#pasdevague… Ne nous trompons pas de colère.

Le Tartagueule à la récré n°131, bulletin de la cnt éducation du Rhône et de l’Ain revient sur l’actualité :  novembre 2018

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50% de grévistes, lundi 12 novembre, dans le second degré… Une participation inégale dans le premier degré, 45% de profs en grève dans le 93, par exemple, 25% au niveau national… cette première journée nationale d’actions contre la politique de Blanquer est une étape pour mettre un frein à ses contre-réformes…

Infos complémentaires et perspectives… très prochainement

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Vendredi 9 novembre

Le collège Henri Barbusse classé en Rep +  à Vaulx-en-Velin dans le Rhône n’a pas attendu le 12 pour se mettre en grève. Le personnel, qui a reconduit la grève depuis mardi 6 novembre, exige des moyens à la hauteur des besoins. Le communiqué de presse.

Après une semaine de grève, le personnel a décidé d’interpeller la rectrice. Le mouvement est suspendu.

Une pétition à signer là : https://www.change.org/p/barbusse-en-rep-24-%C3%A9l%C3%A8ves-pas-plus

        l’appel pour le 12

Classes-En-Lutte n° 193 de novembre : grève lundi 12 de la maternelle à l’université

L’appel unitaire à la grève du 12 novembre de la voie pro.  contre la réforme Blanquer

Une pétition lettre ouverte à Blanquer à signer là :

https://www.change.org/p/jean-michel-blanquer-la-suspension-de-la-r%C3%A9forme-du-lyc%C3%A9e-pro-et-l-ouverture-d-un-d%C3%A9bat-%C3%A0-ce-sujet?recruiter=16877657&utm_campaign=signature_receipt&utm_medium=facebook&utm_source=share_petition&fbclid=IwAR2xRMhMQkICWLLFORJC24N5AP6reu0uO3ZQJd5RYz_fHkDX24O7fySMI2I

Pour s’abonner à Classes En Lutte : écrire à  classesenlutte-owner@cnt-f.org

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Pas de police, pas d’armée dans les écoles

Le communiqué : à diffuser

Suite à l’incident ayant eu lieu au lycée Edouard-Branly de Créteil et les réactions médiatiques qui ont suivi (lire ci-dessous notre précédent communiqué), Nicole Belloubet, Jean-Michel Blanquer et Christophe Castaner, respectivement ministres de la Justice, de l’Education nationale et de l’Intérieur, ont annoncé une série de mesures le vendredi 26 octobre.

Sans surprise, il n’était pas question de revenir sur les suppressions de poste, sur les dotations insuffisantes en personnel médico-social, sur la suppression des aides aux associations de quartier ou, pourquoi pas, sur les inégalités et les violences induites par le capitalisme.

Au lieu de cela, de la répression, de la répression et encore de la répression : ouverture de centres éducatifs fermés, des « centres d’accueil de jour » potentiellement encadrés par des militaires ou des policier·e·s, le renforcement des Equipes mobiles de sécurité (EMS), cow-boys des rectorats… Autant de mesures parfaitement inefficaces lorsqu’il s’agit de construire un climat serein permettant de travailler à l’émancipation individuelle et collective de nos élèves.

Cerise sur le gâteau, le gouvernement nous promet l’augmentation de la présence policière dans nos établissements. Cela n’est pas nouveau, depuis 1982, les conventions se multiplient entre l’Education nationale, l’armée et la police. La circulaire du 16 août 2006 instaurait des références « police / gendarmerie » pour chaque école. Depuis cette année, à Nice, ville du très droitier Christian Estrosi, une permanence policière peut être assurée dans les écoles primaires…

La CNT Education réaffirme son opposition à toute présence policière sur nos lieux de travail, que nous partageons avec une jeunesse déjà trop souvent confrontée aux abus des forces de police. Nous n’acceptons pas d’abandonner notre mission d’éducation pour satisfaire, à peu de frais, les besoins électoraux d’un gouvernement multipliant les coups aux classes populaires.

La réponse aux problèmes rencontrés dans nos établissements sera éducative, pas répressive.

C’est pourquoi la CNT Education appelle l’ensemble de nos collègues à :

 signifier leur refus de la présence de policier·e·s et de militaires au sein de nos écoles ;

  • à arrêter de travailler en cas de présence de policier·e·s et de militaires ;
  • à favoriser les discussions entre collègues pour trouver, ensemble, des initiatives pédagogiques et éducatives afin de permettre à chacun·e de construire les conditions de son émancipation.
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Le sécuritaire ne sera jamais la solution

En version à télécharger

Depuis quelques jours, l’émotion est vive dans la sphère médiatique suite à la diffusion d’une vidéo montrant un élève du lycée Edouard-Branly à Créteil (Val-de-Marne) pointer une arme factice sur sa professeure afin qu’elle le note « présent ». Suite à cela, de nombreux et légitimes messages de soutien à notre collègue ont été publiés ainsi que plusieurs témoignages d’autres situations de violence ayant eu lieu dans des établissements scolaires où insultes, bousculades, dégradations, incidents se multiplient, entre élèves mais aussi contre les adultes.

Pour la Fédération des Travailleuses et Travailleurs de l’Education de la Confédération Nationale du Travail, la réponse ne pourra jamais être sécuritaire. Ces actes sont à relier à la dégradation des conditions de vie de millions de travailleuses et travailleurs dont les enfants ont pour seul horizon le chômage ou de nouvelles formes d’exploitation comme l’auto-entreprenariat, les Uber et autres emplois mal rémunérés et avilissants.

Ces violences sont le produit d’un système violent, le capitalisme, dont l’Etat est l’un des instruments de mise en œuvre. Chaque jour, des personnes sont licenciées de leur travail ou contraintes à exercer plusieurs emplois précaires pour survivre ; chaque jour, des travailleuses et travailleurs subissent des conditions de travail dégradées entraînant blessures, dépressions et, parfois, la mort ; chaque jour, des personnes sont obligées de renoncer à des soins essentiels faute de couverture médicale suffisante ; chaque jour, des personnes sont l’objet de l’acharnement de la police, des services sociaux, désignées comme des délinquantes potentielles.

Surtout, chaque jour, des jeunes des quartiers populaires et des régions rurales délaissées, sont soumis·e·s à un système scolaire dont les classements internationaux et les évaluations permanentes qui en découlent sont l’unique boussole. Les appels à « rétablir l’autorité », à renforcer les sanctions sont une impasse. Nos élèves subissent déjà la présence de la police, des contrôleuses et contrôleurs et des militaires dans leurs quartiers pour ne pas avoir à les subir de nouveau dans leurs établissements scolaires, même lorsqu’elle est estampillée « Éducation Nationale » comme les EMS.

Dans ce contexte, l’école ne peut pas tout car l’école n’est pas tout. Certain·e·s agissent pour favoriser l’émancipation autant que possible. Pourtant, les moyens alloués sont dramatiquement insuffisants : classes surchargées, personnel de vie scolaire en sous-effectif et peu formé, manque d’assistants sociaux, d’assistantes sociales et de personnel médical, dispositifs inadaptés pour les nombreuses et nombreux élèves en difficulté, non-francophones, en situation de handicap…

Si nous réclamons plus d’adultes dans nos établissements, conscient·e·s que nos élèves ont besoin de présence humaine avant tout, nous voulons plus d’enseignant·e·s, d’assistant·e·s d’éducation, de CPE, d’infirmier·e·s, d’assistantes sociales et assistants sociaux.

Le ministre Jean-Michel Blanquer a annoncé un « plan d’actions ambitieux » pour que les violences ne se reproduisent pas, quelques semaines après l’annonce de la suppression de 2600 postes à la prochaine rentrée. La CNT-FTE a, elle aussi, des propositions claires pour faire des écoles des lieux où l’émancipation culturelle, sociale, intellectuelle a sa place, dans le respect de chacune et chacun, adulte comme élève :

  • la diminution du nombre d’élèves par classe ;
  • la mise en place de réels temps de concertation afin de mettre en place des dispositifs et projets permettant aux élèves de trouver un sens à leur scolarité mais aussi de temps « d’analyses des pratiques » pour se former entre pairs ;
  • le recrutement massif d’assistant·e·s d’éducation formé·e·s et bénéficiant d’une réelle titularisation ;
  • un plan de recrutement conséquent pour doter tous les établissements d’assistants sociaux et assistantes sociales, d’infirmier·e·s et d’assistant·e·s pour les élèves en situation de handicap.

Il n’y a pas de recette miracle mais le sécuritaire ne sera jamais la solution. Nous, enseignant·e·s, animateurs et animatrices, personnels administratif, de vie scolaire, médico-social, technique continuerons de lutter, là où nous sommes présent·e·s pour construire, avec nos élèves et étudiant·e·s, un autre futur.

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Blanquer : le premier de la classe Macron !

Evaluations délirantes, réformes à la hussarde, suppressions de postes, le ministre de l’éducation vient d’obtenir la nomination d’un secrétaire d’état, Gabriel Attal, chargé de la mise en place du SNU… Ce que nous pensons du Service National Universel : Insoumission générale !

L’école de la confiance, vraiment ?
Réforme de la voie pro : le ministre passe en force…
Rappels : Evaluations CP CE1… dangereuses, inadaptées et… facultatives !
  • La CNT appelle à boycotter les évaluations nationales : lettre aux collègues
  • Grève : lundi 12 novembre 2018

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Stains (93) : Un gendarme au lycée Utrillo

Communiqué de presse des personnels du lycée Maurice Utrillo à Stains mobilisés contre l’arrivée prochaine d’un nouveau proviseur adjoint GENDARME ! Préavis de grève déposé pour le 5 novembre !

