Turquie : soutien aux enseignant.e.s en grève de la faim. Rassemblement à Paris, place de la République, samedi 1er juillet à 17h.

Entendez leurs voix, Soutenez leur résistance !
En Turquie, 2 enseignants sont en grève de la faim depuis le 9 mars !

Plus de 100 jours…

Nuriye Gülmen et Semih Özakça sont en grève de la faim depuis plus de 100 jours. Ces deux enseignants avaient été licenciés en octobre 2016 à la suite d’un décret publié sous l’état d’urgence. Ils font partie de ces 130 000 fonctionnaires qui ont été démis de leurs fonctions.

A la suite de l’appel à la résistance de Nuriye Gülmen le 8 novembre 2016, Semih Özakça et d’autres professeurs ont rejoint Nuriye Gülmen devant le monument des droits de l’Homme situé dans la rue de Yüksel à Ankara.

Torturés et placés de nombreuses fois en garde à vue, Nuriye et Semih ont entamé une grève de la faim le 9 mars dernier ; ils demandent :

1- La fin de l’état d’urgence ;

2- Que tous les fonctionnaires révolutionnaires, démocrates puissent retrouver leur travail ;

3- La fin des licenciements arbitraires ;

4-la réintégration des droits sociaux des 13 mille chercheurs et chercheuses d’ÖYP ;

5-La science ne peut être travaillée sans une sécurité d’emploi : le droit d’enseigner librement ;

A la suite d’une perquisition orchestrée par le gouvernement Nuriye Gülmen et Semih Özakça ont été emprisonné. Ils sont aujourd’hui dans une face critique de la grève de la faim, ils risquent de mourir à tout moment. La mère et la femme de Semih Özakça ont entamé une grève de la faim à la suite de l’arrestation de Nuriye Gülmen et Semih Özakça. 


Il est urgent aujourd’hui de les soutenir, c’est pour cette raison que nous appelons toutes les organisations, associations, syndicats à se rassembler ce samedi 1er juillet à 17h00 sur la place de la République.

Comité de soutien de 
Nuriye Gülmen et Semih Özakça


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Pour être signataire de l'appel vous pouvez nous contacter par e-mail, ou sur facebook :

https://www.facebook.com/events/315677278883672/?active_tab=about


Pour plus d'information :http://direniyoruz.net/category/internatonal/

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Bien que le durcissement autoritaire du régime date de plusieurs années maintenant, depuis l'été 2016, Recep Tayyip Erdogan et son gouvernement utilise le prétexte de la tentative de coup d’État menée par une partie de l'armée turque pour justifier d'une politique répressive visant une grande partie de l'opposition.
Parmi les personnes visées, des centaines de milliers d'enseignant.e.s licencié.e.s par décret mais aussi arrêté.e.s et mis.es en garde à vue, frappé.e.s, harcelé.e.s. Bien entendu, ces sanctions ont notamment permis de se débarrasser de syndicalistes, de chercheur.es.s indépendant.e.s, democrates opposé.e.s à la politique réactionnaire d'Erdogan. Parmi elles et eux, Nuriye Gülmen et Semih Özakça sont en grève de la faim depuis le 11 mars 2017 pour contester leur licenciement.
L'utilisation de l'état d'urgence, en Turquie comme en France, pour réduire des libertés déjà bien fragiles, est une des méthodes d'un autoritarisme de plus en plus affirmé visant à faire taire toute opposition aux politiques capitalistes et réactionnaires.

La Fédération des Travailleur.se.s de l’Éducation de la Confédération Nationale du Travail leur apporte tout leur soutien et exige leur réintégration immédiate ainsi que la levée de l'état d'urgence.

Nous apportons également notre soutien à toutes celles et tous ceux qui luttent au quotidien pour l'instauration d'une société démocratique et juste dans cette région.

CNT-FTE, 11 avril 2017

Tous les 2è mardis du mois de 20h30 à 22h30

Retrouvez ici l’intégrale des dernières émissions…

 

Au programme de l’émission du mardi 13 juin

Vies volées. Contre les violences policières : mobilisation pour Lamine Dieng

L’émission de radio de la CNT Éducation Région Parisienne aura lieu ce mardi 13 juin 2017 comme chaque deuxième mardi du mois de 20h30 à 22h30 sur Radio Libertaire 89.4

On peut écouter en ligne sur le site de Radio Libertaire en-dehors de la région parisienne.

