Boycott des évals… et grève le 24 janvier

Evaluations CP…, c’est toujours non !

Du 21 janvier au 2 février, de nouvelles évaluations nationales sont proposées par le ministère. La CNT appelle à les boycotter. Pour 9 raisons ci-dessous résumées :

  • leur caractère anxiogène et en  rien compatible avec nos progressions d’apprentissages
  • les items en contradiction avec le travail fait en classes
  • la standardisation
  • l’externalisation des corrections
  • l’analyse par des logiciels
  • l’atteinte à la liberté pédagogique
  • la pression hiérarchique
  • la mise en concurrence généralisée des écoles
  • L’appel unitaire à refuser des Parisien.nes

Grève jeudi 24 janvier

Impossible d’accepter les contre-réformes imposées par le ministère : réformes des lycées, du Bac, Parcoursup, la loi ORE…

Impossible d’accepter la dégradation des conditions de travail de tous les personnels, la remise en cause de leurs statuts, le blocage du point d’indice, les menaces sur le code des pensions, les suppressions de postes, la possibilité pour l’administration d’imposer aux enseignants une deuxième heure supplémentaire…

Impossible d’accepter le projet de loi Blanquer, notamment son article 1 qui vise à interdire toute liberté pour les personnels de contester ou de revendiquer publiquement*…

A Paris

*ASSEMBLEE GENERALE INTERSYNDICALE

DES DELEGUE-E-S MANDATE-E-S LE 24 JANVIER A 18H (Bourse du Travail,3 rue du Château d’eau, Paris République,  salle A.Croizat)

— Deux étudiants de Nanterre interdits de fac pour faits de luttes !

Le communiqué de la CNT : Victor et Micka

 

CONTRE LA REPRESSION. POUR LA LIBERTÉ DE MANIFESTER

Manifestations empêchées, dispositifs policiers démesurés, provocations policières, humiliations, perquisitions, gardes à vue, comparutions immédiates, gazages et matraquages systématiques, évacuations violentes, tirs tendus de Flash-Ball et de grenades de désencerclement, nassages et interpellations, détentions préventives, plus de 1000 condamnations, des centaines de blesséEs, certainEs mutiléEs…

Depuis novembre, la criminalisation et la répression des gilets jaunes, des lycéenNEs, des habitantEs des quartiers populaires, des sans-papiers et réfugiéEs, des étudiantEs, des sans logis, des syndicalistes, des militantEs … et du mouvement social en général s’accentuent.

De plus, le gouvernement annonce pour début février l’adoption d’une nouvelle loi liberticide : création d’un fichier de manifestants, interdiction individualisée de manifester et assignation à résidence, fouilles et palpations à l’entrée des manifestations,  pénalisation des personnes qui participent à une manifestation non déclarée…)

Pour exiger :

– le retrait du projet de loi « répression » de Macron-Philippe-Retailleau contre le droit de manifester ;

– l’abandon des poursuites à l’encontre des victimes de la répression policière et leur indemnisation ;

l’interdiction des armes mutilantes dites « intermédiaires » (flash-balls, grenades de désencerclement…) ;

– l’arrêt et la fin de l’impunité des violences policières

Le tract parisien

Premiers signataires : ASSO-Solidaires, ATTAC, ATMF, Campagne BDS France, CNT-FTE, Collectif des Universitaires contre les violences policières, Comité Adama, CRLDHT, DAL, Droits devant !, Emancipation Tendance Intersyndicale, Femmes Plurielles, Fondation Copernic, FTCR, LDH Paris 18, UJFP, UTAC, SNJ…

Ainsi que : Alternative Libertaire, Ensemble!, Gauche Démocratique et Sociale, Coopérative Ecologie Sociale, Décroissance IDF, Parti de Gauche, POID…

 

Construire une révolution sociale et libertaire

  Classes-en-lutte janvier 2019

Pour s’abonner à Classes En Lutte : écrire à  classesenlutte-owner@cnt-f.org

Depuis le 17 novembre, des centaines de milliers de personnes protestent lors d’actions variées en enfilant des gilets jaunes. Si les revendications sont très diverses,  elles expriment  clairement une colère contre l’exploitation et le mépris. Sur des ronds points, dans certaines communes, des exigences démocratiques s’affirment comme à Caen, Paris, Commercy,…

Il est plus que temps que l’ensemble des travailleurs et travailleuses, en activité ou au chômage, salariés du public comme du privé ou indépendants, en formations ou à la retraite portent haut et fort des revendications pour une hausse des salaires et des minimas sociaux.

