L’école de Blanquer : contrôle, inégalités, sélection et soumission au programme

Le Classes En Lutte de juin est là :   de la maternelle à l’université

Pour s’abonner à Classes En Lutte : écrire à  classesenlutte-owner@cnt-f.org

 Dimanche 17 juin,  15oo personnes accueillaient la marche des migrants à Paris. Tout savoir, là : https://paris.demosphere.eu/rv/61017

       Procès reportés en décembre

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                                     Samedi 2 juin : contre le racisme et le fascisme

Paris. Ce samedi deux juin, deux manifestations importantes sont annoncées. L’une en hommage à Clément Méric, militant antifasciste et syndicaliste tué par des fascistes il y a 5 ans, l’autre en opposition au projet de loi asile-immigration. Le premier cortège rejoindra le second.

La manifestation en hommage à Clément Méric s’inscrit dans le cadre d’un grand week-end antifasciste durant lequel se tiendront plusieurs événements. Le rendez-vous pour la manifestation est à 12h place Gambetta, le cortège prendra ensuite la direction de République pour rejoindre à 14h la manifestation contre la loi asile-immigration à l’appel de nombreux collectifs de sans-papiers.

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 D’autres rassemblements à Lille, Dijon…

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Vendredi 25 et samedi 26 mai, la fédération CNT tenait son XIè congrès à Paris… Communiqués

Communiqué 1. Répression, mutilation et prison : les armes du capitalisme ne nous feront pas taire

Des nervis cagoulés qui expulsent des étudiant.e.s d’un amphi avec la complicité d’un doyen à Montpellier, des CRS qui expulsent sans ménagement des étudiant.e.s pacifistes, en les insultant, les gazant et les frappant…

A Beaumont sur Oise, le 28 avril, des militaires de l’opération Sentinelle présents contre  l’après-midi « boxe et jeux gonflables » organisée par la famille et les proches d’Adama Traoré. Le 30 avril 2018, Ismaël Bokar Deh, un travailleur sans-papiers qui vendait des bibelots aux touristes pour survivre,  tué par la police de Versailles…

A Paris, le 22 mai, 128 gardes à vue à l’issue de la manifestation « fonction publique » suivie de l’occupation du lycée Arago : 88 majeurs, 40 mineurs, contre une Assemblée Générale dans un établissement scolaire…

Toujours le 22 mai, une main arrachée sur la ZAD de Notre-Dame-Des-Landes… 40000 grenades, des chars, des drônes et des hélicos contre des projets collectifs…

Le 25 mai, encore, deux syndicalistes en garde à vue après avoir été mis en joue et menottés pour une action symbolique et pacifique de 300 camarades CGT Énergie, Cheminots, devant le siège national de La République En Marche…

La criminalisation des résistances est bien la seule à être en marche. Une marche forcée pour casser toutes les initiatives collectives, toutes les oppositions, toutes les tentatives pour vivre autrement.

La fédération CNT des travailleuses et des travailleurs de l’éducation réunie  pour son 11 è congrès à Paris dénonce une nouvelle fois ces répressions. Elle exige l’amnistie de toutes les réprimées du mouvement social et elle sera aux côté des migrants et des sans-papiers le 2 juin contre le projet de loi Collomb « asile-immigration ».

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                                        Communiqué 2. Parcoursup : algorithmes aux services de la sélection et de la concurrence

 Depuis quelques années, les algorithmes sont à la mode. Faut dire que ce sont des outils pratiques pour « traiter », c’est-à-dire automatiser le classement, le croisement et l’interprétation de données nombreuses et diverses. Les gouvernements font développer et appliquent des algorithmes pour mettre en place leurs politiques publiques. Au point de soumettre ces politiques publiques aux logiques de ces algorithmes ?

Mais quelles sont ces logiques ? Deux programmes ont été employés dernièrement pour appliquer ces politiques : APB ( Application Post-Bac)  jusqu’à l’an dernier et Parcoursup’ cette année. Quelles différences entre les deux ?
APB était un algorithme qui ventilait les bachelières et les bacheliers dans le supérieur alors que Parcoursup’ est une plate-forme où les données des élèves sont accessibles par tout établissement du supérieur et chaque établissement met en place son propre algorithme. Sur APB, les vœux des élèves étaient ordonnés par ordre de préférence, sur Parcoursup’ non.
Quel est l’effet de l’absence de hiérarchisation des vœux sur Parcoursup’ ? L’algorithme d’APB était basé sur l’algorithme de Gale-Shapley. Sans rentrer dans le détail, c’est un algorithme qui permet de répartir les élèves dans les universités en respectant l’ordre des vœux.
Sur Parcoursup’ les établissements du supérieur doivent trier tous les dossiers de tous les élèves alors que l’algorithme d’APB permettait de minimiser le nombre de dossiers.
Pourquoi proposer un système qui est juste plus coûteux en nombre de dossiers à traiter ?
Quel est l’effet du passage d’un algorithme sur APB aux multiples algorithmes sur Parcoursup’ ? Normalement l’État doit diffuser ses algorithmes, même si cela n’a pas été complètement fait concernant APB. En revanche, les établissements du supérieur ne sont pas dans l’obligation de communiquer le détail de leurs algorithmes. On ne sait pas comment ils sont faits mais on a quelques remontées de ce qui se passe lors des commissions des universités : coefficient par établissement, coefficient en fonction du département ou de la ville, déclassement des boursiers… En effet, ces algorithmes étant secrets, les critères de classement les plus puants peuvent être utilisés.
Nos camarades du supérieur ne sont pas moins dignes que les collègues du secondaire. Cependant, on ne peut pas exclure le pire à partir du moment où la direction de l‘établissement garde l’algorithme secret.
Il semble donc que Parcoursup’ soit aussi sélectif qu’APB. En outre, Parcoursup’ met en concurrence les établissements du secondaire. Il offre la possibilité aux universités de hiérarchiser les lycées. Sur quels critères ? On n’en est pas sûr, mais certainement du plus « nul » au « meilleur ». Il en découlera une mise en concurrence des établissements du supérieur qui doivent choisir des stratégies de recrutement. De plus en plus « autonome », en vérité soumise à des impératifs de concurrence à l’échelle globale (type classement de Shanghaï), la libéralisation de l‘université en France va s’intensifier. Le savoir universitaire en théorie accessible à tous et toutes restera élitiste.

Les syndicats de la FTE réunis en congrès, exigent l’ouverture des universités (au moins 100 000 places) à tous les élèves et d‘en finir avec ces différents systèmes sélectifs.

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Communiqué 3

Il faut en finir avec les violences sexistes et patriarcales

La CNT a été confrontée à des affaires de violence sexiste. La CNT – FTE, réunie lors de son 11e Congrès tenait à rappeler qu’elle ne pourrait accepter de ses camarades la moindre violence de ce type.

Il ne suffit pas de se revendiquer « anti-sexiste » pour faire disparaître les discriminations, agressions et comportements sexistes. Les engagements anti-patriarcaux ne se réduisent pas aux discours mais impliquent de se défaire de toutes les représentations et attitudes sexistes que nous avons pu intégrer malgré nous.

Si les violences physiques sont les plus visibles, les violences symboliques sont tout autant destructrices, qu’elles soient verbales ou qu’elles relèvent de stéréotypes toujours véhiculés dans notre société.

Il est crucial que suite à des cas de violence sexiste se mette en place une gestion collective car il est plus que souhaitable que ce genre de situation ne conduise pas à l’isolement des victimes et de toutes les personnes touchées qui doivent bénéficier d’une protection et d’un soutien.

Cette réflexion ne doit pas servir qu’à nous donner bonne conscience. Elle n’est pertinente et utile que si elle aboutit à nourrir la lutte anti-patriarcale concrète à travers la mise en place d’actions dans nos syndicat, sur nos lieux de travail, dans nos quartiers. Ces actions doivent viser à protéger toutes et tous de toute forme d’agression et à faire évoluer nos comportements. Il est fondamental que nous trouvions tou-te-s le temps de discuter de ces problématiques afin de développer les outils nécessaires pour répondre à ces situations, en aval et en amont.

La Fédération des Travailleu-r-se-s de l’Éducation décide de poursuivre sa réflexion avec ses syndicats et d’amplifier son engagement contre toutes les formes de domination.

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Marée montante samedi 26 mai en régions et… à Paris (photo prise à Bastille)

Samedi 26. Marées hautes dans de nombreuses villes. 250.000 manifestant.e.s. A Paris, le cortège a rassemblé 80.000 personnes. 

Le Val de Marne avait rédigé un appel.

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Contre « Parcoursup » : des lycéens en Garde à vue

Au moins 2 détentions provisoires et des interdictions de séjour suite à la manif du 22 mai

Mise à jour / 25 mai

« La justice à la chaîne bat son plein au palais de justice de Paris. Nous apprenons que 2 camarades ont été placés en détention provisoire jusqu’à leur procès qui aura lieu dans plus d’un mois, le 29 juin. Personnes interpellées dans le cortège du 22 mai. Jamais, même pendant la loi Travaille!, les consignes du parquet n’avaient été aussi bien suivies par les juges : mater la meute par la prison! Rappelons qu’après le 1er mai, 5 prévenu-e-s avaient gagné le droit de préparer leur procès en détention (entre-temps trois ont été libéré-e-s).
Cet après-midi, trois salles d’audiences avaient été mises à disposition de la justice d’abattage, pour traiter les cas de 50 personnes dont la garde à vue avaient été prolongée de 24h mercredi soir. Après des mises en examen visant des mineur-es prononcées hier, au moins 7 rappels à la loi ce matin (sans doute concernant des mineur-e-s), voilà un bilan partiel pour vendredi (pointage à 18h) :

  • 2 personnes en détention provisoire (procès 29 juin);
  • 6 personnes sous contrôle judiciaire, interdites de XIIè et de communiquer entre elles en attente de leur procès le 15 juin;
  • 2 personnes relâchées sous contrôle judiciaire avec interdiction totale de pénétrer dans Paris (procès 15 juin);
  • 2 personnes en attente de leur procès en septembre et octobre.

