Archives pour la catégorie Au CCAN

Vos ¿cómo trabajás? – Autogestion au féminin

Affiche « Vos ¿cómo trabajás? »Projection du documentaire de Lucile Nabonnand et Étienne Simon (2011), suivie d’un débat en présence des documentaristes.

Mercredi 25 novembre à partir de 19h30, au CCAN (69 rue de Mon-Désert, Nancy).

Résumé :

Lors de la crise économique et financière de 1999-2001, de nombreuse usines ont été récupérées à Buenos Aires par leurs ouvriers, tandis que les patrons les fermaient les unes après les autres. Ce mouvement est né d’une nécessité de survie dans un contexte social très dur, mais qui perdure depuis comme une réponse prolétaire actuelle à la fermeture d’un lieu de travail. En allant rencontrer ces travailleurs, nous voulions porter un regard sur la récupération et l’autogestion comme facteurs d’émancipation pour les femmes dans la société argentine globalement misogyne. La question sous-tendue par notre documentaire est de savoir si une organisation du travail plus solidaire, collective autogérée amène aussi à un autre regard sur le travail féminin. D’un point de vue plus symbolique, il pose ces deux questions : les choix d’organisation du travail transforment-ils les relations sociales et ces changements ont-ils une incidence sur le statut et la vie des femmes ?

Site du filmBande annonce

Débat sur la montée de l’extrème droite et son programme dans l’éducation

Le mardi 28 avril 2015 à partir de 19h au CCAN, la CNT Interco 54 en partenariat avec le BAF (Bloc Anti Fasciste Nancy) vous invite à débattre sur la montée de l’extrême droite et son programme dans l’éducation en présence de Gregory Chambat, animateur de la formation syndicale « subvertir ses pratiques pédagogiques » organisée le même jour par Sud Education à Nancy.

Le débat aura lieu au Centre Culturel Autogéré de Nancy, 69 rue Mon Désert
à partir de 19h.

affiche cnt education

EZLN – 20 ans de luttes zapatistes au Chiapas

Affiche pour les 20 ans du soulèvement zapatiste les 24 et 25 janvier 2014Pour célébrer le vingtième anniversaire du soulèvement zapatiste au Chiapas (Mexique) du 1er janvier 1994, le CNS-PLALA et la CNT Interco 54 vous invitent au CCAN (69 rue de Mon-Désert, Nancy) :

  • le vendredi 24 janvier à 20h

Projection du film documentaire « A Place Called Chiapas » (1998, 90 minutes), pour la première fois traduit en français.

Résumé : Un film canadien de Nettie Wild, qui a passé huit mois au cœur du soulèvement zapatiste. Filmé en 1997, en pleine impasse militaire et durant les négociations pour la paix, Wild capture l’insaisissable et fragile essence d’une révolution et des escadrons de la mort qu’ils trouvent face à eux. Devant la caméra, ces escadrons accusent les Zapatistes d’être violents. Hors caméra, ils menacent de tuer l’équipe de tournage. Un documentaire sans concession.

  • le samedi 25 janvier à 15h

Moment d’échange avec Virginie, membre du Comité de Soutien aux Peuples du Chiapas en Lutte (CSPCL, Paris), qui interviendra sur le thème

« Le 20ème anniversaire sous le signe de l’Escuelita »

Virginie rentre tout juste du Chiapas, où elle a participé à la dernière Escuelita zapatiste. L’Escuelita (ou « petite école » en français) est une formation organisée par les communautés sur le thème de « la liberté selon les Zapatistes ». Son but premier est de partager les réflexions, les analyses et les perspectives de 20 années d’expérience concrète de vie en autonomie, en autogestion et en rebellion des communautés zapatistes au Chiapas.

Accueillant des centaines d’« élèves » de tous les pays, différents sujets furent abordés lors de l’Escuelita, tels que l’auto-gouvernement et l’autogestion, la participation des femmes dans les gouvernements autonomes ou encore les différentes formes de résistance autonome.

Accompagnée d’un reportage photo sur l’Escuelita de décembre dernier, Virginie pourra revenir sur toutes ces thématiques, ainsi que sur la situation actuelle au Chiapas.

Ces deux événements seront accompagnés d’une table de presse avec des brochures, des livres, des DVD, du café et de l’artisanat
zapatiste.

L’entrée est gratuite, et un grignotage végétarien à prix libre sera organisé.

