DOSSIERS
- Désinformation
- Lettre
d'un père jésuite, 11 juin 2003 (...Dois-je vous rappeler que certains de nos
syndicats confédérés parmi les plus puissants adhèrent à l'illustre
Confédération Européenne des
Syndicats ?...Mais de grâce
n'imaginez surtout pas que nous pourrions, ou même devrions, aller à
l'encontre d'un système libéral dont personne (sauf des poètes
peut-être) ne voit l'alternative...L'Europe sociale à laquelle nous
oeuvrons c'est aussi l'Europe du capital, ne soyons pas naïfs et de
même qu'au niveau national, nous pouvons y remplir parfaitement notre
rôle de courtiers de la main d'oeuvre...)
- Education
- voir AGCS (Accord Général sur le Commerce
des Services)
- Article de Nico
Hirtt, novembre 2002 (...Depuis le milieu des années 80, les industriels réunis au
sein de la puissante Table Ronde Européenne (ERT) ont commencé à
déplorer que l'école soit dominée par « des pratiques
administratives souvent trop rigides pour permettre aux
établissements d'enseignement de s'adapter aux indispensables
changements requis par le rapide développement des technologies
modernes et les restructurations industrielles et tertiaires » [2] «
Dans la plupart des pays d'Europe, dit encore l'ERT, les écoles sont
intégrées dans un système public centralisé, géré par une
bureaucratie qui ralentit leur évolution ou les rend imperméables aux
demandes de changement émanant de l'extérieur. » [3] En 1996, la
Commission Reiffers mise en place par la Commissaire européenne à
l'éducation, Edith Cresson, reprenait cette idée en expliquant que
c'est « par une plus grande autonomie d'acteurs responsables
clairement informés des missions qui leur sont confiées que les
systèmes d'éducation et de formation pourront le mieux s'adapter »
[4]. L'environnement économique qui s'est mis en place dans les
années 80 et 90 est caractérisé par une très forte instabilité, un
rythme élevé de mutations industrielles et technologiques, une
réduction constante de l'horizon de prévisibilité économique. Ceci
exige, tant de la part du système d'enseignement, que de ses «
produits » - les futurs travailleurs et consommateurs -, un haut
degré d'adaptabilité. Ainsi, le premier grand moteur des mouvements
de décentralisation de l'école en Europe, est cette volonté commune
de se doter d'un système d'enseignement plus flexible qui, par son
autonomie et par le jeu de la concurrence, tendra à s'adapter plus
rapidement et plus spontanément aux besoins changeants de la
production et des marchés...Non qu'une
vingtaine de petites administrations seraient moins onéreuses qu'une
grande. Mais il est assurément plus facile d'imposer des mesures de
restriction à l'échelon local qu'à l'échelon national : on peut mieux
les cibler et on évite les grands mouvements de
résistance...)
- Ecole allemande
(...La plupart des Länder n'ont pas recruté de
professeurs depuis les années 80, car ils manquent d'argent. Alors,
les profs n'ayant pas le droit de grève, font désormais 26-heures par
semaine pour deux matières enseignées, leurs horaires ont été
augmentés mais pas leur salaire! Le corps enseignant est
vieillissant, souvent malade, jamais remplacé. Les écoles n'ont pas
de cantine, et peu d'activités l'après-midi. Les parents sont
appelés à la rescousse pour repeindre une salle de classe, organiser
une sortie, ou régler le problème du ménage...)
- Ecole anglaise
janvier 2002 (...On n'informe pas les citoyens
sur les objectifs visés de peur de rencontrer une opposition. Si on
le faisait, la réaction naturelle serait l'indignation et les
protestations. Personne ne pourrait honnêtement accepter que les
élèves et leur instruction deviennent une marchandise. A l'avenir,
l'éducation de nos enfants va être cotée en Bourse, comme le
pétrole. La privatisation des écoles n'a pas pour but d'améliorer le
niveau d'instruction général et les chances professionnelles des
jeunes, mais de permettre aux entreprises de réaliser des profits et
au gouvernement d'accroître le volume d'exportations du pays
...)
