Blanquer aime le drapeau mais pas la contestation !

             L’Assemblée nationale a débattu  la semaine passée de la nouvelle loi de la « défiance » chère au ministre. Elle a été votée en première lecture à L’Assemblée nationale dans la soirée de vendredi avec à peine quelques députés présents. Elle prévoit une devoir « d’exemplarité » pour les personnels  (en d’autres termes : un  devoir de réserve), l’obligation scolaire dès 3 ans et la création « d’établissements des savoirs fondamentaux » où les directrices et directeurs des écoles deviendraient des chefs adjoints au principal du collège de secteur. Toute une philosophie !

Les députés ont beaucoup causé du drapeau tricolore. Evidemment une urgence !

Nous y reviendrons dans le Classes-En-lutte de mars.

En même temps, dans la rue, la contestation s’organise. En région parisienne, à l’occasion de la publication des dotations pour l’an prochain jugées insuffisantes, plusieurs établissements du secondaire ont reconduit la grève après le 5 février dernier. Collèges en grèves et lycées se sont rassemblés mardi 12 février devant le ministère. Aucune délégation n’ a été reçue.

Ci-dessous :  un premier bilan :

APPEL DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES ETABLISSEMENTS EN GREVE D’ILE DE FRANCE

L’Assemblée Générale des établissements en Grève d’Île-de-France, qui s’est tenue ce mardi 12 février à Paris dans le local de l’EDMP, a réuni 75 personnes en provenance de 44 établissements ou regroupements d’établissements des trois académies franciliennes.

Une grande partie des établissements représentés ont participé à la grève et au rassemblement au ministère du matin appelé par l’intersyndicale de Créteil. Action que l’AG Education d’Ile-de-France avait décidé de rejoindre, en appelant également les établissements des académies de Paris et de Versailles à y prendre part, sur le cahier revendicatif suivant, pour une école plus égalitaire et émancipatrice : – pour l’abrogation des réformes du collège, du lycée général et technologique, du lycée professionnel, et du baccalauréat ; – pour l’abrogation de la loi ORE et de Parcoursup ; – contre la baisse des moyens annoncée dans les écoles primaires, les collèges (en particulier pour les UPE2A) et les lycées ; – pour une carte élargie de l’éducation prioritaire allant de la maternelle au Bac ; – contre l’imposition d’une deuxième heure supplémentaire obligatoire dans le second degré.

Des revendications supplémentaires ont été proposées : salaires, retrait du projet de loi Blanquer sur « l‘école de la confiance » : les AG des  établissements doivent en discuter afin d’amender la plate-forme lors de l’AG du jeudi 21 02

Répondant à l’appel de l’AG IDF du 8 février et aux communiqués des établissements en grève reconductible appelant à les rejoindre, de nouveaux collèges et lycées étaient représentés ce mardi. Et depuis l’AG précédente, plus d’une quinzaine d’établissements de la région sont entrés en grève reconductible : Balzac, Mitry-Mory (77), Camille Claudel, Pontault-Combault (77), Jean Macé, Vitry-sur-Seine (94), Olympe de Gouges, Noisy-le-Sec (93), Jean Jaurès, Montreuil (93), Jean Renoir, Bondy (93), Evariste Galois, Noisy-le-Grand (93), Utrillo, Stains (93), Paul Valéry, Paris 12e, Victor Duruy, Paris 7e, Cité scolaire Rodin, Paris 13e, Simone Weil, Paris 3e ; Rejoints le 11/02 : Voltaire, Paris 11e, Clémenceau, Villemonble (93) ; Rejoints le 12/02 : Maupassant, Colombes (92), Delacroix, Drancy (93)

 L’AG ÎDF soutient les établissements qui ont reconduit la grève et appelle à les rejoindre. Pour cela elle appelle à organiser partout des AG d’établissements, des AG de villes comme à Paris, à Montreuil et Bagnolet et Bondy dans le 93 et à Colombes dans le 92, afin d’organiser l’extension du mouvement, notamment par la « grève marchante » de bahuts en grève vers d’autres moins mobilisés.

 L’AG ÎDF appelle à faire du jeudi 21 février un temps fort de grève, avec :

 => le matin des actions médiatiques sur Paris. Pour cela, l’AG IDF met en place une commission action envoyez vos propositions au lycée Delacroix à Drancy qui coordonne (shakila.za@gmail.com)

=> à 14 h une manifestation devant le ministère

=> à 16 h une Assemblée Générale à la Bourse du Travail de Paris pour organiser la suite du mouvement et des actions pendant les vacances proposées au niveau national et régional

 -à une action commune en région parisienne, visible et médiatique, le jeudi 14  février après midi (proposée par l’AG de ville de Colombes : contact david.pijoan@gmail.com)

 -à faire vivre la grève pendant toutes les vacances notamment par le relais des académies en activité pour se retrouver tous et toutes ensemble à la rentrée à la coordination nationale du 17 mars à Paris.

 – à multiplier les actions consistant à ne pas collaborer avec ces réformes : boycott ou désorganisation des examens blancs, des conseils pédagogiques, conseils d’enseignement, CA…  en se coordonnant au maximum  et  en donnant le maximum de cohérence et de visibilité médiatique à ces actions.

Pour la démission collective des fonctions de professeur principal comme dans l’Académie de Toulouse, ou de professeur coordonnateur, l’AG a confié la coordination au lycée Mozart (lycéemozartenlutte@gmail.com

-à solliciter les associations de parents à tous niveaux pour soutenir les actions des personnels et notamment à appeler à des journées « établissements déserts »

 -à annoncer, pour les collègues qui le souhaitent, un RDV commun de manif gilets jaunes les samedis

 L’AG IDF considère que pour gagner l’unité la plus large doit prévaloir, personnels, parents, élèves, AG et  organisations syndicales, et pour ce faire elle est prête à discuter de ses propositions avec ces dernières.