Contrairement aux dires des politiques et des journalistes, nous en avons les moyens. L’opulence insolente des plus riches et le gaspillage monumental des moyens (armement nucléaire comme conventionnel, publicité…) sont là pour nous le prouver tous les jours.

Pour remédier à cette situation inique (les pauvres toujours plus pauvres et les riches toujours plus riches) et sortir du capitalisme, nous devons imposer d‘autres solutions démocratiques, économiques, sociales et culturelles.

Un changement radical de système s’impose.

Nous ne pouvons compter sur aucun représentant pour assumer ce changement. Nous devons toutes et tous reprendre en main nos vies en autogérant la société.

 Exiger dans l’immédiat la hausse du SMIC (privé et public) ; l’augmentation des salaires (y compris socialisés) ; l’arrêt de l’entreprise de démantèlement de la protection sociale en cours et la sécurisation économique de l’ensemble des travailleurs et des travailleuses en premier lieu à travers l’assurance chômage et les minima sociaux ; la taxation du capital ; défendre et développer partout les services publics sont des revendications que nous partageons avec ce mouvement populaire.

La CNT-FTE, partout où c’est possible, appelle à participer aux assemblées générales décisionnaires.

Elle appelle à participer aux diverses actions décidées par ces mêmes assemblées générales.

Elle appelle à rejeter toutes formes de discrimination (racisme, sexisme, LGBTphobie, antisémitisme…)

Défendant la liberté de circulation et d’installation, la CNT-FTE rappelle que l’égalité des droits, donc la régularisation de tous les sans papiers ne sera un problème que pour les patrons qui les exploitent. La France a aussi les moyens d’être une terre d’accueil.

Les répressions policière et judiciaire doivent cesser. Nous demandons le désarmement des forces de police.

Samedi 12 janvier, l’acte IX a rassemblé plus de monde que la semaine passée dans les rues en régions et à Paris. Dans la capitale, le syndicat CNT éducation  avait appelé ses militant.e.s à se joindre à la manifestation.

 

Tous les 2è mardis du mois de 20h30 à 22h30

Retrouvez ici l’intégrale des dernières émissions…

  • Mardi 11 décembre.  https://www.mixcloud.com/CNTEducation93/emission-de-la-cnt-93-mardi-11-d%C3%A9cembre/
  • L’émission du 2 novembre 2018 Les ami.e. s D’Orwell contre les fichages à l’école.

C’est là :  http://souriez.info/A-l-ecole-du-Big-Data

  • L’émission du mardi 9 octobre 2018 consacrée à la rentrée sociale (première journée de grèves interpro ce jour) est là :
"https://www.mixcloud.com/widget/iframe/?hide_cover=1&mini=1&light=1&feed=%2FCNTEducation93%2Femission-de-la-cnt-education-93-09_10_2018%2F"

 

Au programme de l’émission du mardi 13 juin

Vies volées. Contre les violences policières : mobilisation pour Lamine Dieng

L’émission de radio de la CNT Éducation Région Parisienne aura lieu ce mardi 13 juin 2017 comme chaque deuxième mardi du mois de 20h30 à 22h30 sur Radio Libertaire 89.4

On peut écouter en ligne sur le site de Radio Libertaire en-dehors de la région parisienne.

A quelques jours du 17 juin, journée de mobilisation pour Lamine Dieng* à Paris, nous accueillerons Ramata Dieng, sœur de Lamine, des militant.e.s de la Coordination anti-rep et des syndicalistes investi.e.s dans la préparation de cette journée.

Il s’agira pour nous de revenir sur les causes de la mort de Lamine, le 17 juin 2007, qui n’est pas accidentelle mais s’inscrit dans une longue liste de violences policières qui ont fait de nombreuses victimes, tels Joseph Randolph (2007), Mohamed Boukrourou (2009), Hakim Djellassi (2009), Ali Ziri (2009), Louis Klinger (2010), Abdelhak Gorafia (2014), Amadou Koumé (2015), Adama Traoré (2016)…

A ce jour, le meurtre de Lamine, comme de nombreux autres, n’est toujours pas reconnu. C’est pourquoi la famille avec le collectif Vies Volées appelle à se rassembler nombreux.ses toute la journée du 17 juin, à la veille du verdict de la cour de cassation qui interviendra le 21 juin.

