- L’État contre le peuple

RGPP. Sous cet acronyme se cache la révision générale des politiques publiques, soit un plan de restriction budgétaire de la fonction publique. La santé, l’éducation, la culture devraient rejoindre les transports, les télécommunications ou l’énergie, c’est-à-dire être plus ou moins rapidement privatisés. Évidemment, tout ça est annoncé par secteurs et par vagues successives entre l’annonce et l’application. Tout d’un bloc, ça ne passerait pas. La tentative d’éviter les mobilisations de lutte est manifeste. Et pourtant...

- Chômeur coupable ?

Quand les chômeurs sont accusés d’être responsables du chômage, ça donne des mesures délirantes. Le gouvernement développe le concept d’offre d’emploi valable. Le chômeur ne pourra plus refuser des emplois sous-payés sous peine de voir son indemnité réduite à peau de chagrin

- La gangrène revient, no pasaran !

La démocratie espagnole n’a pas tué la bête immonde. Au contraire, elle réprime les groupes de résistance antifasciste. En Italie, les urnes mettent en place un gouvernement droite, extrême droite. Un néofasciste prend la mairie de Rome ! En tant que défenseurs de valeurs de solidarité entre les peuples, nous ne serons pas tolérants ou « démocrates » avec de telles personnes. Résistance antifasciste maintenant !

- À votre santé

Le service public de santé subit des attaques sans précédent. Celles-ci sont programmées de longue date, notamment avec l’accord AGCS qui prévoit la libéralisation de tous les services publics. Le gouvernement est en train de mettre en place la casse qui, si on ne réagit pas, transformera les hôpitaux en dispensaires. Ce qu’ils appellent le progrès est pour nous une régression, pour eux juste une augmentation des bénéfices.

- Victoire et grève

La RATP a mis en place des primes au mérite. Maladies, congés, grèves sont devenus des prétextes pour les baisser. Les grévistes n’ont pas à pâtir de leur action. La CNT RATP a poursuivi la direction et a gagné. La presse aussi subit la dure loi du marché, et c’est le journal Le Monde qui tente de licencier à tour de bras. Du coup, première grève de l’histoire du quotidien, qui empêche la sortie de trois numéros.

- La France coloniale, c’est pas fini

Les grandes entreprises s’enrichissent largement en Kanaky. Veolia en fait partie et supporte mal la présence de syndicats combatifs dans ses entreprises. L’USTKE subit la répression de ses militants. La mobilisation s’organise là-bas et est relayée ici pour faire pression sur la direction à Paris. Dans le même temps, Sarkozy organise l’Union pour la Méditerranée, à la sauce coloniale habituelle. Nouveaux marchés, renforcement du sécuritaire… À nous d’organiser de vrais échanges fondés sur la solidarité et non l’exploitation, avec ceux qui luttent des deux côtés de la Méditerranée.

- Vive la commune… d’Oaxaca

l y a deux ans débutait la révolte de la ville d’Oaxaca au Mexique. Le gouverneur despote a fini par pousser les habitants à réclamer sa démission. Durant des mois de répression, le peuple de la ville a résisté et inventé de nouvelles formes de pratique politique. Le livre La Commune d’Oaxaca revient sur ces événements.

- La grève n’est pas un délit, la RATP condamnée

Depuis plusieurs années déjà, la RATP a engagé une politique qui tend à rémunérer les agents au « mérite ». Cela se traduit dans les faits par l’attribution de diverses primes, certaines étant devenues pérennes, d’autres restant ponctuelles. Bien sûr, loin de l’idée affichée par la direction et certains syndicats, ces primes n’ont pas pour objet de récompenser quoi que ce soit, mais de sanctionner notamment l’absentéisme, perçu comme un fléau par l’entreprise.

- Mobilisation à Charlie Birdy

Depuis le 15 avril, plusieurs centaines de travailleurs « sans-papiers » occupent leurs entreprises pour obtenir leur régularisation. Ce mouvement s’inscrit dans la campagne de syndicalisation et de défense des droits des travailleurs « sans papiers » coordonnée par Unis contre une immigration jetable, dont la CNT fait partie. Ainsi, des salariés de la restauration syndiqués à la CNT, avec le soutien de Solidaires et du Gisti, ont investi le Charlie Birdy le 20 avril. Témoignage.

- Femmes enceintes et licenciement

La protection d’une femme enceinte vaut-elle pour tous les licenciements ? Telle fut la question à laquelle les juges de la chambre sociale ont eu à répondre.

- Hôpitaux : les coups de scalpel fusent… et la population trinque !

Il est facile de déclarer que l’hôpital public coûte cher, que ce modèle de santé publique ne marche plus, quand on a contribué à coups de réformes successives à l’amputer de moyens financiers et surtout humains. L’hôpital public comme le malade subissent la libéralisation de l’offre de soin présentée comme inéluctable, sous des arguments fallacieux (trou de la Sécu, dette publique, etc.). Les dirigeants ne font qu’appliquer l’accord AGCS signé en 1994, qui stipule que tous les services (santé, éducation, culture, etc.) sont soumis aux « lois » du marché. Ainsi, aujourd’hui, à l’heure où les industries pharmaceutiques font de plus en plus de bénéfices tandis que les franchises médicales, véritable impôt sur la maladie, favorisent les assurances privées, un ensemble de mesures aux conséquences dévastatrices sont prises dans la droite ligne de cette logique.

- etc...