- Pourquoi
nous avons fait grève, 16 juin 2003 (...La
décentralisation c'est le démantèlement programmé des services
publics...Comme promis l'impôt sur le revenu n'augmentera pas, par
contre les impôts locaux vont exploser...La décentralisation c'est
dans l'Université la suppression des petites facs de moins de 15000
étudiants, la mise en concurrence internationale des facs et leur
spécialisation (par exemple Droit à Aix, Médecine à
Montpellier...L'allongement de la durée de cotisation, la baisse de
la pension c'est pour tous les salariés. La décote c'est une punition
invraisemblable pour ceux qui ne veulent pas (ou ne peuvent plus)
travailler jusqu'au bout. Quel bout ? 42 ans de cotisation pour
l'instant, mais indexé sur l'espérance de vie moyenne ( ! !) qui
croit d'un trimestre par an !...L'Accord général sur le commerce
des services (AGCS) prévoit la libéralisation progressive,
c'est-à-dire la privatisation, de tous les services : transports,
électricité, gaz, la santé, l'éducation. Ce démantèlement se produit
partout en Europe. Les réformes de retraite et de santé sont en cours
d'application en Autriche, Espagne, Allemagne, Italie, Belgique,
Hollande, etc...Un autre rapport de L'OCDE (Adult Learning and
technology in OECD Countries, Philadelphie 1996) sur les politiques
éducatives à mettre en œuvre est clair : « il ne restera
plus aux pouvoirs publics qu'à assurer l'accès à l'apprentissage de
ceux qui ne constitueront jamais un marché rentable et dont
l'exclusion de la société s'accentuera à mesure que d'autres vont
continuer à progresser ...)
- Universités
- L'appel
de Limoges, jeudi 22 mai 2003 (...Le projet
de renforcement de l'autonomie des Universités aura aussi pour
effet d'étrangler financièrement la majorité d'entre
elles...Le renforcement de l'autonomie risque de développer,
hors de tout contrôle, les interventions des acteurs économiques
dans les politiques des Universités et notamment dans la
définition des contenus pédagogiques...)
- LSI (Loi sur le Sécurité
Intérieur)
Rassemblement 23
juin 2003 (CITOYENNETE ET SOLIDARITE SERAIENT-ELLES
UN DELIT ? Le 17 avril dernier, à Roissy, trois
personnes ont été placées en garde à vue pour avoir protesté dans un
avion d’Air Méditerranée à destination de Bamako contre les
conditions humiliantes d’expulsion de plusieurs sans
papiers...Mis en examen pour « entrave à circulation d’aéronef
», délit passible de 5 ans d’emprisonnement et de 37500 euros
d’amende, ils comparaissent le lundi 23 JUIN à 13 H 00 devant la
17ème chambre correctionnelle au Tribunal de Bobigny...A Calais,
deux habitants sont mis en examen pour avoir hébergé des Kurdes et
Afghans.. Monsieur Sarkozy, à travers sa loi sur la sécurité
intérieure (LSI) et ses projets de loi contre les étrangers
s’est fait le champion du tout sécuritaire et du tout
répressif. Fichages, contrôles, rafles, charters, arrestations (plus
de 6000 sans papiers en prison), procès se banalisent. Deux sans
papiers ont été assassinés lors de leur expulsion dans deux vols
d’Air France: Riccardo Barientos le 30 décembre 2002 et Mariam
Hagos le 16 janvier 2003. Il est
urgent de réagir à cette attaque sans précédent contre les droits
fondamentaux et la démocratie. Appel à mobilisation pour la relaxe des
inculpés du 23 Juin, pour un embargo sur les expulsions, contre la
politique liberticide de Sarkozy...)
