COLLECTIF DES AGENTS ANPE du 93 EN LUTTE !
collectif93.agents.anpe@no-log.org

Le 21 juin 2004 la DDA de Seine saint Denis rencontrait les organisations
syndicales suite au mouvement initié par le Collectif des Agents ANPE du 93. OU EN SOMMES NOUS ?

Rappelons que ce mouvement est impulsé par des agents de base (syndiqués et non syndiqués) réunis en collectif pour dénoncer un sous effectif récurant, un manque de moyens et de locaux, des problèmes de matériel, en particulier sur ce département et qui perdurent depuis trop longtemps sans réponse.

La création du collectif et le mouvement de grève du 8 juin 2004 témoignent
d'une forte préoccupation pour au moins la moitié des agences. On constate une dégradation constante de nos conditions de travail.
 Aujourd'hui les agents attendent des réponses concrètes et des délais précis.

Le terrain assume seul la qualité:
Les agents portent le poids des dysfonctionnements, avec des réorganisations de planning comme seule réponse à un sous effectif chronique.
La plupart des objectifs sont atteints à l'aide de méthodes factices. Le
sens même de notre travail est ainsi remis en question.
Le collectif dénonce la stratégie de la Direction qui alterne les pressions
collectives et individuelles sur les chiffres (recueil d'offres,
prescriptions, prospection...) et joue sur la culpabilisation des agents.

Il nous faut plus de temps pour travailler:
Nos interventions auprès de DE sont trop rapides. Le flux gouverne nos
activités. Nous assurons nos missions à des cadences infernales, sans recul, sans moyens ni solutions appropriées.
MALGRE CES CONDITIONS, LE NOMBRE D'ENTRETIENS EFFECTUES A DOUBLE EN 1 AN !
Dans les agences le travail administratif - auparavant traité en DDA-
augmente, mobilisant de plus en plus d'agents. La perspective du traitement
du RMI dans les agences augmentera encore la sur-productivité et
l'éclatement des activités.
La Direction nous impose des objectifs intenables, surtout à moyens
constants, dans un climat social qui se détériore, générant ainsi un "mal
être" certain et un accroissement des arrêts maladie constaté.

Vers un démantèlement de l'ANPE ?
Nous assurons de moins en moins de prestations internes. Ce mouvement
prendra sa réelle dimension au tournant 2005 avec l'ouverture à la
concurrence déjà expérimentée dans le département des Haut de Seine sous l'égide des ASSEDIC avec un prestataire hollandais. Outre ses résultats peu probants, il semble que les méthodes de Maatwerk ne soient pas toujours du goût des demandeurs d'emploi les ayant subies.
L'ASSEDIC empiète de plus en plus sur nos missions. Les expérimentations sur "les stocks" de magasiniers, serveurs...pour promouvoir des formations avec une évaluation AFPA sont en cours. Elles sont directement gérées par
l'ASSEDIC lors de l'inscription (l'ANPE émettant les convocations depuis les
DDA). Ainsi l'ASSEDIC étend son contrôle à la gestion de la liste.

Les solutions de la Direction: les précaires parlent aux précaires!
La Direction nous promet d'étudier la facilitation de l'accès aux concours
(préparation, jour accordé) en considérant les situations individuelles
suivant l'antériorité à l'agence.  La durée des CDD va être allongée.
Sinon, des consignes vont être émises aux ELP pour offrir des souplesses de planification.
Et en cas de canicule la direction à prévu 80 ventilateurs pour l'I.D.F. !
Quid de la compensation des temps partiels?

Ces questions restent en suspens...
Cantonner les problèmes seulement à un manque de postes serait très
réducteur. La gestion du personnel est étouffante. Il y a de moins en moins
de prise en compte de l'avis des agents. Nous  nous sentons  de plus en plus méprisé.
Les objectifs imposés sont irréalistes surtout dans les conditions que nous
connaissons: la baisse des budgets de formation (usagers), la dégradation du marché du travail, qui ont des conséquences pires qu'ailleurs dans le 93.
Comment faire reconnaître notre travail si nous n'avons rien à proposer ?

NOUS EXIGEONS UN ARRET IMMEDIAT
DES PRESSIONS EXERCEES
SUR LES COLLECTIFS ET LES AGENTS
NOTAMMENT PAR LE BIAIS DES PRIMES.

Bobigny le 04/07/2004

Prochaine assemblée générale du collectif  :mardi 3 août à 9h30 Bourse du
Travail de Bobigny 1 pl. de la Libération

Avec le soutien des organisations syndicales :
CNT, FO, SNAP-CFTC, SNU, SUD



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