PLAN DE VILLEPIN «CONTRE LE CHOMAGE»: 100 JOURS POUR UN WATER[BOR]LOO SOCIAL ! Comme tout le monde nous aurions pu nous esclaffer à l’annonce du Plan pour l’emploi De Villepin lancé … à la veille des vacances d’été. On passera aussi sur le 57000 jeunes à recevoir d’urgence dans cette période de villégiature et propice aux jobs d’été ! Néanmoins les perspectives ouvertes par ce diktat imposé par ordonnance, n’ont rien de réjouissantes pour l’ensemble des salariés. Cette politique de lutte contre le chômage s’inscrit surtout dans le renforcement de la précarité et de la cœrcition en droite ligne du Plan Borloo. La prime de 1000€ pour reprise d’emploi tout comme l’avènement de la progressivité des sanctions (suspension de l’allocation chômage) qui veulent parer ce dispositif de social, ne tromperont personne. Au mieux, la mansuétude affichée n’a pour objectifs que la culpabilisation des chômeurs et de faire faire des économies au régime d’assurance chômage endetté à hauteur de 13 milliards. Les sanctions multipliées devraient tomber contre refus de toute proposition de l’ANPE (offre d’emploi, convocation, formation…). De la lutte contre le chômage nous passons à la lutte contre les chômeurs (ces derniers étant visiblement plus faciles à faire disparaître des statistiques !). LES CHAISES MUSICALES DE L’EMPLOI AU PAS CADENCÉ DU MEDEF : Fleuron de cette politique le « contrat Nouvelle Embauche » avec sa période d’essai de 2 ans et son préavis exponentiel entérine la précarité comme mode de recrutement. Il institue de fait dans les entreprises de 20 salariés au plus la possibilité de licencier sans motif, c’est-à-dire pour n’importe quel motif, même illégal (femme enceinte, salarié malade, résistance à un harcèlement sexuel, grève…) et entraîne la suppression de divers droits : le respect de la procédure de licenciement, le calcul de l’ancienneté dans l’entreprise, les droits en cas de licenciement économique, en cas de PAGE_ACTUAlicenciement abusif, indemnité de départ en retraite, possibilité d’être conseiller du salarié … L’indemnité de licenciement est inférieure à celle des CDD, et contrairement à cette dernière ne donne pas lieu à cotisations patronales (donc ne comptent pas pour le calcul de l’allocation chômage, retraite et maladie du salarié). Pour résumer, deux conséquences essentielles pour les salariés : - impossibilité de faire valoir leurs droits puisqu’ils peuvent être licenciés sans motif ; - ils seront, dans de nombreux cas, licenciés automatiquement au bout de deux ans et remplacés par un autre CNE. Pour l’instant réservé aux entreprises de moins de 20 salariés, l’échéance du 31/12/2008 est déjà présentée par des politiciens et des patrons comme l’élargissement du CNE à tous les salariés. D’ailleurs pour peu que ses prochaines embauches soient en contrat sponsorisé par nos salaires différés (CIE, CAE…) ou qu’il recrute des moins de 26 ans le patron pourra dépasser le seuil fatidique des vingt salariés puisqu’ils ne seront pas comptés dans l’effectif global. Ainsi ils s’affranchissent encore des seuils légaux de la représentation des salariés. La guerre sociale déclenchée par le MEDEF et ses alliés objectifs du gouvernement n’a pas fini de faire des dégâts. En façade comme en coulisse ils s’attellent à pulvériser nos acquis sociaux. Par exemple au détour d’une loi «anodine» comme celle de Dutreil concernant la création d’entreprise, le lobbies du MEDEF a réussi avec l’amendement Fourgous a porter atteinte discrètement à la législation sur le temps de travail par le biais du forfait jour. En clair les patrons pourront exiger 65Heures par semaine sans contrepartie financière (fini la majoration des heures supplémentaires !) portant ainsi à 2834 les heures annuelles travaillées (soit 6 jours par semaine et 13h par jour !) contre 1600 aujourd’hui, à des salariés non cadres, «volontaires» bien entendu, disposant «d’une réelle autonomie dans leur emploi du temps». A se demander si les agents ANPE ne vont pas bientôt voir les plages «d’autonomie» croître au-delà de leur espérance… Autre point de cet amendement: l’organisation des élections professionnelles (DP) passe de 2 à 4 ans mettant ainsi encore plus à mal le paritarisme et la cogestion (pourtant prônés par la loi Fillion « favorisant le dialogue social). Ainsi le libéralisme renvoi progressivement les chiens de garde (pardon les partenaires sociaux) à la niche. Ca fera de la place pour les chats rebelles, qui eux, n’ont jamais enterré la lutte des classes! C'est pourquoi, seul un mouvement d'opposition massive de tous les salariés permettra une reconquête de nos droits. GREVE GENERALE! LE 12 SEPTEMBRE MOBILISONS NOUS POUR STOPPER NET CES ATTAQUES LIBERALES ET RISPOSTONS PAR UNE déMEDEFication RADICALE! CNT ---------------------------------------------------------------------------------------- Paris le 20/08/2005 Section ANPE syndicat santé-social région parisienne www.cnt-f.org/sante-social.rp < 33 rue des vignoles 75020 Paris > < 06 20 44 61 93 > < section.anpe@cnt-f.org > ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- CE QUE LES ELECTIONS NE CHANGERONT PAS, LA GREVE GENERALE S’EN CHARGERA ! |
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