- Précarité
- Mouvement des intermittents 2003
- Retraites
- Tract
du Morbihan, jeudi 19 juin 2003(Depuis plusieurs semaines, nous sommes nombreux à lutter contre une véritable
machine de guerre qui tente d'abattre tous les obstacles pouvant
entraver le chemin du profit. Tout
ce qui ne rapporte rien doit être broyé, tout doit être exploité
jusqu'à la corde. Ce même délire capitaliste déjà à
l’œuvre dans l'Angleterre de Thatcher, aux Etats-Unis,
en Amérique latine, etc. a produit les effets que l’on sait :
appauvrissement généralisé des travailleurs, clochardisation des
chômeurs et des retraités, mise en danger des enfants (au Royaume-Uni
l’Unicef estime que 20% des enfants de 11 ans travaillent) et
les « joies» de la richesse pour une minorité...Leur
prochaine victime : la Sécurité sociale, dossier débattu à partir
de septembre, dès que celui des retraites sera clos…)
- Arguments
CNT, 11 juin 2003
(...L'espérance de vie moyenne d'un cadre étant de
79,5 ans alors que celle d'un ouvrier est de 73 ans, le premier
touche, statistiquement, une retraite plus longue de moitié que
celle de l'ouvrier (sans parler du montant inférieur de sa retraite).
En reculant à 65 ans l'age de la retraite, un cadre aura
statistiquement une retraite 80% plus longue que celle d'un
ouvrier...Nous voyons clairement que cette question de
durée de cotisation, comme celle de la capitalisation, vise à
individualiser l'accès à la retraite et participe du démantèlement de
toutes les règles collectives protégeant solidairement les
travailleurs..Pour mettre fin à la dictature du
patronat, pour de nouvelles conquêtes sociales, tous ensemble vers la
grève générale, pour l'égalité, la justice et la
solidarité...)
- Arguments René Passet, Par René Passet, professeur émérite d'économie à
l'université Paris-I-Panthéon Sorbonne.
- Retraites
par le petit bout de la lorgnette (mercredi
11 juin 2003...Le gouvernement n'envisage que l'augmentation du
montant des cotisations ou de leur durée et ignore les mutations
liées au temps de travail et à la productivité...Si le projet
gouvernemental produit les effets annoncés, il ne faut pas être
grand clerc pour prévoir que cela n'aura d'autre résultat que
d'aggraver le chômage des jeunes...Cette révolution est celle de la relation,
c'est-à-dire de l'interdépendance et de l'organisation en
réseaux. Sans la qualité du système éducatif, du système de
santé, des réseaux de communication et des services publics, les
belles performances de nos entreprises privées ne seraient pas
ce qu'elles sont...Cette augmentation de la part
du revenu social dans les revenus des ménages constitue une autre
tendance lourde de l'évolution : 12 % en 1949, 25 % en 1978,
plus de 31 % en 2000. Une nouvelle forme de société se dessine.
Ce qui doit s'accomplir la relève
des personnes par la machine, la socialisation des revenus
s'accomplira. Mais ce qui n'est pas inscrit dans l'histoire,
c'est la façon dont cela se fera. Ce peut être dans la cohérence
des évolutions comprises et orientées : la réduction des temps de
travail, le partage des fruits de la productivité. Ce peut être
aussi dans le désordre des mesures à contre-courant : les
licenciements et les allocations de chômage. Quand l'aveuglement
des intérêts immédiats conduit à s'opposer aux forces de
l'histoire, on se condamne à en subir les conséquences sous les
formes les plus désastreuses pour l'ensemble de la collectivité
dont on prétend assumer le destin.)
