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Communiqué: Prix du carburant: l'aide à domicile touchée
Les aides à
domicile, en emploi direct, en mandataire, bref toutes celles (et dans une
moindre mesure, ceux) qui interviennent auprès de 4, 5, voir plus,
particuliers chaque jour, le font avec leur véhicule, à leurs frais.
Si la convention collective prévoit le défraiement pour les trajets au bénéfice d'un employeur, rien n'est prévu pour les trajets entre employeurs. Titulaires de véhicules souvent anciens et à forte consommation, les salariés effectuent les nombreux trajets, nécessaires à ces métiers qui ne peuvent guère être faits en transport en commun (imagine-t-on un salarié effectuer 8 à 12 trajets par jour pour se rendre de son domicile à son travail ?), et encore lorsque ceux ci existent. La problématique est accentuée en ville par la persistance de parkings payants et en milieu rural par les distances démultipliées. Pour ces métiers, à temps très partiel, en mandataire et en emploi direct, le prix du carburant représente entre 30% et 50% du salaire. Il s'agit d'un budget incompressible qui reste lié aux nombre d'employeurs et pas au nombre d'heures. Une aide à l'acquisition de véhicule à plus faible consommation, semble être une solution à moyen terme pour les métiers de l'aide à domicile. Il est indispensable de concilier, les limites écologiques et l'impératif d'une présence humaine fréquente auprès des personnes les plus fragiles. Dans l'immédiat nous appelons les salariées à négocier de manière collective des augmentations de salaire. La perte à compenser ces dernières semaines est de 60 euros par mois, pourl'équivalent d'un demi-smic à un smic le minimum, est de 12% à 6% du salaire horaire. Poitiers le 26 mai 2008
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