D’autres personnes sont donc encore en cours de jugement, bilan final plus tard. 
Le groupe légal

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Rassemblements de soutiens devant le lycée Arago ou le Tribunal, porte de Clichy, communiqués des FCPE Paris, Montreuil et des syndicats enseignants… les réactions ont été nombreuses pour dénoncer  les gardes à vue subies par les occupant.e.s du 22 mai…
Ce jeudi 24 mai, la plupart des personnes interpellées sont sorties du tribunal après un «rappel à la loi». Toutes les infos en direct ou presque sur Paris Lutte Infos : https://paris-luttes.info/
A lire, ci-dessous, le mémo rédigé par la Légal Team le lendemain de la  manifestation du 22 mai à Paris.
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Mardi 22 mai. Plus de 130 manifestations en régions. 30.000 manifestant.e.s à Paris rassemblé.e.s en tête de cortège… 
Forte répression. Communiqué de la Légal Team de Paris :

Mémo du groupe légal suite à la manif du 22 mai et de la tentative d’occupation du lycée Arago

 

 Une dizaine de personnes ont été interpellées directement dans la manifestation, quelques autres aux abords (rues adjacentes) et encore d’autres lors de contrôles d’identité plus loin qui ont occasionné des fouilles : les lunettes de piscine ont été suffisantes pour placer des personnes en garde à vue. Une personne a été évacuée à l’hôpital par les pompiers. Selon ses proches elle serait sortie. Soit au total une vingtaine de personnes. Certaines d’entre-elles sont au commissariat du 5è arrondissement.

Une centaine de personnes – dont des mineures et parmi elles, des lycéen.ne.s de Montreuil notamment – ont été interpelées suite à l’occupation du lycée Arago. Elles ont toutes été emmenées au commissariat de l’Evangile dans le 18è, servant de gare de triage, avant de placer les gens en GAV dans d’autres commissariats. En milieu d’apres midi mercredi, voilà une liste de postes de police où certain-es ont été emmené-es : 3e, 4e, 5e, 6e, 8e (l’annexe pas le central), 12e, 13e, 14e, 18e (Goutte d’or), 19e, etc. La liste risque d’être longue…. Les commissariats parisiens se montrant insuffisants, des personnes ont été placées en GAV dans ceux de la périphérie, Nogent-sur-Marne et Alfortville notamment.

Beaucoup d’entre-elles sont restées jusqu’après minuit dans les cars, sans eau, sans nourriture, privées de wc ; la retenue administrative de 4h a été largement dépassée ; ce sera plaidé en nullité si besoin dans les tribunaux mais comme pour le 1er mai, la police use de droits exceptionnels en arguant de conditions exceptionnelles

Nous appelons au rassemblement annoncé ce soir à 18h devant le lycée Arago (12e) et à organiser des appels de soutiens devant les commissariats connus.

Nous rappelons que nous n’avons pas de relations privilégiées avec la préfecture et que nous ne pouvons donc pas savoir où sont placées les personnes. C’est au moment de l’appel à un proche, qui est un des droits des gardé.e.s à vue, que la question peut être posée et avec un peu de chance, l’information obtenue.

sachez que nous recevons beaucoup d’appels et que nous n’aurons pas plus d’infos au téléphone avant cette échéance…

Par ailleurs, tout le temps de la GAV, les avocat.e.s sont tenu.e.s au secret. Nous ne pouvons donc pas avoir d’infos pendant au minimum 24h après le début de la GAV… Alors sachez que nous recevons beaucoup d’appels et que nous n’aurons pas plus d’infos au téléphone avant cette échéance…

Cependant, nous pouvons aider à la transmission des garanties de représentation (logement, travail, études…) en cas de comparution immédiate (procès express) et donner des conseils pour surmonter au mieux l’épreuve de la garde à vue. Préparez ces garanties et transmettez les-nous sur stoprepression@riseup.net.

Important :

  • Pour les mineur.e.s, ce sont les parents qui sont à même de désigner un.e avocat.e. Même si un.e commis.e d’office a commencé à assister les personnes aux auditions, les parents ont toute latitude pour imposer leur avocat.e. Appelez-nous et on fera en sorte de vous donner un nom.
  • Enfin, un.e mineur-e ne peut pas être relâché.e sans la présence d’un représentant légal et la comparution immédiate ne s’applique pas (si procès, il se tiendra forcément dans un délai ultérieur)…

Nous invitons toutes les personnes à relire attentivement notre document « Sortez couvert.e.s » et n’hésitez pas à nous poser des questions si des choses ne vous semblent pas claires.

Nous savons que la GAV est une épreuve qui fonctionne sur l’isolement et le silence qui se fait autour des interpellé.e.s. Nous nous efforçons de mettre en lien les personnes avec leurs proches ou camarades et de transmettre les documents aux avocat.e.s si besoin afin de briser ces longues heures où nos camarades sont soustraient à la vie sociale délibérément.

Des remises en liberté interviendront peut être aujourd’hui mercredi ; n’oubliez pas de nous les signaler pour qu’on arrête de s’inquiéter.

En revanche, nous appelons à aller dès demain, jeudi et vendredi 24 et 25 mai, au TGI de Paris, avenue de la Porte de Clichy, à partir de 13h30, où des comparutions immédiates vont certainement avoir lieu. (Nous publierons les salles d’audience des que possible).

Nous saluons les personnes qui se sont rassemblées devant les commissariats du 5è et de l’Evangile jusque tard dans la nuit. N’hésitez pas à organiser des rassemblements devant les commissariats qui sont toujours d’un grand réconfort pour les personnes. Cela pourrait s’organiser dans la foulée du rendez-vous de ce soir devant le lycée Arago.

Salutations anti-répressives,

le Groupe légal de de la Coord anti-rep de Paris.

stoprepression@riseup.net / 07 53 13 43 05

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–  Le tract de la CNT-fte et celui de la Lorraine : l’appel du 16 mai
Ce 16 mai à Paris, un cortège de tête de 1500 étudiant.e.s. Elles  et ils ont marché, sauté , dansé de la place de La Sorbonne à la place Monge, tout près de La fac de Censier. « Macron nous fait la guerre / ça police aussi . Nous on reste déter pour bloquer le pays »… A l’issue de la manif : trois groupes se sont organisés : un vers Nanterre, un autre vers le Mac DO Magenta occupé par ses salarié.e.s, le 3è vers le rassemblement de solidarité avec les Palestiniens…

–  Lyon. Le Tartagueule à la récré n°131.

Au sommaire :

   En grève le 22 Mai: Une étape pour faire plier Macron et sa clique !
    Luttes à l’université : violences et répressions...
    Portiques de sécurité mis en place au lycée Tony Garnier à Bron.

http://www.cnt-f.org/cnt69/tartagueule-a-la-recre-n131-mai-2018/
–  L’appel de la Lorraine pour le 22 mai : Défendre les services publics
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Infos/ dernière minute / Lundi 14mai… La fac de Rennes expulsée vers 4H30 en présence du président…
– Partiels décentralisés à St Ouen annulés pour Paris 8
 – L’actualité du front social… A Paris : meeting le 14 mai…
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L’université à la matraque.

                Communiqué de la CNT

Solidaires des étudiant.e.s et des personnels de l’éducation qui luttent contre la loi ORÉ (Orientation et Réussite des Étudiants), la réforme du baccalauréat et contre la mise en œuvre précipitée et brutale de la plateforme parcoursup, la fédération éducation de la CNT dénonce les violences policières et institutionnelles qui deviennent trop systématiques  sur nos campus et dans les rues.

Des nervis cagoulés qui expulsent des étudiant.e.s d’un amphi avec la complicité d’un doyen à Montpellier, des CRS qui expulsent sans ménagement des étudiant.e.s pacifistes, en les insultant, les gazant et les frappant* partout en France, et maintenant des enseignants, des vice-présidents d’université et des milices privées qui traquent les étudiant.e.s contestataires afin de leur interdire l’entrée des salles d’examens et de s’assurer que tou.te.s rateront ainsi leur année.

Car elle est bien là la vraie raison de ces réformes : exclure, interdire à certain.e.s l’accès à la connaissance émancipatrice et reclassante, briser leurs rêves jugés irréalistes en employant s’il le faut la violence afin de les cantonner dans leur condition de travailleurs-euses ignorant.e.s et dociles.

Ce n’est pas de cette société que nous voulons. Nous n’admettons pas qu’au prétexte de les avoir eu en classe ou de devoir prochainement les accueillir en amphi, certain.e.s s’arrogent le droit de décider si c’est par « l’habileté de leurs mains ou la puissance de leur cerveau », si c’est en satisfaisant ou en renonçant à leurs aspirations les plus profondes que les un.e.s et les autres auront le droit de construire leur avenir.

