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Article extrait de La SOCI@LE !
N°5 ANPE : à
P.A.R.E. ça, tout va bien… ! En janvier 2003, l’agence de
Sarcelles (Val d’Oise) tirait le signal d’alarme et se mobilisait pour dénoncer
la dégradation croissante des conditions d’accueil et de travail. L’affluence
massive de demandeurs générée par les modalités de suivi du P.A.R.E., la
multiplication des plans sociaux et de la situation générale du marché
de l’emploi contribue grandement à amplifier les
dysfonctionnements dus à une pénurie de personnel, de matériel et d’inadéquation
des locaux. Il n’est pas rare que les usagers doivent attendre jusqu’à
5 heures pour bénéficier d’un entretien d’inscription mené au pas de charge
sous la pression du flux. Fin mars, c’est l’agence de
Saint Denis (Seine St Denis)- pourtant considérée comme la « vitrine » médiatique
de l’ANPE « moderne » (nouveaux services, nouvel aménagement…)- qui se
lance dans un mouvement similaire bientôt suivi par celle de Stains (Seine
St Denis). Grace à une forte mobilisation des agents,
soutenue par l’ensemble du réseau, des mesures provisoires d’urgence
(recrutement de contrats précaires, dotation minime de matériel et travaux)
ont pu être arrachées à la Direction dans tous les cas. Toutefois le mouvement risque
de ne pas en rester là. En effet la scission de l’agence de Montreuil (deux
agences pour la même ville de Seine St Denis également) risque à son tour
de générer de fortes perturbations tant dans les conditions d’accueil que
dans la gestion interne du personnel (pression sur les temps partiels et
sur les prises de congés). Déjà les agents se préparent
pour la contre offensive. La section CNT ANPE R.P. a soutenue
et soutiendra activement ces mouvements notamment en
offrant une ouverture à la solidarité inter professionnelle inhabituelle, et donc remarquée, à l’agence (1). Outre ces interventions locales,
notre section poursuit sa campagne pour dénoncer l’offensive lancée par
la Direction Générale pour réduire les droits collectifs des agents par
le biais d’un changement de statut. Pour la petite histoire rappelons que
cette réforme a été initiée par le Ministère de Mme GUIGOU, juste avant la branlée électorale du 21 avril 2002 (2) et que son
remplaçant à repris de bon cœur tant elle convient à ses ambitions libérales
de démantèlement du service public. La refonte du statut prévoit notamment
un accroissement de l’individualisation et de la mise en concurrence
des agents face à la promotion, au salaire, aux objectifs à tenir, aux taches
à accomplir, en terme de formation, qualification,
mutation, flexibilité ; le renforcement du contrôle et du gain de la productivité ;
le redéploiement de la hiérarchie, l’introduction des sanctions et des
rétrogradations ainsi que la précarité accrue en terme de recrutement et
de gestion des ressources humaines. Les négociations finales devraient débuter
le 15 juillet 2003. La Direction a déjà concédé quelques aménagements, fidèle
à ses techniques de manipulation comme le « coup de pied dans la porte » :
annoncer d’énormes exigences et de revenir dessus pour donner l’impression
d’avoir déjà fait des concessions. Sur le plan syndical, comme
la CNT, la CGT, le SNU et SUD refusent toute négociation et on parle d’un
mouvement de grève en juin. Par contre la CGC, la CFDT, l’UNSA sont d’or
et déjà prêts à négocier les miettes d’un démantèlement avancé,
sans aucune perspective pour reconquérir un service public de l’emploi égalitaire
et utile pour tous. Enfin signe encourageant, un
collectif sans étiquette de l’agence de Tolbiac (Paris) fait actuellement
circuler une pétition pour encourager nos collègues à se mobiliser dans
un refus massif et radical du nouveau statut et donc de toute négociation.
A suivre… Paris le 25 avril 2003 La section ANPE du syndicat
CNT santé-social R.P. sante-social.rp@cnt-f.org (1) Nous remercions tout particulièrement
nos camarades cénétistes d’Ile de France et de la Fédération
CNT Santé-Social-FPT pour leur mobilisation soutenue. (2) Lettre
de cadrage du 16/04/2002 pour l’ouverture de négociation sur la réforme
du statut du personnel promulgué par décret le 29/06/90 |
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