Tout au long de l’année 2017-2018, notre lycée a été frappé par des faits d’extrême violence qui ont eu lieu sur le parvis, devant l’établissement. C‘est dans ce contexte menaçant que nos élèves sont pourtant revenus en cours, ont continué d’apprendre, ont rendu leurs devoirs. Ils sont nombreux à avoir obtenu leur bac, avec tous les honneurs qu’on doit à ces héros ordinaires qui continuent d’étudier envers et contre tout et, il faut bien le dire, contre tous.

L’année scolaire se terminant tant bien que mal, un CLSPD – conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance – ainsi que des « cellules de veille » rassemblant différents services de l’État ont été réunis : hélas, nous n’avons pas été collectivement associés à cette démarche. Pour le moment, nous n’avons aucun retour de cette instance, ni recommandations, ni solutions.

À la rentrée, nous avons appris que les moyens accordés par le rectorat pour l’année 2018-2019, ne nous permettaient pas de couvrir les besoins liés à l’augmentation du nombre d’élèves dans le lycée.

Alors que le rectorat et le ministère se félicitent régulièrement des très bons taux de réussite de nos élèves, on continue à nous supprimer toujours plus de moyens comme la possibilité d’organiser des devoirs de quatre heures le samedi matin ou des stages de vacances. Nos institutions se disent impressionnées de l’attention que l’équipe éducative accorde à chaque élève mais elles nous suppriment plusieurs dédoublements de classes nous empêchant de travailler en petits groupes avec eux. On nous encourage à favoriser l’ouverture à la culture et aux arts mais on nous supprime la possibilité d’enseigner le théâtre et l’histoire des arts en seconde. Autant de dispositifs à l’origine de très bons résultats au baccalauréat et qui participaient à réduire les inégalités face à la réussite scolaire. En parallèle, nous avons été confrontés ces dernières années à une baisse régulière des moyens horaires accordés au lycée et à la suppression de nombreux postes d’adultes dans l’établissement, principalement sur des contrats aidés mais pas seulement : des secrétaires de direction, des assistants d’éducation, des agents d’entretien, des médiateurs. Moins il y a d’adultes dans un établissement, plus le climat scolaire et les conditions d’éducation se dégradent. Parce que nos élèves subissaient cette double violence : celle d’une institution qui ne leur donne pas les moyens de réussir et celle extérieure au lycée, l’ensemble de la communauté éducative s’est fortement mobilisée pour réclamer davantage de moyens humains et éducatifs. On nous a promis que les institutions – la région pour le matériel et les locaux, le rectorat pour les postes et les heures supplémentaires – seraient particulièrement attentives au lycée Maurice Utrillo en cette rentrée 2018.

La situation est pourtant toujours alarmante. En effet, à ce jour, en dehors de la pérennisation du poste d’assistant d’éducation (obtenue de haute lutte après plusieurs jours de grève et une mobilisation massive des personnels), nous n’avons obtenu aucune aide pour enrayer cette violence. Le Conseil Régional a pris la décision, unilatéralement, de rehausser les clôtures du lycée quand bien même toutes les violences qu’on a connues se sont déroulées à l’extérieur de l’établissement. Nous n’avons jamais connu de problèmes d’intrusion et sommes réticents à enseigner dans une forteresse.

Alors que nous réclamons à cor et à cris plus d’assistants d’éducation, plus d’infirmières, plus d’assistantes sociales, plus de médiateurs et d’éducateurs à Stains et à Pierrefitte, on nous a annoncé à la rentrée la création d’un troisième poste de proviseur adjoint chargé des questions de sécurité.

La lettre de mission de ce nouvel adjoint ne nous a pas été communiquée et nous nous posons donc de nombreuses questions sur ce qu’on nous a présenté comme « une expérimentation ». Nous avons appris que ce nouvel adjoint n’était jamais intervenu en milieu scolaire et qu’il occupait précédemment des fonctions dans la gendarmerie. Que connaît-il des problématiques spécifiques à l’éducation prioritaire ? À quoi pourraient servir ses compétences dans un contexte où les problèmes de sécurité s’observent non à l’intérieur mais à l’extérieur de l’établissement ?
Cette nomination suscite de vives inquiétudes au sein de toute la communauté éducative et nous sommes prêts à réagir. Nos élèves ont moins besoin d’un proviseur adjoint supplémentaire issu de la gendarmerie que :

  • De professeurs (en SES, en mathématiques, en vente, en anglais, certains élèves n’ont pas eu de professeur pendant un mois) ;
  • D’équipes stables, formées et expérimentées ;
  • D’assistants d’éducations, de CPE, d’assistants pédagogiques, d’infirmières, d’assistantes sociales, de psychologues.

Nous ne le répéterons jamais assez, nous ne le crierons jamais assez fort : c’est d’éducation que nos élèves ont besoin. Les réponses proposées par l’institution sont, une fois de plus, largement en deçà de ce que nos élèves méritent.

Les personnels mobilisés du lycée Maurice Utrillo de STAINS

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Mardi 9 octobre : succès des manifestations contre le démantèlement des biens communs.

Les têtes de cortèges et cortèges syndicaux ont fait le plein à Paris, Nantes, Marseille… A Rennes, 5000 manifestant.e.s ; Montpellier, 2500 ; Brest et Rodez, 2000… Et encore de nombreuses violences policières : à Rennes des étudiant.e.s ont été frappé.e.s, la manif barrée par les gardes mobiles ; à Paris le passage place Denfert a été retardé par plusieurs charges brutales…

Prochain rendez-vous, pour l’éducation, le 12 novembre

par un prof d’Arts, Paris…

Le Classes-En-Lutte d’octobre : en grève le 9 … 

Les lycées pro seront aussi de la grève pour préparer la reconduction !

Jeudi 27 septembre, la grève dans les lycées professionnelles a été bien suivie en région parisienne, 30% de grévistes en moyenne. Une manif dynamique de 1000 profs et personnels s’est rendue au ministère…

A Lille, petite manif ; à Marseille grosse AG ; à Montpellier une délégation a été reçue au Rectorat ; à St Nazaire, une coordination locale des lycées s’est constituée. Elle va rédiger un courrier aux familles…

L’Administration, pour l’heure, campe sur ses positions. Prochain rendez-vous gréviste le 9 octobre. L’intersyndicale se revoit le 10. Une coordination des bahuts en lutte s’est constituée.

Les raisons de la colère / Lire ci-contre notre dossier —————–/

Lycées pro. : la grève

La CNT éducation, au côté de nombreuses intersyndicales départementales, appelle l’ensemble des collègues à la grève jeudi 27 septembre.

Mais pour la CNT, il est évident qu’une seule journée de grève de 24h ne suffira pas à faire entendre les revendications de la profession. Le CSE (conseil supérieur de l’éducation) se réunit le 10 octobre pour entériner le nouveau cadrage horaire qui annonce des pertes énormes pour les élèves et des suppressions de postes du côté des enseignant-e-s. D’ailleurs les 2600 suppressions de postes annoncées par Blanquer vont toucher de plein fouet les LP pour la rentrée prochaine.

La décision du CSE le 10 octobre, si nous ne mettons pas la pression pour l’empêcher, permettra de lancer la refonte des programmes qui seront mis en place à la rentrée de 2019. Il y a donc urgence à se mobiliser et à construire un rapport de force solide et durable.

Seule la grève nous permet de nous faire entendre de manière sérieuse. Mais pour cela, la grève doit être massive et reconductible !

Quelques points doivent soulever notre colère :

  • financement de structure d’élite (campus de l’excellence) au détriment des lycées pro ;
  • généralisation de l’apprentissage dans les LP : conditionnement de l’inscription au fait d’avoir un patron, organisation des cours pour les profs, augmentation de l’amplitude annuelle d’ouverture des LP, augmentation du nombre de classes pour un même prof, risque d’annualisation du temps de travail…
  • Diminution énorme des heures de cours : -29% en lettres-histoire pour les bacs, -9% pour l’enseignement pro, -24% pour la LV2, -14% en EPS… et pour les CAP, -58% en lettres-histoire, -50% en arts, -58% en maths…
  • La généralisation d’heures de co-enseignement imposé alors que nous n’avons aucun retour positif sur cette pratique qui sert ici à diminuer le nombre d’heures disciplinaire de cours et donc à vider le contenu des programmes
  • Diversification des publics scolaires dans une même classe (formation initiale/alternance, CAP en 1,2 ou 3 ans…)
  • Développement de formations pour les chômeurs dans les LP
  • Pour aller plus loin sur la réforme des LP, vous trouverez ici plusieurs liens :

Paris : un prof de philo sanctionné par le ministère

Pascal Verrier est professeur de philosophie au Lycée Montaigne à Paris. Militant syndical trop dérangeant, il vient d’être sanctionné par le ministère : « mise à la retraite d?office ». Il est accusé de « harcèlement ». Pourtant, la commission académique paritaire, après un débat contradictoire de 14 heures (!), n’avait pas jugé les faits « crédibles et établis ». Il est victime de rumeurs diffamatoires entretenues par un parent d’élève se vantant d’avoir quelques accointances avec des gens « hauts placés » au ministère. Conflit d’intérêt ? Un comité de soutien s’est constitué. Des recours en justice vont être engagés. Cela va nécessiter des frais importants. Pour le soutenir dans sa lutte, vous pouvez participer à la cagnotte en ligne qui lui permettra de financer la bataille judiciaire dans laquelle il est contraint de se lancer. : http://www.lepotcommun.fr/pot/9eul6rd6

Rentrée 2018. L’école selon Blanquer : contrôles, inégalités, sélections et injonctions

Communiqué de rentrée

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A l’école des médias, le ministre de l’Education nationale est le premier de la classe. Rentrée oblige, mercredi 29 août, il a organisé sa conférence de presse : « Ensemble pour l’Ecole de la confiance ». En saturant l’espace médiatique par ses annonces, en entretenant d’inutiles polémiques et sous couvert d’une approche scientifique grossièrement instrumentalisée, Jean-Michel Blanquer déploie une authentique offensive idéologique contre l’égalité à l’école, les conditions de travail et les pédagogies émancipatrices(1).