Rencontre avec Dominique Vidal

Affiche sur la rencontre avec Dominique Vidal le 14 décembre 2013La CNT Interco 54 et la Médiathèque du CCAN vous invitent à rencontrer et discuter avec Dominique Vidal au sujet de son livre

« Le ventre est encore fécond – Les nouvelles extrêmes droites européennes »

le samedi 14 décembre à partir de 15h au Centre Culturel Autogéré de Nancy, 69 rue de Mon-Désert

Résumé : Au premier tour de l’élection présidentielle, le 22 avril 2012, Marine Le Pen a recueilli un million de voix de plus que son père et Bruno Mégret dix ans auparavant. Cette nouvelle avancée de l’extrême droite en France ne constitue pas un phénomène isolé en Europe : les « partis frères » du Front national frôlent ou dépassent les 10 % dans une douzaine d’États, de l’Ouest à l’Est du continent. Plusieurs d’entre eux participent déjà au pouvoir ou pourraient y parvenir prochainement.

Comment s’explique cette percée, particulièrement sensible dans l’électorat populaire ? Que recouvre le « nouveau discours » de ces formations nouvelles ou en mutation ? Pourquoi sont-elles passées de l’antisémitisme à l’islamophobie ? Quel rôle joue dans leur ascension la « mise en flottement » des identités traditionnelles ? Leur nationalisme répond-il à la peur de la mondialisation ? Peut-on comparer la menace qu’elles représentent à celle du fascisme dans les années 1920 et 1930 ?

Autant de questions, parmi d’autres, auxquelles Dominique Vidal, collaborateur du Monde diplomatique et codirecteur de L’État du monde (La Découverte), auteur du Mal-être juif (Agone, 2003), du Mal-être arabe (Agone, 2005), de Palestine-Israël, un État, deux États ? (Sindbad-Actes Sud, 2011), s’efforce de répondre dans ce livre à la fois documenté et pédagogique.

Pour en savoir plus : Éditions Libertalia

Soirée sur les Luttes Mexicaines à Atenco

Affiche soirée sur Atenco du 21 mai 2013La CNT Interco 54 et le CNS-PLALA vous invitent à une soirée sur les Luttes Mexicaines à Atenco le mardi 21 mai à partir de 19h au Centre Culturel Autogéré de Nancy (69 rue de Mon-Désert) en présence d’Ignacio Del Valle (ancien prisonnier politique) et de Cayo Vicente (compositeur et interprète libertaire), représentants du Front des Communes pour la Défense de la Terre (FPDT).

Entrée (pour participer aux frais de transport) : de 0 à 2 €.

Rapide historique

Le 22 octobre 2001, le président mexicain Vicente Fox annonce l’expropriation de plus de 5 mille hectares de terres agricoles autour des communes de San Salvador Atenco et Texcoco pour la construction d’un second aéroport pour la ville de Mexico. Des paysan·ne·s s’organisent alors et forment le Front des Communes pour la Défense de la Terre (FPDT). Face à leur détermination, Fox finit par faire marche arrière et abandonne le projet d’aéroport le 1er août 2002.

Le 3 mai 2006, la police réprime violemment une manifestation de fleuristes qui protestent contre la construction d’un supermarché sur un terrain où illes avaient pour habitude de vendre leurs fleurs à Texcoco. Les membres du FPDT et habitant·e·s de San Salvador Atenco, en soutien avec les fleuristes, bloquent l’autoroute entre Atenco et Texcoco. Les affrontements avec la police qui s’en suivent durent jusqu’au 4 mai. D’une extrême violence, la répression policière provoque la mort de deux personnes, et des centaines d’autres sont arrêtées, dont Ignacio Del Valle et deux autres dirigeants du FPDT. De nombreuses·eux prisonnièr·e·s sont frappé·e·s, torturé·e·s par la police, et 27 femmes sont victimes d’abus sexuels.

Le 4 mai 2007, Ignacio Del Valle et d’autres responsables syndicaux, désignés comme les instigateurs des émeutes de 2006, sont condamnés chacun à 67 ans et demi de prison. Le 22 août 2008, Ignacio Del Valle est condamné à 45 ans de prison supplémentaires pour des faits commis le 3 mai 2006 à Atenco alors même que la police était en train de l’arrêter à Texcoco.

Ce n’est que le 30 juin 2010 que la Cour Suprême de Justice reconnaît l’utilisation de preuves falsifiées lors du procès des douze militants d’Atenco encore incarcérés, et ordonne leur libération.

