Festival de la CNT les 23, 24 et 25 juin à Montreuil, dans le Neuf-Trois

Tout le programme est là : http://www.cnt-f.org/festival-cnt/
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Front social contre les « ordonnances Macron » : 20.000 personnes rassemblées à Paris et en régions, lundi 19 juin.20 000 personnes comptabilisées dans les 34 rassemblements en France. Une belle réussite qui ancre le #FrontSocial sur tout le territoire.
On lâche rien et on continue !

A Paris, bonne ambiance et malgré la canicule et les stations de métro fermées, nous étions nombreux à nous rassembler, un soir de semaine, après le boulot. Drapeaux CGT, Solidaires et CNT en guise de parasols. Tentative de manif sauvage vers l’Assemblée, vite réprimée.

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En exclusivité, réécouter ou découvrir les émissions de la CNT éducation sur

Radio Libertaire 89. 4,  ici :

Paris 18h lundi 19 juin / Assemblée Nationale

• Bordeaux : 18h place de la Victoire
• St Nazaire : 18h30 place de l’Amérique latine
• Lille : 18h place de la République
• Grenoble : 18h – lieu à venir
• Marseille : 18h aux Mobiles sur La Canebière
• Lisieux : 18h place Mitterrand
• Avignon : 18h Cours Jean Jaurès
• Nancy : 18h – lieu à venir
• Perpignan : 18h Place de la Victoire
• Lyon : 18h Hôtel de Ville vers place Carnot
• Rouen : 18h au théâtre des Arts
• Strasbourg : 18h Place Kléber
• Le Mans : 18h Place de la République
• Gap : 19h Place Saint-Arnoux
• Bourges : 17h30 Rond-point de la Résistance

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Pourquoi accorder un délai de grâce à Macron ? Aucune « grâce » n’existe pour la destruction des emplois et des salaires, pour les précaires et les privés d’emploi, pour les sans-logements et les sans-papiers… plus que jamais « en marche » pour la régression sociale ! Pourquoi attendre la suite sans rien faire ? Pourquoi laisser la place à l’extrême droite ?

Président « un quart » ? Macron a certes été élu contre Le Pen, mais son programme a recueilli, au 1er tour, 8 528 585 voix sur 35 737 724 suffrages exprimés. Le programme ? Moins de Parlement, plus d’ordonnances, moins de Code du Travail, plus de Uber et de précaires. Macron « un quart » est pressé, d’où la procédure par ordonnances.

Le scénario de la première ordonnance Macron ? Tout est prêt pour juillet. Son contenu ?

1 – l’extension de la priorité aux accords d’entreprise. La loi El Khomri (dite Travail) les réservait au temps de travail. Emploi, salaire et conditions de travail seront concernés.
2 – la fusion des institutions représentatives du personnel (CE, DP, CHSCT).
3 – le plafonnement des dommages et intérêts en cas de licenciement abusif. Un coup mortel porté aux Prud’hommes, une garantie offerte aux employeurs de licencier vite.

La mécanique de la loi d’habilitation pour gouverner par ordonnances ?

1 – Organiser un simulacre de dialogue social avec les syndicats ;
2 – Puis l’ordonnance est prise par le gouvernement. Il doit être habilité par le Parlement, conformément à l’article 38 de la Constitution. Assimilées à des règlements, les ordonnances entrent en vigueur dès leur ratification au parlement.

Pourquoi le Front social appelle à une mobilisation la plus unitaire, la plus rassembleuse ? Pourquoi cette perspective devrait fonder l’unité de toutes les organisations syndicales ? L’enjeu de la première ordonnance est décisif. Si Macron a les mains libres pour légiférer par ordonnance, il ira jusqu’au bout de la destruction de tout l’édifice social construit par les luttes et la solidarité.

Le Front social, une fièvre de printemps qui devrait s’éteindre sur ordonnance Macron ? Les 22 avril et 8 mai ont été réussis. Syndicalistes et associations, jeunes et précaires, toutes et tous ont pris la décision de passer outre l’inertie, la division, le sectarisme. La manifestation du 8 mai a posé la question centrale de la riposte sociale. L’appel fondateur du Front social visait continuer le combat contre la loi Travail et la répression. Tout confirme son avenir…

Lundi 19 juin à 18h
Partout en France, mobilisons-nous contre Macron, sa nouvelle loi travail et ses ordonnances !

