Nous entrons dans une phase déterminante du mouvement hospitalier au niveau
national. Développer, intensifier le rapport de forces, est aujourd'hui une
nécessité si nous voulons être entendus. Ne pas conduire ce mouvement à
terme revient à se résigner à travailler dans des conditions de plus en plus
dégradées.
Nous ne pouvons accepter avec fatalisme.
.ce qui devient fatal par notre inaction.
Pour encrer durablement le mouvement dans les hôpitaux et jusqu'au cour des
services, seule une action globale de l'ensemble des catégories
professionnelles peut être déterminante. Imposons le service minimum. Lui
seul permettra une réelle baisse d'activité nécessaire pour fléchir la
politique de notre ministère de tutelle. Nous sommes tous conscients de
notre rôle auprès du patient, mais n'est gréviste que toute personne
travaillant par réquisition ou assignation. L'organisation du service
minimum doit incomber seule à l'encadrement (direction).
Positionnez-vous gréviste
On nous ressasse que nous sommes une seule et grande équipe soignante. Dans
la pratique, et plus particulièrement dans ces jours de lutte, qu'avons-nous
à attendre des médecins et consorts ? Individuellement ou dans certains
hôpitaux - voire à l'appel de leurs syndicats - ils prétendent participer à
l'action contre la réforme hospitalière. En réalité ? Beaucoup de mots, peu
d'action et une activité quasi-normale. Méfions-nous de ne pas tomber dans
la situation de 1997. Les syndicats réformistes des personnels appelaient à
soutenir la grève des internes en milieu hospitalier pour leur intérêt
libéral, en échange d'un front commun dans le mouvement hospitalier de lutte
contre la réforme émanant du projet JUPPE. Une fois de plus, comme en 1995,
leur inaction a été remarquée.
Aujourd'hui se sentent-ils plus concernés par les problèmes que rencontre la
fonction publique hospitalière ?
Les personnels attendent un positionnement clair de leur part, suivi de
faits.
Maintenant, il est important de fédérer et de coordonner les forces au
niveau régional et national. Imposons des Assemblées Générales
Inter-hôpitaux pour le contrôle de notre lutte, afin d'éviter les revers de
situations que nous avons trop souvent subis.
Dernièrement, en Région parisienne, l'Hôpital AP-HP Henri Mondor a tenté d'
impulser cette politique, mais elle est restée lettre morte auprès de
l'intersyndicale régionale.
La CNT soutient ces initiatives qu'elle estime primordiales dans la
continuation et le développement de la lutte, et se met à disposition des
personnels.
Paris le 03 février 2000
Puisque personne ne travaille à ta place,
que personne ne décide pour toi !
Retour à Archives du syndicat Santé-Social