdront leurs indemnités au 1er janvier 2004. A
ceux là, il faut rajouter une bonne partie des intermittents du spectacle.

Résultat : 2 chômeurs sur 5 se retrouveront éjectés du dispositif
d'indemnisation pour rejoindre les cohortes de "fin de droit" (ASS, RMI,
et de nombreux qui n'auront droit à aucune de ces mesures, c'est à dire
sans revenu).



Amputation des ASS (Allocations Spécifiques de Solidarité) :

D'un montant de 13,56 ¬ par jour financé par l'État, les ASS étaient
attribués indéfiniment au chômeurs qui ont cotisé pendant au moins 5 ans
sur les dix années qui précèdent la fin du dernier contrat, à condition
de rechercher activement du travail (vérification tous les 6 mois). Mais
attention, pour toucher les ASS, il ne faut pas dépasser les plafonds de
ressources dans le foyer (949,20 E pour une personne seule et 1491,60 Euros
pour un couple). L'ASS est majorée de 40% pour les plus de 55 ans qui
justifient de 20 ans d'activité salariée, ou pour les plus de 57,5 ans
qui ont cotisé pendant au moins dix ans. L'ASS est prise en compte dans
le calcul des annuités de retraites.

Cet été, le ministère du travail a décidé par décret de limiter
l'attribution de l'allocation à deux ans maximum (3 ans pour les
bénéficiaires actuels), applicable au 1er janvier 2004 et avec effet
rétroactif à partir du 1er juillet, sauf pour les plus de 55 ans. Mais,
la majoration de 40 % pour les plus de 55 ans est supprimée.

Donc, durant l'année 2004, 130 000 personnes environ (sur 420 000
bénéficiaires) et beaucoup plus ensuite, perdront leurs ASS. Une
"économie" de 150 millions E est estimée pour 2004.


Du RMI au Revenu de Misère et d'Asservissement :

La "loi de lutte contre les exclusions" instituait en 1988 le Revenu
Minimum d'Insertion. Il concerne actuellement un peu plus de 2 millions
de personnes (1 million de bénéficiaires + ayants droits). Le solde net
mensuel est de 362,30 Euros pour une personne seule, 617,55 E pour un couple
ou 742,30 Euros pour un couple avec deux enfants (forfaits logement
déduits). L'allocataire du RMI peut signer un Contrat d'Insertion, mais
cela reste facultatif (malgré de fortes incitations).

Adoptée ce 25 novembre à l'Assemblée Nationale, le projet de loi sur le
Revenu Minimum d'Activité (applicable au 1er janvier2004) sera
certainement approuvé par le Sénat le 10 décembre 2003. Le RMA
concernera les RMIstes qui ont un an d'ancienneté dans le statut.

De quoi s'agit-il ' C'est un contrat de travail de 20h minimums par
semaine, d'une durée de 6 mois et renouvelable deux fois (18 mois maxi).
L'employeur (tout type d'employeur, public ou privé, à l'exception des
particuliers employeurs) percevra le montant du RMI et deviendra le
"tuteur" du RMAste. Pour ne pas être radié, l'avis du patron sera donc
fondamental. Le RMAste percevra quant à lui l'équivalent du SMIC. C'est
à dire que l'employeur devra compléter la différence entre le SMIC et le
RMI. Donc, cette main d'Oeuvre ne lui coûtera que de 2,70 Eà 3,40 E de
l'heure (130 E/mois pour un célibataire). La cerise sur le gâteau, c'est
que le RMAste ne cotisera pour ses droits sociaux (retraite, chômage, &)
que sur ces 2,7 à 3,40 Euros. Ainsi, à ce rythme, il validera pour une année
de travail, un seul trimestre. Cherchez l'arnaque. Quant aux ASSEDICs,
il aura beau cotiser sur ce complément patronal, cela ne lui ouvrira
jamais aucun droit.


Aucune loi n'interdit de faire tourner des usines avec que des RMAstes
comme employés. Certains vont-ils se priver '

*Pour le patron : des avantages*

*Pour le RMAste : des inconvénients*

Il pourra avoir plusieurs RMAste pour le coût dun seul SMICARD

Il ne pourra plus cumuler RMI et revenu d'activité.

Il bénéficiera, pour le remercier de sa "charité" :

- D'une aide publique équivalente au RMI !

- D'une exonération des cotisations sociales.

- D'un employé précaire et donc corvéable à merci

Le patron sera tuteur du RMAste, et rendra compte de son activité tous
les 3 mois au Conseil Général, qui pourra suspendre le montant du RMI en
cas de mauvais rapport. Aucun droit syndical, même minimal.

"Pour la petite histoire : 2,5 millions d'Euros, c'est le coût du nouveau
logo de l'ANPE. 20 milliards d'Euros, c'est le montant des exonérations de
charges patronales (ce qui explique, entre autre, le trou de la Sécu).
Jean Marie Messier a gagné en 2001, l'équivalent d'un RMI toutes les 34
secondes (36,26 million d'Euros) et a touché 20,55 millions d'Euros de prime
de
licenciement. N'oublions pas que la première mesure des ministres
actuels fut d'augmenter leurs propres salaires de 70%.






 
SOMMAIRE
ACCUEIL
PRESENTATION
DROIT
CONTACTS
INTERNATIONAL


Fédération CNT des Travailleurs
de la Santé, du Social
et de
la Fonction Publique Territoriale
33 rue des vignoles 75020 Paris
http//:cnt-f.org/sante-social.rp/
< 06 88 81 26 47> fede.sante-social@cnt-f.org 
HAUT DE PAGE