Le Front social

Le Front Social est une coordination composée de syndicats, associations, collectifs, médias alternatifs mais aussi de militants et citoyens construisant la convergence des luttes

Nous contacter ou nous suivre


Le Classes En Lutte de juin : n° 178, juin 2017

Pour s’abonner à Classes En Lutte : écrire à  classesenlutte-owner@cnt-f.org

Éditorial

Nouveau ministre : vieilles méthodes

Jean-Michel Blanquer est en marche depuis longtemps dans les couloirs et les salons de l’Administration de l’éducation nationale. Membre des cabinets des ministres de Robien et Chatel, c’est lui qui organise la suppression des 80.000 postes d’enseignants sous Sarkozy. Recteur de l’académie de Créteil, il crée les « internats d’excellence » pour les « élèves méritants » (pas pour la racaille !) et, à la tête de la direction de l’enseignement scolaire, il multiplie les évaluations. C’est son truc : évaluer scientifiquement !

A peine installé, rue de Grenelle, JM Blanquer a décidé d’appliquer, au plus vite, « les engagements du président sur les dédoublements en CP de l’éducation prioritaire dès la rentrée 2017 ainsi que sur la révision des rythmes. ».

En visite dans une école de l’Oise, le 23 mai, il a déroulé sa méthode, son b-a-ba : « Il y aura 2.300 classes dédoublées à la rentrée. ». Pour le reste, le flou est entretenu. Rien de précis pour l’avenir des maîtres surnuméraires, carte blanche aux mairies pour revenir à la semaine de 4 jours, il faudra attendre septembre pour connaître l’ampleur des dégâts. On sait qu’il aime les « études dirigées » et qu’il prépare un dispositif « Devoirs faits ». Sinon, il faudra profiter des congés pour lire son livre « l’école de demain » où il développe en long et en large son projet, très libéral : autonomie, flexibilité, privatisations… Mais attention, avec un « vocabulaire solide » : quand il évoque une privatisation, il la qualifie d’expérimentation.

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La CNT a écrit aux Éditions Belin

pages du manuel Belin

Objet : lettre ouverte concernant un manuel scolaire

Madame, Monsieur,

Notre fédération a été alertée par un de nos syndicats à propos du contenu d’un ouvrage que vous éditez : le manuel d’Histoire-Géographie-EMC 4e (2016).

Dans le chapitre consacré aux migrations internationales, on y trouve (page 215) la reproduction d’une affiche de l’Adsav (en breton « relèvement ou renaissance »), organisation politique présentée comme « un parti nationaliste de la région Bretagne en France ». L’élève est alors invité à comparer cette affiche avec une autre affiche en anglais, et à répondre à la question suivante : « à partir de ces documents, décrivez les différences de point de vue sur l’accueil des migrants ».

Nous tenons à attirer votre attention sur ce parti politique. Adsav est bien plus qu’une simple organisation nationaliste. Adsav est ouvertement raciste, xénophobe et islamophobe. Pour s’en persuader, il suffit de visiter son blog.

Nous nous interrogeons sur la pertinence de ce document. Nous nous demandons, également, pourquoi cette affiche n’est pas présentée clairement pour ce qu’elle est.

Elle appelle à une manifestation à Pontivy. Sachez que lors de cette manifestation, les militants néo-nazis d’Adsav ont ratissé toute la ville en y commettant de nombreuses violences.

On trouve encore de nombreuses lectures de cette manifestation sur internet. A commencer par le site du journal Ouest France : http://www.ouest-france.fr/bretagne/pontivy-56300/attentats-de-paris-violences-en-marge-de-la-manifestation-de-ladsav-3840617

Nous demandons donc à ce que votre maison d’édition fasse le nécessaire, et qu’elle retire ce document si une réédition du manuel devait advenir.

En l’absence de réponse de votre part, ou en cas de réponse négative, nous inciterons nos adhérents et adhérentes à ne plus utiliser les ouvrages issus de votre maison d’édition.

Nous donnerons aussi une visibilité maximum à ce choix éditorial au-delà de nos seul.e.s adhérent.e.s.

Nous réclamons aussi, dans l’intérêt de vos lecteurs et lectrices, une meilleure attention de votre part quant au contenu des documents que vos présentez dans vos manuels.

Recevez, Madame, Monsieur, nos salutations syndicalistes.