 Pour  communiquer entre établissements, proposer des actions collectifcrbpidf@framalistes.org

Pour centraliser les établissements en grève Framacalc – tableur collaboratif en ligne

LIENS UTILES

La pétition de la coordination nationale : https://www.change.org/p/ministre-de-l-education- nationale-pour-une-%C3%A9cole-plus-%C3%A9galitaire-abrogation-des-r%C3%A9formes- blanquer-et-de-parcoursup

La caisse de lutte : https://www.lepotcommun.fr/pot/tdnghgr1

Le blog du collectif CRBP Ile-de-France : https://collectifcrbpidf.jimdofree.com/

Le groupe facebook « Les enseignants s’organisent contre les réformes Blanquer »: https://www.facebook.com/groups/422548111511799/?epa=SEARCH_BOX

La page facebook de Touche pas ma ZEP : https://www.facebook.com/to

AG Education en lutte Ile-de-France

 

Préavis de grève du lundi 18 février au samedi 23 février 2019

CNT-FTE
33 rue des Vignoles, 75020 Paris

le 1er/02/2019

Objet : préavis de grève

Monsieur le Ministre de l’Éducation Nationale,
de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche
110 rue de Grenelle,
75007 Paris

Notre fédération, régulièrement constituée et déclarée au niveau national, affiliée à la Confédération Nationale du Travail, dépose du lundi 18 février au samedi 23 février 2019, un préavis de grève concernant l’ensemble des personnels des établissements d’enseignement. Ce préavis doit permettre aux personnels de cesser le travail à tout moment pendant la période indiquée afin d’exiger l’abandon de la politique de casse du service public d’éducation, afin de protéger la scolarité de l’ensemble des élèves, et afin de se protéger de la répression hiérarchique.
En effet la Fédération des Travailleurs de l’Éducation de la CNT soutient les personnels qui se prononcent :

– contre la sélection à l’entrée de l’université ;
– contre une réforme des rythmes scolaires qui ne prend pas en compte les rythmes de travail et de vie des enfants et que l’état refuse de financer en laissant les collectivités locales assumer ;
– contre les suppressions d’emplois et de postes ;
– contre la remise en cause de la liberté pédagogique et l’obligation de soumettre les élèves à des pratiques anti-pédagogiques (évaluations nationales, livret personnel de compétences) ;
– contre la précarité et toutes ses déclinaisons (CDI, CDD, AED, AVS, CUI) ;
– contre le travail gratuit de la journée de « solidarité »;
– contre toute remise en cause du droit de grève et des droits syndicaux;
– contre la répression syndicale ;
– contre la mise en place des EPEP dans les établissements du premier degré ;
– contre la rupture de la scolarité du fait de la politique d’immigration du gouvernement.
– contre les perturbations du fonctionnement des établissements scolaires par l’intrusion de forces de police ou de gendarmerie à la recherche d’élèves ainsi que contre les pressions hiérarchiques et les sanctions envers les personnels engagés dans la défense des élèves, avec notamment la multiplication de sanctions administratives ;
–  contre l’intrusion de forces de police ou de gendarmerie dans les établissements scolaires.
– contre les exercices PPMS intrusion attentat ;
– contre l’emploi de personnels issus de l’armée ou de la police dans les établissements scolaires.
– contre le fichage des élèves à travers « Base-élèves », la version numérique du livret personnel de compétences et l’ensemble des fichiers de gestion et de notation des élèves (ENT, Pronote, LSUN…) ;
– contre les réformes en cours des lycées et des bacs professionnels, généraux et technologiques ;
– contre les DHG insuffisantes dans les établissements du second degré, (suppressions des heures postes et multiplication des heures supplémentaires) ;
– contre les manques de personnels médico-sociaux (infirmères, médecins scolaires et AS) et les attaques contre les services d’orientation (CIO) ;
– contre la caporalisation et la hiérarchisation (projets de décrets étendant les pouvoirs des chefs d’établissement, conseils pédagogiques), et contre toutes les pressions hiérarchiques ;
– contre la dégradation des conditions de travail et de formation ;
– contre les conditions de remplacement à l’interne dans les établissements du second degré;
– contre les attaques envers les personnels TOS;
– contre la loi d’autonomie des universités, la dégradation du statut des enseignants-chercheurs, la  masterisation (recrutement et formation des enseignants);
– contre les attaques des systèmes de solidarité, les primes « au mérite » et l’individualisation des salaires ;
– contre toutes les attaques au Code du Travail ;

La Fédération des Travailleurs de l’Éducation de la CNT soutient les personnels qui se prononcent:
– pour un service public d’éducation de qualité ;
– pour des embauches de personnels statutaires pour répondre aux besoins des établissements et la titularisation et la formation de tous les travailleurs et travailleuses précaires de l’éducation nationale ;
– pour une totale liberté pédagogique;
– pour une revalorisation des pensions, des salaires, des traitements ainsi qu’une amélioration des conditions de départ à la retraite pour tous.

Afin d’éviter toute ambiguïté ou pression sur les personnels grévistes, nous vous demandons avec insistance de transmettre ce préavis à l’ensemble des Recteurs d’Académie.

Veuillez recevoir nos salutations syndicalistes,
Pour la FTE CNT, le secrétaire,

Alain Dervin

 

CONTRE LA REPRESSION. POUR LA LIBERTÉ DE MANIFESTER

       Manifestations empêchées, dispositifs policiers démesurés, provocations policières, humiliations, perquisitions, gardes à vue, comparutions immédiates, gazages et matraquages systématiques, évacuations violentes, tirs tendus de Flash-Ball et de grenades de désencerclement, nassages et interpellations, détentions préventives, plus de 1000 condamnations, des centaines de blesséEs, certainEs mutiléEs…

Depuis novembre, la criminalisation et la répression des gilets jaunes, des lycéenNEs, des habitantEs des quartiers populaires, des sans-papiers et réfugiéEs, des étudiantEs, des sans logis, des syndicalistes, des militantEs … et du mouvement social en général s’accentuent.

De plus, l’Assemblée Nationale a voté en première lecture le 5 février une nouvelle loi liberticide : création d’un fichier de manifestants, interdiction individualisée de manifester et assignation à résidence, fouilles et palpations à l’entrée des manifestations,  pénalisation des personnes qui participent à une manifestation non déclarée…

Exigeons :

– le retrait du projet de loi « répression » de Macron-Philippe-Retailleau contre le droit de manifester ;

– l’abandon des poursuites à l’encontre des victimes de la répression policière et leur indemnisation ;

l’interdiction des armes mutilantes dites « intermédiaires » (flash-balls, grenades de désencerclement…) ;

– l’arrêt et la fin de l’impunité des violences policières

__________

Le tract parisien

Premiers signataires : ASSO-Solidaires, ATTAC, ATMF, Campagne BDS France, CNT-FTE, Collectif des Universitaires contre les violences policières, Comité Adama, CRLDHT, DAL, Droits devant !, Emancipation Tendance Intersyndicale, Femmes Plurielles, Fondation Copernic, FTCR, LDH Paris 18, UJFP, UTAC, SNJ-CGT, Sud-PTT, Solidaires …

Ainsi que : Alternative Libertaire, Ensemble!, Gauche Démocratique et Sociale, Coopérative Ecologie Sociale, Décroissance IDF, Parti de Gauche, POID…

 

Après la grève du 5 février, continuer pour gagner !

Mardi 5 février, 300.000 manifestant.e.s en régions, 30.000 à Paris… 160 rassemblements, la convergence des luttes a bien commencé.

Blocage du marché de Rungis… L’aéroport de Nantes également bloqué… Le péage de Toulouse Nord occupé… Aucun transport à Grenoble…

Manifs au Havre, Caen, Rouen qui ont « fait le plein »… Tout est bien parti pour ne plus s’arrêter ?!