La fédération des travailleuses et travailleurs de l’éducation réaffirme son soutien aux lycéen.ne.s, aux étudiant.e.s, aux personnels engagés contre les réforme de l’éducation et de l’enseignement supérieur , tout comme elle apporte son soutien aux cheminots, aux fonctionnaires, aux zadistes et à tous les travailleurs-euses qui luttent et subissent la violence et la répression dans leurs justes luttes. Elle appelle toutes et tous à se rejoindre dans la grève le 22 mai et à voter sa reconduction.

Grève générale  !

CNT-fte, le 13 mai 2018

* Le 9 mai, au Mirail, Guilhem est gravement blessé par une grenade de désencerclement après avoir  été immobilisé par les bras, puis attrapé par le cou. « Je me suis vu mourir. Je n’arrivais plus à respirer, je n’avais qu’un filet d’air […] Après l’explosion, j’ai d’abord cru que j’avais pris une balle réelle dans le flanc. Je n’avais plus qu’un poumon qui respirait ».

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Partiels annulés vendredi 11 à Arcueil !

La CNT éducation signe l’appel des étudiant.e.s de Nanterre :

Nous avons appris par le biais des étudiant.e.s et personnels en grève de Nanterre que le président de l’université Jean-François Balaudé s’apprêtait à tenir des partiels malgré le vote de l’Assemblée générale. Les étudiant.e.s revendiquent la non tenue des partiels et la validation automatique avec note améliorable afin de ne pénaliser aucun.e étudiant.e en période de grève.

Nous dénonçons le choix de la présidence de Nanterre qui consiste à remplacer les examens par des devoirs maison, des partiels en ligne et des partiels délocalisés. C’est un moyen pour l’université de casser la grève en cours à Nanterre. Cela est d’autant plus inacceptable que, malgré les demandes répétées des étudiant.e.s, le président refuse de dire si les policier.e.s seront présent.e.s pour tenir les partiels. De même, des fouilles à l’entrée des sites sont d’ores et déjà annoncées. Nous refusons tout encadrement des partiels par les forces de l’ordre et appelons à la solidarité avec les étudiant.e.s et personnels mobilisé.e.s. Ce n’est pas la première fois que Balaudé fait intervenir les CRS sur les étudiant.e.s. Le 9 avril dernier, 7 étudiants ont été interpellés suite à l’intervention de la police pendant une Assemblée générale qui se tenait dans une salle occupée ; d’autres ont été blessés. Nous exigeons la relaxe pour les 3 étudiants de Nanterre poursuivis en justice. De même que pour les étudiant.e.s des autres facs mobilisées qui subissent une répression sévère de la part du gouvernement.

Nous soutenons la grève dans les universités contre la loi ORE qui renforce la sélection à l’entrée de la licence. Cette réforme s’inscrit dans la logique antisociale du gouvernement qui attaque l’ensemble des jeunes, travailleurs.euses, retraité.e.s et chômeurs.euses.

Ainsi, nous appelons à rejoindre nombreux.euses le rassemblement pour la non tenue des partiels en période de grève qui se tiendra vendredi 11 mai à 7h30 devant la Maison des examens au 7 rue Ernest RENAN à Arcueil (RER B Laplace – Maison des examens).                    CNT-FTE, le 10 mai 2018

Le communiqué des étudiant.e.s

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Toulouse.

« Dans la nuit du 8 au 9 mai, à 3h30 du matin, le campus du Mirail occupé par les étudiants et étudiantes grévistes a été évacué par les forces de l’ordre. Cette intervention fait suite à la décision du tribunal administratif de Toulouse, saisi par l’UNI, organisation étudiante de droite, non représentée sur le campus du Mirail.

Depuis plusieurs mois, personnels et étudiant·es de l’université sont mobilisé·es contre la loi ORE, contre la sélection, la dévalorisation du diplôme de licence et la casse de l’université. Après près de 4 mois de grèves, d’assemblée générales, de manifestations et l’installation de deux occupations, la fac du Mirail reste une des plus mobilisées de France et montre sa détermination face aux réformes du gouvernement Macron.

Cependant, Macron entend bien faire passer l’ensemble de ses réformes, attaquant aussi bien les universités que le rail où les hôpitaux, pour cela il n’hésite pas à faire usage de la force pour réprimer les étudiantes et étudiants en lutte. La présence de la police sur nos facs est maintenant régulière (comme à Grenoble, Lille 2 ou Tolbiac) et s’accompagne toujours de violence. Cette nuit, l’évacuation musclée du Mirail, qui a fait plusieurs blessé·es et un interpellé hospitalisé, en est encore la preuve. »     Iaata.info.

 

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La Coordination nationale des universités, réunie à Paris le samedi 5 mai 2018, a rassemblé des représentant.e.s de 38 établissements de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Elle appelle à reconduire la grève. La CNU soutient :

– la journée nationale de mobilisations dans l’éducation et l’enseignement supérieur le 16 mai ;

– la journée nationale de mobilisations et de grève dans la Fonction publique le 22 mai.                                      l’appel ici : Coordination du 5 mai

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Soyons uni-es et déterminé-es face aux répressions contre le mouvement social …

                      Retour sur le 1er mai à Paris.                    Sud éducation Paris a diffusé le communiqué ci-dessous que nous relayons, solidaires !

« Cela fait des semaines que des mouvements de grève émergent de partout : dans l’éducation, dans la santé, dans le rail, dans la propreté, à la Poste, etc.

Le 1er mai 2018 a été une journée de convergence de ces combats, un pas vers l’instauration d’un rapport de force global s’opposant au gouvernement Macron et, plus généralement, au capitalisme.

Mais cette journée a été marquée par une très dure répression. Toute une partie du cortège, située en tête, a été gazée, nassée, chargée par la police. Des milliers de personnes étaient présentes dans cette partie de la manifestation.

Plusieurs centaines de manifestant-es ont été arrêté-es (dont beaucoup de mineur-es) jusque tard dans la nuit dans le centre de Paris. Certain-es sont resté.e.s en garde à vue plus de 48 heures, d’autres sont passé.e.s  en comparution immédiate jeudi 3 et vendredi 4 mai. Un appel à se rendre au Tribunal de grande instance pour les soutenir a circulé ( à partir de 13h30, avenue de la Porte de Clichy).

Les syndicats Sud éducation Paris et CNT demande la remise en liberté de toutes et tous, sans aucune poursuite.

Cette répression, c’est la réponse du gouvernement aux colères qui s’expriment. C’est la continuité des évacuations des facs occupées ces dernières semaines contre la loi ORE introduisant la sélection à l’université (à Paris, les facs de Tolbiac, Saint-Charles, Censier, la fermeture de l’EHESS, etc.).

Nous tenons d’ailleurs à marquer notre pleine et entière solidarité aux enseignant-es et aux étudiant-es qui actuellement refusent de passer ou faire passer les partiels à l’université Paris-1 et à l’université de Nanterre.
Ces prises de position sont dignes et courageuses, nous les saluons de tout coeur.

Merci enfin à la Legal Team Paris de la Coordination contre la répression et les violences policières d’avoir effectué tout le travail de recensement et de suivre les affaires.
Pour les contacter : stoprepression@riseup.net
Leur cagnotte en ligne : tinyurl.com/stoprep2

Solidaires face à la répression ! Tou-tes ensemble on continue ! »

Texte actualisé, le 4 mai 2018

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Jeudi 3 mai : Grèves dans l’éduc. A Paris, convergence de la manif avec les cheminots

Paris. Communiqué du comité de mobilisation de Jussieu, publié aux alentours de midi, jeudi 3 mai :

Aujourd’hui, le site Jussieu de Sorbonne Université a été bloqué jusqu’à 9:30. L’administration a décidé d’ouvrir les entrées parking pour casser le blocage et donc empêcher le débat sur une loi vivement contestée et rejetée par une majorité d’etudiantEs, malgré les négociations que nous avions entreprises avec elle, pour assurer la sécurité de toutes et tous et calmer une situation de tension.

Les étudiantEs et personnels mobiliséEs dénoncent les violences exercées pendant le blocage, entre la sécurité qui nous frappe, qui nous pousse, et qui laisse des fachos casqués nous frapper alors même qu’ils étaient témoins de la scène. Des agents et des membres de l’administration se sont permis de filmer nos visages, nous exigeons qu’aucune de ces vidéos ne soient retenues pour une quelconque répression administrative.

Nous comptons trois camarades blessés jusqu’au sang, la sécurité nous a envoyé des chiens et menacée par diverses pressions physiques. Nous avons tout filmé, nous discuterons dans les prochains jours de la publication de ces images (évidemment en respectant le droit d’image). Nous avions filmé les violences lors du précédent blocage, que nous avions préféré garder confidentielles, pensant que les équipes de sécurité avaient compris que la violence envers des étudiantEs qu’iels sont censés protéger était inacceptable.

Nous ne laisserons pas une telle répression s’abattre sur le mouvement social. Le président de Sorbonne Université Jean Chambaz devra répondre face à cette situation.

Aucune parole n’est libre dans Sorbonne Université. Nous en avons la preuve et nous ne baisserons pas les bras. A une centaine, nous avons réussi à mettre à mal cette prison pendant quelques heures. Prison idéologique, où seules l’indifférence et la docilité sont autorisées ou en tout cas encouragée.