Pour mémoire :

Stage CAH / CGT / CNT / SUD : 30 et 31 mai

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LIVRET SCOLAIRE UNIQUE NUMÉRIQUE : EXIGEONS SON RETRAIT

Jeudi 11 mai, plusieurs syndicats et associations organisaient à Paris une première réunion publique contre le Livret numérique. Dans la grande salle Croizat de la Bourse du travail République, les intervenant.e.s et les militant.e.s pédagogiques ont rappelé les enjeux de ce nouvel outil imposé par le ministère de l’Éducation.

La mise en place du Livret numérique augure d’une visibilité sans oubli des parcours scolaires du CP au Compte personnel de formation, intégré dans la loi Travail. Ainsi, l’État puis les futurs employeurs auront un regard sans aucune zone d’ombres sur les « compétences » de chacun.e.

Au quotidien, à l’école ou non, nous sommes tous fiché.e.s… Mais, nous pouvons nous déconnecter.

Avec le Livret scolaire unique numérique, la déconnexion sera impossible.

Ce livret s’inscrit dans le « socle commun des compétences », dispositif européen dont les items adoptées en 2015 en affirment les priorités : « savoir obéir », « savoir s’adapter », « apprendre à apprendre » Il renforce l’étatisation et la mise sous contrôle des destinées scolaires.

Prendre l’exemple de l’Application Post-bac (APB) pour les choix d’études après la Terminale le confirme : ne pas renseigner une case bloque toute inscription.

C’est aussi une arme institutionnelle remarquable pour formater tout apprentissage (lire ci-dessous l’intervention de la CNT-fte).

Google et Microsoft. Le ministère de l’Éducation s’est liée aux deux monstres du secteur dont les services ne garantissent aucune confidentialité sur les informations collectées et gérées.

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L’intervention de la Cnt-fte :

La tyrannie de l’évaluation

Dans la vie quotidienne, les évaluations sont partout : à l’école, au travail, que l’on soit cadre, ouvrière, élève ou professeur, les moindres activités humaines sont systématiquement « évaluées ». Rendre des comptes, être mesurable, compétitive, est une injonction permanente, de moins en moins remise en cause.

Au nom de la rétribution au mérite, les évaluations exacerbent la concurrence, instaurent la loi du chacun contre tous et bien souvent tuent : la créativité, les différences, les réflexions, les questionnements, les tâtonnements, les créations collectives … Quand elles ne tuent pas tout court. (suicides chez PSA, chez les infirmières, à France Télécom…)

Il vaut donc toujours mieux savoir de quoi l’on parle et de quelle école.

En France nous connaissons deux écoles :

Celle de Jules Ferry, ministre de l’éducation qui écrasa la Commune et qui institua l’école publique, laïque et obligatoire pour « en finir avec le siècle des révolutions ».

Son école primaire n’est pas une école pour le peuple mais contre lui. C’est une école caserne, où l’on apprend aux élèves à se taire, à obéir, à s’ennuyer et à marcher au pas.

Une école élitiste qui contrôle pour trier les classes sociales, qui sélectionne pour inculquer les valeurs de la bourgeoisie : ne pas partager, ne pas s’entraider et s’enrichir aux dépens des autres. Accumuler les richesses.

Dans cette école l’évaluation a toute sa place : isoler, contrôler, classer et noter avec des couleurs, des points ou des mini-phrases. Le résultat est le même. Comparer, hiérarchiser, exclure et désespérer.

Et une autre, à l’image de certaines classes ou écoles qui s’organisent différemment, qui prennent le temps, élaborent des démarches de d’apprentissage loin de la culture de l’évaluation ou de celle du livret. Une école active, qui revendique que chacune a les moyens et la volonté de progresser. L’aménagement du milieu -jouets, mobilier adapté, espace, outils, documentation…- est une condition première des apprentissages. C’est parce que l’homme a libéré sa main, que son cerveau s’est développé. Et non pas l’inverse ! L’Agir, en lieu et place de la passivité, de l’immobilité, du silence, de l’ennui et du par-coeur. L’enfant n’est pas un vase qu’on emplit mais un feu qu’on allume.

École mutuelle, école du peuple pour et par le peuple. Où apprendre se met en œuvre collectivement, dans les deux sens du terme (apprendre de quelqu’un /apprendre à quelqu’un), où chacune est amenée à recevoir et à transmettre, où chacune est active dans la production de nouveaux savoirs vivants. Où vivre ensemble est un apprentissage majeur.