Toutes et tous en grève mardi 5 février 2019

      Classes-En-Lutte, février 2019

Depuis près de trois mois, un mouvement social sans précédent revendique plus de justice sociale. La seule réponse du gouvernement est une répression policière et judiciaire féroce,

et un mépris de classe étalé à longueur d’antennes. Un appel à la grève est donc lancé pour le 5 février à l’ensemble des travailleur.euse.s, chômeur.euse.s, retraité.e.s et étudiant.e.s.  L’appel pour le 5 février

Pour s’abonner à Classes En Lutte : écrire à  classesenlutte-owner@cnt-f.org

 

Evaluations CP…, c’est toujours non !

Du 21 janvier au 2 février, de nouvelles évaluations nationales sont proposées par le ministère. La CNT appelle à les boycotter. Pour 9 raisons ci-dessous résumées :

  • leur caractère anxiogène et en  rien compatible avec nos progressions d’apprentissages
  • les items en contradiction avec le travail fait en classes
  • la standardisation
  • l’externalisation des corrections
  • l’analyse par des logiciels
  • l’atteinte à la liberté pédagogique
  • la pression hiérarchique
  • la mise en concurrence généralisée des écoles
  • L’appel unitaire à refuser des Parisien.nes
  • L’appel unitaire du 9-3 !

Grève jeudi 24 janvier

Impossible d’accepter les contre-réformes imposées par le ministère : réformes des lycées, du Bac, Parcoursup, la loi ORE…

Impossible d’accepter la dégradation des conditions de travail de tous les personnels, la remise en cause de leurs statuts, le blocage du point d’indice, les menaces sur le code des pensions, les suppressions de postes, la possibilité pour l’administration d’imposer aux enseignants une deuxième heure supplémentaire…

Impossible d’accepter le projet de loi Blanquer, notamment son article 1 qui vise à interdire toute liberté pour les personnels de contester ou de revendiquer publiquement*…

Manif dynamique à Rennes ; les lycéens prenant des chemins de traverses. 30% de grévistes… Nuit des lycées dans le Tarn… La colère ne faiblit contre les réformes Blanquer. D’autres infos et rendez-vous prochainement.

— Deux étudiants de Nanterre interdits de fac pour faits de luttes !

Le communiqué de la CNT : Victor et Micka

 

Construire une révolution sociale et libertaire

  Classes-en-lutte janvier 2019

Depuis le 17 novembre, des centaines de milliers de personnes protestent lors d’actions variées en enfilant des gilets jaunes. Si les revendications sont très diverses,  elles expriment  clairement une colère contre l’exploitation et le mépris. Sur des ronds points, dans certaines communes, des exigences démocratiques s’affirment comme à Caen, Paris, Commercy,…

Il est plus que temps que l’ensemble des travailleurs et travailleuses, en activité ou au chômage, salariés du public comme du privé ou indépendants, en formations ou à la retraite portent haut et fort des revendications pour une hausse des salaires et des minimas sociaux.

Contrairement aux dires des politiques et des journalistes, nous en avons les moyens. L’opulence insolente des plus riches et le gaspillage monumental des moyens (armement nucléaire comme conventionnel, publicité…) sont là pour nous le prouver tous les jours.

Pour remédier à cette situation inique (les pauvres toujours plus pauvres et les riches toujours plus riches) et sortir du capitalisme, nous devons imposer d‘autres solutions démocratiques, économiques, sociales et culturelles.

Un changement radical de système s’impose.

Nous ne pouvons compter sur aucun représentant pour assumer ce changement. Nous devons toutes et tous reprendre en main nos vies en autogérant la société.

 Exiger dans l’immédiat la hausse du SMIC (privé et public) ; l’augmentation des salaires (y compris socialisés) ; l’arrêt de l’entreprise de démantèlement de la protection sociale en cours et la sécurisation économique de l’ensemble des travailleurs et des travailleuses en premier lieu à travers l’assurance chômage et les minima sociaux ; la taxation du capital ; défendre et développer partout les services publics sont des revendications que nous partageons avec ce mouvement populaire.

La CNT-FTE, partout où c’est possible, appelle à participer aux assemblées générales décisionnaires.

Elle appelle à participer aux diverses actions décidées par ces mêmes assemblées générales.

Elle appelle à rejeter toutes formes de discrimination (racisme, sexisme, LGBTphobie, antisémitisme…)

Défendant la liberté de circulation et d’installation, la CNT-FTE rappelle que l’égalité des droits, donc la régularisation de tous les sans papiers ne sera un problème que pour les patrons qui les exploitent. La France a aussi les moyens d’être une terre d’accueil.

Les répressions policière et judiciaire doivent cesser. Nous demandons le désarmement des forces de police.

Samedi 12 janvier, l’acte IX a rassemblé plus de monde que la semaine passée dans les rues en régions et à Paris. Dans la capitale, le syndicat CNT éducation  avait appelé ses militant.e.s à se joindre à la manifestation.

 

Tous les 2è mardis du mois de 20h30 à 22h30

Retrouvez ici l’intégrale des dernières émissions…

  • Mardi 11 décembre.  https://www.mixcloud.com/CNTEducation93/emission-de-la-cnt-93-mardi-11-d%C3%A9cembre/
  • L’émission du 2 novembre 2018 Les ami.e. s D’Orwell contre les fichages à l’école.

C’est là :  http://souriez.info/A-l-ecole-du-Big-Data

  • L’émission du mardi 9 octobre 2018 consacrée à la rentrée sociale (première journée de grèves interpro ce jour) est là :
"https://www.mixcloud.com/widget/iframe/?hide_cover=1&mini=1&light=1&feed=%2FCNTEducation93%2Femission-de-la-cnt-education-93-09_10_2018%2F"

 

Au programme de l’émission du mardi 13 juin

Vies volées. Contre les violences policières : mobilisation pour Lamine Dieng

L’émission de radio de la CNT Éducation Région Parisienne aura lieu ce mardi 13 juin 2017 comme chaque deuxième mardi du mois de 20h30 à 22h30 sur Radio Libertaire 89.4

On peut écouter en ligne sur le site de Radio Libertaire en-dehors de la région parisienne.

A quelques jours du 17 juin, journée de mobilisation pour Lamine Dieng* à Paris, nous accueillerons Ramata Dieng, sœur de Lamine, des militant.e.s de la Coordination anti-rep et des syndicalistes investi.e.s dans la préparation de cette journée.

