Turquie : soutien aux enseignant.e.s en grève de la faim

Bien que le durcissement autoritaire du régime date de plusieurs années maintenant, depuis l'été 2016, Recep Tayyip Erdogan et son gouvernement utilise le prétexte de la tentative de coup d’État menée par une partie de l'armée turque pour justifier d'une politique répressive visant une grande partie de l'opposition.
Parmi les personnes visées, des centaines de milliers d'enseignant.e.s licencié.e.s par décret mais aussi arrêté.e.s et mis.es en garde à vue, frappé.e.s, harcelé.e.s. Bien entendu, ces sanctions ont notamment permis de se débarrasser de syndicalistes, de chercheur.es.s indépendant.e.s, democrates opposé.e.s à la politique réactionnaire d'Erdogan. Parmi elles et eux, Nuriye Gülmen et Semih Özakça sont en grève de la faim depuis le 11 mars 2017 pour contester leur licenciement.
L'utilisation de l'état d'urgence, en Turquie comme en France, pour réduire des libertés déjà bien fragiles, est une des méthodes d'un autoritarisme de plus en plus affirmé visant à faire taire toute opposition aux politiques capitalistes et réactionnaires.

La Fédération des Travailleur.se.s de l’Éducation de la Confédération Nationale du Travail leur apporte tout leur soutien et exige leur réintégration immédiate ainsi que la levée de l'état d'urgence.

Nous apportons également notre soutien à toutes celles et tous ceux qui luttent au quotidien pour l'instauration d'une société démocratique et juste dans cette région.

CNT-FTE, 11 avril 2017