A quelques jours du 17 juin, journée de mobilisation pour Lamine Dieng* à Paris, nous accueillerons Ramata Dieng, sœur de Lamine, des militant.e.s de la Coordination anti-rep et des syndicalistes investi.e.s dans la préparation de cette journée.

Il s’agira pour nous de revenir sur les causes de la mort de Lamine, le 17 juin 2007, qui n’est pas accidentelle mais s’inscrit dans une longue liste de violences policières qui ont fait de nombreuses victimes, tels Joseph Randolph (2007), Mohamed Boukrourou (2009), Hakim Djellassi (2009), Ali Ziri (2009), Louis Klinger (2010), Abdelhak Gorafia (2014), Amadou Koumé (2015), Adama Traoré (2016)…

A ce jour, le meurtre de Lamine, comme de nombreux autres, n’est toujours pas reconnu. C’est pourquoi la famille avec le collectif Vies Volées appelle à se rassembler nombreux.ses toute la journée du 17 juin, à la veille du verdict de la cour de cassation qui interviendra le 21 juin.

Ces violences policières ne doivent pas rester impunies et il y a tout à craindre qu’elles redoublent si les dispositions exorbitantes de la police liées à l’état d’urgence -indéfiniment prolongé- s’inscrivent durablement dans une loi de droit commun, comme le prévoit Macron.

Sous prétexte de lutte anti-terroriste, nous avons vu les libertés fondamentales (interdictions de séjours, assignations, fouilles et nasses) remises en question lors des manifestations contre la Coop 21, dans les ZAD ou contre la loi Travail. Elles ont été le théâtre de violences redoublées de la part de la police, faisant de nombreux.ses blessé.e.s et mutilé.e.s et parfois même des morts, comme Rémi Fraisse en 2014.

Nos échanges s’inscriront dans les convergences des luttes entre les familles de victime et les militant.e.s anti-fascistes et anti-capitalistes de ces derniers mois. Convergences qui doivent encore se renforcer pour en finir avec l’État policier.

Téléphone du studio radio,

pendant les pauses musicales au : 01 43 71 89 40.

Le lien vers Démosphère :  https://paris.demosphere.eu/rv/55080

*Le 17 juin 2007, Lamine avait 25 ans, était en bonne santé et heureux de vivre. Il a perdu la vie dans des conditions atroces, aux mains de quatre policiers. Quatre professionnels garants de la sécurité publique, appelés pour tapage nocturne. Seul, non armé, ne menaçant aucune vie, Lamine Dieng, a été plaqué face contre terre, chevilles sanglées et menottes aux mains, un bras passé par dessus l’épaule et l’autre replié dans le dos, son calvaire a duré une demi-heure au cours desquelles il a été plié et écrasé par près de 300 kg, correspondant au poids total des policiers agenouillés sur son dos. Après avoir traîné Lamine, entravé, sur le bitume avant de le jeter sur le plancher du fourgon de police, un agent s’agenouille sur sa tête pendant que deux autres compriment son thorax, agenouillés sur ses épaules, un quatrième agent s’agenouille sur les jambes de Lamine, repliées jusqu’au bassin. Le décès de Lamine est constaté trente minutes après l’intervention. Le 18 juin, la police des polices (IGS) conclut que Lamine Dieng est « mort naturellement d’un arrêt cardiaque, qui pourrait être dû à une overdose de cocaïne et de cannabis ». Le 22 juin, la famille dépose une plainte avec constitution de partie civile, qui ouvrira une information judiciaire le 10 juillet 2007 et durera jusqu’à aujourd’hui. En 2008, l’asphyxie est définitivement reconnue comme cause du décès de Lamine.

2009 Demande d’actes complémentaires par la partie civile, nouvelle audition des 8 policiers présents sur la scène.

2010 Les policiers sont placés sous le statut de témoins assistés, leur donnant accès au dossier pour préparer leur défense.

2011 Refus du juge d’organiser une reconstitution sur la scène de crime, au motif qu’elle ne permettra pas de « restituer l’état d’excitation » de Lamine.