Totale solidarité avec les camarades de Paris 4 contre la sélection et la loi travaill qui ont bloqué les deux autres sites de Clignancourt et Malesherbes.

Pour des facs ouvertes, gratuites et émancipatrices – c’est un simple blocage qui n’a pas réussi -, mais notre politisation, notre capacité d’organisation et notre colère ne font que s’amplifier.

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Strasbourg.

Communiqué sur les événements du jeudi 3 mai 2018 à l’université de Strasbourg

Non, ce ne sont pas les étudiants qui ont empêché la tenue des examens à Strasbourg ce jeudi mais la présidence !

Ce jeudi matin, des étudiants disposant de cartes d’étudiants parfaitement valides ont été empêchés de composer au prétexte de leur participation supposée au mouvement de contestation contre la loi ORE. Les étudiants ont tout d’abord voulu protester contre ces contrôles intempestifs qui avaient été opérés lundi dernier par des agents d’une société privée ayant manifestement reçu des ordres de la présidence de l’université et ils ont été violemment évacués.


De plus, alors que des étudiants se sont présentés pour passer leur examen dans un autre bâtiment, et alors qu’ils avaient légalement le droit de composer, l’accès à ce bâtiment leur a été refusé et cela sous la supervision de 2 vice-présidents de l’université au prétexte qu’ils faisaient partie des étudiants contestant la loi ORE. Suite aux contestations qui en ont résulté, les deux vice-présidents qui étaient sur place ont décidé de délocaliser l’examen. Mais les étudiants et enseignants, après s’être rendus dans ce nouveau bâtiment, n’ont pas pu y entrer. Les vigiles avaient cette fois reçu l’ordre de ne laisser entrer personne. Confusion et chaos.
La présidence a de facto empêché le déroulement serein des examens. Les enseignants et personnels administratifs ont fait l’objet de paroles d’intimidation par les vice-présidents présents. Et cela s’est fait en communiquant dans les médias sur l’impossibilité d’organiser les examens à cause… des “bloqueurs” ! Quel jeu est véritablement joué ici ?

Il apparaît inconcevable que les autorités de l’université puissent prendre l’initiative d’opérer un tel tri à la volée entre des étudiants reconnus comme ayant participé au mouvement contre la loi ORE (sur quelle base, avec quelle certitude ?), de facto exclus du diplôme, et des étudiants non repérés, autorisés à composer. Si la présidence de l’université souhaite instaurer un délit d’opinion passible de la privation du droit de passage des examens, qu’elle le dise publiquement…

À l’heure où nous écrivons ce communiqué, des événements similaires se sont déroulés au Palais Universitaire. Ces dysfonctionnements dans le déroulement de l’organisation des examens apparaissent incompréhensibles. Les organisations syndicales se réservent la possibilité d’un recours au tribunal administratif contre l’utilisation abusive de vigiles privés, par l’université de Strasbourg, pour entraver l’accès de certains étudiants aux salles d’examen. L’attitude trouble et  irresponsable que la présidence de l’Université de Strasbourg manifeste depuis le début du mouvement de contestation de la loi ORE est indubitablement la cause de l’état de tension que connaît actuellement la communauté universitaire.

CNT-STP67, SNPREES-FO, SNESUP-FSU, Solidaires Etudiant.e.s Alsace, Sud Education Alsace

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Des centaines de milliers de manifestant.e.s mardi 1er mai. A Paris, manif arrêtée par les forces du désordre. 109 manifestant.e.s en garde à vue. La Légal Team Paris appelle à des rassemblements devant les commissariats et le tribunal

« Nous savons que ces jeudi 3 et vendredi 4 mai des déferrements vont avoir lieu au Nouveau Palais de Justice 29-45 Avenue de la Porte de Clichy Métro, RER-C Porte de Clichy l’après-midi à 13h30. 
Nous appelons à venir soutenir les camarades et les personnes au tribunal lors des comparutions immédiates qui sont publiques. »

        Pour une Université libre, égalitaire, émancipatrice,  ouverte à toutes et tous :  les arguments de la Cnt sup-recherche

A écouter ou réécouter sur Radio libertaire 
http://www.cnt-f.org/urp/ l'émission Micro-ondes 94 
du dimanche 29 avril

"De la maternelle à  l'université : la casse de l'éducation."

avec des enseignants de la CNT éducation et deux étudiants de Tolbiac.

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Paris. Censier évacué ce lundi 30 avril.

Rassemblement à 18h, rue de Santeuil

Le directeur du master « cinéma et audiovisuel » à la Sorbonne-Nouvelle dénonce cette intervention : « J’arrête car nous crevons de ne pas arrêter, explique le maître de conférences. La loi ORE et le dispositif Parcoursup ont fini d’épuiser ma bonne volonté et ma conscience professionnelle. L’intervention policière de cette nuit est le geste de trop. J’assiste depuis quatorze ans maintenant (et depuis vingt et un ans si je compte mes années d’études universitaires) à une destruction programmée, lente mais résolue du service public de l’enseignement supérieur et de la recherche. »
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Les grèves fleurissent en mai : 1er, 3, 22 mai… Et puis ça reconduit ?

En cette veille du 1er mai toutes les infos du Front social (n°46)

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La méthode Blanquer : en finir avec la liberté pédagogique

En multipliant les interventions médiatiques, le chouchou des réactionnaires poursuit sa mise au pas des enseignant.e.s. La dernière en date, le 25 avril, est parue dans le Parisien. Il ne faut pas, dit le ministre de l’Education, confondre la liberté pédagogique et  l’anarchisme. Le lendemain paraissait dans le Bulletin Officiel quatre circulaires signées de son nom sur la lecture, la grammaire, le calcul et la résolution de problèmes. Une première, notamment, dans le déroulé des injonctions. Le « bienveillant » Blanquer liste ce qu’il faut bien faire jusqu’à demander aux profs de « circuler dans les rangs pour consulter les productions des élèves… ».

Pour les classes de CP, un guide a été envoyé à tou.te.s les enseignant.e.s. Un guide de 130 pages à respecter à la lettre. La lecture globale est proscrite ! A lire de b à ba en utilisant La méthode scientifique c’est à dire la syllabique. « L’automatisation du code » est un « impératif » (p.51). Au pilori toutes les autres y compris la « mixte ». Aux ordres de la science, une progression unique est rédigée pour « l’étude des correspondances graphèmes-phonèmes » (p.55 à 61). Il faudra faire des dictées et écrire deux fois par jour. Ah la belle affaire !

Pour « la mise en œuvre d’une leçon de lecture-écriture », Blanquer propose l’exemple du graphème s prononcé /z/. Extraits : « usi, iso, ousi, asa (syndicale ?!)… » qu’il faudra ânonner. Suit une liste de mots : « une visite il ose assise le musée l’Asie désolé… », qu’il faudra écrire. Puis, un texte qu’il faudra étudier : « Chassé pour sa fourrure, le renard à l’affût a repéré une poule isolée. La poule fuit vite, lui échappe. Pas rusé, le renard ! ». Comme on l’aura compris, lire ce n’est pas comprendre ni s’émanciper. Encore moins interroger le monde. A ce compte là, les 100% de réussite vont être vite atteints …

Pour conclure, Jean-Michel Blanquer regrette que « 31 % des enseignants n’utilisent pas de manuel». Il demande donc d’en choisir un. Encore un cadeau de bonne grâce à ses amis éditeurs.

En publiant ce guide et ces circulaires, ces instructions serviront de cadres et permettront aux inspections un contrôle accru sur les pratiques pédagogiques : gare à celles et ceux qui ne seront pas dans les rangs.

Car le fond de l’affaire, ce n’est pas de savoir si la syllabique va reprendre ses droits –qu’elle n’a pour ainsi dire jamais perdu depuis Jules Ferry- mais de tester une profession dans sa capacité à rogner ou pas sur ses libertés pédagogiques.

Le laisserons-nous faire ? L’histoire ne le dit pas. A nous de l’écrire !

CNT, le 29 avril 2018

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 Photo prise en tête de cortège le 19 avril à Paris

 Les précaires de l’Education nationale poursuivent leurs actions. Nouvel appel à la grève pour le 3 et 22 mai 2018.

A Nîmes, les AVS seront rassemblé.e.s le 2 mai devant la Direction des Service De l’Education Nationale (DSDEN) 58 rue Rouget de Lisle. http://www.cnt-f.org/30/RASSEMBLEMENT-AVS-le-2-mai-a-Nimes.html

A Rennes, elles et ils se sont mobilisés le 19 avril  devant l’Inspection académique.

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Après Tolbiac à Paris, les forces de police ont évacué l’université Paul-Valéry à Montpellier, lundi 23 avril !

Montpellier. « 50 flics pour évaquer O étudiant »… Cette intervention survient sur un campus quasi désert, les vacances universitaires ayant débuté vendredi soir.

Paris. Évacuation de Paris 1 Tolbiac, vendredi 20 avril au matin.

Toutes les infos ici : https://paris-luttes.info/

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Dimanche à la zad, jeudi à la grève : les convergences se construisent

Jeudi 19 avril, 50.000 manifestant.e.s à Paris, la moitié  en tête de cortège… 300.000 au total avec les régions. A Rennes 2 , 3000 étudiant.e.s en AG ce matin : le record du jour !