Les mesures pour cette rentrée 2018 se résument à « décoder, évaluer, sélectionner ». De la Maternelle – un chantier est annoncé pour « clarifier » les programmes et imposer des « repères annuels de progression » –  à l’Université, le ministre veut développer une véritable culture de l’évaluation.

Les classes de CP, les CP à 12 élèves en REP et REP+ subiront deux évaluations, une fin septembre, une autre en février-mars 2019. Un bilan d’entrée en CE1 sera organisé en lecture, écriture et numération à l’automne.

Entre le 1er et le 19 octobre, ce sera au tour des élèves de 6è. Une plate-forme en ligne vérifiera les compétences acquises en français et en maths.

Mi-septembre, les élèves de Seconde générale, professionnelle et technique se verront aussi proposer deux séquences de 50 minutes en français et une en maths via une autre plate-forme numérique.

Mesurer, contrôler, il s’agit bien de soumettre élèves et enseignants à une culture du résultat. La loi votée le 1er août par l’Assemblée Nationale portant sur la réforme de la formation professionnelle et l’apprentissage (2),  la loi ORE, Parcoursup (3), la réforme du bac, le projet de lycée « modulaire » (4) donnent une cohérence à la multiplication de ces injonctions.

Une école contre le peuple, pour les élites.

A la presse encore, le premier ministre a annoncé la suppression de 4500 postes dans la Fonction publique l’an prochain. Blanquer envisage une réforme de la formation initiale pour 2019, une économie possible de 25.000 postes dans l’Education nationale. Ajoutés aux 166.000 postes de « contrats aidés » qui seront encore supprimés, l’école publique est aussi « prioritaire » pour faire des économies.

La liberté pédagogique est remise en question par le ministre, relayé sur le terrain par l’association «Agir pour l’école », qui tente d’imposer des méthodes de lecture et la culture de l’évaluation.  Des associations et des syndicats se sont réunis cet été et ont écrit un communiqué unitaire (lire ci-dessous) pour soutenir toutes celles et ceux qui ne se plieront pas aux injonctions ministérielles.

Car, nos priorités ne sont pas celles de Blanquer. L’émancipation par le savoir ne se mesure pas par des compétences à  atteindre, des hiérarchies, des sélections.

Ses méthodes conservatrices autoritaires et inégalitaires doivent être combattues. En cette  rentrée ce sera, à nouveau, la tâche de toutes celles et ceux qui défendent un service public d’enseignement égalitaire et coopératif.

CNT-FTE, 31 août  2018

(1) A lire dans notre mensuel électronique Classes-En-Lutte n°189, juin 2018, notre motion de congrès : « L’école de Blanquer : contrôle, inégalités, sélection et soumission au programme » (rubrique Classes-En Lutte).

(2) A lire, le six pages : « Lycée professionnel : danger de mort » sur les sites de la CNT.

(3) Loi ORE, Parcoursup / les luttes du printemps 2018. Textes et analyses à lire sur le site de la CNT-FTE, rubrique sup-recherche.

(4) Réforme du lycée général : le lycée modulaire. Analyse à lire dans le Classes-En-Lutte de septembre à paraître.

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Pouvoir dire non !

Communiqué des associations d’éducation nouvelle et des syndicats CEMEA, CGT, CNT, CRAP-cahiers pédagogiques, Émancipation, GFEN, ICEM-pédagogie Freinet, Ligue de l’enseignement,  SE-UNSA, SGEN-CFDT, SNUIPP-FSU,  SNPI-FSU, SUD éducation . Communiqué unitaire

La fin de l’année scolaire 2017-2018 a été marquée par une augmentation des contraintes exercées sur les équipes enseignantes d’écoles maternelles ou élémentaires pour qu’elles s’engagent dans des actions d’apprentissage de la lecture conduites par l’association Agir pour l’École. Tout en tenant un discours affirmant le respect de la liberté pédagogique, des autorités départementales ou académiques ont usé de moyens divers pour exercer des pressions qu’il s’agisse d’initier ces actions ou de contraindre à leur poursuite.

Nos associations et organisations syndicales protestent contre ces contraintes. Elles rappellent que les enseignants sont, dans le cadre des programmes nationaux, les professionnels concepteurs de leur enseignement et que les projets collectifs doivent s’inscrire dans le projet d’école proposé par l’équipe pédagogique et adopté par le conseil d’école .

Nos associations et organisations syndicales apporteront leur soutien aux enseignants et aux équipes qui refusent de mettre en œuvre ces actions ou veulent les interrompre. Elles demandent que cessent toutes les formes de pression exercées.

Paris, le 31 août 2018

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Classes-En-Lutte, été 2018 : lire c’est résister !

Les éditions CNT : http://www.cnt-f.org/editionscnt-rp/

Le passager clandestin : http://www.lepassagerclandestin.fr/

Les éditions Libertalia : http://www.editionslibertalia.com/

La lettre électronique de la CNT éducation , Blanquer : son phare et ses lubies
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De la zad, soutien à la famille Traoré

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ZadenVies du 7 au 15 juillet

à Notre-Dame-Des-Landes

    Echanges, transmission, rencontres des luttes, ateliers, création d’habitats mobiles…   Après les grenades, les lacrymos, les buldozers, la violence dévastatrice… l’espoir repousse !

La ZAD est en vies et la convergence des luttes toujours d’actualité ici comme ailleurs. Du 7 au 14 juillet, il y aura des ateliers, chantiers, discussions, actions… Partageons autour des différentes manières d’habiter, de construire, de cultiver, de prendre soin, de vivre ensemble, de lutter et de se soutenir.

Tout le programme est là :  http://www.zadenvies.org

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            Crime policier à Nantes. 

Vérité et justice pour Aboubakar Fofana !

Communiqué de la CNT 44

Le 3 juillet, lors d’un contrôle d’identité dans le quartier populaire nantais du Breil, Aboubakar a été abattu par un CRS d’une balle tirée à bout portant. La CNT 44 exprime tout son soutien à sa famille et à ses proches.

Loin d’être une bavure, ce meurtre s’ajoute au sinistre décompte de 478 morts depuis 1977, au cours ou suite à une intervention policière. Le rapport de juin dernier de l’IGPN, la police des polices, relève qu’entre 2016 et 2017, l’usage de l’arme a feu par des policiers a augmenté de 54% !

La CNT dénonce le principe de présomption de légitime défense dont jouissent les policiers par défaut, et qui leur permet de tuer en toute impunité. Si cette fois la vérité semble apparaître au grand jour (le CRS ayant avoué avoir menti, parlant désormais de « tir accidentel »), attendons de voir si justice sera faite pour Aboubakar, ou si la police bénéficiera de l’impunité comme dans l’écrasante majorité des affaires impliquant des policiers commettant violences ou meurtres.
Exceptionnellement, ce CRS coupable, trop indéfendable, sera peut-être condamné, la justice faisant exemple d’un cas exceptionnel pour mieux blanchir tous les autres assassins.

La CNT soutient et s’associe à la révolte qui a animé les quartiers depuis la mort d’Aboubakar Fofana, et condamne la répression violente et systématique, ainsi que l’occupation militaire dont ils font l’objet : il faut absolument étouffer la colère des classes dangereuses.

Enfin la CNT condamne l’attitude de la mairie de Nantes et de la société publique de transport TAN, qui ont fait le choix d’isoler totalement le quartier du Breil en n’y faisant plus passer un seul bus, d’instaurer un couvre-feu le 5 juillet, pour mieux faire taire la marche blanche qui était organisée ce jour-là, en invoquant le prétexte d’une « incivilité » commise, bel euphémisme pour décrire un crime d’État !
Depuis les émeutes de 2005, gouvernants et élus locaux mènent en même temps un politique d’éteignoir via les relais de contrôle social et une répression la plus sévère, quotidienne, décomplexée. Sans jamais rien régler de la rage face à une société inégalitaire, raciste et autoritaire.

CNT – Syndicat intercorporatif de Nantes et sa région

<Interco44@cnt-f.org>

C/O B17 – 17 rue Paul Bellamy 44000 Nantes

http://ulnantes.cnt-f.org/

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             L’école en débat au festival de la CNT            à Montreuil dimanche 1er juillet. Tout le programme est là :              http://www.cnt-f.org/festival-cnt

Le 1er juillet : L’éducation demain ?  Une réforme de classes (13h30) ; l’Histoire : une passion française (15h30)…

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L’école de Blanquer : contrôle, inégalités, sélection et soumission au programme. Un texte / communiqué à retrouver dans le Classes En Lutte de juin est là :   de la maternelle à l’université

 Dimanche 17 juin,  3000 personnes accueillaient la marche des migrants à Paris. Tout savoir, là : https://paris.demosphere.eu/rv/61017

       Procès reportés en décembre

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                                     Samedi 2 juin : contre le racisme et le fascisme

Paris. Ce samedi deux juin, deux manifestations importantes sont annoncées. L’une en hommage à Clément Méric, militant antifasciste et syndicaliste tué par des fascistes il y a 5 ans, l’autre en opposition au projet de loi asile-immigration. Le premier cortège rejoindra le second.

La manifestation en hommage à Clément Méric s’inscrit dans le cadre d’un grand week-end antifasciste durant lequel se tiendront plusieurs événements. Le rendez-vous pour la manifestation est à 12h place Gambetta, le cortège prendra ensuite la direction de République pour rejoindre à 14h la manifestation contre la loi asile-immigration à l’appel de nombreux collectifs de sans-papiers.