Ces violences policières ne doivent pas rester impunies et il y a tout à craindre qu’elles redoublent si les dispositions exorbitantes de la police liées à l’état d’urgence -indéfiniment prolongé- s’inscrivent durablement dans une loi de droit commun, comme le prévoit Macron.

Sous prétexte de lutte anti-terroriste, nous avons vu les libertés fondamentales (interdictions de séjours, assignations, fouilles et nasses) remises en question lors des manifestations contre la Coop 21, dans les ZAD ou contre la loi Travail. Elles ont été le théâtre de violences redoublées de la part de la police, faisant de nombreux.ses blessé.e.s et mutilé.e.s et parfois même des morts, comme Rémi Fraisse en 2014.

Nos échanges s’inscriront dans les convergences des luttes entre les familles de victime et les militant.e.s anti-fascistes et anti-capitalistes de ces derniers mois. Convergences qui doivent encore se renforcer pour en finir avec l’État policier.

Téléphone du studio radio,

pendant les pauses musicales au : 01 43 71 89 40.

Le lien vers Démosphère :  https://paris.demosphere.eu/rv/55080

*Le 17 juin 2007, Lamine avait 25 ans, était en bonne santé et heureux de vivre. Il a perdu la vie dans des conditions atroces, aux mains de quatre policiers. Quatre professionnels garants de la sécurité publique, appelés pour tapage nocturne. Seul, non armé, ne menaçant aucune vie, Lamine Dieng, a été plaqué face contre terre, chevilles sanglées et menottes aux mains, un bras passé par dessus l’épaule et l’autre replié dans le dos, son calvaire a duré une demi-heure au cours desquelles il a été plié et écrasé par près de 300 kg, correspondant au poids total des policiers agenouillés sur son dos. Après avoir traîné Lamine, entravé, sur le bitume avant de le jeter sur le plancher du fourgon de police, un agent s’agenouille sur sa tête pendant que deux autres compriment son thorax, agenouillés sur ses épaules, un quatrième agent s’agenouille sur les jambes de Lamine, repliées jusqu’au bassin. Le décès de Lamine est constaté trente minutes après l’intervention. Le 18 juin, la police des polices (IGS) conclut que Lamine Dieng est « mort naturellement d’un arrêt cardiaque, qui pourrait être dû à une overdose de cocaïne et de cannabis ». Le 22 juin, la famille dépose une plainte avec constitution de partie civile, qui ouvrira une information judiciaire le 10 juillet 2007 et durera jusqu’à aujourd’hui. En 2008, l’asphyxie est définitivement reconnue comme cause du décès de Lamine.

2009 Demande d’actes complémentaires par la partie civile, nouvelle audition des 8 policiers présents sur la scène.

2010 Les policiers sont placés sous le statut de témoins assistés, leur donnant accès au dossier pour préparer leur défense.

2011 Refus du juge d’organiser une reconstitution sur la scène de crime, au motif qu’elle ne permettra pas de « restituer l’état d’excitation » de Lamine.

2012 Confrontation des parties et pseudo-reconstitution… dans le cabinet du juge.

2013 Refus d’entendre les témoins du meurtre, au motif qu’ils n’apporteront aucun nouvel élément au dossier.

2014 Le juge d’instruction Patrick Gachon émet une ordonnance de NON-LIEU pour les 8 policiers mis en cause, après une instruction de 7 ans.

2015 La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris confirme le non-lieu.

2016 Attente du Pourvoi en Cassation 24 mai

2017 Audience devant la Cour de cassation.

21 juin 2017 Rendu de l’arrêt de la Cour de cassation.


Au programme de l’émission du mardi 9 mai

L’émission de radio de la CNT Éducation Région Parisienne aura lieu ce mardi 9 mai 2017 comme chaque deuxième mardi du mois de 20h30 à 22h30 sur Radio Libertaire 89.4 on peut écouter en ligne sur le site de Radio Libertaire en-dehors de la RP.

