CONTRE LA REPRESSION. POUR LA LIBERTÉ DE MANIFESTER

Manifestations empêchées, dispositifs policiers démesurés, provocations policières, humiliations, perquisitions, gardes à vue, comparutions immédiates, gazages et matraquages systématiques, évacuations violentes, tirs tendus de Flash-Ball et de grenades de désencerclement, nassages et interpellations, détentions préventives, plus de 1000 condamnations, des centaines de blesséEs, certainEs mutiléEs…

Depuis novembre, la criminalisation et la répression des gilets jaunes, des lycéenNEs, des habitantEs des quartiers populaires, des sans-papiers et réfugiéEs, des étudiantEs, des sans logis, des syndicalistes, des militantEs … et du mouvement social en général s’accentuent.

De plus, le gouvernement annonce pour début février l’adoption d’une nouvelle loi liberticide : création d’un fichier de manifestants, interdiction individualisée de manifester et assignation à résidence, fouilles et palpations à l’entrée des manifestations,  pénalisation des personnes qui participent à une manifestation non déclarée…)

Pour exiger :

– le retrait du projet de loi « répression » de Macron-Philippe-Retailleau contre le droit de manifester ;

– l’abandon des poursuites à l’encontre des victimes de la répression policière et leur indemnisation ;

l’interdiction des armes mutilantes dites « intermédiaires » (flash-balls, grenades de désencerclement…) ;

– l’arrêt et la fin de l’impunité des violences policières

Le tract parisien

Premiers signataires : ASSO-Solidaires, ATTAC, ATMF, Campagne BDS France, CNT-FTE, Collectif des Universitaires contre les violences policières, Comité Adama, CRLDHT, DAL, Droits devant !, Emancipation Tendance Intersyndicale, Femmes Plurielles, Fondation Copernic, FTCR, LDH Paris 18, UJFP, UTAC, SNJ…

Ainsi que : Alternative Libertaire, Ensemble!, Gauche Démocratique et Sociale, Coopérative Ecologie Sociale, Décroissance IDF, Parti de Gauche, POID…

 

Construire une révolution sociale et libertaire

  Classes-en-lutte janvier 2019

Pour s’abonner à Classes En Lutte : écrire à  classesenlutte-owner@cnt-f.org

Depuis le 17 novembre, des centaines de milliers de personnes protestent lors d’actions variées en enfilant des gilets jaunes. Si les revendications sont très diverses,  elles expriment  clairement une colère contre l’exploitation et le mépris. Sur des ronds points, dans certaines communes, des exigences démocratiques s’affirment comme à Caen, Paris, Commercy,…

Il est plus que temps que l’ensemble des travailleurs et travailleuses, en activité ou au chômage, salariés du public comme du privé ou indépendants, en formations ou à la retraite portent haut et fort des revendications pour une hausse des salaires et des minimas sociaux.

Contrairement aux dires des politiques et des journalistes, nous en avons les moyens. L’opulence insolente des plus riches et le gaspillage monumental des moyens (armement nucléaire comme conventionnel, publicité…) sont là pour nous le prouver tous les jours.

Pour remédier à cette situation inique (les pauvres toujours plus pauvres et les riches toujours plus riches) et sortir du capitalisme, nous devons imposer d‘autres solutions démocratiques, économiques, sociales et culturelles.

Un changement radical de système s’impose.

Nous ne pouvons compter sur aucun représentant pour assumer ce changement. Nous devons toutes et tous reprendre en main nos vies en autogérant la société.

 Exiger dans l’immédiat la hausse du SMIC (privé et public) ; l’augmentation des salaires (y compris socialisés) ; l’arrêt de l’entreprise de démantèlement de la protection sociale en cours et la sécurisation économique de l’ensemble des travailleurs et des travailleuses en premier lieu à travers l’assurance chômage et les minima sociaux ; la taxation du capital ; défendre et développer partout les services publics sont des revendications que nous partageons avec ce mouvement populaire.

La CNT-FTE, partout où c’est possible, appelle à participer aux assemblées générales décisionnaires.

Elle appelle à participer aux diverses actions décidées par ces mêmes assemblées générales.

