Sur internet on trouve facilement le montant global des dividendes versés aux actionnaires du "CAC 40" : pour 2010, entre 35,5 et 37 Milliards d’€ ! ! !
Si la situation est exceptionnelle (et elle l’est mais de façon passagère comme on le dit très justement ) alors imposons une ponction elle aussi exceptionnelle (définitive ce serait mieux,) sur les dividendes. Un raisonnement simple : les salariés se voient pomper presque 25 % de cotisations sociales sur le salaire de base, appliquons la même chose aux dividendes pour alimenter un fond qui financerait les retraites. Sur le seul CAC 40, ce serait au bas mot 9 Mds d’€ engrangés. Et il n’y a pas que 40 entreprises en France qui versent des dividendes à leurs actionnaires. On connait le montant de la charge des retraites dans les années à venir, mais on aurait déjà quelques années de réserve. ...
Retraites, fonction publique, licenciements massifs, dérives sécuritaires, stagnation des salaires, chômage partiel, précarité galopante... combien de mots encore pour qualifier l’impasse sociale dans laquelle nous plonge le capitalisme ? La crise devait tout changer et rien n’a bougé. Étonnant ? Pas vraiment, car quand le patronat et l’Etat défendent leurs intérêts, la croissance des profits et la continuation de leur domination économique, politique et sociale, ils ne font pas dans l’humanisme... Les classes dirigeantes sont en lutte pour leur survie, elles combattent pour conserver leurs privilèges. Un combat bien facile quand, en face, les directions syndicales ne font que gérer les défaites et négocier les reculs.
La crise , c’est pour les prolos pas pour les capitalos !
Pourtant, la crise financière n’a pas fait mal à tous, elle sert plutôt de prétexte pour accentuer la pression sur les droits sociaux. Les salariés l’ont vécu de plein fouet, entre licenciements économiques massifs, gel des salaires, développement des contrats précaires, chômage partiel et autres joyeusetés. Mais les patrons, dirigeants politiques et autres gestionnaires du système capitaliste ne s’en portent eux que mieux.
Après les larmes de crocodile versées sur le risque d’effondrement et de faillite du système financier mondial, est venu les temps de l’appel aux sacrifices... pour les travailleurs. Jusqu’à expliquer que franchement, non, ce n’est plus possible de continuer comme avant, il faut réguler. Et les mesures drastiques tombent pour faire rendre gorge aux infâmes traders et spéculateurs : réduire les dépenses publiques et réformer les retraites. Étrange raccourci non ? Réguler le capitalisme à la mode G20, Sarkozy ou FMI (dirigé par un « camarade » du PS...) serait donc faire des économies sur le service public, garant d’un minimum de cohésion sociale, et faire bosser toujours plus ceux qui déjà triment à en péter les plombs en mettant au chômage les autres millions d’inutiles...
Aux exploités de se bouger et de prendre en main leurs affaires, sans intermédiaires politiciens : c’est ça l’action directe des travailleurs !