Dans cette école, nul besoin d’évaluer. De donner une valeur externe.

Pour la CNT-FTE, refuser les évaluations nationales et repenser les apprentissages à l’école avec des démarches collectives, globales et coopératives qui excluent les évaluations -ce n’est pas une loi naturelle !- est une manière de réinventer un autre futur immédiat, débarrassé des impératifs de production. Réaffirmer le service public d’éducation comme une obligation de moyens mis au service des usagers et non pas comme une obligation de résultats au service de la reproduction des élites et de la sauvegarde de leurs privilèges.

(Enfin au moyen de ce véritable « livret ouvrier » numérique du XXI unième siècle, l’individualisation des parcours de formation permettra à terme le remplacement des diplômes par le CV numérique constitué des compétences et des expériences recensées pour chacun-e. Aux diplômes sont attachés des qualifications, aux qualifications sont liées les conventions collectives qui constituent un corpus de droits sociaux qui vient compléter le droit du travail. Voilà qui simplifiera quelque peu le « dialogue social » quand il s’agira d’aller « se vendre » au patronat sur un « marché du travail » totalement libéralisé par la disparition des droits collectifs devenus opportunément obsolètes.)

 

Retrouvez ici les participants à ce meeting : Motion LSUN commune  + Flyer / Meeting du 11 mai

Dossier spécial dans Le Classes En Lutte de février. Il est à télécharger là :

Classes En Lutte n°174. Il est accompagné d’un argumentaire de 4 pages, format affiche : Le casier scolaire

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8 mai : première mobilisation sociale du quinquennat

Dès l’annonce de l’élection de Macron, plusieurs initiatives de rues ont rassemblé des militantEs au Havre, Strasbourg, Rouen, Nancy…

A St Étienne, dimanche 7, la CNT a rejoint l’appel à rassemblement lancé par les JC, le NPA et la CGT. 300 personnes se sont retrouvées place Jean Jaurès entre l’Hôtel de Ville et la préfecture derrière la banderole : « Sainté : ville solidaire, cosmopolite et prolétaire ». Une manif s’est improvisée dans les rues du centre ville…

A Paris, les festivités avaient commencé aussi le soir des résultats dans les quartiers de Belleville, Ménilmontant et Villette . Mais c’est ce lundi 8 mai que plusieurs milliers de manifestantEs ont marché contre Macron de Bastille à République. Plus de 8000 personnes.

La préfecture avait interdit de manif des militantEs et à plusieurs reprises les forces de l’ordre ont chargé sur le défilé voulant scinder la tête de cortège…

tract d’appel du Front Social

Nous contacter ou rejoindre le #frontsocial :
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Twitter : @FrontSocialUni (https://twitter.com/FrontSocialUni)

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Manif du 1er mai

 

Paris. Plus de 3000 libertaires, la Cnt en tête, ont défilé ce 1er mai 2017 de la place des Fêtes à République.

La CNT a ensuite fermé la marche des syndicats CGT, FSU, FO, Solidaires.., direction Nation.

Il y avait du monde en tête de cortège autant sinon plus que derrière les banderoles syndicales. La tête de cortège avait des allures de printemps contre la loi Travail.

Selon la CGT : 80.000 manifestant.e.s à Paris. Elles (et ils) étaient bien la moitié à défiler devant tous les ballons syndicaux : ni Macron ni Le Pen, ni patrie ni patrons !

Violences et provocations policières toujours au rendez-vous : plusieurs blessé.e. s côté manifestants.

« Contre la milliardaire d’extrême droite et le larbin des banquiers »*, actualité oblige, elles et ils étaient 280.000 à manifester en France ce 1er mai 2017.

*  Propos lu et entendu à Besançon…

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Palme académique

A l’école des fachos

Les candidats aux présidentielles de la droite et de son extrême ont de fumeuses propositions pour l’école. Outre leur attirance endémique pour l’école privée, celle des cathos, ils veulent en finir avec l’apprentissage des « langues et cultures d’origine ». Place au « patrimoine national ». Avec l’aide de Fillon, une candidate veut même « instaurer une tenue vestimentaire spécifique à l’école et au collège et évaluer le comportement ». On progresse. A quand le retour du bonnet d’âne, de la trique et de l’estrade ?

