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La Lutte Syndicale numéro 3
PPDC DE BRUNE : EMBROUILLES SUR TOUTE LA LIGNE !!!

PPDC DE BRUNE : EMBROUILLES SUR TOUTE LA LIGNE !!!

Depuis cet été, Paris Brune a été définitivement délesté du sud du 92, plus le 6ème arrondissement de Paris. Sur 68 lignes de collecte : subsistent 37 !! Résultat : entre 30 et 40% de trafic en moins ! Le quasi démantèlement du bureau sous prétexte de récupérer une partie du trafic de Bercy, soi-disant. Nous verrons si c’est la vérité, ça encore, avec le discours rassurant des « responsables », comme d’habitude quand cela cache autre chose… Nous assistons à toutes les fourberies destinées à nous enfumer, pour mieux vous leurrer avec le prétendu moment de convivialité, le « modèle social » notoire…

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Nous voyons ainsi, depuis cet été, des chantiers déserts durant de longs moments, avec des agents à la recherche du moindre travail, sans oublier les chauffeurs en surnombre, baladés ici et là, de chantier en chantier, ceci sans aucune note R.H., car tout reste verbal, bien sûr, surtout pas de preuves… . Tout ce qu’ils sont parvenus à faire est d’installer une situation complètement chaotique et ingérable ! Pourtant si l’on se fie aux déclarations écrites de la direction - à condition d’être très naïf – cette situation est sensée perdurer, étant donné qu’aucune productivité ne sera demandée et que tout le monde retrouvera sa place avec les mêmes horaires. Quant aux collecteurs du 92 et du 6ème qui ne suivent pas leur activité, ceux-ci auront toujours une place à Brune !

C’est progressivement que tout est en train de s’éclairer et que chacun commence à s’apercevoir comment il s’est fait posséder. Même si cela a pourtant bien été spécifié noir sur blanc dans une note affichée par la direction locale avec deux fautes d’orthographes grossières, et même pas signée, cela explique bien des choses… Mais une photo a été prise et tout le monde est témoin, à commencer par tous ceux qui reçoivent des lettres avec des propositions de postes à signer pour quitter le bureau, sans oublier les entretiens de mobilité forcés qui se succèdent, à la chaîne, et ceux qui sont sur la liste… . Sur la quarantaine prévue il reste environ 10 personnes dont il faut se débarrasser, et ils partiront, de gré ou de force car tous les moyens sont bons pour y parvenir. Comme chacun peut s’en rendre compte à ses dépens : ils accentuent la pression (tolérance zéro).

Opacité et vieilles ficelles

Quant aux places vacantes redistribuées à la collecte, cela se passe dans l’opacité la plus totale, sans aucune note R.H. et avec des discriminations flagrantes. Ainsi on va jusqu’à virer verbalement un collecteur d’une ligne fixe, du jour au lendemain, sous prétexte qu’il est 2-1, comme d’autres pourtant. Ceci fait on donne sa ligne à quelqu’un… . Et, en plus, ils se permettent de continuer à distribuer des lignes fixes à des agents qui sont précisément 2-1, et, en outre, avec moins d’ancienneté (c’est le deux poids-deux mesures flagrant). Et comme cela ne semble pas suffire l’agent 2-1 devient rouleur d’office avec une proposition de poste pour partir à Bonvin ! Faut Oser ! Voile le type d’agissements auxquels ils se livrent, mais ce n’est de la faute à personne… Une réponse écrite, en double exemplaire, dûment argumentée par l’agent a été envoyée à la D.O.T.C. Bonvin, qui s’est abstenue de répondre, mais qui devra se justifier car toutes les preuves ont été conservées. A un moment donné il faut que cessent les combines.

Imbroglio à tous les étages.

Le résultat de ces manœuvres est de créer un imbroglio complet : vous trouvez désormais des 2-1 rouleurs et d’autres sur une ligne : on appelle cela de la « distorsion fonctionnelle » en termes R.H., situation qu’il faudra régulariser. Un 2-1 contraint de passer rouleur, plus les B.A.L. de nuit derrière… Faites-le ! Des rouleurs en 1-3 ! Des chauffeurs du 6ème, ou qui étaient en partie sur le 6ème, sont privés de ligne alors que des chauffeurs du 92 obtiennent une ligne sur Paris… Nous constatons la réalité : un vrai sac d’embrouilles !

Résister collectivement.

C’est notre faiblesse qui donne l’impression qu’ils sont forts. Face à ces manœuvres, magouilles, nous n’avons qu’une solution : sortir du repli individualiste, agir collectivement. Sinon nous sommes condamnés à subir et à voir nos conditions de travail – et donc de vie – se dégrader.

Ensemble tout est possible !!