Le 19 janvier 2013 # Pour une société sans classe, sans race et sans genre !

La CNT Strasbourg appelle à rejoindre la manifestation organisée par les associations LGBTI pour l’égalité des droits le 19 janvier à 14:30 place de la Bourse. Contre tous les systèmes d’oppression, la CNT s’inscrit dans la lutte contre l’hétéropatriarcat qui divisent les travailleur.euse.s par son caractère sexiste, homophobe et transphobe! Pour une société sans classe, sans race et sans genre!

Les mésaventures du fichier PAXTEL et … des directeurs/trices d’établissement

Alors que têtes baissées, les directeurs et directrices d’associations d’hébergement obligeaient les salarié.es, sous peine de sanctions disciplinaires, à compléter le fichier 4D-CHRS de la société PAXTEL, les syndicats CNT STP 67 et SDAS-FO contactèrent la CNIL afin de savoir ce qu’il en était de l’autorisation d’utiliser ce fichier. Face à la réponse claire selon laquelle aucune autorisation n’avait été délivrée, le SDAS-FO déposa plainte auprès de ladite commission, contre toutes les associations Alsaciennes utilisant  frauduleusement ce fichier. Soutenant leur initiative, la STP 67 fit le choix de ne pas déposer plainte du fait de n’accorder aucune légitimité à la commission nationale.

Ainsi, c’est  suite aux réunions des comités d’entreprises propre à chaque association ainsi qu’aux différents tracts écrits par les deux syndicats  que les directeurs/trices d’établissement, profils bas, affirmèrent lors de réunion entre cadres qu’ils  « avaient appris de la part de leurs salariés que le logiciel PAXTEL n’avait reçu aucune autorisation de la CNIL». Mis à mal à travers leurs propres ordres, ils/elles firent cependant courir une rumeur selon laquelle la commission avait des discours différents sur l’utilisation de la base de données et qu’ainsi, ils/elles ne savaient  précisément pas s’il était légal ou non d’utiliser le logiciel PAXTEL.

Coincés dans un étau où il est plus simple d’écouter sa hiérarchie plutôt que d’écouter les syndicats, certains salarié.es se servirent de ces rumeurs pour obéir à leur direction qui les pressait de continuer à compléter le fichier. D’autres, déjà convaincus, soutinrent haut et fort que « PAXTEL était un outil particulièrement performant pour leur travail » et, bien qu’ils/elles savaient qu’aucune autorisation n’avait été délivré, utilisaient tout de même le logiciel.

Aujourd’hui, le travail étroit que le STP 67, effectue depuis maintenant 7 mois avec le SDAS-FO a permis de faire reculer, et cela à plusieurs reprises, l’utilisation du logiciel PAXTEL. Cependant, bien que la CNIL va, dans ces prochains jours donner son autorisation pour exploiter ce fichier, les employeurs, en réponse aux ordres du préfet, saisiront cette occasion pour mener à bien leur politique managériale.

Parce que la STP 67 ne reconnait aucune légitimité dans une commission qui ne fait que renforcer des dispositifs policiers et sécuritaires venant restreindre le champ de nos libertés, il ne cessera de  dénoncer ces méthodes de fichage et de flicage qui investissent le champ social et médico-social. La lutte continue et ne cessera tant qu’une solution ne sera pas trouvée pour gérer les places d’hébergement des personnes en situation de grande précarité.  Quel que soit la décision de la CNIL, la lutte devra passer par la désobéissance et surtout par la proposition de solutions pérennes pour gérer le dispositif d’hébergement. Ce travail impulsé par le  STP 67 et le SDAS-FO continuera tant que des solutions concrètes ne pourront être trouvées.

Scapin

CNT STP 67

Georges Cipriani: une liberté très surveillée

Déterminé économiquement et politiquement par un passé vieux de plus de 25 ans, il est aujourd’hui nécessaire que le système politico-judiciaire cesse de s’acharner contre Georges Cipriani. Après 24 ans d’incarcération, l’ancien militant d’Action directe est aujourd’hui sous libération conditionnelle. Cependant, ses conditions d’existence ne se résument qu’à vendre sa force de travail pour survivre et continuer à indemniser les parties civiles.