Palme pour tous !

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Retrouvez l’essentiel de l’actualité du mois

dans le Classes En Lutte n°176, avril 2017.

Il est à télécharger là : Cel / avril 2017

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La CNT éducation a écrit à la MGEN.

Il y a quelques jours,  la MGEN  publiait sur son site internet une offre de voyage en Israël comprenant des excursions en Cisjordanie sans jamais spécifier qu’il s’agissait  de la Palestine, actant ainsi de fait la colonisation, condamnée pourtant par les juridictions internationales.

La CNT a envoyé ce courrier : Courrier à la MGEN


  • Les bibliothécaires de Grenoble étaient à Paris à l’occasion du Salon du Livre. 

Le récit de cette journée ici :

https://paris-luttes.info/un-maillon-de-la-chaine-du-livre-7851

Bibliothécaires en lutte : toutes et tous à Paris le 24 mars 2017 !

  • Lycée Doisneau : la grève est finie, la lutte continue !

Vaulx-en-Velin, le mardi 21 mars 2017
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Une délégation composée de personnels enseignant(e)s et vie scolaire, de
parents et d’élèves du lycée a été reçue dans la matinée à la Préfecture
par deux conseillers du gouvernement et l’inspecteur d’académie adjoint,
ce mardi 21 mars. Cette audience a permis d’insister sur la nécessité de
débloquer des moyens provisoires pour la vie scolaire, et sur
l’importance d’abonder encore la dotation horaire globale, au-delà des
moyens alloués la veille en audience au Rectorat – qui ne permettent pas
d’envisager sereinement la rentrée prochaine. Si, dans l’après-midi, les
personnels ont décidé d’arrêter leur mouvement de grève, ils suivront
jusqu’à la fin de l’année scolaire l’évolution du dossier, avec la plus
grande vigilance. De nouvelles mobilisations sont déjà envisagées lors de
la phase d’ajustement (juin) ou à la rentrée, si les moyens nécessaires
ne nous étaient pas alloués pour garantir des conditions d’apprentissage
dignes de nos élèves.

De nouveau en grève à plus de 70 % ce mardi 21 mars, les personnels
avaient sollicité une audience auprès de M. Hollande et Mme
Vallaud-Belkacem, en visite dans leur ville. La délégation, reçue par M.
Prochasson, conseiller éducation auprès du président, M. Tournier,
conseiller en charge du premier degré et de l’éducation prioritaire, et M.
Bidet, adjoint au DASEN, ont reconnu la situation particulière du lycée
Robert Doisneau et ont déploré que les lycées soient, à l’heure actuelle,
les oubliés de la refonte de l’éducation prioritaire. Ils ont confirmé les
avancées annoncées la veille par le Rectorat : limitation à 30 des
effectifs de Seconde et de Première STI2D, limitation des effectifs
globaux du lycée à 750 élèves, ajout de 9h postes pour la DHG de la
rentrée 2017, alignement du nombre de postes d’AED sur les dotations des
collèges ou des lycées professionnels pour la rentrée 2018, garantie d’une
journée de présence supplémentaire de l’assistant social du lycée. M.
Couturaud, inspecteur d’académie, s’était engagé lors de l’audience de
lundi à prendre en considération tous les points de blocage restants dans
la DHG, en particulier dans les dispositifs d’aide aux élèves
(dédoublement, tutorat, etc.). Les personnels resteront extrêmement
vigilants quant à la mise en œuvre effective des engagements qui ont été
pris. Par ailleurs, l’audience de ce matin a permis de faire entendre les
autres revendications nécessaires au bon fonctionnement du lycée : 40h
postes supplémentaires sur la DHG pour maintenir l’ensemble des
dispositifs d’accompagnement et de dédoublement, 3 postes d’AED
supplémentaires ainsi qu’un demi-poste de CPE. Si l’équipe éducative a le
sentiment d’avoir été écoutée, elle n’a toutefois obtenu aucun engagement
officiel sur ces derniers points.
Il aura fallu six jours de grève, la mobilisation des parents d’élèves –
qui accompagnent les personnels de délégation en délégation depuis des
semaines – et des lycéens, pour que commencent à être entendues des
revendications dont la légitimité a été reconnue par l’adjoint au DASEN.
Afin que cette situation ne se répète pas, et que l’équipe éducative
puisse accomplir sereinement sa mission auprès des élèves, les personnels
continuent de revendiquer le classement en éducation prioritaire des
lycées qui, du fait de leurs caractéristiques sociologiques, nécessitent
un accompagnement particulier, renforcé. Ils continuent de s’inscrire dans
le mouvement « Touche pas à ma ZEP ! », lancé depuis le mois d’octobre
2016 par de nombreux établissements. Ils sont également solidaires de tous
les établissements de l’académie de Lyon, qu’ils bénéficient du classement
 »éducation prioritaire » ou non, et qui se mobilisent pour que les moyens
nécessaires leur soient attribués pour la rentrée prochaine : les L.P.
Béjuit et Seguin, les collèges Gabriel Rosset, Jean Macé et Môrice Leroux,
le lycée Chaplin, etc.