Le gouverneur de l’état de México, Enrique Peña Nieto, qui avait donné l’ordre à la police d’intervenir à Atenco et à Texcoco en 2006, a quant à lui été blanchi de toutes les charges de violation des droits de l’homme qui pesaient contre lui. Mieux encore, il a été « élu » président du Mexique l’année dernière…

Programme de la soirée du 21 mai

  • Projection du documentaire « Romper el Cerco » (Canal 6 de Julio & Promedios, 2007) sur les événements de mai 2006 à San Salvador Atenco.
  • Rencontre et échanges avec Ignacio Del Valle et Cayo Vicente (représentants du FPDT) autour des luttes mexicaines actuelles, à Atenco et ailleurs.

La traduction sera assurée par K-Listo, rappeur de Thionville et membre du groupe Soledad.

Projection « Les Femmes du Bus 678 »

Affiche de la projection « Les femmes du bus 678 »La CNT vous invite à la projection et à la discussion qui suivra autour du film « Les Femmes du Bus 678 » de Mohamed Siad (2010), le mardi 23 avril à partir de 20h au CCAN, 69 rue de Mon-Désert à Nancy.

Résumé : Trois femmes d’Égypte de milieux différents s’unissent pour combattre l’oppression et le harcèlement sexuel qu’elles vivent au quotidien : à la maison, dans la rue, dans le bus… (Inspiré de faits réels.)

Appel à la création d’une plateforme unitaire de luttes à Nancy

Camarades,

En mai dernier, le Parti Socialiste a repris les rênes du pouvoir. Beaucoup s’attendaient à un changement de politique en faveur du monde du travail qui ne cesse de subir la crise capitaliste.

Licenciements massifs et fermetures de sites (Arcelor, PSA, Renault, Fralib, etc.), baisse de salaires et précarité accrue conjuguées à une détérioration rapide des conditions de travail, chantage à l’emploi exercé par le patronat à l’endroit des organisations syndicales et des salarié-e-s sont plus que jamais d’actualité. Pire, ces pratiques et politiques sont dorénavant appliquées avec zèle. Le patronat, dans la lutte des classes, est bel et bien aujourd’hui à l’initiative et rien ne vient perturber sa stratégie de « refondation sociale ». Quant aux travailleurs et travailleuses, ils attendent toujours la loi contre les licenciements des entreprises faisant des profits promise par François HOLLANDE durant la campagne présidentielle. Le délégué CGT Goodyear d’Amiens l’a encore récemment rappelé. Nous en sommes à l’heure des trahisons. Edouard MARTIN, délégué CFDT, peut en témoigner, obligé de s’enchaîner aux portes de Matignon pour être entendu. Comme sous l’UMP et Sarkozy, la réponse fut policière. Qu’il est loin le temps de la campagne électorale et des belles paroles.

Dans le même temps et corrélativement à ce désastre social, on assiste à une continuité des politiques répressives à l’endroit des chômeurs, des précaires et des pauvres en général. Jamais le pays n’a connu un nombre si important de travailleurs pauvres et de pauvres sans travail. Les pressions à Pôle Emploi (avec les radiations), les temps partiels imposés, les brimades et actes de répression en tout genre, etc. sont légions.

La hausse du coût de la vie est exponentiel : loyers, nourriture, santé, gaz, électricité, transports… tous les besoins élémentaires sont en constante augmentation. Les classes populaires n’arrivent plus à s’en sortir et la paupérisation est généralisée.

De plus, les politiques énergétiques et agricoles actuelles sont en passe de détruire la planète. Entre le tout nucléaire, le gaz de schiste, les pesticides, les OGM, l’agriculture et l’élevage intensifs, les monopoles des semenciers, tout est fait pour favoriser le grand capital au détriment de politiques solidaires et écologiques.

Enfin, les minorités sont toujours stigmatisées. Les reculs du gouvernement dans le cadre du mariage pour tous, notamment concernant le droit à l’adoption et la Procréation Médicalement Assistée, ou encore sur les politiques migratoires qui frappent encore et toujours plus les sans papiers, les Roms et les étrangers en général sont là pour nous démontrer le manque de courage politique manifeste de ce gouvernent.

De cette situation, où l’argent coule à flot afin de financer les avions et missiles de Dassault au Mali, c’est l’extrême droite xénophobe et populiste qui a l’avantage, réussissant à se faire passer pour ce qu’elle n’est pas : un courant politique au service des classes populaires et de leurs intérêts. L’islamophobie qu’elle véhicule tend à inonder l’ensemble de la société. Le racisme est de plus en plus latent et violent. Nous devons combattre sans compromission tous ceux et toutes celles qui divisent notre classe sociale entre français et étrangers.