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 D’autres rassemblements à Lille, Dijon…

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Vendredi 25 et samedi 26 mai, la fédération CNT tenait son XIè congrès à Paris… Communiqués

Communiqué 1. Répression, mutilation et prison : les armes du capitalisme ne nous feront pas taire

Des nervis cagoulés qui expulsent des étudiant.e.s d’un amphi avec la complicité d’un doyen à Montpellier, des CRS qui expulsent sans ménagement des étudiant.e.s pacifistes, en les insultant, les gazant et les frappant…

A Beaumont sur Oise, le 28 avril, des militaires de l’opération Sentinelle présents contre  l’après-midi « boxe et jeux gonflables » organisée par la famille et les proches d’Adama Traoré. Le 30 avril 2018, Ismaël Bokar Deh, un travailleur sans-papiers qui vendait des bibelots aux touristes pour survivre,  tué par la police de Versailles…

A Paris, le 22 mai, 128 gardes à vue à l’issue de la manifestation « fonction publique » suivie de l’occupation du lycée Arago : 88 majeurs, 40 mineurs, contre une Assemblée Générale dans un établissement scolaire…

Toujours le 22 mai, une main arrachée sur la ZAD de Notre-Dame-Des-Landes… 40000 grenades, des chars, des drônes et des hélicos contre des projets collectifs…

Le 25 mai, encore, deux syndicalistes en garde à vue après avoir été mis en joue et menottés pour une action symbolique et pacifique de 300 camarades CGT Énergie, Cheminots, devant le siège national de La République En Marche…

La criminalisation des résistances est bien la seule à être en marche. Une marche forcée pour casser toutes les initiatives collectives, toutes les oppositions, toutes les tentatives pour vivre autrement.

La fédération CNT des travailleuses et des travailleurs de l’éducation réunie  pour son 11 è congrès à Paris dénonce une nouvelle fois ces répressions. Elle exige l’amnistie de toutes les réprimées du mouvement social et elle sera aux côté des migrants et des sans-papiers le 2 juin contre le projet de loi Collomb « asile-immigration ».

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                                        Communiqué 2. Parcoursup : algorithmes aux services de la sélection et de la concurrence

 Depuis quelques années, les algorithmes sont à la mode. Faut dire que ce sont des outils pratiques pour « traiter », c’est-à-dire automatiser le classement, le croisement et l’interprétation de données nombreuses et diverses. Les gouvernements font développer et appliquent des algorithmes pour mettre en place leurs politiques publiques. Au point de soumettre ces politiques publiques aux logiques de ces algorithmes ?

Mais quelles sont ces logiques ? Deux programmes ont été employés dernièrement pour appliquer ces politiques : APB ( Application Post-Bac)  jusqu’à l’an dernier et Parcoursup’ cette année. Quelles différences entre les deux ?
APB était un algorithme qui ventilait les bachelières et les bacheliers dans le supérieur alors que Parcoursup’ est une plate-forme où les données des élèves sont accessibles par tout établissement du supérieur et chaque établissement met en place son propre algorithme. Sur APB, les vœux des élèves étaient ordonnés par ordre de préférence, sur Parcoursup’ non.
Quel est l’effet de l’absence de hiérarchisation des vœux sur Parcoursup’ ? L’algorithme d’APB était basé sur l’algorithme de Gale-Shapley. Sans rentrer dans le détail, c’est un algorithme qui permet de répartir les élèves dans les universités en respectant l’ordre des vœux.
Sur Parcoursup’ les établissements du supérieur doivent trier tous les dossiers de tous les élèves alors que l’algorithme d’APB permettait de minimiser le nombre de dossiers.
Pourquoi proposer un système qui est juste plus coûteux en nombre de dossiers à traiter ?
Quel est l’effet du passage d’un algorithme sur APB aux multiples algorithmes sur Parcoursup’ ? Normalement l’État doit diffuser ses algorithmes, même si cela n’a pas été complètement fait concernant APB. En revanche, les établissements du supérieur ne sont pas dans l’obligation de communiquer le détail de leurs algorithmes. On ne sait pas comment ils sont faits mais on a quelques remontées de ce qui se passe lors des commissions des universités : coefficient par établissement, coefficient en fonction du département ou de la ville, déclassement des boursiers… En effet, ces algorithmes étant secrets, les critères de classement les plus puants peuvent être utilisés.
Nos camarades du supérieur ne sont pas moins dignes que les collègues du secondaire. Cependant, on ne peut pas exclure le pire à partir du moment où la direction de l‘établissement garde l’algorithme secret.
Il semble donc que Parcoursup’ soit aussi sélectif qu’APB. En outre, Parcoursup’ met en concurrence les établissements du secondaire. Il offre la possibilité aux universités de hiérarchiser les lycées. Sur quels critères ? On n’en est pas sûr, mais certainement du plus « nul » au « meilleur ». Il en découlera une mise en concurrence des établissements du supérieur qui doivent choisir des stratégies de recrutement. De plus en plus « autonome », en vérité soumise à des impératifs de concurrence à l’échelle globale (type classement de Shanghaï), la libéralisation de l‘université en France va s’intensifier. Le savoir universitaire en théorie accessible à tous et toutes restera élitiste.

Les syndicats de la FTE réunis en congrès, exigent l’ouverture des universités (au moins 100 000 places) à tous les élèves et d‘en finir avec ces différents systèmes sélectifs.

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Communiqué 3        Contre les violences sexistes et patriarcales

Il faut en finir avec les violences sexistes et patriarcales

La CNT a été confrontée à des affaires de violence sexiste. La CNT – FTE, réunie lors de son 11e Congrès tenait à rappeler qu’elle ne pourrait accepter de ses camarades la moindre violence de ce type.

Il ne suffit pas de se revendiquer « anti-sexiste » pour faire disparaître les discriminations, agressions et comportements sexistes. Les engagements anti-patriarcaux ne se réduisent pas aux discours mais impliquent de se défaire de toutes les représentations et attitudes sexistes que nous avons pu intégrer malgré nous.

Si les violences physiques sont les plus visibles, les violences symboliques sont tout autant destructrices, qu’elles soient verbales ou qu’elles relèvent de stéréotypes toujours véhiculés dans notre société.

Il est crucial que suite à des cas de violence sexiste se mette en place une gestion collective car il est plus que souhaitable que ce genre de situation ne conduise pas à l’isolement des victimes et de toutes les personnes touchées qui doivent bénéficier d’une protection et d’un soutien.

Cette réflexion ne doit pas servir qu’à nous donner bonne conscience. Elle n’est pertinente et utile que si elle aboutit à nourrir la lutte anti-patriarcale concrète à travers la mise en place d’actions dans nos syndicat, sur nos lieux de travail, dans nos quartiers. Ces actions doivent viser à protéger toutes et tous de toute forme d’agression et à faire évoluer nos comportements. Il est fondamental que nous trouvions tou-te-s le temps de discuter de ces problématiques afin de développer les outils nécessaires pour répondre à ces situations, en aval et en amont.

La Fédération des Travailleu-r-se-s de l’Éducation décide de poursuivre sa réflexion avec ses syndicats et d’amplifier son engagement contre toutes les formes de domination.

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Marée montante samedi 26 mai en régions et… à Paris (photo prise à Bastille)

Samedi 26. Marées hautes dans de nombreuses villes. 250.000 manifestant.e.s. A Paris, le cortège a rassemblé 80.000 personnes. 

Le Val de Marne avait rédigé un appel.

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Contre « Parcoursup » : des lycéens en Garde à vue

Au moins 2 détentions provisoires et des interdictions de séjour suite à la manif du 22 mai

Mise à jour / 25 mai

« La justice à la chaîne bat son plein au palais de justice de Paris. Nous apprenons que 2 camarades ont été placés en détention provisoire jusqu’à leur procès qui aura lieu dans plus d’un mois, le 29 juin. Personnes interpellées dans le cortège du 22 mai. Jamais, même pendant la loi Travaille!, les consignes du parquet n’avaient été aussi bien suivies par les juges : mater la meute par la prison! Rappelons qu’après le 1er mai, 5 prévenu-e-s avaient gagné le droit de préparer leur procès en détention (entre-temps trois ont été libéré-e-s).
Cet après-midi, trois salles d’audiences avaient été mises à disposition de la justice d’abattage, pour traiter les cas de 50 personnes dont la garde à vue avaient été prolongée de 24h mercredi soir. Après des mises en examen visant des mineur-es prononcées hier, au moins 7 rappels à la loi ce matin (sans doute concernant des mineur-e-s), voilà un bilan partiel pour vendredi (pointage à 18h) :

  • 2 personnes en détention provisoire (procès 29 juin);
  • 6 personnes sous contrôle judiciaire, interdites de XIIè et de communiquer entre elles en attente de leur procès le 15 juin;
  • 2 personnes relâchées sous contrôle judiciaire avec interdiction totale de pénétrer dans Paris (procès 15 juin);
  • 2 personnes en attente de leur procès en septembre et octobre.

