Promesses non tenues :
Ou quand on aide l'APHM
à retrouver la parole donnée !

Il était une fois un jeune infirmier fraîchement diplômé qui débarque à
Marseille alléché par la promesse de rachat de son contrat détude par l'APHM à l'hôpital St Marguerite. Pour payer sa 3ème année d'étude, il avait signé un contrat avec un établissement de Metz. Celui-ci lui permettait de toucher des indemnités mensuelles pendant l'année en échange d'une garantie de travailler pendant 2 ans dans cet établissement. Comme cela est possible, un autre établissement peut racheter un contrat afin de recruter l'infirmier sur son site avec son accord. C'est ce qui a été promis oralement à ce jeune collègue en octobre 2002. Il commence donc son emploi comme infirmier stagiaire en janvier 2003 dans un service de neurologie.

En février 2003, l'hôpital de Metz ne voyant rien venir, relance l'APHM
par téléphone, celle-ci réitère sa promesse de rachat.

En juin 2003, nouvelle relance de l'hôpital de Metz. Et 15 jours plus
tard, le collègue apprend par le cadre du service que la direction de
l'APHM ne rachète plus son contrat. Sans autre explication ! ! ! Et
sans même le prévenir personnellement.

Colère du collègue, mais aussi colère de ses collègues de service qui
signent immédiatement une pétition à destination de la direction de
l'APHM afin d'exiger le respect de la parole donnée.
Dans un premier temps notre ami constitue son dossier sur des conseils
de militants CNT. Il envoie des recommandés au Directeur Général et au DRH et monte à la direction de Ste Marguerite avec le cadre du service.
A la vue de sa lettre de démission et de la pétition de tout le
personnel, affolement aux ressources humaines, coups de fils en cascades à la rue Brochier &. Et, miracle ! : le lendemain, la direction de l'APHM faisait savoir que le contrat était racheté. la confirmation
écrite, cette fois, arrivant le 16 juillet 03 ! ! !

Si notre ami avait accepté sans broncher le manquement à la parole
donnée de l'APHM, il en aurait été pour 4800 euros de sa poche et bon pour rechercher un autre emploi ! C'est parce qu'il s'est bougé, parce que son service a su être complètement solidaire, que l'APHM a
finalement retrouvé sa parole jusqu'alors reniée. (reste à avoir
l'assurance de la rétroactivité légitime du rachat à partir de janvier 2003).

Voilà donc une histoire qui se termine bien, mais pour un qui a su se
faire entendre, combien sont-ils, silencieux, qui voient leur dignité
bafouée par des promesses non tenues ? Nous pensons tout
particulièrement aux travailleurs précaires de plus en plus nombreux à
l'APHM. A ceux qui voient au terme de leurs contrats (CDD, CES, etc) le refus de leur accorder un statut décent malgré ces mêmes promesses qui servent en fait de carottes pour exiger d'eux une soumission totale à toutes les exigences de l'hôpital.

Rien ne sert de souffrir en silence, il faut faire connaître sa
situation : c'est pourquoi nous convions toutes les personnes dans ces
situations à nous contacter nous verrons alors, ensembles, quelles
réponses collectives peuvent être apportées.

Pour nous la fonction publique ne doit pas être une «réserve à précaires» : ceux qui servent, soignent et aident la collectivité doivent être respectés dans leur dignité ! A bon entendeur salut !

Syndicat CNT santé social des Bouches du Rhône.

Pour nous contacter téléphoner au 06-10-37-05-31 ou écrivez à :
Syndicat CNT santé-social, 12 rue de l'évêché 13002 Marseille.

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