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Connexion Directe numéro 12
SECTION PPDC LA DEFENSE (92)

ON DEMANDE UNE EXPERTISE POUR CARACTERISER LA NATURE D’UN SYNDICAT.

La diffusion récente d’un tract sur la PPDC de la Défense par le syndicat CFDT, courrier 92 nous conduit à demander une expertise pour déterminer
la nature de ce syndicat et savoir à qui profite sa prose ? Aux salariés ? Aux dirigeants de la Poste ? Et nous apportons notre contribution gratuite
à cette expertise.

« La PIC ce n’est pas Alcatraz ! ».

Télécharger le tract ici

Tel est le titre de ce tract : à l’heure où la décision est prise par la Direction de nous délocaliser sur la PIC DE VILLENEUVE et que nous, agents de la SAR13, mettons en cause le bien-fondé de ce transfert sur le plan économique, au moment où nous luttons contre ces choix, adopter un tel titre c’est, objectivement épauler la Direction qui aurait pu prononcer la même phrase, Style : « allons les gars, la PIC, c’est pas le bagne ». Alors si la PIC c’est un petit coin de paradis nous suggérons aux auteurs de ce tract d’abandonner illico leur statut de permanents pour venir bosser avec nous derrière les machines…
« Contrairement à ce que certains voudraient nous faire croire, la CFDT n’est pas là pour faire le travail de la boîte ».
Si la CFDT se sent obligée d’apporter cette précision c’est que les choses ne coulent pas de source, et comme disent les anciens : y’a pas de fumée sans feu.
« La CFDT négocie pour vous ».
Merci Messire, vous êtes bien bon, mais nous les gueux, les va-nu-pieds, ceux d’en bas, ceux et celles de la SAR13, ce que nous voulons
c’est être consulté
quand on parle de NOS conditions de travail, de NOS conditions de vie, de NOS conditions de déplacement pour aller bosser. Cela s’appelle de la démocratie directe mais là y’a plus personne au bout du fil… C’est sans doute pour cette raison que de mémoire de casier personne ne se souvent à la PPDC de la Défense d’une HMI organisée par la CFDT, une assemblée où tout le monde peut s’exprimer, quelle horreur chère comtesse !!! Et nos collègues qui sont passés en reclassement du matin à l’après-midi se méfient eux aussi
quand on négocie pour eux : la promesse d’une prime de 1000€, subitement descendue à 150€ pour au final disparaître
dans la nature, ils ont donné :

« Alors il paraîtrait que certains veulent encore
demander une expertise sur le sujet. Pourquoi
 ? Pour faire perdre encore 100 000€ à la Poste
 ? Pour diminuer le montant de votre intéressement
 ? Pour casser l’outil de travail ? Pour
engraisser les cabinets d’expertises ? Et où va
l’argent que ces cabinets engrangent ? Qui en
profite ? ».

Nous passerons sur le terme «  ENCORE
 » qui indique qu’une simple demande d’expertise
est pour la CFDT la manifestation d’un esprit extrémiste,
demande insupportable ! Une augmentation
 ? Encore ! Là c’est l’apothéose, le bouquet
final, une argumentation bidon pour simplement
faire oublier que l’expertise est un DROIT pour
les salariés, qu’il est dans le Code du Travail
dans les articles L 416-12 et L 41668.

Et au lieu, en tant que syndicat (sic), d’exiger
l’application de ce droit la CFDT ici s’inquiète
du coût pour la Poste de cette expertise, chiffré à
100 000€ alors qu’en réalité le prix est d’environ
55 000 €. Mais si la CFDT est si soucieuse des finances
de la Poste nous lui suggérons plusieurs
pistes : combien ont coûté le montage et le démontage
de dizaines de TTF, installées il y a parfois
depuis moins de 5 ans comme dans le 95,
combien M Kaspar, ancien secrétaire confédéral
de la CFDT, a-t-il été payé pour piloter la mission
d’un dialogue social qui n’a eu de grand que le
nom , de combien est le salaire du PDG de l’entreprise
 ? Là il y a des possibilités d’économies
mais, pardon, cela implique de s’attaquer à
la stratégie de la Poste, à ces choix catastrophiques
et aux privilèges de quelques uns, mais
pour cela il faut être un syndicat de combat.
Sans scrupule ils osent écrire que l’expertise
a comme but de « casser l’outil de travail
 », eux qui depuis 15 ans ont tout signé pour
qu’au final l’on constate que 80 000 emplois ont
été supprimés en 10 ans, que des dizaines de
centres de tri ont été fermées, des bureaux liquidés
en milieu rural. Et que la politique de la Poste
est pointé du doigt par les médecins du travail, par
les médias qui s’inquiètent du nombre de suicides
ou de tentatives de suicides, en particulier sur le
lieu de travail, avec parfois des lettres qui expliquent
ce geste ultime par des motifs professionnels.
Pas Alcatraz, non, mais un champ de ruines
où l’être humain est de moins en moins pris en
considération.

Cerise sur le gâteau : « Pour engraisser les cabinets
d’expertises ?
 ». Là nous serons curieux
de savoir comment réagirons les salariés
de ces cabinets quand nous leur apprendrons
que la CFDT Courrier 92 ne veut pas faire appliquer
le droit du travail en recourant à leurs
services, préférant sans doute les voir au chômage
 ?
Il nous a semblé utile de revenir sur ce
tract en donnant notre éclairage et, ayant fourni
nos analyses, notre expertise, nous laissons à
chaque agent le soin d’en conclure par luimême
ce qu’est la nature de ce syndicat dans
le cas présent : un outil au service des luttes et
des salariés où un point d’appui pour nos dirigeants,
un relais local de la communication managériale…
En tous cas parmi les agents de la
SAR13 nous sommes un certain nombre à
avoir forgé sur le terrain notre point de vue.

Personne ne travaille à notre place !

Que personne ne décide à notre place !

Assemblées générales souveraines !