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Dimanche 19 mars, contre les violences policières, le racisme, la chasse aux migrants, 25.000 manifestant.e.s ont marché de Nation à République à Paris…

Violences policières et répression étatique

Communiqué de la fédération éducation

Humilier, mutiler et tuer pour réduire au silence et empêcher que la résistance s’organise. Cela fait des décennies que la police terrorise et tue dans les quartiers populaires, que cela soit au quotidien ou lors des mouvements sociaux.  L’État s’appuie sur la police et la justice pour écraser nos vies et nos révoltes. Des contrats aux bénéfices astronomiques de ventes d’armes et de « techniques » de maintien de l’ordre se concluent dans le monde entier sur le dos de nos mort.e.s et nos mutilé.e.s.

Le jeudi 2 février, Théo, habitant de la cité des 3000 dans la commune d’Aulnay-sous-Bois, jeune homme noir de 22 ans, a été frappé, injurié, gazé et violé par des policiers parce qu’il avait eu l’audace d’exprimer sa réprobation vis à vis d’interpellations injustifiées. Mais surtout parce qu’il était noir et, qu’en France, il y a des citoyens de seconde zone.

Ce n’est pas une bavure, le dérapage de quelques policiers isolés. C’est la conséquence d’une violence et d’un racisme d’État qui ont pour but de maintenir, particulièrement dans les quartiers populaires, la domination du capitalisme. Quitte à en admettre les excès et en absoudre leurs auteurs. C’est la preuve d’un système prêt à toutes les violences pour contraindre à la soumission et exploiter la partie la plus pauvre de la population comme aux temps des colonies. C’est précisément pour ces raisons que la CNT ne syndique pas les forces répressives de l’État.

Pour l’IGPN, Théo Luhaka n’a pas été victime de viol, mais d’un accident. Quelques mois après la mort d’Adama Traoré à Beaumont sur Oise, de nouveau le mensonge répond à la quête de vérité et de justice exprimée par les familles, les amis, les associations… Ce sont aussi des tirs à balle réelle qui leur sont opposés là où la solidarité fait rage comme à Aulnay dans la nuit du 6 au 7 février.

Comme si cela ne suffisait pas, une loi de « sécurité publique » vient d’être adoptée, alignant les droits des policiers sur ceux des gendarmes. Nous dénonçons cette nouvelle loi sécuritaire qui donne un « permis de tuer ». La militarisation de la police va faire d’autres victimes.

A quelques mois des élections, nous voulons redire que la solution ne viendra pas « d’en haut ». Quels que soient les gouvernements, la même politique perdure et s’amplifie. Ce n’est ni dans les salons de l’Élysée, de Matignon, ou de la place Beauvau que nous obtiendrons satisfaction, mais dans la rue.

Organisons-nous, dans les quartiers, sur nos lieux de travail, en assemblées souveraines et reprenons ce qui nous appartient. Décidons nous-mêmes, pour nous-mêmes, et luttons pour un autre futur, débarrassé de l’État, des patrons et de leurs polices.

Pas de justice, pas de paix !

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Dernières infos…

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Vendredi 10 février, la CNT-éducation  appelait à soutenir 7 militants accusés d’avoir « dérangé » le Medef et surtout abîmé le rideau métallique de son siège à Paris.

Ils ont été relaxé.

La CNT appelle à venir soutenir Nino, camarade de la CNT éducation Paris, et 6 autres personnes mises en examen suite à l'occupation en juin dernier du MEDEF, dans le cadre du mouvement contre la loi Travail.

