RENAULT CHOISY NE DOIT PAS FERMER !! | ¡¡NO AL CIERRE DE LA FÁBRICA DE RENAULT-CHOISY EN FRANCIA !!

mercredi 28 octobre 2020, par Stics 13


Communiqué commun suite à l’annonce de la fermeture de l’usine du groupe Renault à Choisy-le-Roi.
Syndicat des industries de la Métallurgie CNT-Région parisienne
& CNT Metal y Química Valladolid

RENAULT CHOISY NE DOIT PAS FERMER !!

L’Industrie automobile doit se transformer pour devenir moins polluante, moins gourmande en énergie et en métaux rares, on le sait. Tout le monde le sait.

Le 27 mai dernier, l’ensemble de l’industrie européenne, toutes marques confondues, – y compris Renault bien sûr, tous les sous-traitants, tous les syndicats de la filière ont écrit à la commission européenne pour qu’un plan de relance soit mis en place dans lequel soit « développée l’économie circulaire » !

La seule usine du groupe Renault qui répond à cette exigence depuis dix ans, avec les félicitations du groupe Renault, elle est à Choisy. Et bien, c’est celle-là que Renault veut fermer !

Une fois de plus, les salariées et la population entière constatent le vide des discours managériaux et politiques ! Leur affichage écologique se plie toujours à la logique financière.

Une usine indispensable pour la transition écologique.

Forte de l’expérience accumulée par des salariés qui maîtrisent les techniques les plus novatrices, elle peut ajouter à ses compétences celle de centre de formation pour des jeunes soucieux d’un avenir plus respectueux de l’environnement ou pour d’anciens salariés de la mécanique ou de la métallurgie souhaitant revenir à un « cœur de métier » adapté au temps présent. L’usine de Choisy-le-Roi doit servir d’inspiration pour celle de Flins et pour toutes les autres.

Une usine indispensable pour Choisy-Le-Roi.

Mettre un terme à la désindustrialisation de la ville est une nécessité vitale si ses habitants veulent éviter la ségrégation des territoires (résidence, travail, commerce, loisirs…). Les opérations immobilières qui se profilent derrière l’abandon du site contredisent les nécessités éducatives de la ville (collèges, lycées techniques, etc.) alors que tout l’espace nécessaire y est disponible. La relocalisation ne vaut pas que pour l’Inde ou la Chine : elle commence ici et maintenant.

Une usine indispensable pour ceux qui y travaillent.

Parce qu’il est inadmissible que l’humain soit réduit à n’être qu’une « ressource » – au même titre que le pétrole ou le ciment — il faut que les salariés de Renault-Choisy soient considérés pour ce qu’ils sont : des personnes qui ont une famille, des enfants, un lieu où se loger, des amis… Faire semblant de leur offrir un emploi à Flins – à 70 km ! –, c’est briser des vies qui se sont organisées autour d’une usine à taille humaine pour les rejeter – au mieux – dans la précarité et l’anonymat massifiant.

Un appel à la réflexion.

Il est plus que temps que tous, salarié.e.s et la population, nous nous interrogions sur le type de société dans laquelle nous voulons vivre, sans attendre les remèdes miracles de la finance ou de l’Etat, qui causeront inévitablement des dégâts, ici ou ailleurs. C’est en ce sens que la cas de Renault-Choisy est exemplaire : il concerne toutes les entreprises du groupe Renault et au-delà toutes les entreprises du secteur automobile.

Ce tract est distribué dans les centres de production Renault à Choisy le Roi à Flins et Eragny, mais aussi Valladolid et Palencia en Espagne ou nos camarades se solidarisent pour la maintien du site de Choisy. Il sera aussi distribué dans les centre-ville.



Comunicado conjunto del Syndicat des industries de la Métallurgie- Région parisienne (Confédération Nationale du Travail) y de CNT Metal y Química Valladolid, ante el anuncio de cierre de la factoría del Grupo Renault en la localidad francesa de Choisy-le-Roi.

NO AL CIERRE DE LA FÁBRICA DE RENAULT-CHOISY EN FRANCIA !!!

La industria del automóvil se tiene que transformar para reducir su impacto ambiental, su consumo de energías y de materiales nocivos , ya se sabe. Todas y todos lo sabemos.

El pasado 27 de Mayo, el conjunto de la industria europea, todas las marcas automovilísticas – incluida Renault–, todos los proveedores, todos los sindicatos del ramo, escribieron a la Comisión Europea para que se genere un plan de salida a la crisis en el que se desarrolle la “economía circular”.

La única fábrica del grupo Renault que responde a esta exigencia, la cual esta dedicada al reciclaje de motores desde hace más de diez años, es considerada como sobresaliente por el grupo y por el propio gobierno francés – que le ha otorgado el trofeo de la economía circular – es la de Choisy. Pues bien, ¡es la que quiere cerrar el grupo Renault !

Una vez más los trabajadores y la ciudadanía comprueban el vacío de los discursos empresariales y políticos. Sus “ambiciones” ecológicas se acaban donde empiezan las exigencias de las finanzas.

Una fábrica imprescindible para la transición ecológica.

Con la experiencia acumulada por una plantilla que maneja las tecnologías más novedosas, la fábrica puede añadir a sus calificaciones, la de ser un centro de formación para jóvenes que se preocupan por un porvenir que respete el medio ambiente o para gente no tan joven como antiguos mecánicos o metalúrgicos con ganas de volver a un ramo adaptado a nuestros tiempos.

La fábrica de Choisy tiene que inspirar a la de Flins (Francia) y a todas las demás del grupo.

Una fábrica imprescindible para la población de Choisy-le-Roi.

Acabar con la desindustrialización de la ciudad es una necesidad vital si sus vecinos quieren escaparse de la segregación territorial (residencia, trabajo, comercio, ocio…). Las operaciones inmobiliarias que se perfilan tras el abandono del solar por la empresa, chocan con las necesidades educativas de la ciudad (colegios, liceos técnicos, etc.) y las posibilidades abiertas en torno a la fábrica. Re ubicar la industria no vale solo para India o para China : empieza aquí y ahora.

Una fábrica imprescindible para los que trabajan en ella.

Porque no se puede admitir que lo humano se reduzca a ser un “recurso” – como el petróleo y el cemento – a los alrededor de 300 asalariados de Renault-Choisy se les tiene que considerar como lo que son : personas que tienen familia, lugar para ubicarse, amistades… Fingir ofrecerles empleo en otra fabrica de Renault, en Flins – ¡a 70 km ! – es dar al traste con unas vidas que se han organizado en torno a una fábrica de tamaño humano, para verterlas – si tienen suerte – en la precariedad y el anonimato masificado.

Llamar a la reflexión.

Ya es hora que todos y todas, cuestionemos en qué clase de sociedad queremos vivir, sin seguir a la espera de los parches milagrosos del capitalismo y de losestados, que siguen organizando la precariedad, allí como en todas partes. Es por eso que el caso de Renault-Choisy resulta ejemplar : atañe a todas las empresas del grupo Renault y a todas las empresas del sector del automóvil.

Este mismo texto se reparte aquí, en Valladolid-Palencia y en Francia, en las fábricas de Choisy-le-Roi y Flins.