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![]() CONTRE LA REFORME DE LA
FONCTION PUBLIQUE Soyons modernes, soyons
mobiles, soyons tous en
grève ! Les lois qui se succèdent, comme celle sur la mobilité et les parcours
professionnels dans la fonction publique, sur la liberté de recrutement dans
les collectivités territoriales, sur l'hôpital (Hôpital, patients, santé et
territoires) ou dans l'éducation reprennent toutes le même refrain. Pour les employeurs : plus de souplesse, de liberté, de réactivité
dans la gestion des ressources humaines qu'ils pourront ajuster, déplacer à
loisir et jeter après usage quand bon leur semble. Pour nous et les personnes auprès de qui nous travaillons, la nécessité
de faire plus avec rien, l’obligation de remplir des objectifs sans moyen, la
pression et la solitude face à des méthodes managériales qui individualisent le
travail, valorisent la performance de chacun afin de mettre les agents en
compétition et de les rendre responsables des difficultés qu’ils rencontrent. Des méthodes qui ont déjà fait de nombreux émules à La Poste, à Pôle
emploi et notamment à France Télécom avec les suites dramatiques que l'on
connait. Bienvenue dans le monde merveilleux du travail ! Les collectivités territoriales constituent le fer de lance de ces
réformes. A cela rien d'étonnant. Le statut de fonctionnaire territorial fut,
dés le départ, négocié au rabais. Mais qu'on se rassure, personne ne sera
épargné par la révision générale des politiques publiques. Tous les
travailleurs sont visés et les usagers des services publics avec. Les lois ne viennent,
une fois de plus, qu'entériner des pratiques déjà courantes dans la fonction
publique et dans le monde du salariat en général. Au quotidien cela se traduit, entre autre,
par : -une recherche d'emploi et des mutations
liées au bon vouloir de l’employeur -un droit à la formation réduit à peau de
chagrin. -le développement de la précarité et de la
sous-traitance -une individualisation du travail, du
salaire et des droits (congés, formation, avancement) par la généralisation de
l’évaluation individuelle des performances. -un travail à la chaîne, fait dans
l'urgence, dénué de sens et qui sacrifie le relationnel et la qualité. -la crainte de la sanction et du
licenciement -une privatisation des services publics qui
excluent les plus pauvres Nous pouvons refuser d'aller à rebours de tout ce qu'a défendu le
mouvement ouvrier : l'augmentation des salaires, la réduction du temps de
travail, avoir des projets autres que le salariat, la reconnaissance et la valorisation
de notre travail sans en nier la pénibilité, l'accès pour tous à la culture,
l'éducation, la santé... Les passerelles à faire entre le public et le privé, entre les titulaires et les précaires, les chômeurs et les salariés, les sans-papiers et ceux qui en ont, les travailleurs et les usagers, ne sont pas celles concoctées par le gouvernement et le patronat. C'est dans les luttes qu'il faut continuer à les construire. Dans de nombreux endroits ces luttes existent déjà : contre la précarité, contre l'évaluation individuelle, contre les suppressions de poste, pour l'obtention de papiers... A nous de les relier dans la grève. Grève et manifestation le jeudi 21 janvier 2010 RDV à 14h30 place de la République ---------------------------------------------------- Syndicat CNT santé social & collectivités
territoriales rp 33 rue des Vignoles – 75020 Paris Tel : 06 28 33 42 43 Courriel : sante-social.rp@cnt-f.org Site : www.cnt-f.org/sante-social.rp/ -----------------------------------------------------
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et des collectivités territoriales 33 rue des Vignoles 75020 Paris Tel: 06 28 33 42 43 fede.sante-social@cnt-f.org |