La compagnie Jolie Môme, qui avait participé à l'organisation de
l'occupation, appelle à un rassemblement de soutien à partir de midi
devant le TGI.
Voir ici :
http://cie-joliemome.org/?ai1ec_event=rassemblement-tgi-de-paris-proces-de-cyril-et-du-rideau-de-fer-du-medef-10-fevrier-12h

Pour la solidarité financière : envoyez vos dons à la CNT 33 rue des
Vignoles Paris 20e, chèques à l’ordre de la « FAU » inscrivez «
antirépression » au dos.

Soyons nombreuses.x à leurs côtés ! 

Le lien vers le calendrier élaboré par la coordination anti-rep
https://annuel.framapad.org/p/agenda_antir%C3%A9p
N'hésitez pas à le faire  circuler et à le compléter !

Vendredi 10 février : Procès de 7 personnes suite à l'occupation du MEDEF. Rdvs à 13h30 dans la 10ème Chambre correctionnelle du TGI de Paris.
Rassemblement  à Midi devant le TGI de Paris 4 Boulevard du Palais,
75001 M°Cité

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Plusieurs lycées des académies de Lille, Orléans, Marseille, Lyon, Grenoble et en région parisienne étaient en grève vendredi 27 janvier.

ZEP ZAD

En 2015, le statut des Zones d’Éducation prioritaire a été supprimé au profit des politiques de la ville. Cette suppression a déjà entraîné une importante instabilité des équipes, par une hausse des départs, une diminution des titulaires, et des postes non pourvus.

C’est pour ces raisons que depuis Septembre, de nombreux collègues des établissements anciennement ZEP, partout en France, manifestent et se mobilisent pour stopper la dégradation générale des conditions de travail qu’ils subissent depuis 2015 et la suppression du statut ZEP.

Pour que les moyens encore existants restent en place, qu’une carte complète des zones prioritaires soit fixée et qu’un statut unique soit établi pour les établissements, la mobilisation doit se maintenir et s’amplifier

Pour suivre les actions et la mobilisation du collectif “Touche pas ma Zep » http://www.tpamz.levillage.org/

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La CNT éducation publie une revue : La Mauvaise Herbe. Le dernier numéro est encore disponible,  le numéro 3,  au prix de 3 euros. Il est disponible dans les très bonnes librairies et au 33 rue des Vignoles 75020 Paris.

Abonnement, 4 numéros : 10 euros.

Lire les présentations dans la rubrique « La Mauvaise Herbe ».

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Extrême(s)- droite(s) contre l’Éducation

La progression du FN, la banalisation des discours « décomplexés » et sécuritaires rappellent les dangers qui pèsent sur la société et sur l’école.

En mai 2016, un premier stage intersyndical régional entendait décrypter les vrais visages des extrêmes droites contre l’éducation.

Ce lien vous permettra de lire et diffuser…  L’argumentaire intersyndical

 

Livret scolaire unique numérique (LSUN) : le casier scolaire

Avec la mise en place du livret numérique scolaire unique du CP à la 3è, nous assistons à l’accélération du fichage généralisé. Big Brother va très bientôt watching you !

Il s’agit pour les enseignants de renseigner sur internet les compétences acquises par les élèves. Ces compétences seront accompagnées de toutes les attestations possibles, remarques des profs, éléments relatifs à la vie scolaire (absences, retards, comportement, attitudes) et des dossiers éventuels sur les difficultés scolaires ou de santé.

Un vrai régal pour les patrons et le ministère de l’intérieur. En effet, toutes les institutions, notamment policières, auront accès aux données recensées, conformément aux diverses lois votées ces dernières années : loi du 5 mars 2007 sur la « prévention de la délinquance » et le « secret professionnel partagé », loi du 7 mars 2016 sur le « droit de communication » réservé aux préfets.

D’un livret personnel papier propriété des enfants et des parents des élèves, l’État s’arroge le droit d’un livret informatique qu’il serait seul en mesure de valider, supprimer, amender.

En plein état d’urgence indéfiniment renouvelé, encore sous le coup de la répression judiciaire et des violences policières anti-syndicales, dans les ZAD, contre les migrant.e.s, les élèves sans-papiers ou les quartiers populaires, ce fichage est intolérable.

La CNT exige le retrait de ce livret numérique, encourage les enseignants à ne pas le renseigner et à s’organiser collectivement pour obtenir son abolition.