Mise en avant

Pendant les travaux, la lutte continue

Le site de la fédération est en reconstruction. En attendant, l’essentiel sera publié ici :

  • préavis de grève (chaque semaine, la CNT dépose auprès du ministère de l’éducation un préavis qui couvre tous les personnels en lutte) ;
  • les communiqués
  • Et la belle Une, ci-dessous, de notre revue qui vient de sortir, au prix de 3 euros et disponible au 33 rue des Vignoles 75020 Paris.  4 numéros : 10 euros. Lire l’annonce de sortie dans la rubrique « communiqués ».

une1En janvier 2017, la CNT éducation retrouvera toute sa mémoire sur un site totalement rénové et opérationnel pour en finir avec le vieux monde… son école du tri social… et sa loi Travail !

Préavis de grève du lundi 5 décembre 2016 au samedi 10 décembre

CNT-FTE
Bourse du Travail
Salle 15bis
42028 SAINT-ETIENNE Cedex1
Saint-Etienne, le 21/11/2016

Objet : préavis de grève

Madame la Ministre de l’Éducation Nationale,
de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche
110 rue de Grenelle,
75007 Paris

Notre fédération, régulièrement constituée et déclarée au niveau national, affiliée à la Confédération Nationale du Travail, dépose du lundi 5 décembre au samedi 10 décembre 2016, un préavis de grève concernant l’ensemble des personnels des établissements d’enseignement. Ce préavis doit permettre aux personnels de cesser le travail à tout moment pendant la période indiquée afin d’exiger l’abandon de la politique de casse du service public d’éducation, afin de protéger la scolarité de l’ensemble des élèves, et afin de se protéger de la répression hiérarchique.
En effet la Fédération des Travailleurs de l’Éducation de la CNT soutient les personnels qui se prononcent:
– contre une réforme des rythmes scolaires qui ne prend pas en compte les rythmes de travail et de vie des enfants et que l’état refuse de financer en laissant les collectivités locales assumer.
– contre les suppressions d’emplois et de postes ;
– contre la remise en cause de la liberté pédagogique et l’obligation de soumettre les élèves à des pratiques anti-pédagogiques dans le premier degré (évaluations nationales, livret personnel de compétences);
– contre la précarité et toutes ses déclinaisons (CDI, CDD, CAE/CAV, CUI, EAP);
– contre le travail gratuit de la journée de « solidarité »;
– contre toute remise en cause du droit de grève et des droits syndicaux;
– contre la répression syndicale;
– contre la mise en place des EPEP dans les établissements du premier degré
– contre la rupture de la scolarité d’élèves du fait de la politique d’immigration du gouvernement qui conduit notamment certains élèves et leurs familles à des situations de mal logement ou d’absence de logement, contre les perturbations du fonctionnement des établissements scolaires
par l’intrusion de forces de police à la recherche d’élèves « sans-papiers » ainsi que contre les pressions hiérarchiques et les sanctions envers les personnels engagés dans la défense des élèves « sans-papiers », avec notamment la multiplication de sanctions administratives;
– contre le fichage des enfants à travers « Base-élèves », la version numérique du livret personnel de
compétences et l’ensemble des fichiers de gestion et de notation des élèves
– contre les DHG dans les établissements du second degré, (suppressions des heures postes et multiplication des heures supplémentaires);-contre la caporalisation et la hiérarchisation (projets de décrets étendant les pouvoirs des chefs d’établissement, conseils pédagogiques), et contre toutes les pressions hiérarchiques;
– contre la dégradation des conditions de travail et de formation ;
– contre les conditions de remplacement à l’interne dans les établissements du second degré;
– contre les attaques contre les personnels TOS;
– contre la loi d’autonomie des universités, la dégradation du statut des enseignants-chercheurs, la masterisation (recrutement et formation des enseignants);
– contre la mise en place des préfets d’études et l’ensemble du dispositif ECLAIR;
– contre les attaques des systèmes de solidarité, les primes « au mérite » et l’individualisation des salaires ;
– contre la réforme du collège.
– contre la loi « Travail » et toutes les attaques au Code du Travail.
La Fédération des Travailleurs de l’Éducation de la CNT soutient les personnels qui se prononcent:
– pour un service public d’éducation de qualité;
– pour des embauches de personnels statutaires pour répondre aux besoins des établissements et la titularisation de tous les travailleurs et travailleuses précaires de l’éducation nationale ;
– pour une totale liberté pédagogique;
– pour une revalorisation salariale ainsi qu’une amélioration des conditions de départ à la retraite pour tous.
Afin d’éviter toute ambiguïté ou pression sur les personnels grévistes, nous vous demandons avec insistance de transmettre ce préavis à l’ensemble des Recteurs d’Académie.

