LES CHOMEURS: PROBLEME POLITIQUE
ET SOLUTION ECONOMIQUE DU GOURVENEMENT MEDEF
.
Au nom de la lutte contre le chômage, les gouvernements successifs
démolissent les garanties et les droits sociaux au plus grand profit du
patronat. Le CNE et le CPE en sont les derniers (et pas les seuls)
exemples flagrants. La loi sur les 35 heures seule mesure de partage
depuis 1981 a été vidée de toute substance par l'UMP tout en renforçant
la flexibilité. Alors quel cynisme quand Dominique de Villepin ose
prétendre rompre avec "les logiques de partage du travail qui ont échoués".

LE PROFIT MAXIMUM COMME BUT
Nous affirmons que la solution que nous devons imposer c'est le partage
des richesses et du temps de travail. Alors que nous assistons à un
hold-up orchestré par le gouvernement-MEDEF sur les caisses de
solidarité (financées par les différents impôts et prélèvements sociaux)!
Hold-up : - sur 51 milliards d’exonérations de charges patronales, sur
ces trois dernières années, sans aucune contrepartie en matière d’emploi
(et toujours 10% de chômeurs). Les exonérations de charges patronales
sont passées de 1,7 milliards d’euros à 21,5 milliards de 1991 à 2004.
Hold-up : - sur 43 milliards de baisse d’impôt (profitable aux revenus
les plus aisés) sur les revenus tout cumulé, soit les trois quart d’une
année entière de perception.
Hold-up : -sur 20 milliards d’exonération de charges patronales pour la
sécurité sociale, compensés de 18 milliards par l’état (contribuables),
2 milliards pour alimenter le trou de la sécu, qui servira demain à
prétexter de nouvelles réformes.
Dans le même temps les entreprises françaises font, ces dernières
années,des profits records, leurs méthodes consistent donc au pillage
des fonds publics qui garantissent l’accès de chacun aux services et
droits collectifs (santé, éducation, transport…)et la régression des
droits et garanties des salariés.

LA PRECARITE POUR TOUS COMME MOYEN
Le Code du travail se met toujours plus au service des patrons
(multiplication des sous-contrats, fin du principe de faveur, CNE,
CPE…): favoriser l’embauche en facilitant le licenciement et
l’exploitation ! Le Contrat Première Embauche comme son prédécesseur le
Contrat Nouvelle Embauche et les contrats aidés encore avant,
constituent l'arme idéologique la plus puissante pour soumettre
progressivement l'ensemble des salariés aux intérêts des exploiteurs. En
CPE ou en CNE, durant deux ans, sans aucune perspective d'avenir ni
d'assise sociale, le salarié est corvéable à merci, privé des droits
fondamentaux, et ne bénéficiera que d'une protection sociale minimale.
Le recours aux emplois précaires permet d’introduire de nouvelles normes
de flexibilité et d’exploitation, qui joueront comme autant de
références pour l’ensemble des  statuts. Les jeunes ne sont pas les
seuls visés :

Tout laisse à penser que ce dispositif deviendra
prochainement la norme  pour tous les salariés.

LA REPRESSION COMME METHODE
La chasse aux pauvres (chômeurs, mal-logés, travailleurs migrants...)
s'intensifie. Sous l'impulsion de Sarkozy, la répression s'impose comme
mode de régulation sociale au profit des exploiteurs.
Le Contrôle Mensuel des chômeurs que l'ANPE met en œuvre se situe dans
la même logique. Véritable esbroufe tant pour les chômeurs et que pour
les agents ANPE, ce dispositif trahi son orientation coercitive tant par
le manque de moyens humains et matériels consacrés à sa mise en oeuvre,
que par les mesures draconiennes et punitives qui l'accompagnent (pour
les chômeurs comme pour les agents). Les restrictions de droit de la
dernière convention UNEDIC confirment cette volonté politique de
soumettre l'ensemble des salariés à la flexibilité et à la baisse des
salaires.

COMME URGENTE RISPOSTE: LA GREVE GENERALE
Quel acquis social n'a pas été conquis par la lutte? En ce soixante
dixième anniversaire du Front Populaire, il faut rappeler que c'est par
la lutte que les travailleurs ont conquis la semaine de 40 heures et les
congés payés. Dans le même temps, avec les mêmes méthodes les ouvriers
de Barcelone remettaient l'économie de l'Espagne en route au profit de
tous. Dans les deux cas, c'est par la grève générale et l'action directe
que les travailleurs ont imposé l'amélioration des conditions de vie et
de travail pour tous.
Dans nos entreprises et dans nos quartiers, construisons le rapport de
force qui nous permettra de reprendre ce qu'ils nous ont volé !

             CONTRE L'EXPLOITATION ET LA PRECARITE MANIFESTONS
            LE 7 FEVRIER 2006 (entre autres) et REPRENONS NOS DROITS !
CNT
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   Paris le 27/01/2006
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