Il n’y a pas de patrie, je ne vois, d’un pôle à l’autre, que des tyrans et des esclaves.
Diderot
La principale cause de la misère publique, c’est le nombre de frelons qui se nourrissent de la sueur du travail d’autrui.
Th. Morus
Fonction publique:Tous et toutes en grève le 21 janvier 2010.
La CNT appelle au Havre à la grève de 24Heures le jeudi 21 janvier 2010 pour la défense du service public : arrêt de la destruction massive des emplois, revalorisation salariale de 300 euros par mois pour tous, arrêt immédiat de la privatisation des services publics et respect de la laïcité. Bien entendu nous attendons la nécessaire liaison avec nos camarades du secteur privé pour la défense du pouvoir d’achat et des retraites. Ils veulent nous isoler individuellement, nous opposer les uns aux autres, nous mettre en concurrence : retrouvons le chemin de l’action collective !
La FSU apppelle à une journée de grèves et de manifestations le 24 novembre dans l’Education nationale pour protester contre la poursuite des suppressions de postes dans ce secteur (prévision d’une suppression de 16.000 postes dans l’Education nationale l’an prochain).
Elle réclame aussi une révision de la réforme de la formation des enseignants et une revalorisation des salaires . La FSU va contacter les autres organisations syndicales pour donner de l’ampleur à cette manifestation... Pour la CNT, le problème reste entier : le syndicalisme d’aujourd’hui vu par les syndicats institutionnels n’apporte que des réponses traditionnelles, une grève de 24H, qui ont montré toutes leurs limites les précédentes années. C’est encore la même logique qui prime comme dans le secteur privé : les organisations syndicales canalisent le mécontentement des salariés, un point c’est tout ! Les collègues se retrouvent donc en porte-à-faux, c’est devenu une habitude : ou on ne fait pas grève et on renforce le camp des jaunes qui ne veulent jamais rien faire ou on fait grève en sachant que cette grève de 24H ne servira à rien, si ce n’est à perdre une journée de salaire qui ira dans la poche de l’Etat... Une autre logique doit voir le jour et elle ne passera que par la grève interprofessionnelle et reconductible...
Grève le mardi 23 mars 2010 au Havre
La CNT appelle à la grève le mardi 23 mars pour la défense des retraites. Le patronat et le gouvernement à sa solde veulent retarder l’âge de départ en retraite ce qui est une manière déguisée de diminuer le montant des pensions.
De trop nombreuses pensions ne permettent déjà pas de vivre décemment, on imagine mal pénaliser encore plus les petites retraites. De surcroît, l’essentiel est de savoir à quel âge on part en retraite en bonne santé et pour une moyenne de 62 ans et demi pour les hommes et 63 ans et demi pour les femmes, on voit que partir à 63 ans ne laissera pas beaucoup de temps pour profiter pleinement sur le plan physique et moral d’une retraite pourtant bien méritée. D’autant qu’une moyenne fausse l’appréciation en défaveur du monde ouvrier où les salariés qui ont effectué les travaux les plus pénibles ont une espérance de vie bien inférieure à celle des cadres par exemple.
L’injustice criante que subit la classe ouvrière avec un chômage de masse,de petits salaires, des enfants destinés dans l’ensemble à prendre la place de leurs parents dans les bagnes industriels ou autres et une espérance de vie réduite tant les conditions de travail n’ont épargné que peu de prolétaires, voilà le lot auquel nous sommes soumis. Les politiciens qui ne pensent qu’à leurs carrières et à maintenir leurs structures partidaires donneront de la voix pour engranger quelques bulletins de vote permettant de se faire financer sur les deniers publics. Mais tous ont les mêmes recettes en Europe. Les socialistes espagnols ne demandent-ils pas la retraite à 67 ans ? Les socialistes français du type Aubry, Hollande, Delanoë etc. sont sur la même longueur d’onde, à savoir qu’il faut augmenter la durée de cotisation même s’ils prennent parfois des virages à 90° pour aller dans le sens du vent...
Les bureaucrates syndicaux, valets des politiciens, essayeront pour la énième fois de nous promener d’élections en manifestations et inversement afin de mieux nous faire rentrer dans la niche des geôles patronales quand ils estimeront que la récréation est finie.
Pour la CNT, l’émancipation des travailleurs ne sera que l’oeuvre des travailleurs eux-mêmes. Pour cela, les travailleurs doivent prendre l’initiative de grèves, de grandes manifestations pour retrouver le chemin de la rue, des luttes victorieuses pour non plus rester sur la défensive mais aller de l’avant pour obtenir de réels acquis.