Tout d’abord, en fin d’année 2010, les élections professionnelles (CE et DP)
à People and Baby ont vu une liste CNT-CGT remporter quelques 26% des voix, et
ce malgré l’ énorme pression de la direction à l’encontre des salariées et la
campagne massive de désinformation à l’encontre des syndicalistes CNT et CGT.
La CNT est donc devenue, suite à ces élections, représentative au
sein de l’entreprise, et la liste CGT-CNT a eu plusieurs élus CE et DP.
Une première désillusion pour le patron de People and Baby, Christophe Durieux,
qui a été suivie le 11 février 2011, par une nouvelle sûrement autrement plus
difficile à accepter : le refus par le ministère du Travail de donner
l’autorisation de licenciement de la déléguée syndicale CNT dans
l’entreprise. En effet, alors que l’inspection du travail avait déjà
refusé ce licenciement, la direction de People and Baby avait fait un recours
contre cette décision, mauvaise idée !
Mais, malgré ces premières victoires, la lutte continue : si la déléguée
syndicale CNT est aujourd’hui confirmée dans son action et sa légitimité, les
quatre autres adhérentes de la CNT, qui ne sont elles pas des salariées
protégées, restent licenciées pour leur activité syndicale.
Plusieurs
procédures prud’homales ont été engagées pour faire prononcer la nullité de ces
licenciements et obtenir la réintégration de ces salariés.
Par ailleurs, le 9 mars prochain la CNT organise une journée de
soutien avec un rassemblement devant le siège de People and Baby ainsi
qu’une soirée dans son local (rue des Vignoles à Paris), à l’occasion
des un an de la grève de la section CNT dans l’entreprise qui a occasionné le
licenciement des adhérentes.(Voir dossier de presse).
L’enjeu de cette lutte est fort, car il s’agit de forcer une direction à
respecter le droit syndical, de mettre fin à l’impunité patronale au sein de
People and Baby et de permettre aux salariées de cette entreprise de ne pas se
faire licencier pour oser réclamer des droits. Car chez People and Baby, les
salariés partent mais les enfants restent. Les démissions, ruptures
conventionnelles, licenciements et arrêts maladie se multiplient : l’intérêt
économique et financier prime sur l’intérêt des enfants et de leurs parents.
Ne laissons pas la petite enfance se déliter dans les mains de patrons qui ne
pensent qu’à leur compte en banque. Il ne doit pas exister de crèches ou haltes-
garderies "low cost" avec des salariés traités comme de vulgaires mouchoirs.
Au-delà la lutte de la section syndicale CNT People and Baby pour la
reconnaissance du droit syndical et la défense des conditions de travail des
salariés, c’est la question de l’avenir de toute la petite enfance qui est en
jeu : « Nous ne lâcherons rien ! »