2012 Confrontation des parties et pseudo-reconstitution… dans le cabinet du juge.

2013 Refus d’entendre les témoins du meurtre, au motif qu’ils n’apporteront aucun nouvel élément au dossier.

2014 Le juge d’instruction Patrick Gachon émet une ordonnance de NON-LIEU pour les 8 policiers mis en cause, après une instruction de 7 ans.

2015 La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris confirme le non-lieu.

2016 Attente du Pourvoi en Cassation 24 mai

2017 Audience devant la Cour de cassation.

21 juin 2017 Rendu de l’arrêt de la Cour de cassation.


Au programme de l’émission du mardi 9 mai

L’émission de radio de la CNT Éducation Région Parisienne aura lieu ce mardi 9 mai 2017 comme chaque deuxième mardi du mois de 20h30 à 22h30 sur Radio Libertaire 89.4 on peut écouter en ligne sur le site de Radio Libertaire en-dehors de la RP.

Ce mardi, nous accueillerons des lycéens et un professeur du lycée expérimental de St Nazaire https://lycee-experimental.org/ menacé de fermeture depuis que Bruno Retailleau, président de la Région Pays de la Loire et proche de Fillon a déclaré qu’il coupait les subventions ! Depuis plusieurs mois, adultes et élèves se mobilisent pour que l’aventure, qui a débuté il y a trente-cinq ans, continue. Ce lycée accueille, dans l’esprit de la pédagogie Freinet, des élèves venu.e.s de toute la France, soucieu.se.x d’apprendre différemment, loin des dogmes autoritaires. Pas de proviseur, de CPE, de projet pédagogique imposé par le haut : tout se décide collectivement pour construire des têtes bien faites et ouvertes sur le monde. Pas vraiment la tasse de thé de la droite filloniste !

Bien évidemment, nous ferons aussi un tour de l’actualité des luttes au lendemain de la première manifestation du quinquennat qui se sera tenue le 8 mai à République à Paris !

Toutes ces discussions seront entrecoupées de musiques de luttes, chroniques littéraires, rendez-vous des luttes hexagonales et internationales.


Au programme de l’émission du mardi 14 mars :

L’émission de radio de la CNT Éducation Région Parisienne aura lieu ce mardi 14 mars 2017 comme chaque deuxième mardi du mois de 20h30 à 22h30 sur Radio Libertaire 89.4 on peut écouter en ligne sur le site de Radio Libertaire en-dehors de la RP.

Au programme ce mardi, nous accueillerons un militant de la FAU allemande (Union Libre des Travailleurs/euses), syndicat anarcho-syndicaliste issu des luttes de 1968 et en bute aux difficultés depuis qu’en 2010, un jugement du Tribunal de Berlin l’a interdit… Nous ferons le point sur le système scolaire en Rhénanie-du-Nord-Westphalie où le manque d’enseignant.es. est patent, ou encore sur l’offensive de l’Armée et de ses services de recrutement qui organisent des événements « séduction » dans les écoles… Ce sera aussi l’occasion d’échanger sur le mouvement syndicaliste révolutionnaire dans cette région et de dresser un bref tableau de la situation sociale en Allemagne.

Puis nous accueillerons des syndicalistes et des enseignant.e.s qui nous parleront du stage intersyndical national co-organisé par la CGT, la CNT, SUD et le Collectif Anti-Hiérarchie (CAH) et qui aura lieu les 30 et 31 mai à la Bourse du Travail de Paris. Ce stage sera consacré aux évaluations des personnels des écoles et des lycées, mais aussi des élèves. Il s’agit pour nous d’interroger ce qui se joue dans les dispositifs d’évaluation. Dispositifs qui, pour être très récents, n’en sont pas moins terrifiants si l’on en croit deux chercheuses de l’université de Californie : Sally Dickerson et Margaret Kemeny nous disent que « Le stress le plus puissant, et le plus chronique, c’est l’inquiétude face au jugement d’autrui » (1).

Nous relierons nos réflexions à nos pratiques en espérant fédérer un mouvement de refus, tant des nouvelles modalités d’évaluation des personnels enseignants à la rentrée 2017 que du LSUN, véritable casier informatique des élèves. Ce stage est ouvert à tous les personnels, enseignants et non enseignants.

Vous pourrez nous appeler en direct pendant les pauses musicales

au : 01 43 71 89 40.