Ce mardi, nous accueillerons des lycéens et un professeur du lycée expérimental de St Nazaire https://lycee-experimental.org/ menacé de fermeture depuis que Bruno Retailleau, président de la Région Pays de la Loire et proche de Fillon a déclaré qu’il coupait les subventions ! Depuis plusieurs mois, adultes et élèves se mobilisent pour que l’aventure, qui a débuté il y a trente-cinq ans, continue. Ce lycée accueille, dans l’esprit de la pédagogie Freinet, des élèves venu.e.s de toute la France, soucieu.se.x d’apprendre différemment, loin des dogmes autoritaires. Pas de proviseur, de CPE, de projet pédagogique imposé par le haut : tout se décide collectivement pour construire des têtes bien faites et ouvertes sur le monde. Pas vraiment la tasse de thé de la droite filloniste !

Bien évidemment, nous ferons aussi un tour de l’actualité des luttes au lendemain de la première manifestation du quinquennat qui se sera tenue le 8 mai à République à Paris !

Toutes ces discussions seront entrecoupées de musiques de luttes, chroniques littéraires, rendez-vous des luttes hexagonales et internationales.


Au programme de l’émission du mardi 14 mars :

L’émission de radio de la CNT Éducation Région Parisienne aura lieu ce mardi 14 mars 2017 comme chaque deuxième mardi du mois de 20h30 à 22h30 sur Radio Libertaire 89.4 on peut écouter en ligne sur le site de Radio Libertaire en-dehors de la RP.

Au programme ce mardi, nous accueillerons un militant de la FAU allemande (Union Libre des Travailleurs/euses), syndicat anarcho-syndicaliste issu des luttes de 1968 et en bute aux difficultés depuis qu’en 2010, un jugement du Tribunal de Berlin l’a interdit… Nous ferons le point sur le système scolaire en Rhénanie-du-Nord-Westphalie où le manque d’enseignant.es. est patent, ou encore sur l’offensive de l’Armée et de ses services de recrutement qui organisent des événements « séduction » dans les écoles… Ce sera aussi l’occasion d’échanger sur le mouvement syndicaliste révolutionnaire dans cette région et de dresser un bref tableau de la situation sociale en Allemagne.

Puis nous accueillerons des syndicalistes et des enseignant.e.s qui nous parleront du stage intersyndical national co-organisé par la CGT, la CNT, SUD et le Collectif Anti-Hiérarchie (CAH) et qui aura lieu les 30 et 31 mai à la Bourse du Travail de Paris. Ce stage sera consacré aux évaluations des personnels des écoles et des lycées, mais aussi des élèves. Il s’agit pour nous d’interroger ce qui se joue dans les dispositifs d’évaluation. Dispositifs qui, pour être très récents, n’en sont pas moins terrifiants si l’on en croit deux chercheuses de l’université de Californie : Sally Dickerson et Margaret Kemeny nous disent que « Le stress le plus puissant, et le plus chronique, c’est l’inquiétude face au jugement d’autrui » (1).

Nous relierons nos réflexions à nos pratiques en espérant fédérer un mouvement de refus, tant des nouvelles modalités d’évaluation des personnels enseignants à la rentrée 2017 que du LSUN, véritable casier informatique des élèves. Ce stage est ouvert à tous les personnels, enseignants et non enseignants.

Vous pourrez nous appeler en direct pendant les pauses musicales

au : 01 43 71 89 40.

Impossible d’effacer l’ardoise…

Le temps passe. Une nouvelle année commence. L’actualité, elle, n’a pas pris une ride. Il n’y pas eu vraiment de trêve des confiseurs. Des profs étaient devant les commissariats ou dans les tribunaux pour dénoncer la répression, soutenir les militant.e.s  en garde à vue et déférré.e.s …

Impossible  d‘effacer l’ardoise : moyens insuffisants dans le primaire, réformes des lycées généraux et professionnels, Parcoursup… Injonctions, menaces, le ministre de l’Education est toujours en poste, aussi droit dans ses bottes que son président…

La CNT éducation vous souhaite une belle année de luttes.

Pour se remettre dans le bain et en attendant notre premier bulletin de l’année, Retrouvez ci-dessous notre dernière publication :

Un Classes-En-Lutte hebdo est téléchargeable ici :  celui du lundi 17 décembre 2018.  Une occasion de diffuser nos analyses et commentaires.

Pour s’abonner à Classes En Lutte : écrire à  classesenlutte-owner@cnt-f.org