De ce triste constat et dans ce contexte, la CNT estime urgent une riposte unitaire de toutes les organisations syndicales, politiques et associatives qui, dans une logique de transformation sociale démocratique, anticapitaliste et internationaliste, s’opposent aux politiques d’austérité, au racisme et à la destruction de tous les droits sociaux. Elle appelle tous les collectifs militants à dépasser, à la base, les logiques sectaires et bureaucratiques qui n’ont de cesse d’affaiblir les dynamiques de luttes.

D’ailleurs ces dernières ne sont pas rares. Partout les résistances existent. De PSA d’Aulnay Sous Bois aux Fralib de Marseille, des écolos radicaux de Notre-Dame-des-Landes aux ouvriers de Florange, des salarié-e-s de l’Éducation Nationale de la Région Parisienne ou de l’ensemble de la fonction publique à ces milliers de travailleurs ou de travailleuses du privé, rarement dans l’Histoire les points de conflits et de résistances englobant une telle somme et diversité de questions sociales, dans une période de bouleversement sociaux et politiques couplés à une crise économique mondiale aiguë, ne sont apparus.

La responsabilité de tous ceux et toutes celles œuvrant pour la justice sociale de faire l’unité dans la rue est devant nous, immédiate, urgente si ce n’est vitale. Au delà d’une stricte opposition sémantique dans les instances représentatives , nous devons gagner par la lutte des embauches, des hausses de salaires, la régularisation de tous les sans papiers, l’amnistie pour les militant-e-s du mouvement social, l’amélioration des conditions de travail, d’études, de logement et de santé, et construire à terme un autre projet de société pour un autre futur.

C’est dans la perspective d’amplifier les luttes en débattant et créant les possibilités de convergences que la CNT appelle

  • toutes les sections syndicales et syndicats d’industries, des simples adhérent-e-s à ceux et celles assumant des responsabilités au sein des organisations et des instances représentatives du personnel ;
  • tous les collectifs de luttes populaires qui luttent ici contre une fermeture de service public, là pour l’égalité des droits ou là-bas encore pour la régularisation des sans papiers ;
  • toutes les associations d’Éducation Populaire, qui développent les savoirs et l’émancipation des classes populaires et subissent aux quotidiens les conséquences des politiques de coupes budgétaires ;
  • toutes les Associations pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne et les différentes coopératives qui militent au quotidien pour une vision différente de l’agriculture et des échanges au même titre que les structures qui placent au cœur de leurs réflexions et actions politiques l’écologie et la décroissance ;
  • toutes les organisations politiques allant de la gauche radicale anti-autoritaire aux libertaires, et qui œuvrent au quotidien pour la démocratie à la base, la justice sociale, l’égalité des droits et les libertés individuelles et collectives ;

à se réunir le mardi 12 mars 2013 à partir de 19 heures à Nancy, au Centre Culturel Autogéré (CCAN), 69 rue de Mon-Désert.

Ordre du jour proposé :

  • Tour de table et débat sur la situation sociale, économique et politique et les attentes des différentes structures participantes.
  • Définition d’une plate forme de revendications et de fonctionnement commune.
  • Mise en place des différentes initiatives communes ainsi que d’un calendrier de rencontre.

Conférence – Discussion autour du livre « Crack Capitalism »

Affiche « Crack capitalism » 23 février 2013Samedi 23 février à 19h au CCAN (Centre Culturel Autogéré de Nancy – 69 rue de Mon Désert)

« Crack Capitalism – 33 thèses contre le capital »

Présentation et discussion – débat en présence du traducteur et de l’éditeur du livre « Crack Capitalism » de John Holloway.

La révolution ne consiste pas à détruire le capitalisme mais à refuser de le fabriquer. La présenter comme la destruction du capitalisme, c’est partir perdant, c’est ériger un grand monstre en face de nous, si terrifiant que, soit nous renonçons par désespoir, soit nous en concluons que notre seule façon de tuer le monstre est de construire un grand parti avec des dirigeants héroïques qui se sacrifient (et tous ceux autour d’eux) au nom de la révolution.

Nous partons à nouveau perdants, cette fois en élaborant une grand fable d’héroïsme, de direction, de sacrifice, d’autorité, de patience, une fable peuplée de saints- lénine, trotski, rosa, mao, le che, marcos ou qui vous voudrez- qui reproduit ce que nous voulons détruire. Présenter la révolution comme destruction du capitalisme, c’est la mettre à distance de nous, c’est la reporter dans le futur.

La question n’est pas dans le futur. Elle se pose ici est maintenant :

Comment cessons-nous de produire le systeme par lequel nous détruisons l’humanité ?

Co-organisé par le Collectif RésisteR, le syndicat CNT Interco 54 et le CCAN.