Vendredi 25 et samedi 26 mai, la fédération CNT tenait son XIè congrès à Paris… Communiqués

Communiqué 1.

Répression, mutilation et prison : les armes du capitalisme ne nous feront pas taire

Des nervis cagoulés qui expulsent des étudiant.e.s d’un amphi avec la complicité d’un doyen à Montpellier, des CRS qui expulsent sans ménagement des étudiant.e.s pacifistes, en les insultant, les gazant et les frappant…

A Beaumont sur Oise, le 28 avril, des militaires de l’opération Sentinelle présents contre  l’après-midi « boxe et jeux gonflables » organisée par la famille et les proches d’Adama Traoré. Le 30 avril 2018, Ismaël Bokar Deh, un travailleur sans-papiers qui vendait des bibelots aux touristes pour survivre,  tué par la police de Versailles…

A Paris, le 22 mai, 128 gardes à vue à l’issue de la manifestation « fonction publique » suivie de l’occupation du lycée Arago : 88 majeurs, 40 mineurs, contre une Assemblée Générale dans un établissement scolaire…

Toujours le 22 mai, une main arrachée sur la ZAD de Notre-Dame-Des-Landes… 40000 grenades, des chars, des drônes et des hélicos contre des projets collectifs…

Le 25 mai, encore, deux syndicalistes en garde à vue après avoir été mis en joue et menottés pour une action symbolique et pacifique de 300 camarades CGT Énergie, Cheminots, devant le siège national de La République En Marche…

La criminalisation des résistances est bien la seule à être en marche. Une marche forcée pour casser toutes les initiatives collectives, toutes les oppositions, toutes les tentatives pour vivre autrement.

La fédération CNT des travailleuses et des travailleurs de l’éducation réunie  pour son 11 è congrès à Paris dénonce une nouvelle fois ces répressions. Elle exige l’amnistie de toutes les réprimées du mouvement social et elle sera aux côté des migrants et des sans-papiers le 2 juin contre le projet de loi Collomb « asile-immigration ».

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Communiqué 2.

Parcoursup : algorithmes aux services de la sélection et de la concurrence

 Depuis quelques années, les algorithmes sont à la mode. Faut dire que ce sont des outils pratiques pour « traiter », c’est-à-dire automatiser le classement, le croisement et l’interprétation de données nombreuses et diverses. Les gouvernements font développer et appliquent des algorithmes pour mettre en place leurs politiques publiques. Au point de soumettre ces politiques publiques aux logiques de ces algorithmes ?

Mais quelles sont ces logiques ? Deux programmes ont été employés dernièrement pour appliquer ces politiques : APB ( Application Post-Bac)  jusqu’à l’an dernier et Parcoursup’ cette année. Quelles différences entre les deux ?
APB était un algorithme qui ventilait les bachelières et les bacheliers dans le supérieur alors que Parcoursup’ est une plate-forme où les données des élèves sont accessibles par tout établissement du supérieur et chaque établissement met en place son propre algorithme. Sur APB, les vœux des élèves étaient ordonnés par ordre de préférence, sur Parcoursup’ non.
Quel est l’effet de l’absence de hiérarchisation des vœux sur Parcoursup’ ? L’algorithme d’APB était basé sur l’algorithme de Gale-Shapley. Sans rentrer dans le détail, c’est un algorithme qui permet de répartir les élèves dans les universités en respectant l’ordre des vœux.
Sur Parcoursup’ les établissements du supérieur doivent trier tous les dossiers de tous les élèves alors que l’algorithme d’APB permettait de minimiser le nombre de dossiers.
Pourquoi proposer un système qui est juste plus coûteux en nombre de dossiers à traiter ?
Quel est l’effet du passage d’un algorithme sur APB aux multiples algorithmes sur Parcoursup’ ? Normalement l’État doit diffuser ses algorithmes, même si cela n’a pas été complètement fait concernant APB. En revanche, les établissements du supérieur ne sont pas dans l’obligation de communiquer le détail de leurs algorithmes. On ne sait pas comment ils sont faits mais on a quelques remontées de ce qui se passe lors des commissions des universités : coefficient par établissement, coefficient en fonction du département ou de la ville, déclassement des boursiers… En effet, ces algorithmes étant secrets, les critères de classement les plus puants peuvent être utilisés.
Nos camarades du supérieur ne sont pas moins dignes que les collègues du secondaire. Cependant, on ne peut pas exclure le pire à partir du moment où la direction de l‘établissement garde l’algorithme secret.
Il semble donc que Parcoursup’ soit aussi sélectif qu’APB. En outre, Parcoursup’ met en concurrence les établissements du secondaire. Il offre la possibilité aux universités de hiérarchiser les lycées. Sur quels critères ? On n’en est pas sûr, mais certainement du plus « nul » au « meilleur ». Il en découlera une mise en concurrence des établissements du supérieur qui doivent choisir des stratégies de recrutement. De plus en plus « autonome », en vérité soumise à des impératifs de concurrence à l’échelle globale (type classement de Shanghaï), la libéralisation de l‘université en France va s’intensifier. Le savoir universitaire en théorie accessible à tous et toutes restera élitiste.