Elle appelle à rejeter toutes formes de discrimination (racisme, sexisme, LGBTphobie, antisémitisme…)

Défendant la liberté de circulation et d’installation, la CNT-FTE rappelle que l’égalité des droits, donc la régularisation de tous les sans papiers ne sera un problème que pour les patrons qui les exploitent. La France a aussi les moyens d’être une terre d’accueil.

Les répressions policière et judiciaire doivent cesser. Nous demandons le désarmement des forces de police.

Samedi 12 janvier, l’acte IX a rassemblé plus de monde que la semaine passée dans les rues en régions et à Paris. Dans la capitale, le syndicat CNT éducation  avait appelé ses militant.e.s à se joindre à la manifestation.

 

Impossible d’effacer l’ardoise…

Le temps passe. Une nouvelle année commence. L’actualité, elle, n’a pas pris une ride. Il n’y pas eu vraiment de trêve des confiseurs. Des profs étaient devant les commissariats ou dans les tribunaux pour dénoncer la répression, soutenir les militant.e.s  en garde à vue et déférré.e.s …

Impossible  d‘effacer l’ardoise : moyens insuffisants dans le primaire, réformes des lycées généraux et professionnels, Parcoursup… Injonctions, menaces, le ministre de l’Education est toujours en poste, aussi droit dans ses bottes que son président…

La CNT éducation vous souhaite une belle année de luttes.

Pour se remettre dans le bain et en attendant notre premier bulletin de l’année, Retrouvez ci-dessous notre dernière publication :

Un Classes-En-Lutte hebdo est téléchargeable ici :  celui du lundi 17 décembre 2018.  Une occasion de diffuser nos analyses et commentaires.

Pour s’abonner à Classes En Lutte : écrire à  classesenlutte-owner@cnt-f.org

« La révolte sociale persiste face à la politique antisociale et autoritaire du gouvernement »*…

      … Pas de trêve des confiseurs
L'Union locale de la CNT de Saint-Étienne tient à dénoncer la violence de la police et
l'acharnement de la justice contre les manifestant.es et les lycén.nes, et a exprimer sa
solidarité envers toutes les victimes de la répression et de l’État et de la justice
sociale. Le communiqué de l'UL-CNT 42

En régions, à Paris, la semaine passée, lycéennes et lycéens ont bloqué leur bahut pour combattre les réformes Blanquer et Parcoursup. Plusieurs facs ont été bloquées et des partiels annulés pour dénoncer l’augmentation des frais d’inscription pour les étrangers. Vendredi 14 décembre, plusieurs milliers de manifestant.e.s ont défilé à Paris (15000), Grenoble (2000), Lyon (3000)… L’interfédérale* de l’éducation réunie à l’issue des manifs appelait à « se joindre aux actions » prévues par les syndicats lycéens du 17 au 22 décembre.

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Il n’y a pas de légitimité à humilier, frapper ou mutiler

Jeudi 6 décembre, 152 jeunes de Mantes-la-Jolie (Yvelines) ont été interpellé.e.s aux abords du lycée Saint-Exupéry. Ils et elles sont restées deux heures à genoux les mains sur la tête ; certains face à un mur, mains menottées dans le dos…Une vidéo terrible produite par un policier, laisse entendre des propos sidérants : « On tourne pas la tête. On regarde droit devant ! »… «  Voilà une classe qui se tient sage. On va faire voir à leurs profs. » S’en suivront 36 heures de gardes à vue qui n’ont conduit à aucune poursuite, le but étant donc uniquement d’humilier.

Des jeunes devant leur établissement sont aussi la cible de tirs de LBD, arme mutilante. Mardi 4 décembre une lycéenne de 16 ans a été touchée à la tête par un tir à Grenoble (Isère) : sa mâchoire détruite a nécessité 4h d’opération. Mercredi 5 décembre deux lycéens ont été gravement blessés l’un à Saint-Jean-de-Braye (Loiret), l’autre à Garges-lès-Gonesse (Val-d’Oise). Vendredi 7, se sont encore cinq lycéens qui ont été blessés dans l’Essonne et le Val-de-Marne.

Il y a l’attitude condamnable des forces de police, « on ne tape pas sur des gamins » comme le dénonce Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, mais aussi les directions d’établissements, qui trop souvent, font intervenir les policiers lors des blocages.

Nous dénonçons vigoureusement ces violences policières et demandons l’interdiction des armes utilisées.