Il s’agira pour nous de revenir sur les causes de la mort de Lamine, le 17 juin 2007, qui n’est pas accidentelle mais s’inscrit dans une longue liste de violences policières qui ont fait de nombreuses victimes, tels Joseph Randolph (2007), Mohamed Boukrourou (2009), Hakim Djellassi (2009), Ali Ziri (2009), Louis Klinger (2010), Abdelhak Gorafia (2014), Amadou Koumé (2015), Adama Traoré (2016)…

A ce jour, le meurtre de Lamine, comme de nombreux autres, n’est toujours pas reconnu. C’est pourquoi la famille avec le collectif Vies Volées appelle à se rassembler nombreux.ses toute la journée du 17 juin, à la veille du verdict de la cour de cassation qui interviendra le 21 juin.

Ces violences policières ne doivent pas rester impunies et il y a tout à craindre qu’elles redoublent si les dispositions exorbitantes de la police liées à l’état d’urgence -indéfiniment prolongé- s’inscrivent durablement dans une loi de droit commun, comme le prévoit Macron.

Sous prétexte de lutte anti-terroriste, nous avons vu les libertés fondamentales (interdictions de séjours, assignations, fouilles et nasses) remises en question lors des manifestations contre la Coop 21, dans les ZAD ou contre la loi Travail. Elles ont été le théâtre de violences redoublées de la part de la police, faisant de nombreux.ses blessé.e.s et mutilé.e.s et parfois même des morts, comme Rémi Fraisse en 2014.

Nos échanges s’inscriront dans les convergences des luttes entre les familles de victime et les militant.e.s anti-fascistes et anti-capitalistes de ces derniers mois. Convergences qui doivent encore se renforcer pour en finir avec l’État policier.

Téléphone du studio radio,

pendant les pauses musicales au : 01 43 71 89 40.

Le lien vers Démosphère :  https://paris.demosphere.eu/rv/55080

*Le 17 juin 2007, Lamine avait 25 ans, était en bonne santé et heureux de vivre. Il a perdu la vie dans des conditions atroces, aux mains de quatre policiers. Quatre professionnels garants de la sécurité publique, appelés pour tapage nocturne. Seul, non armé, ne menaçant aucune vie, Lamine Dieng, a été plaqué face contre terre, chevilles sanglées et menottes aux mains, un bras passé par dessus l’épaule et l’autre replié dans le dos, son calvaire a duré une demi-heure au cours desquelles il a été plié et écrasé par près de 300 kg, correspondant au poids total des policiers agenouillés sur son dos. Après avoir traîné Lamine, entravé, sur le bitume avant de le jeter sur le plancher du fourgon de police, un agent s’agenouille sur sa tête pendant que deux autres compriment son thorax, agenouillés sur ses épaules, un quatrième agent s’agenouille sur les jambes de Lamine, repliées jusqu’au bassin. Le décès de Lamine est constaté trente minutes après l’intervention. Le 18 juin, la police des polices (IGS) conclut que Lamine Dieng est « mort naturellement d’un arrêt cardiaque, qui pourrait être dû à une overdose de cocaïne et de cannabis ». Le 22 juin, la famille dépose une plainte avec constitution de partie civile, qui ouvrira une information judiciaire le 10 juillet 2007 et durera jusqu’à aujourd’hui. En 2008, l’asphyxie est définitivement reconnue comme cause du décès de Lamine.

2009 Demande d’actes complémentaires par la partie civile, nouvelle audition des 8 policiers présents sur la scène.

2010 Les policiers sont placés sous le statut de témoins assistés, leur donnant accès au dossier pour préparer leur défense.

2011 Refus du juge d’organiser une reconstitution sur la scène de crime, au motif qu’elle ne permettra pas de « restituer l’état d’excitation » de Lamine.

2012 Confrontation des parties et pseudo-reconstitution… dans le cabinet du juge.

2013 Refus d’entendre les témoins du meurtre, au motif qu’ils n’apporteront aucun nouvel élément au dossier.

2014 Le juge d’instruction Patrick Gachon émet une ordonnance de NON-LIEU pour les 8 policiers mis en cause, après une instruction de 7 ans.

2015 La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris confirme le non-lieu.

2016 Attente du Pourvoi en Cassation 24 mai

2017 Audience devant la Cour de cassation.

21 juin 2017 Rendu de l’arrêt de la Cour de cassation.


Au programme de l’émission du mardi 9 mai

L’émission de radio de la CNT Éducation Région Parisienne aura lieu ce mardi 9 mai 2017 comme chaque deuxième mardi du mois de 20h30 à 22h30 sur Radio Libertaire 89.4 on peut écouter en ligne sur le site de Radio Libertaire en-dehors de la RP.

Ce mardi, nous accueillerons des lycéens et un professeur du lycée expérimental de St Nazaire https://lycee-experimental.org/ menacé de fermeture depuis que Bruno Retailleau, président de la Région Pays de la Loire et proche de Fillon a déclaré qu’il coupait les subventions ! Depuis plusieurs mois, adultes et élèves se mobilisent pour que l’aventure, qui a débuté il y a trente-cinq ans, continue. Ce lycée accueille, dans l’esprit de la pédagogie Freinet, des élèves venu.e.s de toute la France, soucieu.se.x d’apprendre différemment, loin des dogmes autoritaires. Pas de proviseur, de CPE, de projet pédagogique imposé par le haut : tout se décide collectivement pour construire des têtes bien faites et ouvertes sur le monde. Pas vraiment la tasse de thé de la droite filloniste !

Bien évidemment, nous ferons aussi un tour de l’actualité des luttes au lendemain de la première manifestation du quinquennat qui se sera tenue le 8 mai à République à Paris !

Toutes ces discussions seront entrecoupées de musiques de luttes, chroniques littéraires, rendez-vous des luttes hexagonales et internationales.


Au programme de l’émission du mardi 14 mars :

L’émission de radio de la CNT Éducation Région Parisienne aura lieu ce mardi 14 mars 2017 comme chaque deuxième mardi du mois de 20h30 à 22h30 sur Radio Libertaire 89.4 on peut écouter en ligne sur le site de Radio Libertaire en-dehors de la RP.

Au programme ce mardi, nous accueillerons un militant de la FAU allemande (Union Libre des Travailleurs/euses), syndicat anarcho-syndicaliste issu des luttes de 1968 et en bute aux difficultés depuis qu’en 2010, un jugement du Tribunal de Berlin l’a interdit… Nous ferons le point sur le système scolaire en Rhénanie-du-Nord-Westphalie où le manque d’enseignant.es. est patent, ou encore sur l’offensive de l’Armée et de ses services de recrutement qui organisent des événements « séduction » dans les écoles… Ce sera aussi l’occasion d’échanger sur le mouvement syndicaliste révolutionnaire dans cette région et de dresser un bref tableau de la situation sociale en Allemagne.

