FEDERATION CNT des TRAVAILLEURS
de la SANTE, du SOCIAL 
et de la
FONCTION PUBLIQUE TERRITORIALE
33 rue des vignoles  75020 Paris    
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TRAVAILLEUR(E)S  DE LA FONTION PUBLIQUE
FACE AUX MAUVAIS COUTS DU GOURVERNEMENT

RIPOSTE SOCIALE  GREVE GENERALE

Alors que nos conditions de travail ne cessent de se dégrader, nous empêchant de mener à bien notre mission de service public, nous devrions en plus, nantis que nous sommes, accepter avec mansuétude les arguments de notre ministre de tutelle ! « Rattraper le coût de l’inflation pour les salaires des fonctionnaires, reviendrait à pénaliser chaque Français à hauteur de 170 euros annuels » clame Dutreil. Et une fois de plus on agite la division public/privé ; et de jeter l’anathème sur ce premier.

Nous ne nous satisferons pas des 0,5 % d’augmentation salariale proposée avec tant de  générosité par le gouvernement ! Qu’il sache que nous ne culpabilisons pas d’exiger ce qui nous a été volé.
Après le gel des salaires, le peu d’embauches compensatoires dues à la RTT (protocole 35 heures), la précarisation croissante, le hold-up sur nos retraites et la Sécu, réclamer le rattrapage du point d’indice du pouvoir d’achat des salaires -qui depuis le 1er janvier 2000 a perdu 5 % - serait donc de l’ordre de l’insupportable pour le patronat (les faiseurs d’emploi ? !), alors qu’il s’agit d’une politique clairement assumée par l’Etat-MEDEF de transférer les richesses publiques vers les sphères spéculatives !
Nous ne sommes pas dupes ! Et face à cette attaque de l’Etat-MEDEF,
nous revendiquons :

le rattrapage du pouvoir d’achat
l’augmentation uniforme de tous les salaires vers l’égalité salariale.
la création immédiate d’emplois statutaires, à la hauteur des besoins.
la fin des contrats précaires et de l’exploitation des personnels non-titulaires par la titularisation sans conditions de concours ou de nationalité de ces personnels.
Dans cette lutte contre la précarité, nous sommes tous concerné/e/s. On ne sait que trop que le recours aux emplois précaires permet d’introduire de nouvelles normes de flexibilité et d’exploitation, qui joueront comme autant de référents pour l’ensemble des statuts. Refusons tous ensemble cette dévaluation insidieuse et scandaleuse de notre travail !

Contre les hiérarchies salariales,
à travail égal, statuts et salaires égaux !

Paris le 17 janvier 2005
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Paris, le 17/01/2005

GREVE GENERALE

Comme pour les retraites et la sécurité sociale, la raison invoquée par nos dirigeants pour mettre au pas le service public (santé, transports,  PTT,  Education nationale, etc..) consiste à dramatiser la situation des finances publiques pour pouvoir mieux culpabiliser la population et imposer la « responsabilisation » des usagers et des salariés des services publics.

Ainsi l’Etat ne serait plus en mesure de financer les hôpitaux et les dépenses de santé, l’éducation de nos enfants, l’égalité d’accès aux transports, aux communications et à la culture, les salaires et leur revalorisation et les pensions ? Rappelons seulement qu’entre 1999 et 2003, la part des richesses produites dans le pays consacrée aux rémunérations des agents des services publics est passée de 4,38 % à 4,25 % soit près de 3 % de la masse salariale en moins.

Les richesses qui financent le service public (via l’impôt) ne suffiraient donc plus à assurer les garanties collectives, alors que les déficits publics sont volontairement organisés par une politique de transfert des richesses produites par le travail vers la sphère financière !

Nul n’est dupe des cadeaux fiscaux offerts aux entreprises (baisse des cotisations sociales, subventions, baisse de la taxe professionnelle, etc …) ainsi qu’aux classes sociales les plus aisées (baisse des impôts sur le revenu, sur la fortune, sur la succession, etc…) qui privent les caisses de solidarité des moyens nécessaires pour assurer à tous l’accès à une vie décente.

Selon l’observatoire français des conjonctures économiques, les réformes anti-sociales (retraite, assurance maladie, etc..) coûteront aux ménages le double (3,4 milliards d’Euros) de ce qu’elles coûteraient aux entreprises (1,9 milliards d’euros). Les conséquences directes de ce hold-up commencent à peser lourd pour les travailleur(e)s: allonger le temps de travail de plusieurs années tout en réduisant les pensions des travailleurs retraités, réduire les remboursements de maladie, et accroître le contrôle des assurés sociaux, organiser la débâcle de l’éducation en taillant dans les effectifs des enseignants, fermer les bureaux de postes jugés non rentables, réduire les budgets et effectifs des hôpitaux publics alors que la demande de soins de la population ne cesse de croître : tout est fait pour réduire le champ de solidarité qui devrait garantir aux individus des conditions de vie dignes de la naissance à la mort.

( en gros ?) Le problème n’est pas pas le déficit de l’Etat mais bien plutôt la répartition inégale des richesses, qui réduit, à chaque nouvelle contre-réforme, les garanties collectives en augmentant les profits des plus riches.

Il appartient à chaque individu de se saisir des questions économiques, politiques et sociales, afin de faire valoir ses droits, face à la volonté à peine cachée de l’Etat et du patronat de dépouiller l’intérêt général au profit d’une minorité déjà gavée des richesses produites par le travail des autres.

Puisque personne ne travaille à ta place,
que personne ne décide pour toi !


Tous en grève dès le 20 janvier 2005
MANIFESTATION A PARIS 14H00
PLACE DE LA REPUBLIQUE
 
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