Nous soutenons la plainte déposée par le syndicat lycéen UNL dénonçant les « actes de barbarie sur mineurs par personne dépositaire de l’autorité publique et en réunion » et  « diffusion illégale d’images de personnes identifiables mises en cause dans une procédure pénale » concernant les jeunes de Mantes-la-Jolie.

Ce qui est vrai pour l’ensemble du mouvement social est vrai pour le mouvement lycéen.

On ne répond pas aux préoccupations sociales et éducatives de la jeunesse en terrorisant et en humiliant les élèves qui s’engagent. Le mépris et la brutalité sont les formes privilégiées par ce gouvernement en guise de dialogue social. Ripostons par la grève, avec les lycéen.ne.s, les étudiant.e.s, et l’ensemble du mouvement social (des travailleur.se.s ?), dans la rue.

CNT-FTE

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Les syndicats de l’éducation appellent à la grève vendredi 14 décembre. Le communiqué : tract Interfédéral

Fonctionnaires, profs,  lycéens, étudiantes,  salarié.e.s du privé…, Ils et elles étaient plusieurs milliers à manifester vendredi 14  pour dénoncer les réformes Blanquer et réclamer des hausses de salaires.

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Mardi 11, plusieurs centaines de lycées bloqués. Manifs à Paris, Rennes, Lyon…

Dans les facs, c’est aussi contre l’augmentation des frais d’inscriptions que ça bouge. En région parisienne, Paris-Luttes. Infos notait pour ce lundi 10 :

« Plusieurs facs ont été bloquées ou fermées administrativement ce lundi : Tolbiac, Censier, Nanterre ainsi que le site historique de la Sorbonne. À Nanterre une immense assemblée générale a rassemblé près de 3000 personnes ! Le blocage a été reconduit à une écrasante majorité et le report des partiels voté, comme cela a déjà été décidé à Censier. 
Le mouvement continue donc à s’étendre dans les facs, y compris dans des universités habituellement peu mobilisées comme Paris-Sud où une AG est organisée ce vendredi ! »

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Forte mobilisation vendredi 7 à Lyon, près de 3000 manifestant.e.s et 500 lycén.n.e.s et profs en AG… Manif régionale à Paris à Stalingrad… Plusieurs lycées bloqués dans de nombreuses villes. Facs fermées comme à Tolbiac…

La CNT sollicite les autres fédérations syndicales de l’éducation pour dénoncer les violences policières. Un communiqué est en cours de rédaction : « Mobilisation lycéenne… il n’y a aucune légitimité à humilier, frapper et punir ».

La CNT répond au message du ministre et dénonce les violences policières à l’encontre des lycéennes et lycéens

La lettre au ministre : avec toute notre défiance

La CNT-FTE s’insurge contre le message envoyé ce jour par M Blanquer, ministre de l’éducation nationale aux professeurs. Celui-ci joue sur la peur pour tenter d’éteindre le mouvement légitime des lycéens …Communiqué

Classses-En-Lutte, décembre 2018 : Réformes Blanquer : 1OO% de colères

Lycées, lycées pro., facs : pourquoi ça bloque !

            Sète, le 4 décembre                            Les premiers blocages lycéens ont débuté vendredi 30 novembre pour toucher plus d’une centaine d’établissements lundi 3 décembre. A l’appel de l’UNL, lycéennes et lycéens dénoncent les réformes du lycée général, professionnelle (lire la rubrique dédiée) et le Service  militaire nouvelle version.

Mardi, l’UNL dénombrait 300 lycées bloqués.

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Contre la répression…

Lundi 3 décembre, 2 collègues portant la parole des enseignant.e.s en
colère du 93 qui, en mars 2018, avaient occupé la cour du lycée de jeunes
filles de la légion d’honneur à Saint Denis, pendant 1h, passent en procès pour « intrusion en réunion dans un établissement avec pour but de troubler l’ordre public ».
Sud et la cnt appellent à la grève ce jour-là et à un rassemblement devant
le tribunal de grande instance de Bobigny :
https://paris-luttes.info/3-dec-greve-en-soutien-aux-profs-11121
https://paris.demosphere.net/rv/65689

Ils ont également mis en ligne une cagnotte pour les aider à couvrir
leurs frais d’avocats :
https://morning.com/c/TWyYW/Frais-davocat-des-camarades

Une amende de 6OO euros avec sursis est requise. Délibéré le 7 janvier 2019