Puis nous accueillerons des syndicalistes et des enseignant.e.s qui nous parleront du stage intersyndical national co-organisé par la CGT, la CNT, SUD et le Collectif Anti-Hiérarchie (CAH) et qui aura lieu les 30 et 31 mai à la Bourse du Travail de Paris. Ce stage sera consacré aux évaluations des personnels des écoles et des lycées, mais aussi des élèves. Il s’agit pour nous d’interroger ce qui se joue dans les dispositifs d’évaluation. Dispositifs qui, pour être très récents, n’en sont pas moins terrifiants si l’on en croit deux chercheuses de l’université de Californie : Sally Dickerson et Margaret Kemeny nous disent que « Le stress le plus puissant, et le plus chronique, c’est l’inquiétude face au jugement d’autrui » (1).

Nous relierons nos réflexions à nos pratiques en espérant fédérer un mouvement de refus, tant des nouvelles modalités d’évaluation des personnels enseignants à la rentrée 2017 que du LSUN, véritable casier informatique des élèves. Ce stage est ouvert à tous les personnels, enseignants et non enseignants.

Vous pourrez nous appeler en direct pendant les pauses musicales

au : 01 43 71 89 40.

Impossible d’effacer l’ardoise…

Le temps passe. Une nouvelle année commence. L’actualité, elle, n’a pas pris une ride. Il n’y pas eu vraiment de trêve des confiseurs. Des profs étaient devant les commissariats ou dans les tribunaux pour dénoncer la répression, soutenir les militant.e.s  en garde à vue et déférré.e.s …

Impossible  d‘effacer l’ardoise : moyens insuffisants dans le primaire, réformes des lycées généraux et professionnels, Parcoursup… Injonctions, menaces, le ministre de l’Education est toujours en poste, aussi droit dans ses bottes que son président…

La CNT éducation vous souhaite une belle année de luttes.

Pour se remettre dans le bain et en attendant notre premier bulletin de l’année, Retrouvez ci-dessous notre dernière publication :

Un Classes-En-Lutte hebdo est téléchargeable ici :  celui du lundi 17 décembre 2018.  Une occasion de diffuser nos analyses et commentaires.

Pour s’abonner à Classes En Lutte : écrire à  classesenlutte-owner@cnt-f.org

Le numéro 5 à lire avec ou sans gilet…

Lire, c’est résister. Pas de trêve des confiseurs !

 La Mauvaise Herbe repousse ! La revue de la cnt éducation,

Communiqué
Face à l’avalanche d’injonctions hiérarchiques, nous nous sommes penchées sur les évaluations à tous les étages, sur la sélection renforcée. Contre les dispositifs divers, nous relatons la réalité du terrain, la réalité des luttes de la classe à la rue. Nous relatons les différents luttes d’ici et de là-bas qui se vivent au quotidien. Mais là, pas de sélection, pas d’évaluation, le plaisir de faire ensemble, de lutter sans hiérarchie. De réfléchir sans injonction des unes et des uns envers les autres, mais de l’écoute des unes et des uns envers les autres dans une école de la « confiance » (?).
Mais pas une confiance imposée. Une confiance qui se construit avec des outils coopératifs, qui se construit en partageant les savoirs, les cultures, qui se construit en luttant ensemble.

Le numéro est à 3€. L’abonnement pour 4 numéros est à 10 €.
Pour acheter le dernier numéro ou s’abonner adressez-vous au syndicat CNT local ou au Secrétariat fédéral : fede-educ@cnt-f.org

Au sommaire :
– Dossier : Évaluation, sélection ;
– Refus de l’entretien de carrière : mode d’emploi ;
– Les joies de l’inspection ;
– Les profs ne sont pas des DRH ;
– Le piège à Jean-Mi. ;
– Sélectionner des révolté·es, possible ?
– Couvrez cet algorithme ;
– Strasbourg contre la sélection et son monde ;
– Lycée professionnel : danger de mort ;
– CP 100% de réussite… managériale ?
– L’Amap de la destruction de l’école ;
– Évaluer autrement ;
– Affelnet : le Parcoursup du collège ;
– Vers une classe coopérative ?
– Notre-Dame-des-Luttes ;
– Attaques contre la liberté pédagogique ;
– Chronique de l’éducagogue à la retraite ;
– L’extrême droite vers la baston sociale ;
 International : 
Grandes grèves dans l’éducation aux États-Unis.
En Allemagne, se syndiquer, c’est pas aisé.
– Notes de lecture et théâtre :
En avant la zizique : Cecil Taylor, le sorcier libertaire du jazz.
Réseaux et liberté : le corps en questions.
Cinéastes de la révolte : Haïlé Gerima, l’insurgé du cinéma afro-américain.
– Le sifflet enroué
– Palmes académiques

 

     Le Numéro 4

On peut se procurer Les Mauvaises Herbes aux permanences de la CNT : les lundis et mercredis à partir de 18h au 33 rue des Vignoles 75020 Paris, métro Buzenval …

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Retrouvez les 3 premiers numéros en lectures libres sur le site de la confédération CNT : http://www.cnt-f.org/-la-mauvaise-herbe-.html

La Mauvaise Herbe est disponible auprès des syndicats de la CNT.

En vente dans les très bonnes librairies au prix de 3 euros le numéro.

On peut aussi s’abonner : 4 n° = 10 euros !

Chèque à l’ordre de la CNT-FTE.

A adresser à : CNT-FTE STP67, c/o Lucha y fiesta, BP 30017,

67027 Strasbourg cedex 1

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Une nouvelle revue pour quoi faire ?

En avril 20125, réunis en congrès extraordinaire à Paris, les syndicats CNT de l’éducation ont voté à une très large majorité l’autonomie de la revue N’Autre École. Depuis treize années, N’Autre École était la revue de la fédération. À ce titre, les membres du comité de rédaction étaient mandaté-e-s en congrès. Le comité de rédaction de N’Autre École était composé de mandaté-e-s de la CNT mais aussi, depuis 2004, de camarades d’autres horizons. Ils et elles ont voulu s’émanciper de la CNT. C’est fait.

Pour autant, nous avons voulu poursuivre l’aventure. Nos exigences sont les mêmes : un espace dédié à nos idées et à nos pratiques. Contre la parole experte et pour le partage du pouvoir de l’écrit.

Plus que jamais, nous voulons une revue qui affirme ces choix. Qu’elle soit un outil de propagande pour les pratiques émancipatrices et égalitaires. Un outil pour penser collectivement nos réalités partagées.

Le dire et le faire dans un même élan. En essayant de rester au plus près de nos utopies, y compris dans leurs aspects les moins visibles pour les lectrices et les lecteurs. Les mandats tournent à la CNT. Il n’y a pas de permanent-e-s, de détaché-e-s, de spécialistes, d’expert-e-s en quoi que ce soit. Ce n’est pas toujours facile à faire vivre, à assumer collectivement et ce d’une manière autogestionnaire. Mais ce sont nos choix politiques : toutes capables, tous susceptibles d’assurer une tâche. Nous voulons prendre le temps nécessaire pour que chacun-e puisse trouver sa place.