Le tract de la CNT : Macron déraille !

Les infos du Front social : les rendez-vous du 19 avril

La ZAD est partout !

Les syndicats CNT apportent leurs soutiens et appellent à des actions concrètes de grèves et d’organisations de mobilisations pour combattre et rendre visible la répression subie à Notre-Dame-des-Landes.

De nombreuses mobilisations sont prévues partout à l’initiative d’organisations diverses, et un appel à aller à Nantes et sur la ZAD est lancé pour ce samedi 14 et dimanche 15 avril.

La fédération CNT éducation se joint à cet appel. La terre est à nous !

samedi 14 – manifestation contre les expulsions de la zad à Nantes –
rendez-vous 16h30 place du cirque
 (RDV aussi dès 14h30 contre la politique antisociale de Macron)

-dimanche 15 – convergence sur la zad à 12h sur le chemin de Suez pour répondre sur le terrain à l’opération d’expulsion

Toutes les infos sur zad nadir.org

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Contre « Parcoursup » et les fachos… En solidarité avec la zad : blocages en hausse dans les facs… Prochaine journée nationale d’actions le 19 avril

Lire, pour la région parisienne, les dernières infos ici :

https://paris-luttes.info/

et / ou  la lettre du Front social du 13 avril…

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Violences policières à la fac de Nanterre

La CNT éducation dénonce les violences policières et relaie le texte des occupantes de la faculté.

Communiqué d’occupantes de Nanterre du lundi 9 avril

Ce matin, à l’Université Paris X Nanterre, a eu lieu une intervention policière lors de l’occupation des bâtiments de Sciences Sociales en réaction à la Loi Vidal, mais également à l’expulsion de la ZAD de Notre-Dame-Des-Landes.

Après avoir été repousséEs sur le toit d’un bâtiment, la trentaine d’occupantEs ont dû attendre trois heures sous la pluie battante, sans vivres. Une négociation avec les policiers a commencé. Face aux dangers de chutes, ces derniers ne voulaient intervenir Au terme de ces trois longues heures, la police accède aux requêtes des étudiantEs : deux amphis sont mis à leur disposition, et on nous promet que la police quittera les lieux.
C’est alors dans une ambiance chaleureuse que toustes (soutiens présents et occupantEs) se retrouvent dans une salle pour faire une assemblée générale et déjeuner tranquillement. Dans la salle, une petite centaine de personnes se réunissent.
Aux alentours de 15h, les CRS reviennent à la charge et interviennent dans les espaces obtenus précédemment : les accès sont bloqués, et un cordon de CRS se forme à l’entrée de la salle occupée. Dans l’incompréhension la plus totale, on cherche à dialoguer avec elleux. Aucune réponse.
C’est à ce moment qu’une charge violente repousse les occupantEs dans la salle, certainEs sont compriméEs, proches de l’asphyxie.
Finalement, les CRS pénètrent dans la salle : tout le monde s’assoit, affichant notre pacifisme. On nous dit qu’aucun mal ne nous sera fait, si nous acceptons de nous rendre unE à unE, en laissant tranquillement notre identité être contrôlée. La raison : « on veut vérifier que vous êtes tous étudiants. »
A cela, nous répondons que c’est à l’administration que nous souhaitons nous adresser, non aux policiers. Cette demande sera ignorée, par la police, comme par l’administration qui ne réagira pas à cette intervention. Cette même administration ayant demandé la fermeture administrative de la faculté, et même de la bibliothèque universitaire alors même que nous sommes en semaine de révisions.
Le refus de donner nos identités est collectif.
Les CRS commencent à prendre de l’espace, resserrant petit à petit l’étau. Les occupantEs se retrouvent confinéEs au fond de la salle, tentant une chaîne humaine. Un premier petit groupe de CRS forcent quelques étudiantEs à sortir, certainEs sont soulevéEs par les cheveux.
La violence ne fait qu’augmenter graduellement : des charges de petits groupes de CRS s’attaquent aux étudiantEs assis par terre, sans défense. Ils ont des gazeuses à la main, et n’hésitent pas à donner des coups de pied dans le tas en gazant à bout portant. Toustes sont évacuéEs violemment, certainEs sont tiréEs par leurs écharpes, complètement étrangléEs.
Il ne reste plus qu’une quinzaine d’étudiantEs dans la salle. On crie : « On veut sortir, laissez nous sortir ! » mais les charges se succèdent.
En somme, plusieurs copainEs interpelléEs (une dizaine), beaucoup de blesséEs (blessures superficielles et graves).

Cette violence n’aurait pu exister si la présidence n’avait pas demandé d’intervention. Or, Mr Balaudé a ouvert grand les portes aux compagnies de CRS sans se soucier du sort de ses étudiantEs, enseignantEs et de son personnel.

Nous exigeons sa démission immédiate, il est intolérable qu’un président de faculté, qui plus est célèbre la commémoration de Mai 68 depuis le début de l’année, permette à la police d’intervenir avec une telle violence au sein même de sa faculté.

Nombreuses sont les images témoignant de la violence inouïe qu’ont subie les étudiantEs, professeurEs, personnel de la faculté de la part des quelques centaines de CRS .

Nous rejoignons l’appel des professeurEs de Nanterre à faire grève demain, en solidarité aux personnes mobiliséEs aujourd’hui.
Plus que jamais, il est impératif de lutter contre la Loi Vidal et contre l’inacceptable répression des forces de l’ordre dans les facultés.

Nous appelons à rejoindre l’assemblée générale organisée par les professeurEs et personnel de Paris X à la faculté de Nanterre en réponse à la répression policière et administrative qui s’est abattue sur les occupantEs, demain à 10h.

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      Lundi 9 avril : expulsions à la zad 

Paris, Belleville, le 9 avril

Communiqué et dernières infos à lire ici   : https://zad.nadir.org/

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Vers la grève reconductible avec les cheminots ?…

Contre « Parcoursup » et les fachos : journée nationale d’actions dans les lycées et le supérieur mardi 10 avril.

L’intersyndicale du 13è arrondissement de Paris a rédigé un appel argumenté et convaincant pour se lancer dans la grève en mai !

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Un demi millier de manifestant.e.s à Paris, 22 rassemblements en régions, cette journée contre la précarité dans l’Education Nationale est une réussite. Prochain rendez-vous de grève avec les cheminots le 3 mai.

A Rennes (35), rassemblement ce 5 avril devant le rectorat. Pour cause de calendrier scolaire, les précaires seront, à nouveau, dans la rue, le 19 avril.

Rassemblement à Foix  (09) devant l’inspection académique. Les cheminots ont invité les précaires à venir à leur AG. Création du collectif ariégeois….

Grenoble (38). 70 précaires et soutiens devant le rectorat. Une délégation a été reçue.

En Savoie, dans la vallée de la Maurienne, tournée d’établissements pour distribuer des tracts et du matériel syndical (CNT, CGT éduc et SUD), recenser les problèmes des collègues et proposer une coordination pour les mobilisations futures.

Montpellier (34). 15 précaires devant le rectorat. Un rendez-vous obtenu pour mercredi 11 avril.

Valence (26). 40 mobilisé-es en AG qui bloquaient la rue devant l’Inspection académique. Une délégation a été reçue. Prochaine AG le 7 mai.

      Convergence des luttes ce 3 avril à Paris avec les cheminots

      Classes-En-Lutte, numéro spécial

Retrouvez la carte de France des rassemblements et manifestations sur le site de la CNT confédérale : http://www.cnt-f.org/

Unis, les syndicats CGT éduc-action, Sud et CNT éducation Paris appellent à la grève le 5 : En grève jeudi 5 avril

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Attaque fasciste contre le local de la CNT à Lyon.

L'Union Départementale 69 des syndicats CNT (Confédération Nationale du
Travail) appelle à un rassemblement mercredi 4 avril à 18h devant son
local situé au 44 rue Burdeau dans le 1er arrondissement de Lyon.

Communiqué du l’Union Départementale CNT du Rhône, 31 mars 2018 :

L'Union Départementale des syndicats CNT (Confédération Nationale du Travail) dénonce l'attaque de son local situé au 44 rue Burdeau dans le 1er arrondissement de Lyon dans la nuit du vendredi 30 au samedi 31 mars. Un groupe de fascistes a arraché la grille et brisé la vitre, tenté de casser le rideau de fer et dérobé du matériel militant.
Cette attaque se fait dans la suite d'autres attaques contre des locaux militants dans le 1er arrondissement, à savoir le local de la CGA (coordination des groupes anarchistes), le local du PCF et encore les attaques et dégradations contre Radio Canut. Outre ces actes de violences, depuis plusieurs mois, différents groupuscules fascistes essaient de recouvrir les murs du 1er arrondissement de différents pochoirs ou autocollants à caractère raciste ou haineux. Ces groupuscules, en particulier le Pavillon Noir (Bastion Social : groupuscule d'extrême droite émanation du GUD ; groupe violent dont des membres ont été condamnés à plusieurs reprises) pensent que la violence et ces actes d'intimidation feront taire l'action de la CNT. Actuellement, la CNT luttent aux côtés d'autres organisations afin d'obtenir la fermeture de leur local quai pierre Scize. Nous ne sommes pas dupes : si ces groupuscules se développent, c'est que les gouvernements successifs, en banalisant des discours voire des pratiques racistes et en détruisant les droits sociaux font le lit de leurs idées. Que ce développement se fait grâce au silence (voire à la complicité) de l'état, à la passivité de la police. En effet depuis plusieurs années, les groupuscules fascistes ont pignon sur rue, ils ne cessent de mener des actions violentes (agressions, provocations de rassemblements ou manifestations), et la seule réponse de la préfecture (représentant direct de l'état) a toujours été de minimiser cela et de faire croire à une guéguerre entre des groupuscules d'extrême-droite et d'extrême gauche.

