| CNT Confédération Nationale du Travail Syndicat SANTE-SOCIAL. Région Parisienne Section Syndicale du CASH de Nanterre 33, rue des Vignoles 75020 Paris - Tél. : 06.88.81.26.47 http://www.cnt-f.org/sante-social.rp/ e.mail : santé-social.rp@cnt-f.org ___________________________________________________________________________ Pris en « flag » par les caméras de vidéo-surveillance ! Que c’est-il passé au CASH ce dernier week-end d’octobre ? Sur l’écran vidéo : à l’intérieur de l’établissement 4 individus, plutôt pâles, en accompagnent un autre plutôt franchement basané et le font monter dans une voiture anonyme. Kidnapping ? Non rassurez-vous la voiture banalisée est un véhicule appartenant à la police qui vient d’emmener un présumé innocent ( ou présumé coupable). Que s’est il donc passé ? De ce que nous en savons, les 4 individus en civil, ont fait une descente dans un service, au CADA (Centre d’Accueil pour Demandeurs d’Asile), bâtiment 3-1, où résident des demandeurs d’asile en situation régulière (et dûment enregistrés dans le dispositif national d’accueil (DNA) de la Direction de la population et des migrations (DPM)) ce ne sont pas des clandestins. L’accès galerie étant « sécurisé » les supposés policiers ont tambouriné sur la porte jusqu’à ce qu’un résident dérangé par le bruit finisse par leur ouvrir (assentiment exprès de la personne ?). Ils se sont alors rendus au premier étage dans la chambre du « suspect » (le présumé innocent ou présumé coupable) qui leur fut ouverte (assentiment exprès de la personne ?). Détail important, il s’agit de chambre pour trois personnes. Là ils ont procédé à une fouille (perquisition ?) des affaires des résidents et ont effectué un contrôle d’identité sur une tierce personne qui se trouvait dans sa chambre (la même).Ils sont repartis comme ils étaient venus, laissant simplement leur image sur la vidéo-surveillance. A notre connaissance, ni les responsables de la sécurité, ni l’administrateur de garde n’ont été informés ou contactés lors de cette opération ce qui est d’usage. Les chambres des résidents ne sont ni un lieu public ni un hall de gare, elles constituent le domicile des personnes. Les interventions policières y sont donc strictement encadrées par le Code de procédure pénale (cpp), c’est à dire autorisées dans le cadre d’une commission rogatoire ou dans celui d’une procédure de flagrant délit. En dehors de ces deux cas « ..un officier de police judiciaire ne peut sans l’assentiment exprès de la personne chez qui l’opération à lieu, légalement procéder à une perquisition ou à une saisie.. » (cpp). Se faire ouvrir les portes ne devient-il pas un assentiment exprès de la personne ? qui ne dit mot consent Comme professionnels nous avons pour mission d’informer les résidents et de préserver leurs droits ! Et même si certains penseront que c’est faire beaucoup de bruit pour rien, que nous défendons des délinquants, qu’après tout, ces demandeurs d’asile, ça leur rappelle le pays ; nous aimerions savoir dans quel cadre et dans quelles conditions la police est intervenue dans ce service ! Le 2 novembre 2005 |
|
| SOMMAIRE |
|
| ACCUEIL |
|
| PRESENTATION |
|
| DROIT |
|
| CONTACTS |
|
| INTERNATIONAL |
|
![]() |
|
|
Fédération CNT des Travailleurs
de la Santé, du Social et de la Fonction Publique Territoriale 33 rue des vignoles 75020 Paris http//:cnt-f.org/sante-social.rp/ < 06 88 81 26 47> fede.sante-social@cnt-f.org |