Tract CNT-CGT d'octobre 1998 : appel à une AG des personnels / Filière Territoriale d'Animation

 

La Mairie de Paris persiste à ne pas vouloir reconnaître l’animation comme métier à part entière, et veut intégrer les animateurs dans la filière administrative tout en pratiquant une politique de titularisation au compte-goutte, laissant la grande majorité des animateurs dans la précarité (vacataires).

La mise en place d’une réforme va demander aux animateurs plus de compétences, sans plus de formations ; plus de travail, sans meilleur salaire ; l’exercice d’un métier complexe, sans le reconnaître, sans mettre en place les moyens nécessaires.

 

 Face au mépris de la Ville

 Face au refus de nous reconnaître

 Pour une titularisation massive de ceux qui le souhaitent

 Pour les autres des contrats de travail (et non de simples vacations)

 Pour des formations professionnelles rémunérées

Que devons-nous faire ? ? ?

Assemblée Générale

le jeudi 19 novembre à 14 h.

Bourse du travail : salle Louise Michel

 

profession ? animateur !

L’animation dans les villes était, jusqu’il y a peu encore, ce métier étrange qui nulle part n’était reconnu, se retrouvant à la croisée de diverses filières, mais jamais organisé de manière autonome et cohérente. Ce n’est aujourd’hui plus le cas. Depuis les décrets de mai 96, les animateurs s’intègrent dans une filière cohérente, la filière animation, avec une possibilité d’évolution de carrière (la catégorie A est désormais ouverte). Cela est valable dans de nombreuses villes de France et des négociations ont été faites au niveau local.

Et notre ville ? Non ! Paris se refuse obstinément à la mettre en place. Et préfère au contraire marcher à reculons vers une intégration des animateurs dans la filière administrative !

Ceci à la faveur d’une réforme demandée par Jeunesse et Sport, qui réclame un Directeur par Centre : non seulement on en profite pour éloigner encore les animateurs de leur filière, mais en plus les normes d’encadrement ne sont pas même respectées (moins d’un directeur par centre).

La Mairie de Paris compte faire l’économie d’une définition juridique claire en termes de statuts, de missions, de diplômes. Ceci avec des modalités de recrutement inadaptées et injustifiées d’un bout à l’autre des divers niveaux de responsabilité (tout le monde en catégorie C quel que soit le niveau de responsabilité).

 

 EMPLOIS–JEUNES :

La Mairie de Paris a trouvé un moyen efficace d’économiser sur l’animation en recourant aux emplois-jeunes, payés en partie par l’Etat. Une convention a été signée par le Conseil de Paris qui devait permettre de faire travailler les animateurs sur les emplois périscolaires. Ceci aurait directement menacé les animateurs vacataires de la Mairie de Paris, au vu de leur statut précaire. Grâce a la lutte des emplois-jeunes durant les mois de septembre et novembre (grèves, rassemblements), le rectorat a renoncé à faire appliquer la convention. Mais la menace d’une autre qui la remplacerait plane déjà.

 

 LES VACATAIRES :

Les vacataires de l’animation représentent entre 8 et 9000 personnes à la Mairie de Paris. Aucune sécurité d’emploi, aucune formation, on attend d’eux ce pour quoi ils ne sont pas préparés, en les reléguant dans des emplois-jetables. Cela témoigne aussi bien du mépris des agents que des enfants dont ceux-ci doivent s’occuper. Tous les animateurs vacataires ne souhaiteraient pas être titularisés. Cela n’empêche pas qu’ils aient droit à un réel contrat et à une formation adéquate.

 

 

 Le glaive de la loi PLM :

PLM, c’est Paris Lyon Marseille, villes possédant un statut particulier en raison de leur taille. Une nouvelle loi devrait être présentée au parlement vers l’an 2000, qui viserait à renforcer la décentralisation vers les mairies d’arrondissement. Pour ce qui nous concerne, ce seront les Maires d’arrondissement qui récupéreront la gestion des activités périscolaires. Déjà, l’on peut s’intéresser à ce qui en découlera pour nous : avec quels personnels les Mairies d’arrondissement fonctionneront-elles ? Ceux de la DASCO ? Et selon quelles modalités ?

 

 

POURQUOI LA FILIERE ?

 

La filière en chiffres :

CATEGORIE C :

  1. Agents territoriaux d’animation
  2. Déf. : mise en oeuvre des activités d’animation, sous la responsabilité d’un adjoint d’animation.

    Recrutement : sans concours : attestation de services accomplis pendant au moins six mois, éventuellement de manière discontinue, dans le privé ou le public.

    Rémunération : agent d’animation échelle 2 début : 6526,00 F brut

    fin : 8788,00 F brut

  3. Adjoints territoriaux d’animation

Définition : activités nécessitant une compétence reconnue

Recrutement :

Rémunération : adjoint d’animation échelle 4 début : 6796,00 F brut (indice 243) fin : 9625,00 F brut (indice 346)

adj. d’an. qualifié échelle 5 début : 6985,00 F brut (indice 250)

fin : 10068,00 F brut (indice 362)

adj. d’an. principal début : 9873,00 F brut

fin : 10846,00 F brut

CATEGORIE B :

Animateur territorial

Déf. : coordination, mise en oeuvre des activités d’anim., encadrement des agents et adj. d’anim.

Recrutement :

Rémunération : animateur début : 7849,00 F brut

fin : 12793,00 F brut

animateur principal début : 9651,00 F brut

fin : 13517,00 F brut

animateur chef : début : 10346,00 F brut

fin : 14212,00 F brut

CATEGORIE A :

Cadres de l’animation

Recrutement sur concours (attaché option animation) :

Rémunération : indice 343 à 639

GLOSSAIRE :

BAPAAT : Brevet d’Aptitude Professionelle d’Assistant Animateur Technicien de la Jeunesse et des sports : un " super-BAFA "

BEATEP : Brevet d’Etat d’Animateur Technicien de l’Education Populaire et de la Jeunesse : 18 mois de formation, cours et stage pratique de deux mois, avec un mémoire à rendre

DEFA : Diplôme d’Etat aux Fonctions d’Animateur : pour les cadres de l’animation

DEDPAD : diplôme venant d’être créé, supérieur au DEFA

Þ Tous ces diplômes présentent l’énorme inconvénient d’être privés et chers : des formations publiques doivent être mise en place

RAE : Responsable de l’Action Educative

 

 

 

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