Secrétariat international de la CNT

Liberté pour les étudiants de Kenitra

Publié le mercredi 2 avril 2014

Cette année, l’université de Kénitra a connu plusieurs formes de lutte, la plus importante ayant été le boycott des examens de fin de semestre.

IMG/jpg/cs_0414_kenitra_photo.jpgCelui-ci a fait suite au refus de l'administration de traiter le dossier revendicatif de l'Union nationale des étudiants du Maroc (UNEM) : droit de s'inscrire en 3ème cycle (droit des titulaires de Master à poursuivre leurs études, augmentation du nombre des directeurs de thèse, etc.), bourses d'études, amélioration des repas du restaurant universitaire, garantie du droit d'accès aux restaurants et aux logements universitaire pour tous les étudiants...

Au lieu de répondre à ces revendications, l'administration a utilisé la répression envers les militants de l'UNEM.Le lundi 20 janvier, les AG étudiantes des facultés de lettres et de sciences ont pris la décision de boycotter les examens de fin de semestre mais, avant la mise en application de cette décision, des forces de répression en civil ont pris d'assaut le campus universitaire et arrêté 28 étudiants dont 4 ont été maintenus en détention : Ismael el-Ahmar, Abderezak Djako, Adelrahim Ataouil, Zakaria el-Rekas.

Le 22 janvier, un sit-in devant le tribunal a été organisé en solidarité avec les prisonniers politiques qui y étaient présentés et pour dénoncer les arrestations politiques et les accusations fabriquées qui leur sont reprochées. La seule réponse a été la répression du rassemblement et l'arrestation de Karim Boussadan, militant de l'UNEM.

Les 5 étudiants arrêtés en janvier ont été placés en détention préventive en attendant leur procès (une partie d'entre eux avait déjà été condamnée à plusieurs mois de prison en 2012). Le tribunal de Kénitra les a condamnés le 4 mars à 8 mois de prison ferme et 1000 dirhams (90 euros) d'amende chacun.

Ils ont entamé une grève de la faim le 9 février, et de la soif et du sucre le 14 mars. Par cette grève, ils revendiquent le droit de suivre leurs études, l'inscription des étudiants de l'université au cycle Master, la libération de tous les détenus politiques, l'amélioration des services médicaux et des régimes alimentaires, le droit de visite des camarades....
Leur santé s'est beaucoup dégradée, ils ont été conduit plusieurs fois à l'hôpital.

Ils font partie des 208 prisonniers politiques actuellement en prison au Maroc, militants du mouvement du 20 février, de l'ANDCM, de l'AMDH, Sahraouis, etc. qui luttent contre l'autoritarisme et la prévarication du régime marocain, pour la liberté, la justice sociale et la dignité des peuples marocain et sahraoui.

Une pétition demandant leur libération est disponible.

Rappelons la campagne de parrainage des détenus politiques menés par l'ASDHOM : http://www.asdhom.org/et la semaine de solidarité avec les prisonniers politiques qui se déroulera à partir du 13 au 19 avril à Paris (infos à venir sur le site du SI de la CNT).

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