Tract unitaire CPAM de l'Aube
Syndicats CFDT, CGT, CNT, FO de la CPAM de l'Aube
Ras le bol de la détérioration
Du service rendu aux assurés et des conditions de travail des agents
A l'issue des réunions des 22 et 28 février avec la direction, les revendications exprimées dans le préavis de grèves déposé le 23 février, sont loin d'être toutes satisfaites.
Mr Taboulot refuse toujours la formation de tous les techniciens. Son choix se limite à former au plus, les 2/3 des agents (il est à noter qu'un seul vérificateur aura droit à une formation complète (3 jours), charge à lui de former ensuite ses collègues).
Nous répondons, d'une part, que ce n'est pas suffisant afin d'assurer le paiement rapide des prestations en espèces et que, d'autre part, les employés non formés se trouvent dépossédés d'une partie importante de leur technicité, de leur savoir-faire et seront, de fait déqualifiés.
Pourtant la montée en charge de PROGRES PE dans les centres 701 et 702 provoque d'important et intolérables retards dans le règlement de ces prestations qui sont VITALES pour les assurés. Cette situation génère des réclamations téléphoniques, ce qui a pour effet d'accaparer les techniciens et après coup, de les démobiliser dans la recherche des pièces nécessaires, dans le stock de dossiers en instance qui ne cesse de grossir. On imagine alors sans peine, la répercussion sur les conditions de travail, dans un tel contexte, le stress et le ras le bol se développe à toute vitesse.
Les seuls à ne pas prendre en compte cette triste conjoncture, à la caisse, sont les membres de l'équipe de direction, et nous en sommes les premiers navrés. Et sauf à vouloir affirmer son autorité, nous ne comprenons pas pourquoi, Monsieur le directeur rejette notre proposition de formation de tous les techniciens volontaires. Pourtant, dans le compte rendu de la réunion du comité de pilotage du projet qualité du 1er février 2001, l'un des trois points positifs soulignés par la direction est " le maintien des efforts de la caisse pour faire profités les assurés des techniques nouvelles". A qui, en ce moment profite PROGRES PE ? Certainement pas aux assurés !!
La direction décide de porter son effectif à trois personnes, ce dont nous nous félicitons mais c'est le seul point positif de la réunion du 28 février.
Mr Taboulot botte en touche en indiquant que cette éventuelle organisation relève de la responsabilité des chefs de centre, et demande cependant que cela se fasse dans le cadre d'un système de rotation des tâches, à l'instar de la gestion du téléphone.
C'est également le blocage sur ce point. Mr Taboulot nous réaffirme que ces trois unités deviendront des points d'accueil, que dans ce cadre, la gestion des prestations en espèces ne leur appartiendra plus. Les agents concernés recevront une formation qui leur permettra uniquement de consuler PROGRES PE. L'allégement induit de la charge de travail permettra que l'effectif intervienne comme équipe de réserve à distance (projet exposé lors de la réunion de DP du 22 février). Ainsi, des situations ubuesques pourront surgir : un assuré de Romilly verra sa demande de remboursements de soins traitée par Bar sur Aube, alors qu'un assuré de Bar sur Aube verra son dossier d'arrêt de travail payé par Troyes.
Là encore, nous sommes en pleine incohérence avec le projet qualité dont l'un des objectifs est" de renforcer la qualité des services rendus aux professionnels de santé et aux assurés". Nous sommes aussi en totale contradiction avec l'affirmation " du maintien des efforts de la caisse pour faire profiter les assurés des technologies nouvelles".
Quant au maintien de l'emploi, sur place, des agents des trois centres concernés, Mr Taboulot va faire acter, par le conseil d'administration, son engagement de ne procéder à aucune mutation autoritaire. Seuls les départs naturels(retraite, mutation, démission,...) pourront faire baisser les effectifs de ces futurs point d'accueil. Mr le directeur se déplacera sur les lieux afin d'expliquer ces choix, de réaffirmer son engagement et d'entendre le personnel.