D’autres personnes sont donc encore en cours de jugement, bilan final plus tard. 
Le groupe légal

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Rassemblements de soutiens devant le lycée Arago ou le Tribunal, porte de Clichy, communiqués des FCPE Paris, Montreuil et des syndicats enseignants… les réactions ont été nombreuses pour dénoncer  les gardes à vue subies par les occupant.e.s du 22 mai…
Ce jeudi 24 mai, la plupart des personnes interpellées sont sorties du tribunal après un «rappel à la loi». Toutes les infos en direct ou presque sur Paris Lutte Infos : https://paris-luttes.info/
A lire, ci-dessous, le mémo rédigé par la Légal Team le lendemain de la  manifestation du 22 mai à Paris.
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Mardi 22 mai. Plus de 130 manifestations en régions. 30.000 manifestant.e.s à Paris rassemblé.e.s en tête de cortège… 
Forte répression. Communiqué de la Légal Team de Paris :

Mémo du groupe légal suite à la manif du 22 mai et de la tentative d’occupation du lycée Arago

 

 Une dizaine de personnes ont été interpellées directement dans la manifestation, quelques autres aux abords (rues adjacentes) et encore d’autres lors de contrôles d’identité plus loin qui ont occasionné des fouilles : les lunettes de piscine ont été suffisantes pour placer des personnes en garde à vue. Une personne a été évacuée à l’hôpital par les pompiers. Selon ses proches elle serait sortie. Soit au total une vingtaine de personnes. Certaines d’entre-elles sont au commissariat du 5è arrondissement.

Une centaine de personnes – dont des mineures et parmi elles, des lycéen.ne.s de Montreuil notamment – ont été interpelées suite à l’occupation du lycée Arago. Elles ont toutes été emmenées au commissariat de l’Evangile dans le 18è, servant de gare de triage, avant de placer les gens en GAV dans d’autres commissariats. En milieu d’apres midi mercredi, voilà une liste de postes de police où certain-es ont été emmené-es : 3e, 4e, 5e, 6e, 8e (l’annexe pas le central), 12e, 13e, 14e, 18e (Goutte d’or), 19e, etc. La liste risque d’être longue…. Les commissariats parisiens se montrant insuffisants, des personnes ont été placées en GAV dans ceux de la périphérie, Nogent-sur-Marne et Alfortville notamment.

Beaucoup d’entre-elles sont restées jusqu’après minuit dans les cars, sans eau, sans nourriture, privées de wc ; la retenue administrative de 4h a été largement dépassée ; ce sera plaidé en nullité si besoin dans les tribunaux mais comme pour le 1er mai, la police use de droits exceptionnels en arguant de conditions exceptionnelles

Nous appelons au rassemblement annoncé ce soir à 18h devant le lycée Arago (12e) et à organiser des appels de soutiens devant les commissariats connus.

Nous rappelons que nous n’avons pas de relations privilégiées avec la préfecture et que nous ne pouvons donc pas savoir où sont placées les personnes. C’est au moment de l’appel à un proche, qui est un des droits des gardé.e.s à vue, que la question peut être posée et avec un peu de chance, l’information obtenue.

sachez que nous recevons beaucoup d’appels et que nous n’aurons pas plus d’infos au téléphone avant cette échéance…

Par ailleurs, tout le temps de la GAV, les avocat.e.s sont tenu.e.s au secret. Nous ne pouvons donc pas avoir d’infos pendant au minimum 24h après le début de la GAV… Alors sachez que nous recevons beaucoup d’appels et que nous n’aurons pas plus d’infos au téléphone avant cette échéance…

Cependant, nous pouvons aider à la transmission des garanties de représentation (logement, travail, études…) en cas de comparution immédiate (procès express) et donner des conseils pour surmonter au mieux l’épreuve de la garde à vue. Préparez ces garanties et transmettez les-nous sur stoprepression@riseup.net.

Important :

  • Pour les mineur.e.s, ce sont les parents qui sont à même de désigner un.e avocat.e. Même si un.e commis.e d’office a commencé à assister les personnes aux auditions, les parents ont toute latitude pour imposer leur avocat.e. Appelez-nous et on fera en sorte de vous donner un nom.
  • Enfin, un.e mineur-e ne peut pas être relâché.e sans la présence d’un représentant légal et la comparution immédiate ne s’applique pas (si procès, il se tiendra forcément dans un délai ultérieur)…

Nous invitons toutes les personnes à relire attentivement notre document « Sortez couvert.e.s » et n’hésitez pas à nous poser des questions si des choses ne vous semblent pas claires.

Nous savons que la GAV est une épreuve qui fonctionne sur l’isolement et le silence qui se fait autour des interpellé.e.s. Nous nous efforçons de mettre en lien les personnes avec leurs proches ou camarades et de transmettre les documents aux avocat.e.s si besoin afin de briser ces longues heures où nos camarades sont soustraient à la vie sociale délibérément.

Des remises en liberté interviendront peut être aujourd’hui mercredi ; n’oubliez pas de nous les signaler pour qu’on arrête de s’inquiéter.

En revanche, nous appelons à aller dès demain, jeudi et vendredi 24 et 25 mai, au TGI de Paris, avenue de la Porte de Clichy, à partir de 13h30, où des comparutions immédiates vont certainement avoir lieu. (Nous publierons les salles d’audience des que possible).

Nous saluons les personnes qui se sont rassemblées devant les commissariats du 5è et de l’Evangile jusque tard dans la nuit. N’hésitez pas à organiser des rassemblements devant les commissariats qui sont toujours d’un grand réconfort pour les personnes. Cela pourrait s’organiser dans la foulée du rendez-vous de ce soir devant le lycée Arago.

Salutations anti-répressives,

le Groupe légal de de la Coord anti-rep de Paris.

stoprepression@riseup.net / 07 53 13 43 05

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–  Le tract de la CNT-fte et celui de la Lorraine : l’appel du 16 mai
Ce 16 mai à Paris, un cortège de tête de 1500 étudiant.e.s. Elles  et ils ont marché, sauté , dansé de la place de La Sorbonne à la place Monge, tout près de La fac de Censier. « Macron nous fait la guerre / ça police aussi . Nous on reste déter pour bloquer le pays »… A l’issue de la manif : trois groupes se sont organisés : un vers Nanterre, un autre vers le Mac DO Magenta occupé par ses salarié.e.s, le 3è vers le rassemblement de solidarité avec les Palestiniens…

–  Lyon. Le Tartagueule à la récré n°131.

Au sommaire :

   En grève le 22 Mai: Une étape pour faire plier Macron et sa clique !
    Luttes à l’université : violences et répressions...
    Portiques de sécurité mis en place au lycée Tony Garnier à Bron.

http://www.cnt-f.org/cnt69/tartagueule-a-la-recre-n131-mai-2018/
–  L’appel de la Lorraine pour le 22 mai : Défendre les services publics
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Infos/ dernière minute / Lundi 14mai… La fac de Rennes expulsée vers 4H30 en présence du président…
– Partiels décentralisés à St Ouen annulés pour Paris 8
 – L’actualité du front social… A Paris : meeting le 14 mai…
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L’université à la matraque.

                Communiqué de la CNT

Solidaires des étudiant.e.s et des personnels de l’éducation qui luttent contre la loi ORÉ (Orientation et Réussite des Étudiants), la réforme du baccalauréat et contre la mise en œuvre précipitée et brutale de la plateforme parcoursup, la fédération éducation de la CNT dénonce les violences policières et institutionnelles qui deviennent trop systématiques  sur nos campus et dans les rues.

Des nervis cagoulés qui expulsent des étudiant.e.s d’un amphi avec la complicité d’un doyen à Montpellier, des CRS qui expulsent sans ménagement des étudiant.e.s pacifistes, en les insultant, les gazant et les frappant* partout en France, et maintenant des enseignants, des vice-présidents d’université et des milices privées qui traquent les étudiant.e.s contestataires afin de leur interdire l’entrée des salles d’examens et de s’assurer que tou.te.s rateront ainsi leur année.

Car elle est bien là la vraie raison de ces réformes : exclure, interdire à certain.e.s l’accès à la connaissance émancipatrice et reclassante, briser leurs rêves jugés irréalistes en employant s’il le faut la violence afin de les cantonner dans leur condition de travailleurs-euses ignorant.e.s et dociles.

Ce n’est pas de cette société que nous voulons. Nous n’admettons pas qu’au prétexte de les avoir eu en classe ou de devoir prochainement les accueillir en amphi, certain.e.s s’arrogent le droit de décider si c’est par « l’habileté de leurs mains ou la puissance de leur cerveau », si c’est en satisfaisant ou en renonçant à leurs aspirations les plus profondes que les un.e.s et les autres auront le droit de construire leur avenir.

La fédération des travailleuses et travailleurs de l’éducation réaffirme son soutien aux lycéen.ne.s, aux étudiant.e.s, aux personnels engagés contre les réforme de l’éducation et de l’enseignement supérieur , tout comme elle apporte son soutien aux cheminots, aux fonctionnaires, aux zadistes et à tous les travailleurs-euses qui luttent et subissent la violence et la répression dans leurs justes luttes. Elle appelle toutes et tous à se rejoindre dans la grève le 22 mai et à voter sa reconduction.

Grève générale  !

CNT-fte, le 13 mai 2018

* Le 9 mai, au Mirail, Guilhem est gravement blessé par une grenade de désencerclement après avoir  été immobilisé par les bras, puis attrapé par le cou. « Je me suis vu mourir. Je n’arrivais plus à respirer, je n’avais qu’un filet d’air […] Après l’explosion, j’ai d’abord cru que j’avais pris une balle réelle dans le flanc. Je n’avais plus qu’un poumon qui respirait ».

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Partiels annulés vendredi 11 à Arcueil !

La CNT éducation signe l’appel des étudiant.e.s de Nanterre :

Nous avons appris par le biais des étudiant.e.s et personnels en grève de Nanterre que le président de l’université Jean-François Balaudé s’apprêtait à tenir des partiels malgré le vote de l’Assemblée générale. Les étudiant.e.s revendiquent la non tenue des partiels et la validation automatique avec note améliorable afin de ne pénaliser aucun.e étudiant.e en période de grève.