- Rackets
sur les retraites (mercredi 21 mai 2003. Il
revient aux citoyens de se dresser contre une tentative cynique
de détournement de richesses entreprise avec la complicité du
gouvernement. Si nous acceptons de subir cela, le fait accompli
restera pour longtemps irréversible. C'est l'avenir qui est en
jeu...La solution gouvernementale ignore manifestement le
mouvement séculaire par lequel un nombre sans cesse réduit
d'heures travaillées dans la nation permet de livrer un produit
accru et d'occuper un nombre croissant de personnes grâce à la
réduction des temps de travail : ainsi, en 1896, en France, 18
millions de personnes occupées fournissaient annuellement 55
milliards d'heures ouvrées, cependant qu'un siècle plus tard très
exactement, 22 millions de travailleurs n'en fournissaient plus
que 35 milliards. Entre-temps, la durée annuelle de travail par
individu s'était abaissée de plus de 3 000 heures à moins de 1
600. Les gains de productivité engendrés par l'évolution des
technologies avaient bénéficié à tous. N'est-ce point là ce que
l'on appelle le progrès social ?...Pourquoi
s'acharne-t-on à soutenir la solution inverse, manifestement au
rebours de toute évolution historique ? Simplement parce que
toute autre solution obligerait les «nouveaux maîtres» de
l'économie à partager ces gains de productivité...Le
résultat - et sans aucun doute l'objectif recherché - est là. Les
évaluations sérieuses, appuyées sur des exemples concrets, des
experts syndicaux, font apparaître, à l'échéance 2020, des
régressions de 20 % à 35 % des pensions versées aux futures
générations. Et l'on voit renaître, pour le plus grand nombre, le
spectre de l'assimilation, que l'on croyait révolue, de la
vieillesse à la pauvreté.)
- Arguments
CNT-Presse, mai 2003
(...On a de la chance ? Non, on n'a
pas de chance, nos parents, nos grands-parents se sont battus. Et si
aujourd 'hui, tout de suite, maintenant, on ne se bat pas à notre
tour, notre "chance" ne sera bientôt qu'un mauvais souvenir..Se
battre pour quoi? Pour nous, notre protection sociale, pour les
collègues précaires, pigistes, rouleurs, intermittents ou
intérimaires. Pour les victimes que nous croisons chaque jour dans le
métro, sales et puantes, ou "restées propres". Pour nos enfants, pour
ceux des autres. Ici, maintenant. Pour ne plus avoir à baisser les
yeux, impuissants. D'autres sont en grève. Leur lutte rend possible
la nôtre, rend possible la victoire. Impulsons des assemblées
générales dans nos rédactions, nos ateliers, nos bureaux, avec l'aide
des délégués du personnel et des syndicats si possible, appelons à la
grève générale reconductible, jusqu'à l'abrogation de la réforme
Balladur de 1993..En 1945, le rapport des cotisations salariales aux
cotisations patronales était de 1 à 4. Il est aujourd’hui de 1
à 1,6 ! Ces 20 dernières années, les taux de cotisation patronales
ont augmenté de 1,8%, celles des salariés de 8,2 %. Il est temps de
rattraper ce retard, seule vraie cause de déséquilibre du
système...La donnée fondamentale du problème
reste la même : le capital veut s'approprier l'essentiel du surcroît
de richesses produites. Ce ne sont pas les richesses produites par
les salariés qui posent problème, elles sont largement suffisantes.
C'est leur répartition. La part des salaires dans la valeur ajoutée
est passée, durant les 20 dernières années, de 68 à 58
%… )
- Arguments
lycée Kléber de Strasbourg (...Les 20 dernières
années ont été marquées par une rigueur salariale sans précédent.
Dans le revenu national, la part des salaires a baissé de 10
points (%) à l'avantage des profits...Le montant annuel des
exonérations de charges patronales est en 2002 de 21,6 milliards
d'euros...)
- Décentralisation
- RMA voir tracts
- RMA:
Le cadeau de trop au patronat! Le RMAste travaillera
comme un vrai salarié mais n'aura pas un vrai salaire. Il
ne cotisera que sur la base de 130€ : Pour ouvrir des
droits à la retraite, il faudrait travailler 160 ans à ce régime
! Il n’aura aucun droit au chômage, aucune indemnité
journalière en cas d'accident ou de maladie. Les salariés, en
payant le RMA avec leurs cotisations sociales, payent leur propre
concurrence sur le marché du travail. Tract de
l'UL Morbihan, novembre 2003.
