Confédération Nationale du Travail - Association Internationale des Travailleurs
Fédération des Travailleurs de la Santé et du Social
Pour un Mouvement hospitalier
:Etudiant(e)s IFSI, Infirmier(iére), Aide-soignant(e)s, Ambulancier(ère)s,administratifs, …
Tous concernés, Tous solidaires !
La Santé est une priorité !
A l’heure où les restrictions budgétaires vont bon train, les recettes de l’Etat se portent bien, les profits financiers et des entreprises aussi. Alors qu’il n’y a jamais eu autant de richesses produites, il est tant de se questionner sur leur répartition.
D’un côté il faudrait serrer la ceinture:
_ les gouvernements successifs crient au déficit des caisses de la Sécurité Sociale.
_ experts et médias à l’appui, ils culpabilisent les usagers des services publics sur leurs dépenses de santé.
_ ils exigent des personnels une formation et des soins de qualité avec de moins en moins de moyens.
De l’autre de l’argent il y en a:
Nos dirigeants dissimulent les excédents de recette la Sécu, des Impôts, on subventionne des entreprises privées à tout va en multipliant les contrats aidés, les zones d’activités subventionnées, …
Les raisons de se mobiliser
En tant qu’étudiants :
Pour un véritable statut étudiant, des moyens financiers réels pour suivre des études sans précarité, une formation de qualité, l’arrêt de l’omnipotence des directions par des droits réels au redoublement. Mais aussi pour une véritable reconnaissance de notre formation (BAC+3).
Pour une meilleure disponibilité des professionnels lors de nos stages et des places supplémentaires par une augmentation du personnel dans les services.
En tant que professionnels :
Pour pouvoir remplir notre mission de service public, améliorer les conditions d’accueil et les soins aux personnes.
Pour une reconnaissance de notre travail par la reconnaissance de notre formation (nous ne sommes pas de simples exécutants !) et la réévaluation de nos salaires.
Pour lutter contre le manque d’effectifs dans les services.
En tant qu’usagers :
Pour un service public accessible à tous, une meilleure disponibilité des soignants, des soins de qualité.
Les Etudiants en Soins Infirmiers sont en grève.
C’est tous ensemble qu’il faut lutter !
Pour la CNT ce sont les grévistes qui doivent contrôlés eux-mêmes leur mouvement en organisant des AG souveraines et en mandatant des délégués. Le contrôle des négociations doit être gardé par la base et non par une organisation même si chacun doit pouvoir exprimé son point de vue. Il s’agit de l’autogestion des luttes, meilleur moyen pour garantir une réelle démocratie dans notre mouvement.
Partout, nous devons manifesté notre solidarité en participant aux manifestations et en organisant des débats avec des infirmiers, aides soignants, ASH sur les conditions de travail qu’ils vivent, que nous vivons lors des stages et que nous vivrons ensemble après la formation. Aussi nous pourrons débattre des services de santé que nous voulons.
Egalement aujourd’hui nous devons demander le soutien des professionnels de santé, afin de faire aboutir nos revendications car elles les concernent aussi :
- Une validation de nos études d’étudiant infirmiers à BAC+3, c’est la reconnaissance de notre formation en tant qu’étudiant ou infirmiers diplômés. Nous faisons 3 ans et 3 mois d’études, avec 4720 h de cours (ce qui équivaut à bac+4).
- Plus de personnel dans les services pour une meilleure qualité des soins et un meilleur encadrement des étudiants pendant les stages, cela implique une plus grande disponibilité du personnel et donc une augmentation des effectifs dans les services qui sont aujourd’hui souvent surchargés. Ils pourront ainsi répondre aux responsabilités d’encadrement et nous pourrons avoir une meilleure formation.
- L’augmentation des bourses et l’indemnisation de tous les stages pour des études dans des conditions moins précaires, cela est un premier pas vers la reconnaissance du travail que nous réalisons lors des stages et de nos études en alternance. (le montant des bourses alloués aux étudiants infirmier est inférieur d’environ 5000 F de celui des étudiants en université pour une bourse de même niveau).
- L’intégration à un cursus universitaire serait pour nous l’accès à un véritable statut d’étudiant avec, entre autres, la suppressions du droit de veto des directrices et un droit réel et inscrit au redoublement de la même manière dans tous les IFSI. La suppression de la franchise de 15 jours d’absence (arrêt maladie, obligations, grève,…) qui nous oblige à récupérer sur nos courtes vacances ou nos week-ends.
C’est pour cela qu’il s’agit de nous mobiliser tous ensemble !
Paris le 05 novembre 2000