Les syndicats de la FTE réunis en congrès, exigent l’ouverture des universités (au moins 100 000 places) à tous les élèves et d‘en finir avec ces différents systèmes sélectifs.

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Communiqué 3        Contre les violences sexistes et patriarcales

Il faut en finir avec les violences sexistes et patriarcales

La CNT a été confrontée à des affaires de violence sexiste. La CNT – FTE, réunie lors de son 11e Congrès tenait à rappeler qu’elle ne pourrait accepter de ses camarades la moindre violence de ce type.

Il ne suffit pas de se revendiquer « anti-sexiste » pour faire disparaître les discriminations, agressions et comportements sexistes. Les engagements anti-patriarcaux ne se réduisent pas aux discours mais impliquent de se défaire de toutes les représentations et attitudes sexistes que nous avons pu intégrer malgré nous.

Si les violences physiques sont les plus visibles, les violences symboliques sont tout autant destructrices, qu’elles soient verbales ou qu’elles relèvent de stéréotypes toujours véhiculés dans notre société.

Il est crucial que suite à des cas de violence sexiste se mette en place une gestion collective car il est plus que souhaitable que ce genre de situation ne conduise pas à l’isolement des victimes et de toutes les personnes touchées qui doivent bénéficier d’une protection et d’un soutien.

Cette réflexion ne doit pas servir qu’à nous donner bonne conscience. Elle n’est pertinente et utile que si elle aboutit à nourrir la lutte anti-patriarcale concrète à travers la mise en place d’actions dans nos syndicat, sur nos lieux de travail, dans nos quartiers. Ces actions doivent viser à protéger toutes et tous de toute forme d’agression et à faire évoluer nos comportements. Il est fondamental que nous trouvions tou-te-s le temps de discuter de ces problématiques afin de développer les outils nécessaires pour répondre à ces situations, en aval et en amont.

La Fédération des Travailleu-r-se-s de l’Éducation décide de poursuivre sa réflexion avec ses syndicats et d’amplifier son engagement contre toutes les formes de domination.

zad générale, grève partout !… Zads toujours…

 

 Le 20 mai, direction Le Gourbi…

 Le 20 mai à Montreuil (93)

3000 manifestant.e.s ont marché pour dénoncer un autre projet « tout en béton » dont Bouygues aurait la gestion sur des parcelles classées « patrimoine d’intérêt national »…

Dimanche 20 mai : zad vitam aeternam !

Rendez-vous à 12h à Bellevue sous le hangar de l’avenir : repas syndical…

Puis, fabrication d’épouvantails à gendarmes et plantations sur les champs de la zad pour qu’ils ne reviennent jamais…

  • Cultures : départ sur divers jardins et champs pour des travaux de printemps et semis entravés des semaines durant par le dispositif policier. Amenez des outils de jardin.

- Balades et ballades sur les chemins du bocage

- Assemblages et travail de charpente pour que la zad se reconstruise

A partir de 16h :

- Quolibets : En cas de restes égarés de membres du dispositif policier, grand concours d’insultes littéraires ! – Apéro prolongé

A partir de 18h :

- Repas prolongé – Début de la fête, danses, concerts

A la nuit tombée :

- Feu de camps – Projections, popcorn. jean-luc Godard a snobbé Cannes, il sera parmis nous.

