Le SI de la CNT condamne fermement, l’assassinat de José Ernesto Leal, dans la ville de Matamoros (état du Tamaulipas au Mexique).

Ce militant et défenseur des droits de la communauté gay, avait, à plusieurs reprises, fait l’objet de menaces et d’harcèlement de la part des policiers locaux.

Dernièrement, José avait participé à une réunion, dans le cadre de l’autre campagne où il avait pu témoigner de la répression que subissent les militants de la lutte pour le droit à la vie commune de personnes du même sexe.

Nous nous joignons à nos camarades de l’autre campagne du Tamaulipas dans leur exigence quant à l’éclaircissement de l’assassinat de José Ernesto Leal et la punition des responsables de ce crime odieux.

Nous ne permettrons pas que l’on puisse parler de crime passionnel (comme on entend dire dans les rangs de la police) afin de tenter d’occulter qu’un militant social de plus a été assassiné.

Que justice soit faite !


C’est avec tristesse et colère que nous avons appris l’assassinat de Benito Jacinto Cruz, opposant à la construction du barrage de la Parota, dans l’état de Guerrero.

Le SI de la CNT condamne avec force l’assassinat de ce militant qui vient s’ajouter à la trop longue liste des acteurs/trices du mouvement social victimes de la répression féroce et sanglante des autorités mexicaines.

Nous tenons pour responsables ces dernières dirigées par Félipé Calderon ainsi que les dirigeants de l’état du Guerrero et en premier lieu le gouverneur, Zeferino Torreblanca Galindo, membre du PRD.

Nous dénonçons aussi le silence complice des médias, qui n’ont pas jugé bon de relayer dans leurs journaux ce crime infâme.

Nous condamnons aussi le rôle joué par les entreprises capitalistes seules véritables bénéficiaires de l’exploitation de ce barrage.

Enfin, nous soutenons et appuyons les revendications des opposants en lutte contre ce barrage dans leur juste combat pour la défense de la terre et de l’eau qui appartiennent à leurs villages.

Le mouvement auquel participait Benito Jacinto Cruz est né il y a quatre ans. Ce mouvement, qui a rassemblé trente-six communautés et ejidos dépendant des communes d’Acapulco, de Juan Escuderio et de San Marcos, au Guerrero, comprend aussi le conseil des ejidos et les communautés opposées au barrage de la Parota.