- Le
revenu minimum d'activité : une aubaine pour les
entreprises....En déposant, au Sénat, un
projet de loi « portant décentralisation du Revenu minimum
d'insertion et créant un Revenu minimum d'activité », le
gouvernement laisse deviner quels effets aura la décentralisation
sur les minima sociaux : accroissement de leur conditionnalité,
mise sous tutelle des bénéficiaires, disparité des
versements...Dans ce projet de loi, ce
sera désormais aux présidents des conseils généraux de piloter le
dispositif RMI-RMA. Ils valideront ou non les contrats. Ils
décideront seuls des radiations...Après deux ans de
RMI, les RMastes pourraient de la sorte décrocher des contrats de
travail à mi-temps dans tout type d'entreprise pour la moitié du
Smic, quel que soit le taux de salaire normalement pratiqué
pour le poste occupé...Si l'on ajoute que, pour valider
deux trimestres de droit à la retraite, il faudra avoir travaillé
une année, on mesure à quel point le projet de loi est lourd de
progrès social...Sur les retraites, Jean-Pierre Raffarin se rêve
en Margaret Thatcher, réduisant les syndicats et domptant les
mouvements sociaux. Avec le RMA, il fera légalement du working
poor l'une des figures normales du salariat...)
- Tract
de poitiers, juin 2003 (...Si la richesse
globale augmente et la pauvreté s’accroît, c’est
bien que le fric passe quelque part !..Le seul problème est que
les actionnaires en veulent toujours plus, alors ils veulent tout
privatiser : les retraites, l’école (avec la
décentralisation, fini les diplômes nationaux comme le bac), EDF
(qui voudra payer l’entretien du parc nucléaire ?), la
sécurité sociale (qui ne serait plus réservée qu’aux
maladies graves selon le ministre de la santé!...Ce n’est
pas encore assez pour eux, les salariés coûtent trop chers,
alors ils nous inventent le RMA. Les Rmistes, traités de
coupables sont jetés à la vindicte populaire comme fainéants !
Mais qui a licencié les personnes qui deviennent rmistes !
Les Rmastes seront des travailleurs
quasiment gratuits fortement incités à travailler pour les
entreprises privées ou publiques et associations. Ce
travail obligatoire au salaire minimum, non seulement
esclavagiste, va casser les revendications émergentes des
travailleurs des secteurs les plus précaires
(Nettoyage, restauration, bâtiment, aide à la personne, animation
socioculturelle et bien d’autres...Si certains l’avaient oubliés, ça se nomme
la lutte des classes ! Organisons la lutte !A bas
l’esclavage économique ! )
Sur le G8, l'OMC
- AGCS (Accord Général sur le Commerce des
Services. L’AGCS est sous le contrôle de
l’OMC qui est l’organisation internationale la plus
puissante du monde. Elle est la seule à posséder un organe judiciaire
qui est l’organe de règlement des différents qui lui permet de
sanctionner les états membres qui ne respectent pas les règles !)
- AGCS 25 mai 2003
(.
Aujourd’hui (avril 2003), la Commission Européenne, comme
tous les autres membres, est en train de peaufiner dans la plus
grande discrétion une liste des « services » qu’elle
s’apprête à libéraliser, c’est à dire à mettre
sur le marché. Education, Santé, Culture, Transports… et
environnement. Un courant tend à faire croire que quand c’est
privé, c’est meilleur, c’est moins cher,
c’est plus efficace. C’est un slogan. On a
choisi de construire une Europe à partir du commercial et du
financier Du point de vue du consommateur, il n’y a aucun
gain et il y a souvent passage d’un monopole public à un
autre, privé. La libéralisation des services veut souvent dire
privatisation....L’objectif de l’AGCS est
qu’on n’ait plus aucune possibilité de peser sur
les politiques publiques et que ce soit la seule loi du commerce
qui l’emporte...Le mode 4 concerne le mouvement des personnes
physiques. C’est en fait la possibilité pour un employeur
(pour les services qui auront fait l’objet d’un
processus de libéralisation) de faire appel à du personnel
d’un autre pays de l’OMC (145 actuellement) pour
une durée déterminée (un an actuellement mais révisable
facilement) avec le salaire du pays d’origine et
s’il y en a une la protection sociale, la législation du
pays d’origine.