Au petit matin :

- l’important c’est d’être là pour le petit dej’

Le gouvernement annonce une seconde vague d'expulsion sur la zad de
Notre-Dame-des-Landes. L'opération pourrait être lancée dès le 15 mai.
Nous n'avons aucune idée de son ampleur et de sa durée. Ce qui est
certain, c'est que nous ne pouvons avoir aucune confiance dans les
annonces officielles et que nous nous mobiliserons face à tout nouveau
tri et expulsion des habitats de la zad. Malgré ceux qui, du côté du
gouvernement ou parfois même malheureusement du mouvement, tentent
d'ancrer des divisions, catégories et de faire monter la tension, nous
maintiendrons une position de défense commune la plus large possible des lieux de vie, réalités et activités qui s'entremêlent sur la zad. 

C'est cette ligne que nous avons souhaité tenir autant dans le cadre des négociations qu'avec les diverses formes de résistance et mobilisations sur le terrain depuis plusieurs semaines. Nous convions en ce sens à être prêt.es à réagir de nouveau sur la zad et partout ailleurs dès le 15 mai.

Concrètement, nous appelons :

- A un rassemblement devant la préfecture à Nantes à 18h suite à une
journée d'expulsion

- A des rassemblements et occupations sur les places des villes et
devant les mairies et préfectures. Les comités de soutien peuvent
signaler leurs rendez-vous et actions au site zad.nadir afin qu'ils soient relayés.

- A une manifestation le samedi après une semaine d'expulsion à Nantes

- A une convergence sur la zad le dimanche après une semaine d'expulsion

Divers espaces d'accueil seront mis en place, sur la zad, voir infos sur zad.nadir.org

Nous appelons les soutiens qui nous rejoignent pour résister sur place à :
- faire attention à la possibilité d'une diversité de pratiques et de
présences sur le terrain.
- faire attention à nos voisins des bourgs alentours, aux travaux
paysans et à laisser la circulation libre sur les routes hors des
moments de résistance aux expulsions.

Vous pouvez suivre les infos sur zad.nadir.org ou en vous abonnant au
compte twitter ZAD_NDDL

Des habitant.es de la zad.

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Retrouvez ci-dessous le dernier communiqué du collectif de soutien d’Île de France : Notre-Dame-Des-Luttes

Et toutes les infos, communiqués ici :

https://zad.nadir.org/spip.php?article5651

Quelques photos prises sur la zad les 15, 16 avril, à Nantes et le 19 avril… à Paris…

  Paris, le 19 avril, en tête de cortège

  Infos Zad devant la préfecture de Nantes

 Infos Zad, Nantes, le 17 avril

  Sur une barricade le 16 avril

 En direction du Gourbi, le 15 avril…

 

 La radio de la zad : 107.7 FM

 Il n’y a pas que des cabanes à la zad

 Le bateau barricade

 Ils sont 25OO armés et violents

  L’espace totems au Chêne des Perrières

   Toujours les totems…

 … A l’ouest de la zad

 11.000 grenades et lacrymos…

Des dizaines de blessé.e.s…

Stop aux intimidations et à la répression antisyndicale en Algérie

La Fédération CNT des Travailleurs et Travailleuses de l’Éducation vient d’apprendre que notre camarade Achour Idir, secrétaire du CLA, a été agressé devant son domicile. Nous lui exprimons tout notre soutien et lui souhaitons un prompt rétablissement.

Cette agression nous préoccupe fortement, non seulement parce qu’elle touche l’un de nos camarades, mais aussi parce qu’elle laisse à penser qu’elle est l’œuvre d’un état aux abois prêt à tout pour museler ses opposants, et fait peser sur tous les membres du conseil des lycées d’Algérie (CLA), de nouveaux risques.

Nous saluons le courage de ces camarades qui malgré toutes les difficultés rencontrées font vivre un syndicalisme de lutte de classe dans un pays totalitaire.