Cette revue sera un complément à nos tracts, bulletins locaux, site, Classes en lutte (notre mensuel électronique). Si elle est un lieu d’expression privilégié pour les adhérent-e-s et les syndicats de la fédération des travailleuses et travailleurs de l’éducation, nous souhaitons aussi ouvrir ses pages aux écrits des syndicats d’autres branches professionnelles, ainsi qu’à des contributions extérieures à la CNT.

Nous ne souhaitons pas nous aliéner aux contraintes éditoriales : rythme de parution, pagination. Un, deux, trois numéros par an. Évidemment, nous tiendrons compte de ces éléments pour nos abonné-e-s.

Dans un paysage syndical totalement englouti dans la concurrence et la co-gestion, dans l’expertise et le métier de délégué-e-s, nous avons à cœur de faire vivre un autre syndicalisme, sans expert-e ni leader. Sans spécialiste ni porte-parole. Pour un partage le plus large des richesses de la pensée, de l’écrit et des pratiques.

Contre un système éducatif basé sur l’autoritarisme, la hiérarchisation des savoirs et des rapports sociaux, la soumission des individus, changeons l’école, changeons le monde ! Partageons le pouvoir pour ne pas le prendre ni le laisser à d’autres !

Ce premier numéro tout beau, tout neuf que vous tenez entre les mains aborde différents sujets qui nous tiennent à cœur. Dans leur diversité, ils relèvent tous de notre combat pour une éducation plus juste, plus libre et plus respectueuse des enfants, comme des travailleuses et des travailleurs. Que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur du système éducatif, les voies de cette lutte sont multiples. La mauvaise graine de la contestation de l’ordre injuste et dominateur s’insinue partout. Nous nous en faisons l’écho ici

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La Mauvaise herbe n°1 : le sommaire

  • Une nouvelle revue pour quoi faire ?
  • REP+, en grève contre la grande arnaque
  • Politique libérale et éducation réactionnaire : la réforme des rythmes scolaires, un cas d’école
  • L’école au rapport
  • Le collège de mes rêves, premier épisode
  • Affiche détachable réforme des collèges
  • Petit hommage à Alexandre Grothendieck
  • École Bric-à-brac : appel à soutien !
  • Aperçu des rencontres de pédagogie féministe en non-mixité
  • Le sifflet enroué : Sport, jeu ou activité physique ?
  • En avant la zizique : achronique punke
  • Chronique de l’éducagogue : lecture paresseuse de Zio Aldo
  • Notes de lecture / Films
  • Les titres auxquels vous avez échappé
  • Palmes académiques

Le numéro 2 est paru au premier semestre 2016.

A lire ci-dessous l’édito puis le sommaire

 

Semons la rébellion

Nos libertés sont réprimées : liberté d’expression, de circulation, de manifester, de se réunir. Nous avons décidé d’y consacrer notre dossier.

État policier

Les attentats furent l’occasion pour les gouvernements de renforcer l’arsenal autoritaire : ceux de janvier 2015, le prétexte à la loi sur le renseignement, ceux de novembre, à l’instauration de l’état d’urgence. Les fascistes, les nationalistes, les religieux, s’entendent à merveille avec les politiciens pour enfermer nos vies dans un carcan réactionnaire, obscurantiste et rétrograde. Nous ne voyons pas la fin de leurs dérives sécuritaires.

Ces politiques fabriquent du malheur, de la misère et de l’injustice. Précaires, étrangers fuyant la guerre, l’oppression ou la faim, en sont les premières victimes.

Ici et maintenant un autre futur se dessine

En soutien à la ZAD de Notre-Dame-Des-Landes et à toutes les luttes de territoires, nous avons choisi d’illustrer l’ensemble de ce numéro avec des photos prises lors de la manifestation du 27 février.

Autre raison d’espérer, le mouvement social contre la loi « Travaille ! »  qui, à l’heure où nous écrivons, redonne déjà de belles couleurs au mouvement ouvrier.

Semons la rébellion !

À l’image du film Merci Patron !, finissons-en avec tous les Bernard Arnault de la Terre. Ne nous couchons plus jamais !

La Mauvaise herbe n°2 : le sommaire

  • Édito
  • Victoire pour une AVS
  • Un collectif pour ouvrir les frontières
  • Le numérique à l’école
  • Dossier : La liberté d’expression à l’école
  • Enseigner la liberté d’expression ? Oui, mais comment ?
  • Enseigner à Béziers
  • L’État était Charlie… donc pas moi
  • Pluralisme démocratique ou confusion ?
  • Patriotisme à l’école
  • Contre nous de la pyramide…
  • De quoi cette « laïcité » est-elle le nom ?
  • Liberté d’expression, jusqu’où ?
  • Zad partout !
  • Une librairie itinérante et autogérée
  • Philosophie et cinéma, un amour compliqué
  • Enseigner leur histoire aux enfants d’immigrés
  • Le collège de mes rêves, épisode 2
  • « C’est quoi ton genre ? » Un cahier de coloriage pour les enfants
  • À l’origine du cahier. Entretien avec Coco
  • Meurtre sexiste et média : un cas d’école
  • Israël-Palestine : le conflit dans les manuels scolaires
  • Le sifflet enroué : La pratique du « sport » à l’école
  • La domination sportive
  • En avant la zizique : Joe Hill, indomptable militant anarcho-syndicaliste
  • Notes de lecture
  • Films
  • Palmes académiques

 

Classes En Lutte : les derniers numéros à lire ou à relire…

Classes En Lutte est la lettre mensuelle électronique de la CNT éducation. Elle est adressée à plusieurs milliers d’abonné.e.s.

Retrouvez ci-dessous en un clic les derniers numéros :

Cel / janvier 2019

Cel hebdo du lundi 17 décembre 2018

Cel / décembre 2018

Cel / novembre 2018

Cel / octobre 2018

Cel / septembre 2018

Cel / été 2018

Cel / juin 2018

Cel / mai 2018

Cel / Avril 2018

Cel / hors série, sup à mars 2018

Cel / mars 2018

Cel / février 2018

Cel / janvier 2018

Cel / décembre 2017

cel / novembre 2017

Cel / octobre 2017

cel / septembre 2017

cel / Juillet – Août 2017

cel / juin 2017

cel / mai 2017

Cel / avril 2017

Cel / mars 2017

Cel / février 2017   + Le casier scolaire

cel / janvier 2017

cel/ novembre-décembre 2016

cel/octobre 2016

cel/septembre-2016

cel/ été 2016

« La révolte sociale persiste face à la politique antisociale et autoritaire du gouvernement »*…

      … Pas de trêve des confiseurs
L'Union locale de la CNT de Saint-Étienne tient à dénoncer la violence de la police et
l'acharnement de la justice contre les manifestant.es et les lycén.nes, et a exprimer sa
solidarité envers toutes les victimes de la répression et de l’État et de la justice
sociale. Le communiqué de l'UL-CNT 42

En régions, à Paris, la semaine passée, lycéennes et lycéens ont bloqué leur bahut pour combattre les réformes Blanquer et Parcoursup. Plusieurs facs ont été bloquées et des partiels annulés pour dénoncer l’augmentation des frais d’inscription pour les étrangers. Vendredi 14 décembre, plusieurs milliers de manifestant.e.s ont défilé à Paris (15000), Grenoble (2000), Lyon (3000)… L’interfédérale* de l’éducation réunie à l’issue des manifs appelait à « se joindre aux actions » prévues par les syndicats lycéens du 17 au 22 décembre.