Sur notre remarque du devenir professionnel des agents avec un nouveau directeur, on nous invite à déclencher une grève si les engagements ne sont pas tenus. Merci du conseil, nous n'y aurions pas songé !
Avant de conclure, nous voudrions vous informer de la réponse de la direction à la troisième question posée par tous les syndicats lors de la réunion de DP du 22 février.
Question
: Lors de la réunion du 16 janvier, la direction nous à informé de l'offre de portables avec forfait, en compensation de l'installation de l'antenne sur l'immeuble de la CPAM. Connaissant les us et coutumes d'ITINERIS dans ce genre de transaction, nous pensons que la caisse doit avoir, pour le moins, le bénéfice de l'utilisation de six à sept portables. Cet avantage gratuit étant mis à la disposition de notre organisme dans le cadre professionnel, nous demandons que le personnel, employés et cadres devant se rendre à l'extérieur, puissent bénéficier du prêt de ce matériel.Réponse
: Les portables ne sont pas attribués gratuitement, ils sont en location et il n'est pas question de les mettre à la disposition des agents amener à se déplacer. Il s'agit là d'un privilège du même ordre que celui qui permet aux membres de l'équipe de direction de garer leurs véhicules dans le sous-sol de la caisse. Et de toutes façons, si un agent qui effectue des déplacements professionnels ne souhaite plus le faire, il n'a qu'à le faire savoir, il sera remplacé.Pour nous, par cette demande, il ne s'agissait que d'anticiper sur d'éventuels problèmes de panne de véhicule (c'est déjà arrivé) afin de permettre un dépannage plus rapide. A cet argument, Mr Taboulot nous a informés, stupides que nous sommes, que l'on ne répare pas une voiture avec un portable.
Pour Mr le directeur, l'époque des privilèges continue, mais peut être ne sait-il pas que dans la nuit du 4 août 1789, les révolutionnaires ont voté l'abolition des privilèges et que c'est ce type de valeur qui ont fondé la république.
En conclusion, nous vous appelons donc tous, techniciens des centres de paiement, mais aussi employés des autres services de la caisse, à participer massivement à l'action qui se traduira, à compter du lundi 5 mars, par des arrêts de travail de 10h35 à 11h30 (55 minutes), tous les jours, sur une durée illimitée, jusqu'à la satisfaction des revendications dont le but est de dire à la direction : " donnez nous les moyens de bien faire notre travail pour les assurés sociaux".
Il est VITALE que chacun se sente concerné par la volonté de travailler au sein d'un organisme social chargé d'un service public qui doit être de qualité, afin que notre activité ne soit pas remise en cause et confiée à des intérêts privés dont les dirigeants et les actionnaires sont bien loin d'être des philanthropes.
Toutes et tous en grève
de 10h35 à 11h30
à compter de lundi 5 mars 2001
NB: Au siège, pour la clarté des choses, nous vous conseillons de pointer en sortie à 10h35 et en entrée à 11h30, même si vous aller déjeuner juste après.
GLOSSAIRE :
PROGRES PE
: système informatique de saisie des informations permettant de déclencher le paiement des arrêtes de travail aux assurés sociaux.Vérificateur
: agent chargé du contrôle des dossiers saisis par les liquidateurs ( technicien chargé de procéder au paiement des arrêts de travail).Prestations en espèces
: prestations payées par les caisses de Sécurité Sociale, concernant les arrêts de travail des assurés sociaux.Centre
: unité de production chargée du règlement des prestations aux assurés sociaux.Projet qualité
: projet directionnel de redaction d'une charte qualité comportant des engagements à l'égard des assurés sociaux.Création
: constitution d'un dossier d'un assuré social qui, par exemple, vient d'un autre département.Modification
: enregistrement au dossier d'un assuré social, d'une nouvelle information, par exemple : nouvelle adresse, nouveau compte bancaire.Point d'accueil
: unité de travail chargé principalement de donner des renseignements aux assurés sociaux ou de les aider dans la constitution de leur dossier de demande de remboursement.
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