CNT-FTE, le 18 mai 2018

 

Exigeons le renouvellement de tous nos contrats

Dans l’Éducation nationale 1 personnel sur 4 est contractuel (soit 300 000 CDD). AED, AVS en CUI CAE, AESH, professeur.e.s contractuel.le.s, nous sommes soumis.e.s à des conditions de travail précaires, à la merci de toutes les pressions hiérarchiques possibles, mal-formé.e.s et sous-payé.e.s. Les logiques budgétaires adoptées par l’Éducation nationale redéfinissent en permanence nos contrats, qu’ils soient de droit privé ou de droit public, CDD renouvelables ou services civiques, sans pour autant remettre en question leur nature précaire. Alors que plus de 20 000 personnes en CUI ont vu leur contrat supprimé l’été dernier par le gouvernement, une nouvelle vague de suppression devrait avoir lieu avec la fin de l’année pour celles et ceux qui avaient pu conserver leur poste.

L’Éducation nationale entretient ce système d’emplois subalternes, proposant des contrats à peine plus élevés que le RSA. Par le recours à des contrats précaires, elle fragilise nos droits. En réduisant les postes, elle nous met en concurrence, nous isole et nous contraint à accepter ses conditions. De plus, elle délègue le renouvellement de nos contrats à d’autres volontés que les nôtres : celles des gestionnaires du budget, notamment ceux de nos établissements. Ainsi, nous sommes soumis.e.s à l’arbitraire et aux représailles de nos chefs d’établissement, jusqu’à être puni.e.s par le licenciement pour avoir exigé de voir nos droits respectés. Nous voulons que notre recrutement puisse relever du Rectorat, non plus des chefs d’établissement, afin que nos contrats soit renouvelés sans arbitraire. À plus long terme, nous voulons la titularisation de tout-es celles et ceux qui le souhaitent, sans conditions de concours, de diplôme, de nationalité, de formation ou de stage.

Les conditions de précarité contre lesquelles nous luttons ne sont pas limitées à l’Éducation nationale. Aux postes précaires du premier et du second degré il faut ajouter les milliers de précaires de l’ESR (Enseignement supérieur et la recherche) : situations de travail gratuit, vacations payées des mois plus tard, dépassement des heures de service sans rémunération complémentaire. Ce recours systématique et massif à des contrats précaires et à des formes d’emploi associatif qui tournent vite à l’exploitation agit partout à l’intérieur de la fonction publique, la pliant à des logiques de plus en plus libérales. C’est pourquoi notre mobilisation ne doit pas restée isolée. Nous sommes solidaires et nous nous joignons au mouvement qui s’oppose à l’adoption du projet de loi Vidal-Blanquer (sélection à l’entrée à l’Université, réforme du bac et du lycée) contre lequel étudiant.e.s et personnels se mobilisent depuis plusieurs mois.

Sans compter l’ensemble des travailleur.euse.s municipaux qui interviennent dans les établissements, qu’ils/elles soient animateur.trice.s, agents d’entretiens, de cantine, etc, et dont un grand nombre se trouve embauché sur des conditions de contrat et de paie similaires aux nôtres, ou pour des vacations encore plus précaires, remises en questions chaque jours, et faisant d’elleux, en pratique, des travailleur.euse.s journalières.

Plus généralement, nous soutenons les divers secteurs actuellement en grève contre la détérioration des conditions de travail (cheminot-e-s, postier-e-s, éboueur-e-s, …) Nous nous inscrivons dans ce même refus d’un État capitaliste qui pilonne les acquis sociaux tous azimut, réformes sur réformes, accroit les inégalités sociales et la précarisation du travail.

Car l’incertitude professionnelle tue, rassemblons-nous pour exiger le renouvellement de nos contrats ! Réclamer nos renouvellements c’est réclamer nos droits !

Ne restons pas isolé.e.s, organisons-nous !
Rassemblement mercredi 30 mai 2018 devant chaque rectorat

Pour exiger :

  • le renouvellement de tous nos contrats ;
  • refuser la politique du non renouvellement sanction ;
  • l’embauche et affectation par le rectorat plutôt que par les chef.fes d’établissement ;
  • le droit à la conversion des tous les CUI CAE en contrat de droit public ;
  • la titularisation de tou.te.s les précaires de l’éducation, sans conditions de diplôme, de concours ou de nationalité.

Mail : precaires.education@riseup.net Facebook : Assemblée des précaires de l’éducation – IDF Twitter : @Precaires_Educ

A Paris : 15h, 12 Boulevard d’Indochine, 75019 Paris