C’est donc la possibilité pour l’employeur de
revenir sur 150 ans de conquêtes sociales dans les pays où il y a
un modèle social...)
- AGCS 28 avril
2003 (Le 28
avril, l'Union européenne a présenté à l'Organisation mondiale du
commerce (OMC) une liste détaillée des secteurs ouverts à la
concurrence mondiale, en vertu de l'Accord général sur les
services (AGCS) signé à Marrakech, en 1994. Seuls les services
régaliens de l'Etat (Justice, police, défense) restent du domaine
public, tout le reste est ouvert au marché, si l'on se réfère au
résumé de "l'offre d'échanges" paru sur le site internet
europa.eu.int.On y voit donc, pêle-mêle, les services sociaux et
de santé, l'éducation divisée en cinq catégories (enseignement
primaire, secondaire, supérieur, aux adultes et autres services
d'enseignement professionnel), l'eau (toute la filière à
l'exception de la ressource), les télécommunications, les
services audio-visuels (même si Bruxelles affirme ne pas modifier
le régime actuel), les services sportifs (Pascal Lamy a pourtant
assuré, le 10 mars dernier, à la parlementaire européenne
Jacqueline Fraisse, qu'ils n'y figuraient pas), la culture
(musées, théâtres, spectacles, bibliothèques, archives et autres.
. .), les services récréatifs...)
- OCDE
- OCDE et
Machiavel (OCDE et les
leçons de Machiavel. ...Si un gouvernement arrive au
pouvoir au moment où les déséquilibres macro-économiques se
développent, il bénéficie d'une courte période d'ouverture
(quatre à six mois), pendant laquelle l'opinion publique le
soutient et il peut rejeter sur ses prédécesseurs l'impopularité
de l'ajustement. Grâce à ce soutien, les corporatismes sont
temporairement affaiblis et il peut dresser l'opinion contre ses
adversaires. Après ce délai de grâce, c'est fini : le nouveau
gouvernement doit assumer en totalité les coûts politiques de
l'ajustement, car il est considéré comme le seul responsable de
la situation. Il a donc intérêt à appliquer sur-le-champ un
programme de stabilisation, tout en reportant la responsabilité
des difficultés sur ses adversaires. Cela suppose une bonne
stratégie de communication, cette stratégie étant une arme
importante dans le combat politique...Par ailleurs, si l'on réduit les salaires des
fonctionnaires, des secteurs stratégiques (l'armée ou la police,
par exemple) peuvent être exemptés. Le gouvernement doit
s'efforcer de coaliser ces divers groupes en faveur de
l'ajustement. Il est inévitable que l'opposition tire parti de la
situation pour développer un vaste mouvement des mécontents, et
l'on ne peut appliquer un programme de stabilisation sans léser
les intérêts de salariés du secteur public et parapublic, de
consommateurs urbains, de salariés et de chefs d'entreprise du
secteur moderne. Mais il faut éviter que ce mouvement s'étende
à toute la population urbaine, en se ménageant par des actions
discriminatoires le soutien de divers groupes, afin de constituer
une coalition opposée..
La Sécurité sociale
- La sécurité sociale est excédentaire !
...De 1999 à 2000, le montant des exonérations patronales a fait un bond considérable ;
il passe de 1 757 à 17 041 millions d'euros, soit une augmentation de 44%. C'est le
résultat de la loi AUBRY. Sur les trois années 2000, 2001, 2002, le montant des exonérations
non compensées est de 2344 + 2200 + 2227 = 6771 millions d'euros! Le manque sur
ces trois dernières années étant de 1585 millions d'euros, nous avons donc en
fait un bénéfice de 6771 - 1585 = 5186 millions d'euros !...