Nous dénonçons le choix de la présidence de Nanterre qui consiste à remplacer les examens par des devoirs maison, des partiels en ligne et des partiels délocalisés. C’est un moyen pour l’université de casser la grève en cours à Nanterre. Cela est d’autant plus inacceptable que, malgré les demandes répétées des étudiant.e.s, le président refuse de dire si les policier.e.s seront présent.e.s pour tenir les partiels. De même, des fouilles à l’entrée des sites sont d’ores et déjà annoncées. Nous refusons tout encadrement des partiels par les forces de l’ordre et appelons à la solidarité avec les étudiant.e.s et personnels mobilisé.e.s. Ce n’est pas la première fois que Balaudé fait intervenir les CRS sur les étudiant.e.s. Le 9 avril dernier, 7 étudiants ont été interpellés suite à l’intervention de la police pendant une Assemblée générale qui se tenait dans une salle occupée ; d’autres ont été blessés. Nous exigeons la relaxe pour les 3 étudiants de Nanterre poursuivis en justice. De même que pour les étudiant.e.s des autres facs mobilisées qui subissent une répression sévère de la part du gouvernement.

Nous soutenons la grève dans les universités contre la loi ORE qui renforce la sélection à l’entrée de la licence. Cette réforme s’inscrit dans la logique antisociale du gouvernement qui attaque l’ensemble des jeunes, travailleurs.euses, retraité.e.s et chômeurs.euses.

Ainsi, nous appelons à rejoindre nombreux.euses le rassemblement pour la non tenue des partiels en période de grève qui se tiendra vendredi 11 mai à 7h30 devant la Maison des examens au 7 rue Ernest RENAN à Arcueil (RER B Laplace – Maison des examens).                    CNT-FTE, le 10 mai 2018

Le communiqué des étudiant.e.s

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Toulouse.

« Dans la nuit du 8 au 9 mai, à 3h30 du matin, le campus du Mirail occupé par les étudiants et étudiantes grévistes a été évacué par les forces de l’ordre. Cette intervention fait suite à la décision du tribunal administratif de Toulouse, saisi par l’UNI, organisation étudiante de droite, non représentée sur le campus du Mirail.

Depuis plusieurs mois, personnels et étudiant·es de l’université sont mobilisé·es contre la loi ORE, contre la sélection, la dévalorisation du diplôme de licence et la casse de l’université. Après près de 4 mois de grèves, d’assemblée générales, de manifestations et l’installation de deux occupations, la fac du Mirail reste une des plus mobilisées de France et montre sa détermination face aux réformes du gouvernement Macron.

Cependant, Macron entend bien faire passer l’ensemble de ses réformes, attaquant aussi bien les universités que le rail où les hôpitaux, pour cela il n’hésite pas à faire usage de la force pour réprimer les étudiantes et étudiants en lutte. La présence de la police sur nos facs est maintenant régulière (comme à Grenoble, Lille 2 ou Tolbiac) et s’accompagne toujours de violence. Cette nuit, l’évacuation musclée du Mirail, qui a fait plusieurs blessé·es et un interpellé hospitalisé, en est encore la preuve. »     Iaata.info.

 

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La Coordination nationale des universités, réunie à Paris le samedi 5 mai 2018, a rassemblé des représentant.e.s de 38 établissements de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Elle appelle à reconduire la grève. La CNU soutient :

– la journée nationale de mobilisations dans l’éducation et l’enseignement supérieur le 16 mai ;

– la journée nationale de mobilisations et de grève dans la Fonction publique le 22 mai.                                      l’appel ici : Coordination du 5 mai

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Soyons uni-es et déterminé-es face aux répressions contre le mouvement social …

                      Retour sur le 1er mai à Paris.                    Sud éducation Paris a diffusé le communiqué ci-dessous que nous relayons, solidaires !

« Cela fait des semaines que des mouvements de grève émergent de partout : dans l’éducation, dans la santé, dans le rail, dans la propreté, à la Poste, etc.

Le 1er mai 2018 a été une journée de convergence de ces combats, un pas vers l’instauration d’un rapport de force global s’opposant au gouvernement Macron et, plus généralement, au capitalisme.

Mais cette journée a été marquée par une très dure répression. Toute une partie du cortège, située en tête, a été gazée, nassée, chargée par la police. Des milliers de personnes étaient présentes dans cette partie de la manifestation.

Plusieurs centaines de manifestant-es ont été arrêté-es (dont beaucoup de mineur-es) jusque tard dans la nuit dans le centre de Paris. Certain-es sont resté.e.s en garde à vue plus de 48 heures, d’autres sont passé.e.s  en comparution immédiate jeudi 3 et vendredi 4 mai. Un appel à se rendre au Tribunal de grande instance pour les soutenir a circulé ( à partir de 13h30, avenue de la Porte de Clichy).

Les syndicats Sud éducation Paris et CNT demande la remise en liberté de toutes et tous, sans aucune poursuite.

Cette répression, c’est la réponse du gouvernement aux colères qui s’expriment. C’est la continuité des évacuations des facs occupées ces dernières semaines contre la loi ORE introduisant la sélection à l’université (à Paris, les facs de Tolbiac, Saint-Charles, Censier, la fermeture de l’EHESS, etc.).

Nous tenons d’ailleurs à marquer notre pleine et entière solidarité aux enseignant-es et aux étudiant-es qui actuellement refusent de passer ou faire passer les partiels à l’université Paris-1 et à l’université de Nanterre.
Ces prises de position sont dignes et courageuses, nous les saluons de tout coeur.

Merci enfin à la Legal Team Paris de la Coordination contre la répression et les violences policières d’avoir effectué tout le travail de recensement et de suivre les affaires.
Pour les contacter : stoprepression@riseup.net
Leur cagnotte en ligne : tinyurl.com/stoprep2

Solidaires face à la répression ! Tou-tes ensemble on continue ! »

Texte actualisé, le 4 mai 2018

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Jeudi 3 mai : Grèves dans l’éduc. A Paris, convergence de la manif avec les cheminots

Paris. Communiqué du comité de mobilisation de Jussieu, publié aux alentours de midi, jeudi 3 mai :

Aujourd’hui, le site Jussieu de Sorbonne Université a été bloqué jusqu’à 9:30. L’administration a décidé d’ouvrir les entrées parking pour casser le blocage et donc empêcher le débat sur une loi vivement contestée et rejetée par une majorité d’etudiantEs, malgré les négociations que nous avions entreprises avec elle, pour assurer la sécurité de toutes et tous et calmer une situation de tension.

Les étudiantEs et personnels mobiliséEs dénoncent les violences exercées pendant le blocage, entre la sécurité qui nous frappe, qui nous pousse, et qui laisse des fachos casqués nous frapper alors même qu’ils étaient témoins de la scène. Des agents et des membres de l’administration se sont permis de filmer nos visages, nous exigeons qu’aucune de ces vidéos ne soient retenues pour une quelconque répression administrative.

Nous comptons trois camarades blessés jusqu’au sang, la sécurité nous a envoyé des chiens et menacée par diverses pressions physiques. Nous avons tout filmé, nous discuterons dans les prochains jours de la publication de ces images (évidemment en respectant le droit d’image). Nous avions filmé les violences lors du précédent blocage, que nous avions préféré garder confidentielles, pensant que les équipes de sécurité avaient compris que la violence envers des étudiantEs qu’iels sont censés protéger était inacceptable.

Nous ne laisserons pas une telle répression s’abattre sur le mouvement social. Le président de Sorbonne Université Jean Chambaz devra répondre face à cette situation.

Aucune parole n’est libre dans Sorbonne Université. Nous en avons la preuve et nous ne baisserons pas les bras. A une centaine, nous avons réussi à mettre à mal cette prison pendant quelques heures. Prison idéologique, où seules l’indifférence et la docilité sont autorisées ou en tout cas encouragée.

Totale solidarité avec les camarades de Paris 4 contre la sélection et la loi travaill qui ont bloqué les deux autres sites de Clignancourt et Malesherbes.

Pour des facs ouvertes, gratuites et émancipatrices – c’est un simple blocage qui n’a pas réussi -, mais notre politisation, notre capacité d’organisation et notre colère ne font que s’amplifier.

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Strasbourg.

Communiqué sur les événements du jeudi 3 mai 2018 à l’université de Strasbourg

Non, ce ne sont pas les étudiants qui ont empêché la tenue des examens à Strasbourg ce jeudi mais la présidence !

Ce jeudi matin, des étudiants disposant de cartes d’étudiants parfaitement valides ont été empêchés de composer au prétexte de leur participation supposée au mouvement de contestation contre la loi ORE. Les étudiants ont tout d’abord voulu protester contre ces contrôles intempestifs qui avaient été opérés lundi dernier par des agents d’une société privée ayant manifestement reçu des ordres de la présidence de l’université et ils ont été violemment évacués.


De plus, alors que des étudiants se sont présentés pour passer leur examen dans un autre bâtiment, et alors qu’ils avaient légalement le droit de composer, l’accès à ce bâtiment leur a été refusé et cela sous la supervision de 2 vice-présidents de l’université au prétexte qu’ils faisaient partie des étudiants contestant la loi ORE. Suite aux contestations qui en ont résulté, les deux vice-présidents qui étaient sur place ont décidé de délocaliser l’examen. Mais les étudiants et enseignants, après s’être rendus dans ce nouveau bâtiment, n’ont pas pu y entrer. Les vigiles avaient cette fois reçu l’ordre de ne laisser entrer personne. Confusion et chaos.
La présidence a de facto empêché le déroulement serein des examens. Les enseignants et personnels administratifs ont fait l’objet de paroles d’intimidation par les vice-présidents présents. Et cela s’est fait en communiquant dans les médias sur l’impossibilité d’organiser les examens à cause… des “bloqueurs” ! Quel jeu est véritablement joué ici ?