Face à cela l'union départementale des syndicats CNT réaffirme sa volonté de continuer à lutter contre le fascisme et les idées haineuses qu'il transmet, sa volonté de lutter au sein des luttes sociales.

Face au fascisme, ¡No pasarán !

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A Rennes, l’administration limite le droit syndical.

Deux collègues du 1er degré membres de SUD Education 35 étaient mandaté.e.s pour représenter leur syndicat au Congrès de la fédération SUD éducation à Boulogne sur mer la semaine du 26 au 30 mars, tou.te.s les deux ayant fait leur demande d’ASA en temps et en heure pour pouvoir y participer.

L’un d’eux qui travaille à l’école X a essuyé un refus. Il a fait un recours auprès du TA. L’ordonnance du TA confirme le refus d’ASA pour « nécessité de service et […] problématiques de remplacement sur le département ». Le collègue ne s’est donc pas déplacé.

L’autre collègue n’a pas eu de réponse et s’est rendue au Congrès mais s’est vu notifier une mise en demeure avec obligation de reprendre son poste. La fédération SUD éducation a immédiatement envoyer un courrier à la Rectrice, rappelant que ce type d’ASA, de droit, fait partie des libertés fondamentales. La collègue est convoquée mercredi 4 avril à 17h à l’IA.

Le STE 35 est solidaire : l’appel à soutien

150 militant.e.s devant l’IA. La camarade est toujours menacée de sanction. L’Administration enquête sur ses services informatiques. Elle affirme avoir averti la collègue avant son départ via sa boîte mail professionnelle…

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Défendre la Maternelle / Action à Paris mercredi 28 mars… Une initiative parents-profs du 94 :

Un rassemblement est prévu devant le CNAM 292 rue saint Martin 75003 Paris, métro Arts et Métiers, ligne 11, à 15h00, mercredi prochain par le collectif éducation 94 parents-profs.

Ce sera la fin des Assises de la Maternelle qui se dérouleront le mardi 27 et le mercredi 28 jusqu’à 16h.

Au programme de ses assises : remplacer les écoles maternelles par des jardins d’enfants, sortes de crèches améliorées pour les enfants de 1 à 5 ans où quelques enseignants dirigeront plusieurs ATSEM (agents térritoriaux spécialisés en petite enfance) qui auront la charge des enfants.
Ces établissements seront payants au prorata familial par les parents ou completement payant s’ils sont privés.

Comme pour les crèches, les places seront difficiles à obtenir. Ce qui aura pour conséquence sur les enfants de classes les plus basses de ne connaître la sociabilisation qu’à partir de 6 ans et pour les parents qui n’auront pas les moyens de se payer une nounou, l’obligation de rester à la maison pour garder les enfants.

Évidemment, ce sont les couches les plus défavorisées qui seront les plus touchées, creusant encore plus l’écart entre ceux qui ont dès leur naissance une culture scolaire (bourgeoise) à la maison et ceux qui ne l’ont pas.

Au niveau pédagogique, c’est la conception de l’apprentissage individualiste qui est mis en avant, au détriment d’un apprentissage communautaire, voire mutualiste comme il est plus ou moins mis en place actuellement en maternelle.

Ainsi, ce n’ est pas qu’une question d’école maternelle et de professeurs jamais contents, mais bel et bien toute la sociologie française qui va être impactée par ces futures mesures.

Venez donc nombreux pour revendiquer la nécessité de garder une école gratuite dès 3 ans voire dès 2 ans dans les quartiers REP !

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 Répression syndicale.

Le gouvernement en autorisant le licenciement de Gaël autorise le licenciement d’un syndicaliste pour syndicalisme c’est-à-dire le licenciement de tous les syndicalistes qui luttent aux côtés de leurs camarades de travail
A Paris, rendez-vous : LUNDI 26 MARS 19 H M° VARENNE

Front social n°134 / Solidarité avec Gaël

La solidarité militante était au rendez-vous ce lundi 26 mars au métro Varenne. Plusieurs intervenants politiques et syndicaux ont dénoncé cette criminalisation des syndicalistes… Gaël n’est pas encore licencié…. 200 facteurs étaient en grève ce lundi 26, réunis devant le siège de La Poste des Hauts-de-Seine, à Nanterre. Ils ont reconduit la grève… Gaël militant de « lutte de classes » subit la décision « d’une ministre du capital ».

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En Seine St Denis, la vie scolaire du lycée Berthelot à Pantin est en grève. La CNT éduc 93 soutient et relaie l’appel ci-dessous :

Cher-e-s Tou-te-s

NOUS AVONS BESOIN DE VOTRE SOUTIEN

Depuis une semaine la totalité de mes collègues et moi sommes en grève. Nous sommes tous assistants d’éducation a.k.a surveillants ou pions pour les plus anciens, au lycée Marcelin Berthelot de Pantin.

Depuis trois ans maintenant la situation ne cesse de se dégrader, nous accueillons chaque année une centaine d’élèves de plus sans que jamais nos moyens humains et en équipements ne soient augmentés.

– Aujourd’hui nous sommes 4 a 5 par jours pour 880 élèves

– Les salles de permanence, d’études et le foyer ont été transformées en salle de classe faute de place

– Plus aucun équipement ne permet a nos élèves d’étudier

– Les équipes de ménage sont rincées, sous équipées

La liste est longue je pourrais continuer longtemps

Cette situation est préjudiciable à tous, et en premier lieu pour les élèves. Le climat scolaire actuel influence négativement les apprentissages et l’éducation de nos élèves. Nous réclamons, pour eux, le droit de suivre une scolarité dans de meilleures conditions, des conditions normales.

Originaires de la banlieue parisienne ou non mais en tout cas attaché.e.s à notre territoire, nous tenons à ce que la mission de service public de l’éducation se réalise dans une égalité des territoires. Or la situation actuelle ne fait que reproduire les inégalités, et nous refusons d’être les agents de reproduction d’une ségrégation scolaire.

Le lycée Marcelin Berthelot est l’unique lycée général et technologique de la ville. Nous constatons depuis des années qu’il est fui, notamment du fait de sa réputation. La situation actuelle ne fait que l’empirer et limiter, a fortiori, l’idéal de mixité sociale dont Pantin peut se targuer de représenter.

Nous avons mis en place une cagnotte en ligne pour nous soutenir : nous sommes tous précaires, nos salaires sont très bas,, temps plein comme mi temps et nous avons besoin de sous pour pouvoir continuer et espérer gagner. Le rectorat pourrait nous enlever a tous 2 semaines de salaire, et compter les week end, raison pour laquelle nous avons vraiment besoin de vous

Ce n’est pas de gaité de cœur que nous cessons le travail, d’ailleurs nous sommes présents tous les jours devant le lycée, aux abords, pour informer le quartier, les parents, les élèves, nous prévoyons d’ailleurs un rassemblement devant l’inspection académique ce jeudi avec personnels, parents élèves et toutes personne qui souhaite venir est plus que bienvenue.

Seule l’unité et la solidarité nous ferons tenir

Contribuez, partagez, likez, venez, faites ce que vous pouvez

Nous vous remercions tous d’avance

L’équipe du lycée Marcelin Berthelot

contact : berthelot.en.lutte@gmail.com

https://morning.com/c/GSSrSb/Soutien-aux-AED-du-Lycee-Marcelin-Berthelot-de-Pantin

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COMMUNIQUÉ DE SOUTIEN AUX ÉTUDIANT-E-S AGRESSÉ-E-S À L’UNIVERSITÉ DE MONTPELLIER (à lire ci-dessous). l’AG de lutte de Lille 2 a appelé à ce que le mercredi 28 soit une journée nationale de soutien. A Paris1, il a été décidé de bloquer toute la semaine (il y avait d’ailleurs 800 personnes en AG  lundi 26 mars…

 Le doyen a démissionné vendredi 23 …. Le jeudi 22 mars, des étudiant-e-s, suite à une décision d’AG, occupent un amphithéâtre de la faculté de droit et de sciences politiques de Montpellier. Cette action est réalisée dans le cadre des  mobilisations massives dans la France entière contre les nouvelles attaques sociales de Macron et de son gouvernement contre les services publics, notamment la réforme du lycée et de l’enseignement supérieur.

Le soir venu, le doyen de l’université est aperçu par plusieurs étudiant-e-s roder autour de l’amphithéâtre, comptant apparemment les présent-e-s. Peu de temps après, un groupe d’une dizaine de personnes, peut-être quinze, cagoulées et armées au moins de barres de bois, sinon davantage, pénètrent dans l’amphithéâtre. Comment ont-ils pu passer devant les vigiles et les membres de l’administration présent-e-s ? Devant le doyen qui était là ? Ce dernier a été vu ouvrant les portes aux agresseur-e-s. Les étudiant-e-s, enfermé-e-s, sont violemment pris à partie sans aucune sommation, insulté-e-s, frappé-e-s, mis au sol et traîné-e-s à terre, frappé-e-s de nouveau. Les étudiant-e-s finissent par parvenir à sortir, et l’on referme les grilles sur elles et eux, alors que certain-e-s sont encore dans l’interstice. Certain-e-s membres du personnel sont vu-e-s de loin en train d’applaudir cette violence sauvage et commanditée.