Veuillez recevoir nos salutations syndicalistes,
Pour la FTE CNT, le secrétaire,

Alain Dervin

Livret scolaire unique numérique (LSUN) : le casier scolaire

Avec la mise en place du livret numérique scolaire unique du CP à la 3è, nous assistons à l’accélération du fichage généralisé. Big Brother va très bientôt watching you !

Il s’agit pour les enseignants de renseigner sur internet les compétences acquises par les élèves. Ces compétences seront accompagnées de toutes les attestations possibles, remarques des profs, éléments relatifs à la vie scolaire (absences, retards, comportement, attitudes) et des dossiers éventuels sur les difficultés scolaires ou de santé.

Un vrai régal pour les patrons et le ministère de l’intérieur. En effet, toutes les institutions, notamment policières, auront accès aux données recensées, conformément aux diverses lois votées ces dernières années : loi du 5 mars 2007 sur la « prévention de la délinquance » et le « secret professionnel partagé », loi du 7 mars 2016 sur le « droit de communication » réservé aux préfets.

D’un livret personnel papier propriété des enfants et des parents des élèves, l’État s’arroge le droit d’un livret informatique qu’il serait seul en mesure de valider, supprimer, amender.

En plein état d’urgence indéfiniment renouvelé, encore sous le coup de la répression judiciaire et des violences policières anti-syndicales, dans les ZAD, contre les migrant.e.s, les élèves sans-papiers ou les quartiers populaires, ce fichage est intolérable.

La CNT exige le retrait de ce livret numérique, encourage les enseignants à ne pas le renseigner et à s’organiser collectivement pour obtenir son abolition.

La Mauvaise Herbe n°3

une1     La Mauvaise Herbe est la nouvelle revue de la fédération CNT des travailleuses et travailleurs de l’éducation. Deux numéros sont parus. Le 1er avait pour dossier les réformes du collège et des rythmes. Le second sur les Zad et la liberté d’expression. Le 3è numéro à paraître dans quelques jours est consacré au mouvement contre la loi Travail et son monde (photo de Une ci-contre).

Pour faire pousser au mieux cette Mauvaise Herbe, nous vous invitons à nous aider à desceller les pavés qui l’enserrent, et à les balancer où bon vous semble (avec une certaine idée de là où ce serait le mieux). Pour nous aider à faire vivre les mots d’une éducation radicalement autre, pour laquelle l’émancipation des individu.es (enfants, étudiant.es, travailleur.euses, chômeur.euses ou retraité.es) soit l’œuvre des individu.es elles-mêmes et dont les objectifs soient de construire une société débarrassée de toutes les formes d’oppression, abonnez-vous. Résolument anti-hiérarchiques, anti-capitalistes, anti-sexistes et anti-fascistes, pour nous aider à faire tomber leur monde lacrymogène et à en refaire un qui appartienne à tou.tes, abonnez-vous. Abonnez vos proches, vos ami.es, votre établissement, diffusez la revue, aidez-nous à semer partout où vous le pouvez, cette Mauvaise Herbe…

Ça ne transformera pas le monde immédiatement, mais un de ces quatre, ça pourrait peut-être y contribuer !

Le numéro 4 creusera les liens entre pédagogies et actualité sociale et politique : en quoi la pratique pédagogique s’inscrit-elle dans un acte politique ? De quelles manières le climat sécuritaire actuel influence-t-il les pratiques ? Comment continuer de construire une éducation émancipatrice ? Et quels moyens pour défendre les conditions de travail qui nous permettent de développer des pratiques qui nous ressemblent et gagner de nouvelles marges de manœuvre ?