Traçabilité des élèves en temps réel
Dépistage précoce des déviances
Traitement pro-actifs des
comportements
Surveillance biométrique
Nos enfants sont-ils dangereux ?
Depuis plusieurs années l’état ne cesse de mettre
en place des nouveaux dispositifs de contrôle et de
surveillance rapprochés des mineurs. Sous couvert
de prévention active, c’est en fait un véritable
arsenal répressif qui s’est développé dans les
écoles, collèges, lycées et universités. La
communauté éducative est sommée de participer à
cette grande chasse aux mauvais garçons et aux
filles délurées.
plan de prévention de la délinquance détruisant le
secret professionnel, instaurant la confusion des
genres et entraînant la collaboration forcée des
enseignant-e-s et des travailleur-se-s sociaux avec
les forces répressives
fichiers base élève et sconet centralisant les
données au niveau national et qui devaient
contenir un nombre important de données
sensibles (nationalité, langue d’origine , suivi
psychologique, absentéisme...)
vidéo-surveillance envahissant toujours plus de
lieux et facilitant le suivi en temps réel des
personnes
fichage génétique des mineur-e-s sur simple
présomption de vol, dégradation...
questionnaire sur le comportement dans les
écoles maternelles (L’enfant accepte-t-il
facilement de lâcher son doudou ? Répond-il à
l’adulte ? Dit-il non ?...)
questionnaire intime sur la famille dans les
évaluations expérimentales en cm2 (Quelle langue
parles-tu à la maison ? D’habitude, qui vit avec toi
à la maison ? Es-tu né en France ? Ton père est-il
né en France ? Ta mère est-elle née en France ?)
dispositifs de contrôle biométriques dans les
écoles, collèges, lycées et université, tant en
direction des personnels que des élèves et gestion
informatique des déplacements
cartes multifonctions utilisées dans les universités
pour manger au Restaurant Universitaire, entrer
dans les résidences étudiantes, faire des
photocopies, emprunter des documents à la
bibliothèque universitaire, passer les examens,
pénétrer dans les bâtiments de la fac, faire les
démarches administratives
arrestation et enfermement des mineur-e-s et de
leur famille dans les centres de rétention
L’idée des ordonnances de 1 945 qui instaurait la
protection des mineur-es est bafouée et on assiste
bien à l’instauration d’une suspicion généralisée
sur les enfants, les adolescent-e-s et les jeunes.
Nous croyons :
qu’une société qui traite sa jeunesse en criminel
est une société qui se suicide.
que les écoles ne doivent être ni des églises, ni
des casernes, ni des usines
que l’acte éducatif se fonde sur les relations
humaines et ne peut être mécanisé
que les enfants sont des êtres en devenir et ne
seraient être considéré-e-s comme prédéterminé-es
par leur comportement à certaines époques de
leur vie.
C’est pourquoi nous appelons toutes celles et tous
ceux qui partagent ces convictions à nous
rejoindre pour oeuvrer à une révolution sociale,
pédagogique et libertaire afin de construire une
autre école centrée sur le respect des enfants et
travaillant à leur émancipation.