Plusieurs étudiant-e-s seront évacuées par l’hôpital. Points de sutures, entorse, hématomes au crâne, tel est le tribut payé par ces étudiant-e-s qui luttent pour leurs droits et pour les nôtres. Philippe Pétel, doyen de la faculté, refuse de condamner les attaques, se montrant même complaisant avec cette milice paramilitaire. La préfecture, la rectrice, l’administration, les ministères adoptent une position timorée, fidèles à leurs habitudes de traîtres, de lâches et de complices. La police, présente à l’extérieure, n’est pas intervenue durant l’agression. D’où tenait-elle ses directives ?

EST-CE CELA LA POLICE DU GOUVERNEMENT MACRON ?

EST-CE CELA L’UNIVERSITÉ QUE L’ON NOUS PROMET ?

La semaine dernière, le vendredi 16 mars, le lycée autogéré de Paris est attaqué en plein jour par une dizaine d’individu-e-s se réclamant du GUD (Groupe Union Défense), groupe d’extrême-droite particulièrement violent et officiellement dissous. En opposition aux pratiques pédagogiques libertaires et émancipatrices du lycée, les individu-e-s effectuent des saluts nazis, insultent, jettent des projectiles contre le bâtiment et agressent deux élèves qui seront blessé-e-s.

Les attaques fascistes de groupes violents, de milices, des corps répressifs de flics et autres CRS se multiplient. Partout en France, la répression officielle et officieuse enfle et se déchaîne contre les militant-e-s, les précaires, les opprimé-e-s, instituant un peu plus chaque jour un État policier qui existe déjà de longue date, mais qui, jusque-là, tachait d’opérer en coulisses. À présent, les fascistes et les flics ne craignent plus de se montrer en plein jour et en pleine nuit dans les lieux publics, les rues, les universités, dans leurs locaux qui fleurissent un peu partout (Aix-en-Provence, Chambéry, Lyon, Strasbourg…).

EST-CE CELA LA SOCIÉTÉ VOULUE PAR LE PRÉSIDENT DES RICHES ?

EST-CE CELA LE PROGRAMME DU QUINQUENNAT ?

PLUS QUE JAMAIS, LA LUTTE CONTINUE !

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La CNT FTE condamne l’agression des étudiant.e.s en lutte de l’université de droit de Montpellier survenue jeudi 22 mars.

Alors qu’une occupation d’amphi avait été votée en assemblée générale, pour la nuit, des individus cagoulés et armés ont agressé les étudiants réunis.

Le doyen de l’université Philippe Pétel était présent. Nous exigeons sa démission.

Paris, le 23 mars 2018

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22 mars 2018 : le printemps des luttes a commencé

Retour sur cette journée… avec quelques infos exclusives glanées en régions et à Paris…

     Paris, Boulevard Magenta                     15O manifestations en régions… 65.000 manifestant.e.s à Paris, 10.000 à Nantes, 55.000 à Marseille, 5.000 à Strasbourg, 3.600 à Brest et un cortège dynamique avec la CNT…, le printemps est bien là. Prochains rendez-vous : le 3 avril avec les cheminots et le 5 avril avec les précaires de l’éduc…

Pour mémoire / l’argumentaire de la Cnt :  l’appel du 22 mars 2018

29 / Brest. Belle manif le 22 mars. Banderole commune CNT et collectifs autonomes.

38 / Violences policières à Grenoble. Ce jeudi 22 mars, grosse mobilisation contre la politique de Macron : 10 000 personnes dans les rues.

Après la manif, environ 150 personnes se sont rassemblées dans une ambiance festive face au bâtiment IMAG de l’Université de Grenoble. Slogans, table de presse et diffusion de tracts étaient au programme de cet après-midi. Ce rassemblement avait été appelé par de nombreux syndicats, associations et collectifs. Ils contestaient l’invitation à un colloque universitaire d’acteurs de la militarisation des frontières (Frontex, Euromed police, Europol)  dont notamment le président d’Euromed police et le directeur des affaires juridiques de Frontex. Les organisateurs du colloque ont fait le choix de le maintenir sous haute surveillance policière ; les entrées étant filtrées par des membres de la BAC.

Vers 16 heures, le groupe s’est dirigé vers la salle de conférence afin de perturber l’intervention du chef d’Euromed police, et d’interpeller les membres du colloque. Des participant.e.s ont alors ouvert les portes aux manifestant.e.s qui sont entré.e.s en scandant des slogans pendant une dizaine de minutes. La police, en tenue anti-émeute est intervenue, frappant sans sommation les manifestant.e.s afin de les faire sortir. Bloquée contre un mur, des dizaines de personnes ont du faire face aux policiers sans pouvoir éviter les coups. Les organisateurs ne sont pas intervenus.

On déplore ainsi de nombreuses blessures, dont quatre ont dû être hospitalisé.e.s. Au dernier bilan, on recense deux personnes ayant eu besoin de points de suture à la tête, un doigt cassé, et une autre personne qui a dû subir un examen complet suite à de multiples coups.

Les organisateurs ont fait le choix de continuer le colloque, comme si de rien n’était…

67 / Strasbourg, 4 à 5000 manifestants le 22 mars. De nombreux lycéens et étudiants dans le cortège, qui ont profité de l’arrêt prolongé au moment où la tête de cortège arrivait sur la place Kléber, pour partir en manif « sauvage » et tenir une AG à l’université. Plus de 200 étudian-te-s et lycéen-ne-s se retrouveront finalement en AG au palais universitaire et prennent la décision d’occuper les lieux. La menace d’une évacuation policière se faisant pressante en début de soirée, appel est lancé (par Sud éduc) aux organisations syndicales des personnels pour assurer une éventuelle et nécessaire modération de l’action des forces de l’ordre. Sud éduc, SNESSUP-FSU, CNT seront présents au moment de l’assaut qui se traduira (un peu rapidement) par une sortie en groupe uni et un départ en manif sauvage en direction du centre ville. Vendredi 23 mars, le palais universitaire est resté fermé, sur décision de l’Administration.

93 / L’AG départementale des bahuts du Neuf-Trois avait applé à la reconduction de la grève dès le 19 mars :  Grève19mars2018 . Une centaine de grévistes avaient occupé l’école de la Légion d’Honneur à St-Denis le lundi 19 mars avant de manifester dans les rues. Mardi 20, un rassemblement était organisé devant l’Assemblée Nationale (Photos ci-dessous).

Jeudi 22 mars, les profs s’étaient données rendez-vous à Nation pour rejoindre le cortège Fonction Publique ensemble. Mobilisation dynamique avec plusieurs banderoles d’établissement. La manif, en mode sauvage, est allée jusqu’au métro Dugommier en musique. Arrivés sur place, les profs sont allés devant le carré de tête officielle avec les lycéens et étudiants présents et un beau cortège de plusieurs milliers de personnes largement Educ 93 s’est constitué. La CNT juste derrière.
Les profs ont eu plus de chance que le cortège des lycéens et étudiantes parisiennes rassemblées une heure plus tôt à Nation et qui ont dû se disperser à Charonne. Plusieurs manifestants ont été rudement matraquées par les CRS.

Dans le 94, dès février, plusieurs actions et grèves avaient été menées contre la carte scolaire et la baisse des moyens. A Villejuif, parents et profs avaient organisé Une Nuit à l’école K. Marx    et du du 19 au 22 mars  plusieurs initiatives ont été menées.  Le 22 mars, à Villejuif, une cinquantaine de personnes s’étaient rassemblées devant l’inspection de l’Education nationale ( vidéo disponible ici : https://youtu.be/axQE0YiJGos ). Audience refusée. Ecoles désertes proposées pour le 3 avril…

    2è jour de grève dans le Neuf-Trois

    1er jour de grève dans le Neuf-trois

  •  Toulouse. Menace d’intervention des forces de l’ordre au Mirail !Appel à soutiens !L’Université du Mirail (Jean Jaurès) est en grève depuis plus de 3 mois contre la fusion des universités toulousaines et contre la loi ORE. Après une première victoire avec la non attribution du financement IDEX, la ministre de l’Enseignement Supérieur Frédérique Vidal a déclaré l’université « ingouvernable ». L’ensemble des conseils centraux de la fac, dont le conseil d’Administration, ont été dissous. L’Université du Mirail a été placée sous tutelle et les personnes mobilisées sont désormais sous la menace d’une intervention policière. Alors qu’une journée de grève et de convergence est prévue ce jeudi 22 mars, et qu’une mobilisation nationale se dessine dans la jeunesse contre Parcoursup et le Plan Etudiants, le gouvernement tente d’abattre la mobilisation au Mirail et d’en faire un exemple. C’est sans compter sur notre détermination et sur la solidarité de l’ensemble du mouvement social. En effet des initiatives de soutiens sont d’ores et déjà organisées à Paris, Bordeaux, Rennes Nantes, Clermont Ferrand, et Lille mais aussi à l’international à Barcelone ou encore à Madrid.Nous, étudiant.e.s et personnels mobilisé.e.s, déclarons que l’université du Mirail est désormais occupée contre ce véritable coup de force de l’Etat. L’Assemblée Générale prévue ce jeudi 22 mars a 10h se tiendra dans tous les cas pour décider collectivement des suites de la mobilisation. Enfin, nous maintenons notre appel à la Coordination Nationale Etudiante du 24 mars à la fac du Mirail.Nous appelons l’ensemble des organisations syndicales, politiques, associatives, mais aussi l’ensemble des pôles d’enseignements et des lieux de travail à faire front et à prendre position publiquement contre la répression dont nous sommes victimes et à organiser partout des actions de représailles. En effet, c’est bien le même gouvernement qui nous réprime et qui s’en prend aux cheminot.e.s, aux travailleur.euse.s de la santé, auxfonctionnaires, aux travailleur.euse.s du privé, retraités, chômeur.euse.s et aux jeunes.Nous nous donnons rendez vous ce jeudi partout en France____________________________________________                                                                                                                                                                                                                                                         Marche des Solidarités 

Samedi 17 mars à Paris, 10.000 manifestant.e.s ont marché pour la liberté de circulation et d’installation… Marcher contre les violences policières… Marcher pour résister aux politiques sécuritaires et identitaires.