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Il n’y a pas de légitimité à humilier, frapper ou mutiler

Jeudi 6 décembre, 152 jeunes de Mantes-la-Jolie (Yvelines) ont été interpellé.e.s aux abords du lycée Saint-Exupéry. Ils et elles sont restées deux heures à genoux les mains sur la tête ; certains face à un mur, mains menottées dans le dos…Une vidéo terrible produite par un policier, laisse entendre des propos sidérants : « On tourne pas la tête. On regarde droit devant ! »… «  Voilà une classe qui se tient sage. On va faire voir à leurs profs. » S’en suivront 36 heures de gardes à vue qui n’ont conduit à aucune poursuite, le but étant donc uniquement d’humilier.

Des jeunes devant leur établissement sont aussi la cible de tirs de LBD, arme mutilante. Mardi 4 décembre une lycéenne de 16 ans a été touchée à la tête par un tir à Grenoble (Isère) : sa mâchoire détruite a nécessité 4h d’opération. Mercredi 5 décembre deux lycéens ont été gravement blessés l’un à Saint-Jean-de-Braye (Loiret), l’autre à Garges-lès-Gonesse (Val-d’Oise). Vendredi 7, se sont encore cinq lycéens qui ont été blessés dans l’Essonne et le Val-de-Marne.

Il y a l’attitude condamnable des forces de police, « on ne tape pas sur des gamins » comme le dénonce Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, mais aussi les directions d’établissements, qui trop souvent, font intervenir les policiers lors des blocages.

Nous dénonçons vigoureusement ces violences policières et demandons l’interdiction des armes utilisées.

Nous soutenons la plainte déposée par le syndicat lycéen UNL dénonçant les « actes de barbarie sur mineurs par personne dépositaire de l’autorité publique et en réunion » et  « diffusion illégale d’images de personnes identifiables mises en cause dans une procédure pénale » concernant les jeunes de Mantes-la-Jolie.

Ce qui est vrai pour l’ensemble du mouvement social est vrai pour le mouvement lycéen.

On ne répond pas aux préoccupations sociales et éducatives de la jeunesse en terrorisant et en humiliant les élèves qui s’engagent. Le mépris et la brutalité sont les formes privilégiées par ce gouvernement en guise de dialogue social. Ripostons par la grève, avec les lycéen.ne.s, les étudiant.e.s, et l’ensemble du mouvement social (des travailleur.se.s ?), dans la rue.

CNT-FTE

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Les syndicats de l’éducation appellent à la grève vendredi 14 décembre. Le communiqué : tract Interfédéral

Fonctionnaires, profs,  lycéens, étudiantes,  salarié.e.s du privé…, Ils et elles étaient plusieurs milliers à manifester vendredi 14  pour dénoncer les réformes Blanquer et réclamer des hausses de salaires.

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Mardi 11, plusieurs centaines de lycées bloqués. Manifs à Paris, Rennes, Lyon…

Dans les facs, c’est aussi contre l’augmentation des frais d’inscriptions que ça bouge. En région parisienne, Paris-Luttes. Infos notait pour ce lundi 10 :

« Plusieurs facs ont été bloquées ou fermées administrativement ce lundi : Tolbiac, Censier, Nanterre ainsi que le site historique de la Sorbonne. À Nanterre une immense assemblée générale a rassemblé près de 3000 personnes ! Le blocage a été reconduit à une écrasante majorité et le report des partiels voté, comme cela a déjà été décidé à Censier. 
Le mouvement continue donc à s’étendre dans les facs, y compris dans des universités habituellement peu mobilisées comme Paris-Sud où une AG est organisée ce vendredi ! »

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Forte mobilisation vendredi 7 à Lyon, près de 3000 manifestant.e.s et 500 lycén.n.e.s et profs en AG… Manif régionale à Paris à Stalingrad… Plusieurs lycées bloqués dans de nombreuses villes. Facs fermées comme à Tolbiac…

La CNT sollicite les autres fédérations syndicales de l’éducation pour dénoncer les violences policières. Un communiqué est en cours de rédaction : « Mobilisation lycéenne… il n’y a aucune légitimité à humilier, frapper et punir ».

La CNT répond au message du ministre et dénonce les violences policières à l’encontre des lycéennes et lycéens

La lettre au ministre : avec toute notre défiance

La CNT-FTE s’insurge contre le message envoyé ce jour par M Blanquer, ministre de l’éducation nationale aux professeurs. Celui-ci joue sur la peur pour tenter d’éteindre le mouvement légitime des lycéens …Communiqué

Classses-En-Lutte, décembre 2018 : Réformes Blanquer : 1OO% de colères

Lycées, lycées pro., facs : pourquoi ça bloque !

            Sète, le 4 décembre                            Les premiers blocages lycéens ont débuté vendredi 30 novembre pour toucher plus d’une centaine d’établissements lundi 3 décembre. A l’appel de l’UNL, lycéennes et lycéens dénoncent les réformes du lycée général, professionnelle (lire la rubrique dédiée) et le Service  militaire nouvelle version.

Mardi, l’UNL dénombrait 300 lycées bloqués.

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Contre la répression…

Lundi 3 décembre, 2 collègues portant la parole des enseignant.e.s en
colère du 93 qui, en mars 2018, avaient occupé la cour du lycée de jeunes
filles de la légion d’honneur à Saint Denis, pendant 1h, passent en procès pour « intrusion en réunion dans un établissement avec pour but de troubler l’ordre public ».
Sud et la cnt appellent à la grève ce jour-là et à un rassemblement devant
le tribunal de grande instance de Bobigny :
https://paris-luttes.info/3-dec-greve-en-soutien-aux-profs-11121
https://paris.demosphere.net/rv/65689

Ils ont également mis en ligne une cagnotte pour les aider à couvrir
leurs frais d’avocats :
https://morning.com/c/TWyYW/Frais-davocat-des-camarades

Une amende de 6OO euros avec sursis est requise. Délibéré le 7 janvier 2019

Journée internationale des MigrantEs à Paris : La plus grosse manifestation depuis au moins 10 ans !

