Touchez pas à nos élèves !

mardi 1er octobre 2013, par éduc_rédac


Khatchik KHACHATRYAN est un jeune lycéen de 19 ans, scolarisé au lycée Camille Jenatzy en CAP. Il s’est fait arrêter jeudi 19 septembre parce qu’il a le tord d’être « sans papiers ». La préfecture de Paris veut l’expulser en Arménie. Pourtant sa famille est ici, il est scolarisé et n’a qu’une volonté : construire sa vie en France. Toute sa famille est présente : ses parents, sa soeur, son oncle et sa tante mais aussi des cousins. Ils ont fuit l’Arménie parce qu’ils étaient menacés à cause des activités politiques du père. S’il est expulsé, non seulement il sera déraciné, séparé de sa famille, coupé de ses études mais en plus il risque fort de se retrouver en prison. Les garçons arméniens de 18 ans doivent se faire recenser et faire le service militaire de 2 ans, avec des risques réels d’avoir à mener des opérations de guerre. Khatchit ne s’est pas fait recenser puisqu’il était en France. Comme tous ceux qui sont considérés comme insoumis il va aller en prison pour 3 à 5 ans… Nous devons obtenir la libération de Khatchit !

Le lycée Camille Jenatzy est un lycée professionnel dans lequel les personnels travaillent depuis des années avec des jeunes d’origines très diverses, avec de nombreux projets culturels (Opéra, voyages culturels dans toute l’Europe, activités artistiques, école ouverte,…). L’État charge l’établissement de scolariser sur le long terme des étudiants afin de réaliser leur projet professionnel. Ce même État détruit volontairement le projet d’un seul élève, sans tenir compte des efforts réalisés et de l’énergie dépensée depuis tant de temps. Ainsi, il montre que cela peut se reproduire pour tous les élèves étrangers, et il continuera tant que nous n’auront pas obtenu la régularisation de tous les élèves.

Écrivez, faxez, envoyez des mels au Préfet de Police de Paris, pour vous indigner exiger la libération immédiate de Khatchik. Mel : prefpol.dpg-etrangers-secretariat interieur.gouv.fr fax : 01 53 71 67 23 et 01 53 71 67 32 Exemple de courrier : Je viens d’apprendre que Khatchik Khachatryan, lycéen à Paris est en rétention administrative. Je trouve cette situation intolérable. Nous ne comprenons pourquoi menacer ce jeune, qui a sa famille, sa scolarité et sa vie ici, d’expulsion. De plus cette expulsion signifierait très certainement pour lui la prison à son arrivée en Arménie. Est-ce l’application de la politique de priorité à la jeunesse qui vous fait agir ainsi ? En tant que citoyen, j’exige la libération de Khatchit et le réexamen de sa situation.