Le tract d’appel de la cnt : tract 17 mars

  Devant l’Opéra, avant le départ

       En tête de cortège                                                A Barbès

Le tract de Toulouse : Tract 17 mars

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A lyon, le Tartagueule à la récré n°130 de mars vient de sortir. Il est là :

Tartagueule à la récré n°130 – Mars 2018

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        Grève des précaires de l’éducation Jeudi 5 avril 2018

A Grenoble, une réunion de préparation de la grève est prévue le 10 mars 2018 à 13h30 au 12 rue des trembles.

Paris. Dans le cadre de l’appel à la Grève des précaires de l’éducation nationale du 5 avril, l’Assemblée Île de France a mis en place une caisse de grève. Pour nous aider à la financer, un repas était organisée à La Cantine des Pyrénées dimanche 4 mars à partir de 12h ( 77 rue de la mare métro Jourdain).

Le principe de la caisse de grève c’est que chacun-e peut contribuer en solidarité puis l’argent est redistribuée aux grévistes égalitairement. Nous avons également mis en place un pot commun sur internet : www.lepotcommun.fr/pot/950xw1c5

A lire dans la rubrique dédiée, colonne de droite, les dernières infos sur la préparation de cette journée du 5 avril…………………………………………………………/

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    Retrait du Livret Scolaire Unique Numérique : Motion unitaire Icem…

La Cnt éducation Paris relance sa campagne contre le livret scolaire unique numérique : Tract contre le LSUN

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Communiqué

Un autodafé identitaire au secours du roman national !

Sur son site riposte laïque, l'officine d'extrême droite a publié le 9 février un texte très violent contre un manuel rédigé par des enseignant.e.s d'Histoire Géographie accusé.e.s de mentir et de manipuler pour pervertir notre jeunesse, en renvoyant« dos-à-dos antisémites et critiques de l'islam ».Titrée « Enseignants à virer de l'éducation nationale », cette publication dénonce la déconstruction du roman national, donne la liste des noms de toutes celles et ceux qui ont participé à la rédaction du manuel, et accuse les autres, qui l'utiliseront, d'être leurs complices.

La fédération éducation de la CNT tient à exprimer son soutien le plus total aux collègues dont les noms sont jetés en pâture à la vindicte de la mouvance identitaire, invitée par l'auteure de cette publication à « laissez leurs noms sur twitter, sur facebook, que l'on trouve des traces de leurs forfaitures dès que l'on met leur nom sur google». 

Il lui pousse des ailes à cette mouvance identitaire, depuis que les plus hautes autorités de l'éducation nationale et de l'état flirtent avec les idées les plus nauséabondes du nationalisme et du fascisme, hésitant à condamner Maurras, invitant "espérance banlieue" à des colloques en Sorbonne, discourant avec la manif pour tous... 

Ces nostalgiques du roman national, de Charles Martel ou de Pétain ne sont que des réactionnaires qui instrumentalisent la laïcité pour distiller leur discours de haine jusque dans nos classes.
Leur école n'est pas la nôtre. Dans la nôtre, les savoirs, la culture et l'esprit critique sont les vecteurs de l'émancipation humaine. No pasaran !
CNT-FTE, 13 février 2018

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Communiqué fédéral

de soutien aux grévistes du collège Politzer de Bagnolet (93)
La fédération de l'éducation de la CNT salue la lutte des personnels du
collège Georges Politzer de Bagnolet. En grève depuis dix jours
maintenant, illes demandent d'abord, comme beaucoup d'autres collèges et
lycées de Seine-Saint-Denis... et d'ailleurs, une augmentation de la
Dotation Horaire Globale (DHG) qui leur a été donnée pour l'année
prochaine, identique à celle de cette année alors qu'une classe de plus
doit être accueillie. Illes se battent aussi pour que les locaux délabrés
de leur collège soient remis en état ; pour que le toit soit désamianté ;
pour que les agents soient plus nombreux/ses et travaillent dans de bonnes
conditions ...

Si le conseil départemental a répondu à une partie de leurs demandes,
l'inspection académique reste sourde. La délégation reçue le 5 février
s'est vue répondre "non" à tout ce qui a été demandé, de la DHG au
paiement des jours de grève (alors même que le directeur académique qui la
recevait reconnaissait que les revendications... n'étaient bien que le
résultat d'un manquement des institutions). Le collège Politzer n'a pas
l'apanage de ce mépris des autorités académiques de Seine-Saint-Denis qui
le distribue généreusement à tous ses établissements scolaires, lycées
professionnels en tête. Lorsque l'on voit le nombre de collègues qui, à
Stains, Villepinte, Sevran, Montreuil, Saint-Denis, Aubervilliers,
Bobigny... et partout ailleurs se mobilisent pour avoir une DHG qui leur
permette d'enseigner dans des conditions dignes, on se demande : à quand
un mouvement large et solidaire des collèges, lycées, lycées pro.,
écoles et universités ?

CNT-FTE , 7 février 2018

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Le tract d’appel de la CNT sup-recherche : 31 janvier et 1er février

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Communiqué

Flics : hors de l’école !

Le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, a « pris acte de l’expérimentation » de Christian Estrosi. « L’expérimentation » en question consiste a mettre en poste des agent-e-s des forces de l’ordre municipale dans certaines écoles de Nice.
C’est encore une fois sous le prétexte de l’antiterrorisme qu’est justifié cette mesure. Ainsi c’est dès les bancs de la communale que l’on habitue les enfants à une présence policière ou para-policière constante.
Si cette initiative est particulièrement choquante et symptomatique, elle n’est pas la première du genre. En effet nous avons pu constater la multiplications de la présence des vigiles et des policiers dans et aux abords des écoles, collèges, lycées et facultés.
Nous dénonçons cette application du tout-sécuritaire à l’éducation.
Les élèves et étudiant-e-s n’ont pas besoin de subir sur leurs lieux d’étude le climat paranoïaque savamment entretenus dans l’espace public par la présence de militaires armés dans nos rues, par les fouilles systématiques, par les discours médiatiques… Encore moins ces exercices « Intrusions attentats » devenus aussi réguliers qu’inefficaces et anxiogènes.

L’éducation telle que nous la défendons veut favoriser l’émancipation des enfants pour les conduire dans une vie d’adultes libres et conscient-e-s. Il semble que nos gouvernants préfèrent les transformer en des électeur-rice-s apeuré-e-s.

CNT-FTE, le 31 janvier 2018

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Mobilisations contre la sélection à l’entrée de l’Université

Diffusions de tracts à Amiens, Blocage du Conseil d’Administration de la fac à Rennes 2…. Manifestations prévues le 1er février, la mobilisation s’organise contre la sélection à l’entrée de l’Université…

Une coordination nationale s’est tenue à Paris samedi 27 janvier :

Texte de l’appel

Infos et analyse

Depuis lundi 15 janvier Parcoursup remplace APB (Admission Post-Bac).

Lundi 22 janvier, les lycéennes et lycéens de Terminales ont pu consulter les fiches de formations : « contenus pédagogiques, taux de réussite, attendus, etc…, pour saisir leurs vœux d’orientation, constituer leur dossier et fournir les pièces demandées (notes, lettre de motivation, etc.). Cette phase d’inscription s’achève le 13 mars, mais les candidats pourront finaliser leur dossier jusqu’au 31 mars. »

La CNT Supérieur Recherche analyse cette réforme :

Enseignement supérieur : un nouveau « Flan Étudiant »

Nos trois altesses Ed, Fred et J-M nous ont présenté le 30 octobre 2017 le « Plan Étudiants », rebaptisé dans cet article « Flan Étudiant ». Le projet de Loi est actuellement en examen au Parlement. Pour la faire brève, l’étudiant-e va connaître le bonheur absolu à la rentrée 2018… ! On a déjà entendu ça lors des précédentes réformes de l’université qui n’ont fait que saccager davantage les conditions d’études, de vie et de travail des étudiant-e-s et personnels des établissements universitaires.

La sélection, une idée neuve… ou pas…

Prenons cette citation du Flan Étudiant dans la partie « Une affectation simple et transparente » : « Si pour des raisons de capacités d’accueil, l’université ne peut admettre tous les candidats, la priorité sera donnée à ceux dont le parcours%2