Le 18 décembre avait lieu une manifestation pour la journée internationale des migrants. Avec des mots d’ordres clairs comme la fermeture des centres de rétention et la liberté de circulation elle a regroupé plus de 10 000 personnes. Un succès.

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Sur Paris c’est effectivement la plus grosse manifestation de sans-papiers et en solidarité avec les migrantEs depuis au moins 10 ans. Au même moment des manifestations ont lieu dans près de 60 villes sur tout le territoire. Ces manifestations ont été précédées samedi par deux marches vers les frontières à Menton (frontière avec l’Italie) et au Perthus (frontière avec la Catalogne).

À Paris nous sommes 10 000 dont des milliers de sans-papiers organisés dans des collectifs, des syndicats ou hors collectifs (cf la photo jointe, prise boulevard St Martin en milieu de cortège) . Et l’ambiance est de feu.

Quand la tête du cortège arrive à Strasbourg St Denis, au fond, le ballon de la FSU s’engage sur le boulevard St Martin à la sortie de la place de la République.

La banderole de tête illustre ce qui a permis cette réussite avec des sans-papiers de tous les collectifs et aussi des syndicats, de la CGT, de la CNT, de Solidaires, de la FSU, avec Ramata Dieng du collectif Vies Volées pour la Marche des Solidarités, Assa Traoré du comité Adama, Omar Slaouti du collectif Rosa Parks et des représentants des associations de l’immigration et des quartiers.

Et à Gare de l’est cette banderole s’embrase aux cris de «Liberté» à la lumière rouge des fumigènes.

A l’arrivée à Gare du Nord, Anzoumane Sissoko (CSP75) conclut la manifestation au nom de tous les collectifs de sans-papiers et de tous les signataires : «c’est l’unité qui a permis ce succès et il faut continuer». Et il appelle à une réunion le 9 janvier à la Bourse du travail pour, sur la base de ce 18 décembre, le lancement d’une campagne d’actions et de manifestations pour la régularisation de tous les sans-papiers et la liberté de circulation.

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A Lyon, la manif a bloqué la circulation ; le pont de la Guillotière a été  fermé.  A Montpellier, une impressionnante banderole de 100 mètres a été déroulée par les militant.e.s. Elle récapitule l’ensemble des naufrages et leurs victimes disparues en mer « en essayant de rentrer dans la forteresse Europe » entre 1992 et 2012 : 17306 victimes.

A Nantes, depuis le 5 décembre une trentaine d’associations  appelle à un rassemblement chaque premier mercredi du mois, de 17 h à 19 h, devant la préfecture, pour informer, dénoncer l’absence de réponse suffisante de l’État et faire une collecte solidaire.

Mardi toutes et tous ont marché …

contre la montée des nationalismes, des racismes et des fascismes qui s’étendent sur l’Europe et le monde.

Nous avons marché aux flambeaux en mémoire des dizaines de milliers de femmes, hommes et enfants mortEs sur les routes de la migration victimes des frontières et des politiques anti-migratoires des gouvernements des pays les plus riches de la planète et de leurs complices.

Nous avons marché pour en finir avec ces mortEs, pour la liberté de circulation et la fermeture des centres de rétention.

Nous avons marché contre l’idée que l’immigration crée du dumping social, pour la régularisation des sans-papiers et pour l’égalité des droits…

Journée internationale des migrants…

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Des migrants occupent un bâtiment de Paris 8

Au peuple français, aux étudiant.e.s, à celles et ceux qui dorment dans
la rue, aux personnes solidaires, aux personnes torturées par le
règlement Dublin.

Nous sommes des exilé.e.s du monde entier, des dubliné.e.s, des
réfugié.e.s statutaires à la rue. Nous sommes débouté.e.s de l’asile,
nous venons de traverser la mer, nous sommes des mineurs sans papiers.
Nous occupons l’Université Paris 8 depuis le 30 janvier 2018. Pourquoi
avons-nous du faire cette action ? Ces derniers mois, la France a
déporté de nombreuses personnes. Nombre d’entre nous se sont suicidé. Il
y a trois mois, un ami sous le coup du règlement de Dublin, déprimé,
s’est allongé sur les rails d’un train qui l’a percuté. Il y a dix jours
à Calais, la police a frappé et gazé des éxilé.e.s dormant dans la rue.
Un jeune a eu la moitié du visage arrachée par un tir policier. Un ami
qui avait rendez-vous à la préfecture y a été arrêté et mis en centre de
rétention administrative (CRA), avant d’être déporté en Italie. La
police française a ses gyrophares, ses sirènes et ses gaz, mais ni foi
ni loi.

Ce que le système d’immigration français attend de nous, ce sont nos
empreintes, pas nous. L’arbitraire et l’aléatoire sont notre quotidien,
à l’OFPRA, à la CNDA, à la préfecture. À l’issue des démarches,
certain.e.s sont refusé.e.s, d’autres dubliné.e.s indéfiniment,
assigné.e.s à résidence, déporté.e.s, et ce sans aucune logique.

Nous revendiquons les choses suivantes :
–    Des papiers pour tou.te.s
–    Des logements décents et pérennes
–    Pouvoir apprendre le français et continuer nos études
–    La fin des refus au Dispositif d’évaluation des Mineurs Isolés
Étrangers(DEMIE)
–    L’arrêt immédiat des déportations vers tous les pays, en Europe
comme ailleurs.

Nous attendons de tou.te.s les exilé.e.s qu’ils et elles luttent partout
en France contre l’oppression et l’injustice et contre les pratiques de
la police dans la rue.
A la population française : vous qui avez fait cette révolution que l’on
étudie dans les livres d’histoires, reprenez-la ! Nous remercions la
population de son soutien, qui, contrairement à son gouvernement, nous
montre sa solidarité.
L’administration de la fac utilise la carotte et le bâton dans les
négociations. Les un.e.s disent qu’ils vont nous donner un autre endroit
dans la fac, les autres nous menacent à mots couverts de faire entrer la
police. Nous demandons aux étudiant.e.s et aux professeur.e.s de
l’Université Paris 8 de nous soutenir dans nos revendications. Nous les
remercions et leur demandons de rester totalement avec nous, jusqu’au
bout. Nous nous joignons à la lutte des étudiants sans-papiers de
l’Université.
À nos ami.e.s mort.e.s en traversant la mer,
À nos ami.e.s suicidé.e.s,
À nos ami.e.s mort.e.s à cause des frontières,
À nos ami.e.s mort.e.s dans le désert,
À nos amies violées en Libye,
Nous ne vous oublions pas.

Les migrant.e.s de Paris 8