C’EST DANS LA RUE,  PAS DANS LE CONTRÔLE
QUE NOUS DEVONS ACCOMPAGNER LES CHÔMEURS !


Manifestation unitaire des syndicats, organisations de chômeurs, collectifs,
contre le chômage et la précarité  et pour la justice sociale.


Les chômeurs ne sont pas les seuls concernés par toutes les mesures qui
les touchent de plein fouet, ils ne sont que les premiers, ceux sur
lesquels il est plus aisé de taper, avec la volonté de casser les droits
des salariés et des citoyens. L’objectif non affiché est de faire baisser
le prix du travail et, pour y arriver, il faut culpabiliser les chômeurs,
ne plus les indemniser et les forcer à accepter n’importe quel emploi à
n’importe quelles conditions, voir même comme vient de le décider
l’UNEDIC, en faisant appel à 17 opérateurs privés pour soi-disant placer
100 000 chômeurs en deux ans. Pour y parvenir, ils contrôlent, convoquent,
culpabilisent, sanctionnent et radient.
Tout est mis en œuvre pour faire croire que c’est fatal, qu’il y a
toujours eu des riches et des pauvres; et qu’on n’y peut rien. C’est faux!

A chaque fois que des femmes et des hommes se sont regroupés, des grandes
avancées sociales ont été obtenues ! C’est là notre seule force, le nombre
face  à la précarité, aux conditions de travail et aux cadences, au
chômage et à la pauvreté.

Personne n’aurait parié un centime sur les « recalculé-é-s » et pourtant,
grâce à cette bataille, plus de 1 million de chômeurs ont été réintégrés
dans leurs droits. Sans une mobilisation soutenue, en particulier grâce
aux jeunes, le CPE serait en vigueur aujourd’hui !

La volonté du MEDEF et des actionnaires est de tenter d’opposer toutes les
catégories de salariés, avec ou sans emploi, afin de préserver leurs
profits scandaleux. N'EN SOYONS PAS COMPLICES !

Laisser le MEDEF et le gouvernement agir contre les plus précaires, les
plus pauvres, c’est se condamner soi- même demain, car la logique à
l’œuvre est la même pour tous et, à terme, en épargnera peu; y compris
l’ANPE en voie de « filialisation »- c’est à dire - de PRIVATISATION !
Déjà, cette politique entraîne des surcharges de travail, une dégradation
des conditions d'exercice et d'accueil, un renforcement du contrôle
d'activité, pour les agents du Service Public de l'Emploi (ANPE, AFPA,
ASSEDIC...).

Pour rappel : Le droit à l’emploi et au revenu est inscrit dans la
constitution française ! Dans la déclaration universelle des droits de
l’homme, il est précisé, à l’article 25 : « Toute personne a droit à la
sécurité en cas de chômage et à un niveau de vie suffisant pour assurer sa
santé, son bien-être, et ceux de sa famille, notamment pour
l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux et les
services sociaux nécessaires... ».

Le chômage de masse persiste, plus de la moitié des chômeurs ne sont pas
indemnisés, La précarité devient la norme (80% des embauches en CDD avec
une durée moyenne de 1 mois1/2), le CNE toujours en place, plus de 6
millions de personnes concernées par les minima sociaux (avec les ayant
droits), les moins de 25 ans, les stagiaires sont exclus de tout système
d’indemnisation et pourtant la France reste l’un des pays parmi les plus
riches !

Quelle réponse à cette situation plus que dégradée ? Des mesures pour plus
de flexibilité, des contrats aidés, des exonérations de cotisations
patronales, bref, toujours les même recettes avec en plus un contrôle
social accru, un harcèlement par les services de l’emploi, la
stigmatisation, la discrimination et les radiations... Il est urgent que
le droit à un travail choisi, le droit à un revenu décent, soient des
thèmes prioritaires et centraux et que la justice sociale soit au cœur du
débat public.

Nous revendiquons une continuité des droits et des revenus ouverte à
toutes et tous et garantissant quoi qu’il arrive (licenciement, fin de
CDD, fin de mission intérim, démission...) le droit à un revenu individuel
décent avec pour référence le SMIC revalorisé et des droits sociaux
afférents (logement, santé, transports, formation, points retraite,
progression de carrière...). Nous sommes loin du compte !!!

SAMEDI 2 DECEMBRE 2006
Paris Place de la République  14h00
MANIFESTATION UNITAIRE
CONTRE LE CHOMAGE ET LA PRECARITE

Signataires/ Syndicats: CNT - Confédération paysanne - FSU - SNU ANPE -SUD
ANPE - Union syndicale Solidaires  Organisations de chômeurs : AC ! -
Apeis – MNCP  Collectifs & assos : Act Up - Attac - Cadac - CDSL - Cedetim
– Collectif national droit des femmes - DAL - Droits devant ! - IPAM –
Marches européennes - Mouvement de l’économie solidaire - No Vox - Réseau
pour une convergence des mouvements sociaux - Stop précarité

CNT -------------------------------------------------------------  Paris le 22/11/2006
Section ANPE syndicat santé-social région parisienne
www.cnt-f.org/sante-social.rp
< 33 rue des vignoles 75020 Paris >  < 06 20 44 61 93  >   <section.anpe@cnt-f.org >

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