Il apparaît inconcevable que les autorités de l’université puissent prendre l’initiative d’opérer un tel tri à la volée entre des étudiants reconnus comme ayant participé au mouvement contre la loi ORE (sur quelle base, avec quelle certitude ?), de facto exclus du diplôme, et des étudiants non repérés, autorisés à composer. Si la présidence de l’université souhaite instaurer un délit d’opinion passible de la privation du droit de passage des examens, qu’elle le dise publiquement…

À l’heure où nous écrivons ce communiqué, des événements similaires se sont déroulés au Palais Universitaire. Ces dysfonctionnements dans le déroulement de l’organisation des examens apparaissent incompréhensibles. Les organisations syndicales se réservent la possibilité d’un recours au tribunal administratif contre l’utilisation abusive de vigiles privés, par l’université de Strasbourg, pour entraver l’accès de certains étudiants aux salles d’examen. L’attitude trouble et  irresponsable que la présidence de l’Université de Strasbourg manifeste depuis le début du mouvement de contestation de la loi ORE est indubitablement la cause de l’état de tension que connaît actuellement la communauté universitaire.

CNT-STP67, SNPREES-FO, SNESUP-FSU, Solidaires Etudiant.e.s Alsace, Sud Education Alsace

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Des centaines de milliers de manifestant.e.s mardi 1er mai. A Paris, manif arrêtée par les forces du désordre. 109 manifestant.e.s en garde à vue. La Légal Team Paris appelle à des rassemblements devant les commissariats et le tribunal

« Nous savons que ces jeudi 3 et vendredi 4 mai des déferrements vont avoir lieu au Nouveau Palais de Justice 29-45 Avenue de la Porte de Clichy Métro, RER-C Porte de Clichy l’après-midi à 13h30. 
Nous appelons à venir soutenir les camarades et les personnes au tribunal lors des comparutions immédiates qui sont publiques. »

        Pour une Université libre, égalitaire, émancipatrice,  ouverte à toutes et tous :  les arguments de la Cnt sup-recherche

A écouter ou réécouter sur Radio libertaire 
http://www.cnt-f.org/urp/ l'émission Micro-ondes 94 
du dimanche 29 avril

"De la maternelle à  l'université : la casse de l'éducation."

avec des enseignants de la CNT éducation et deux étudiants de Tolbiac.

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Paris. Censier évacué ce lundi 30 avril.

Rassemblement à 18h, rue de Santeuil

Le directeur du master « cinéma et audiovisuel » à la Sorbonne-Nouvelle dénonce cette intervention : « J’arrête car nous crevons de ne pas arrêter, explique le maître de conférences. La loi ORE et le dispositif Parcoursup ont fini d’épuiser ma bonne volonté et ma conscience professionnelle. L’intervention policière de cette nuit est le geste de trop. J’assiste depuis quatorze ans maintenant (et depuis vingt et un ans si je compte mes années d’études universitaires) à une destruction programmée, lente mais résolue du service public de l’enseignement supérieur et de la recherche. »
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Les grèves fleurissent en mai : 1er, 3, 22 mai… Et puis ça reconduit ?

En cette veille du 1er mai toutes les infos du Front social (n°46)

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La méthode Blanquer : en finir avec la liberté pédagogique

En multipliant les interventions médiatiques, le chouchou des réactionnaires poursuit sa mise au pas des enseignant.e.s. La dernière en date, le 25 avril, est parue dans le Parisien. Il ne faut pas, dit le ministre de l’Education, confondre la liberté pédagogique et  l’anarchisme. Le lendemain paraissait dans le Bulletin Officiel quatre circulaires signées de son nom sur la lecture, la grammaire, le calcul et la résolution de problèmes. Une première, notamment, dans le déroulé des injonctions. Le « bienveillant » Blanquer liste ce qu’il faut bien faire jusqu’à demander aux profs de « circuler dans les rangs pour consulter les productions des élèves… ».

Pour les classes de CP, un guide a été envoyé à tou.te.s les enseignant.e.s. Un guide de 130 pages à respecter à la lettre. La lecture globale est proscrite ! A lire de b à ba en utilisant La méthode scientifique c’est à dire la syllabique. « L’automatisation du code » est un « impératif » (p.51). Au pilori toutes les autres y compris la « mixte ». Aux ordres de la science, une progression unique est rédigée pour « l’étude des correspondances graphèmes-phonèmes » (p.55 à 61). Il faudra faire des dictées et écrire deux fois par jour. Ah la belle affaire !

Pour « la mise en œuvre d’une leçon de lecture-écriture », Blanquer propose l’exemple du graphème s prononcé /z/. Extraits : « usi, iso, ousi, asa (syndicale ?!)… » qu’il faudra ânonner. Suit une liste de mots : « une visite il ose assise le musée l’Asie désolé… », qu’il faudra écrire. Puis, un texte qu’il faudra étudier : « Chassé pour sa fourrure, le renard à l’affût a repéré une poule isolée. La poule fuit vite, lui échappe. Pas rusé, le renard ! ». Comme on l’aura compris, lire ce n’est pas comprendre ni s’émanciper. Encore moins interroger le monde. A ce compte là, les 100% de réussite vont être vite atteints …

Pour conclure, Jean-Michel Blanquer regrette que « 31 % des enseignants n’utilisent pas de manuel». Il demande donc d’en choisir un. Encore un cadeau de bonne grâce à ses amis éditeurs.

En publiant ce guide et ces circulaires, ces instructions serviront de cadres et permettront aux inspections un contrôle accru sur les pratiques pédagogiques : gare à celles et ceux qui ne seront pas dans les rangs.

Car le fond de l’affaire, ce n’est pas de savoir si la syllabique va reprendre ses droits –qu’elle n’a pour ainsi dire jamais perdu depuis Jules Ferry- mais de tester une profession dans sa capacité à rogner ou pas sur ses libertés pédagogiques.

Le laisserons-nous faire ? L’histoire ne le dit pas. A nous de l’écrire !

CNT, le 29 avril 2018

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 Photo prise en tête de cortège le 19 avril à Paris

 Les précaires de l’Education nationale poursuivent leurs actions. Nouvel appel à la grève pour le 3 et 22 mai 2018.

A Nîmes, les AVS seront rassemblé.e.s le 2 mai devant la Direction des Service De l’Education Nationale (DSDEN) 58 rue Rouget de Lisle. http://www.cnt-f.org/30/RASSEMBLEMENT-AVS-le-2-mai-a-Nimes.html

A Rennes, elles et ils se sont mobilisés le 19 avril  devant l’Inspection académique.

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Après Tolbiac à Paris, les forces de police ont évacué l’université Paul-Valéry à Montpellier, lundi 23 avril !

Montpellier. « 50 flics pour évaquer O étudiant »… Cette intervention survient sur un campus quasi désert, les vacances universitaires ayant débuté vendredi soir.

Paris. Évacuation de Paris 1 Tolbiac, vendredi 20 avril au matin.

Toutes les infos ici : https://paris-luttes.info/

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Dimanche à la zad, jeudi à la grève : les convergences se construisent

Jeudi 19 avril, 50.000 manifestant.e.s à Paris, la moitié  en tête de cortège… 300.000 au total avec les régions. A Rennes 2 , 3000 étudiant.e.s en AG ce matin : le record du jour !

Le tract de la CNT : Macron déraille !

Les infos du Front social : les rendez-vous du 19 avril

La ZAD est partout !

Les syndicats CNT apportent leurs soutiens et appellent à des actions concrètes de grèves et d’organisations de mobilisations pour combattre et rendre visible la répression subie à Notre-Dame-des-Landes.

De nombreuses mobilisations sont prévues partout à l’initiative d’organisations diverses, et un appel à aller à Nantes et sur la ZAD est lancé pour ce samedi 14 et dimanche 15 avril.

La fédération CNT éducation se joint à cet appel. La terre est à nous !

samedi 14 – manifestation contre les expulsions de la zad à Nantes –
rendez-vous 16h30 place du cirque
 (RDV aussi dès 14h30 contre la politique antisociale de Macron)

-dimanche 15 – convergence sur la zad à 12h sur le chemin de Suez pour répondre sur le terrain à l’opération d’expulsion

Toutes les infos sur zad nadir.org

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Contre « Parcoursup » et les fachos… En solidarité avec la zad : blocages en hausse dans les facs… Prochaine journée nationale d’actions le 19 avril

Lire, pour la région parisienne, les dernières infos ici :

https://paris-luttes.info/

et / ou  la lettre du Front social du 13 avril…

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Violences policières à la fac de Nanterre

La CNT éducation dénonce les violences policières et relaie le texte des occupantes de la faculté.

Communiqué d’occupantes de Nanterre du lundi 9 avril

Ce matin, à l’Université Paris X Nanterre, a eu lieu une intervention policière lors de l’occupation des bâtiments de Sciences Sociales en réaction à la Loi Vidal, mais également à l’expulsion de la ZAD de Notre-Dame-Des-Landes.

