En grève Mardi 16 juin à l’appel des soignant.e.s

lundi 15 juin 2020


Voir en ligne : Repris de CNT STE RP

À Marseille rassemblement 11 h Porte d’Aix

Hôpital public, éducation : mobilisation !

Pour elles et eux, l’heure est à la reprise économique, pour nous, l’heure est à la reprise de la lutte ! À l’heure de la relance économique dans tous les secteurs, les nouvelles normes sanitaires bouleversent les organisations de travail entraînant des risques physiques et psycho-sociaux pour tous les travailleurs et toutes les travailleuses. La casse de notre métier et des services publics commencée avant le confinement se poursuit.

La pression managériale continue à faire loi au sein du ministère de l’éducation nationale comme ailleurs. La course aux chiffres pour faire rentrer le plus d’élèves ne tient compte d’aucune considération pédagogique. Pire encore, profitant de la crise pour relancer un projet défait par la lutte l’année dernière, des député∙es LREM prévoient de créer un statut de supérieur hiérarchique pour les directeurs et directrices, accentuant la pression managériale au sein même de nos écoles. Blanquer ne change absolument pas son mode de pensée : évaluer dès la reprise pour toujours uniformiser et soumettre nos pratiques. Sans compter les projets de rentrée numérique de la maternelle à l’université qui font saliver les babines capitalistes. La stratégie du choc et le profit qu’elle tire des crises pour faire avancer les vieilles lubies du libéralisme et de son monde-marchandise est bel et bien au goûi du jour.

LEUR PASSÉ NOTRE FUTUR

Le confinement a montré que plus que jamais nos revendications sont d’actualité, il ne s’agit pas de revenir au monde d’avant mais de construire le monde d’après : pour une école coopérative avec moins d’élèves par classe, sans fermeture de classes et d’écoles, et la titularisation des précaires de l’éducation nationale.
Au-delà de la communication d’unité nationale que nous refusons, Macron et son monde profitent de la crise pour faire passer des lois et ordonnances liberticides et précarisent davantage le monde du travail : vol de congés payés et RTT, suppression des 35 h, 60 h hebdomadaires dans certains secteurs, nouvelles affectations arbitraires, plans de licenciements massifs, poursuite des répressions de tous ordres contre les travailleurs et les travailleuses (inspection du travail, les « 3 de Melle »…). S’appliquent aussi les ordonnances « travail » du gouvernement Valls lancées par un certain Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie.
Ainsi plus possible de refuser des baisses de salaires sans risquer le licenciement. C’est tout le droit du travail qui est attaqué. Et les travailleurs et les travailleuses renvoyées dos à dos, avec le chantage de suspension du chômage partiel s’il n’est pas possible de prouver l’impossibilité pour l’école d’accueillir son enfant, créant des tensions entre parents et personnel enseignant. Diviser pour mieux régner, l’idée n’est pas neuve, mais fait sa part.

LEUR CRISE, NOS MORTS

En première ligne pour constater les effets d’une crise économique majeure sur les familles de nos élèves, nous nous insurgeons contre la casse du système éducatif, comme contre celle des hôpitaux et des autres services publics, dernières garanties d’un accès à la santé, à l’éducation pour tous et toutes, et à la protection de chacun et chacune contre la loi de la jungle rêvée par les tenants du marché.
Conscient∙es que les attaques contre le service public hospitalier sont une étape dans le démantèlement de tous les services publics et face au monde qu’elles et eux nous préparent, plus que jamais nous devons construire un rapport de force. C’est pourquoi notre syndicat appelle à un mouvement de grève et de mobilisation interprofessionnelle pour soutenir le personnel soignant dans ses revendications le 16 juin.
Durant le confinement la population a montré son soutien en applaudissant à 20 h. Répondons à l’appel des soignantes et des soignants, soutenons-les dans la rue le 16 juin.
Les dizaines de milliers de personnes sans papiers le 30 mai, de jeunes contre le racisme et les violences policières avec le comité Adama le 2 juin, ont montré comment retrouver le chemin de la rue et du collectif.