Depuis le 10 janvier 2007, à travers leurs organisations syndicales, avec la forte participation de la jeunesse, de la société civile et toute la masse de ceux qui veulent en finir avec un régime inique et sanguinaire, celui du général Lansana Conté, les travailleurs guinéens ont entamé un combat légitime et courageux.

Leurs armes ? Leur détermination, leurs bras, leur solidarité et la grève générale. Leurs ennemis ? Un dictateur et sa clique, qui depuis plus de 20 ans les oppriment économiquement, socialement et politiquement, sans que la France et la communauté internationale ne les condamnent.

La CNT salue la détermination des camarades syndicalistes de ce pays qui doivent faire face à un État corrompu qui n’a qu’une seule attitude, la répression (100 morts au moins depuis le début de la grève générale, et depuis lundi 12 février, l’État d’urgence sous contrôle militaire), et qui montre sa véritable nature en ne respectant pas les accords signés il y a une dizaine de jours avec l’Intersyndicale guinéenne CNTG-USTG.

Parce que les syndicalistes guinéens ont réussi à entraîner la majorité de la population sur des bases de classe, au-delà des ethnies ou des clans, et ont su allier leurs combats quotidiens pour des conditions de vie et des salaires décents, à des revendications plus globales telles que les droits syndicaux, les libertés publiques, et la lutte contre un régime qui a surtout servi de relais aux pilleurs internationaux (les multinationales françaises, les conglomérats miniers et autres) et de protection des plus forts (Lansana Conté a fait récemment libérer au mépris des lois du pays, le patron des patrons guinéens, pourtant reconnu coupable de malversations).

Parce qu’ils ont prouvé que le syndicat et la grève générale reste l’arme incontournable, indispensable des travailleurs et de leurs familles pour la construction d’un autre futur, sans chaînes, ni oppresseur. Pour ces raisons, la CNT réitère, comme elle le fait depuis déjà les premières grèves générales du printemps 2006, tout son soutien à la lutte légitime et exemplaire des travailleurs et jeunes guinéens et e leurs organisations syndicales.

A Khadan (ça suffit) !

Aujourd’hui avec les travailleurs guinéens, demain avec les travailleurs du monde entier. Les États et le capitalisme nous divisent, le syndicalisme nous unit !

Solidarité internationale !