Après avoir été repousséEs sur le toit d’un bâtiment, la trentaine d’occupantEs ont dû attendre trois heures sous la pluie battante, sans vivres. Une négociation avec les policiers a commencé. Face aux dangers de chutes, ces derniers ne voulaient intervenir Au terme de ces trois longues heures, la police accède aux requêtes des étudiantEs : deux amphis sont mis à leur disposition, et on nous promet que la police quittera les lieux.
C’est alors dans une ambiance chaleureuse que toustes (soutiens présents et occupantEs) se retrouvent dans une salle pour faire une assemblée générale et déjeuner tranquillement. Dans la salle, une petite centaine de personnes se réunissent.
Aux alentours de 15h, les CRS reviennent à la charge et interviennent dans les espaces obtenus précédemment : les accès sont bloqués, et un cordon de CRS se forme à l’entrée de la salle occupée. Dans l’incompréhension la plus totale, on cherche à dialoguer avec elleux. Aucune réponse.
C’est à ce moment qu’une charge violente repousse les occupantEs dans la salle, certainEs sont compriméEs, proches de l’asphyxie.
Finalement, les CRS pénètrent dans la salle : tout le monde s’assoit, affichant notre pacifisme. On nous dit qu’aucun mal ne nous sera fait, si nous acceptons de nous rendre unE à unE, en laissant tranquillement notre identité être contrôlée. La raison : « on veut vérifier que vous êtes tous étudiants. »
A cela, nous répondons que c’est à l’administration que nous souhaitons nous adresser, non aux policiers. Cette demande sera ignorée, par la police, comme par l’administration qui ne réagira pas à cette intervention. Cette même administration ayant demandé la fermeture administrative de la faculté, et même de la bibliothèque universitaire alors même que nous sommes en semaine de révisions.
Le refus de donner nos identités est collectif.
Les CRS commencent à prendre de l’espace, resserrant petit à petit l’étau. Les occupantEs se retrouvent confinéEs au fond de la salle, tentant une chaîne humaine. Un premier petit groupe de CRS forcent quelques étudiantEs à sortir, certainEs sont soulevéEs par les cheveux.
La violence ne fait qu’augmenter graduellement : des charges de petits groupes de CRS s’attaquent aux étudiantEs assis par terre, sans défense. Ils ont des gazeuses à la main, et n’hésitent pas à donner des coups de pied dans le tas en gazant à bout portant. Toustes sont évacuéEs violemment, certainEs sont tiréEs par leurs écharpes, complètement étrangléEs.
Il ne reste plus qu’une quinzaine d’étudiantEs dans la salle. On crie : « On veut sortir, laissez nous sortir ! » mais les charges se succèdent.
En somme, plusieurs copainEs interpelléEs (une dizaine), beaucoup de blesséEs (blessures superficielles et graves).

Cette violence n’aurait pu exister si la présidence n’avait pas demandé d’intervention. Or, Mr Balaudé a ouvert grand les portes aux compagnies de CRS sans se soucier du sort de ses étudiantEs, enseignantEs et de son personnel.

Nous exigeons sa démission immédiate, il est intolérable qu’un président de faculté, qui plus est célèbre la commémoration de Mai 68 depuis le début de l’année, permette à la police d’intervenir avec une telle violence au sein même de sa faculté.

Nombreuses sont les images témoignant de la violence inouïe qu’ont subie les étudiantEs, professeurEs, personnel de la faculté de la part des quelques centaines de CRS .

Nous rejoignons l’appel des professeurEs de Nanterre à faire grève demain, en solidarité aux personnes mobiliséEs aujourd’hui.
Plus que jamais, il est impératif de lutter contre la Loi Vidal et contre l’inacceptable répression des forces de l’ordre dans les facultés.

Nous appelons à rejoindre l’assemblée générale organisée par les professeurEs et personnel de Paris X à la faculté de Nanterre en réponse à la répression policière et administrative qui s’est abattue sur les occupantEs, demain à 10h.

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      Lundi 9 avril : expulsions à la zad 

Paris, Belleville, le 9 avril

Communiqué et dernières infos à lire ici   : https://zad.nadir.org/

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Vers la grève reconductible avec les cheminots ?…

Contre « Parcoursup » et les fachos : journée nationale d’actions dans les lycées et le supérieur mardi 10 avril.

L’intersyndicale du 13è arrondissement de Paris a rédigé un appel argumenté et convaincant pour se lancer dans la grève en mai !

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Un demi millier de manifestant.e.s à Paris, 22 rassemblements en régions, cette journée contre la précarité dans l’Education Nationale est une réussite. Prochain rendez-vous de grève avec les cheminots le 3 mai.

A Rennes (35), rassemblement ce 5 avril devant le rectorat. Pour cause de calendrier scolaire, les précaires seront, à nouveau, dans la rue, le 19 avril.

Rassemblement à Foix  (09) devant l’inspection académique. Les cheminots ont invité les précaires à venir à leur AG. Création du collectif ariégeois….

Grenoble (38). 70 précaires et soutiens devant le rectorat. Une délégation a été reçue.

En Savoie, dans la vallée de la Maurienne, tournée d’établissements pour distribuer des tracts et du matériel syndical (CNT, CGT éduc et SUD), recenser les problèmes des collègues et proposer une coordination pour les mobilisations futures.

Montpellier (34). 15 précaires devant le rectorat. Un rendez-vous obtenu pour mercredi 11 avril.

Valence (26). 40 mobilisé-es en AG qui bloquaient la rue devant l’Inspection académique. Une délégation a été reçue. Prochaine AG le 7 mai.

      Convergence des luttes ce 3 avril à Paris avec les cheminots

      Classes-En-Lutte, numéro spécial

Retrouvez la carte de France des rassemblements et manifestations sur le site de la CNT confédérale : http://www.cnt-f.org/

Unis, les syndicats CGT éduc-action, Sud et CNT éducation Paris appellent à la grève le 5 : En grève jeudi 5 avril

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Attaque fasciste contre le local de la CNT à Lyon.

L'Union Départementale 69 des syndicats CNT (Confédération Nationale du
Travail) appelle à un rassemblement mercredi 4 avril à 18h devant son
local situé au 44 rue Burdeau dans le 1er arrondissement de Lyon.

Communiqué du l’Union Départementale CNT du Rhône, 31 mars 2018 :

L'Union Départementale des syndicats CNT (Confédération Nationale du Travail) dénonce l'attaque de son local situé au 44 rue Burdeau dans le 1er arrondissement de Lyon dans la nuit du vendredi 30 au samedi 31 mars. Un groupe de fascistes a arraché la grille et brisé la vitre, tenté de casser le rideau de fer et dérobé du matériel militant.
Cette attaque se fait dans la suite d'autres attaques contre des locaux militants dans le 1er arrondissement, à savoir le local de la CGA (coordination des groupes anarchistes), le local du PCF et encore les attaques et dégradations contre Radio Canut. Outre ces actes de violences, depuis plusieurs mois, différents groupuscules fascistes essaient de recouvrir les murs du 1er arrondissement de différents pochoirs ou autocollants à caractère raciste ou haineux. Ces groupuscules, en particulier le Pavillon Noir (Bastion Social : groupuscule d'extrême droite émanation du GUD ; groupe violent dont des membres ont été condamnés à plusieurs reprises) pensent que la violence et ces actes d'intimidation feront taire l'action de la CNT. Actuellement, la CNT luttent aux côtés d'autres organisations afin d'obtenir la fermeture de leur local quai pierre Scize. Nous ne sommes pas dupes : si ces groupuscules se développent, c'est que les gouvernements successifs, en banalisant des discours voire des pratiques racistes et en détruisant les droits sociaux font le lit de leurs idées. Que ce développement se fait grâce au silence (voire à la complicité) de l'état, à la passivité de la police. En effet depuis plusieurs années, les groupuscules fascistes ont pignon sur rue, ils ne cessent de mener des actions violentes (agressions, provocations de rassemblements ou manifestations), et la seule réponse de la préfecture (représentant direct de l'état) a toujours été de minimiser cela et de faire croire à une guéguerre entre des groupuscules d'extrême-droite et d'extrême gauche.

Face à cela l'union départementale des syndicats CNT réaffirme sa volonté de continuer à lutter contre le fascisme et les idées haineuses qu'il transmet, sa volonté de lutter au sein des luttes sociales.

Face au fascisme, ¡No pasarán !

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A Rennes, l’administration limite le droit syndical.

Deux collègues du 1er degré membres de SUD Education 35 étaient mandaté.e.s pour représenter leur syndicat au Congrès de la fédération SUD éducation à Boulogne sur mer la semaine du 26 au 30 mars, tou.te.s les deux ayant fait leur demande d’ASA en temps et en heure pour pouvoir y participer.

L’un d’eux qui travaille à l’école X a essuyé un refus. Il a fait un recours auprès du TA. L’ordonnance du TA confirme le refus d’ASA pour « nécessité de service et […] problématiques de remplacement sur le département ». Le collègue ne s’est donc pas déplacé.

L’autre collègue n’a pas eu de réponse et s’est rendue au Congrès mais s’est vu notifier une mise en demeure avec obligation de reprendre son poste. La fédération SUD éducation a immédiatement envoyer un courrier à la Rectrice, rappelant que ce type d’ASA, de droit, fait partie des libertés fondamentales. La collègue est convoquée mercredi 4 avril à 17h à l’IA.

Le STE 35 est solidaire : l’appel à soutien

150 militant.e.s devant l’IA. La camarade est toujours menacée de sanction. L’Administration enquête sur ses services informatiques. Elle affirme avoir averti la collègue avant son départ via sa boîte mail professionnelle…

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Défendre la Maternelle / Action à Paris mercredi 28 mars… Une initiative parents-profs du 94 :

Un rassemblement est prévu devant le CNAM 292 rue saint Martin 75003 Paris, métro Arts et Métiers, ligne 11, à 15h00, mercredi prochain par le collectif éducation 94 parents-profs.

Ce sera la fin des Assises de la Maternelle qui se dérouleront le mardi 27 et le mercredi 28 jusqu’à 16h.

Au programme de ses assises : remplacer les écoles maternelles par des jardins d’enfants, sortes de crèches améliorées pour les enfants de 1 à 5 ans où quelques enseignants dirigeront plusieurs ATSEM (agents térritoriaux spécialisés en petite enfance) qui auront la charge des e