Une libération conditionnelle n’est pas une libération, elle est un mode de vie où les conditions relatives à la libération ne permettent qu’une liberté en peau de chagrin. En effet, soumis aux décisions du juge anti-terroriste, sa liberté de mouvement n’est, par exemple, qu’une vaste mascarade. Enchainé aux murs de Strasbourg, Georges doit, pour sortir du département au-delà de deux semaines, « prévenir » le juge. Cependant, sa présence est indésirable dans bon nombre de départements, où il est interdit de séjour. En effet, il lui est interdit de se rendre aussi bien au sein des grosses agglomérations françaises (Marseille, Lyon, Bordeaux, Ile de France…) que dans l’intégralité des départements jouxtant les pays frontaliers et la méditerranée. Inutile de préciser également qu’il ne peut, sous aucun prétexte, quitter le territoire.

D’autre part, réussir à déménager, comme il l’avait prévu initialement, relèverait de l’exploit. En effet, avant de quitter le département, il est nécessaire à Georges de demander une autorisation à changer de résidence. De plus, il doit expliquer au juge anti-terroriste les motifs qui le poussent à partir et donc, par là, lui apporter la preuve d’un pied à terre (la signature d’un bail locatif) au sein du département dans lequel il souhaite emménager, serait-ce même à Strasbourg. Ainsi, il lui serait nécessaire de payer dans le même temps, une caution voir un ou deux mois de loyer ainsi que les loyers correspondant à la durée de son préavis ! Le parcours du combattant économique ne s’arrête malheureusement pas là ! Autre obstacle, ne pas être frapper par une interdiction de séjour dans le département en question. S’il souhaitait tout de même habiter dans un de ceux là, il lui faudrait alors demander une levée au juge de l’application des peines. Une possibilité conditionnée au préalable par le fait de bénéficier d’un suivi médical dispensé par un médecin psychiatre du secteur. Ce dernier fixant à cette fin le préalable d’un premier entretien avec lui. Bref, autant d’obstacles nécessitant autant de temps et de moyens financiers ! Une fois, ces conditions remplies, le juge décide librement d’accepter ou non sa demande ! La classe !

Du point de vue de l’exploitation de sa force de travail, Georges s’est vu, à 60 ans, reprendre le chemin du travail salarié. Embauché en contrat d’insertion au sein de la Banque alimentaire de Strasbourg, la dynamique managériale de cette entreprise humanitaire est loin de l’image que l’on se fait d’elle. En effet, elle est devenu une structure où la division du travail et surtout la division des salarié.es sont faites afin d’optimiser les forces productives et surtout empêcher toute mobilisation à l’encontre de la hiérarchie.
Réduit à devoir travailler pour survivre, Georges n’a plus la force physique lui permettant de répondre aux missions et aux cadences imposées par la banque alimentaire. De plus, son contrat unique d’insertion (24 heures/semaine) ne lui permet pas d’investir une partie de son salaire dans des activités personnelles lui permettant de s’évader de la situation aliénante dans laquelle il se trouve. Réduit à une situation d’esclavage moderne, l’exploitation qu’il vit et subit lui permet uniquement de payer son loyer, manger de la malbouffe, et indemniser les parties civiles.

Chaque mois et cela jusqu’à la fin de sa vie, Georges devra verser 15% de ses revenus au Fonds de garantie contre les actes de terrorisme agissant au nom des familles s’étant portées parties civiles contre Action directe. L’acharnement ne cessera jamais ! 25 ans après les faits, dans un contexte socio-politique n’ayant plus rien à voir avec celui des années 80, Georges, après un quart de siècle derrière les barreaux, doit continuer à payer. Sa dette, individualisée, est financière mais elle est également symbolique. Le prix à payer pour avoir décidé de combattre collectivement l’Etat et son économie politique est d’être sous contrôle jusqu’à la fin de sa vie. L’Etat, totalitaire et totalisant, le soumet, l’oblige, veut le briser… Aujourd’hui, ses barreaux ne sont plus à la centrale d’Ensisheim, ils doivent se dresser dans son esprit, et sont entre les mains d’un juge anti-terroriste qui, symboliquement et concrètement, a le droit de mouvements et de vie sur sa personne.

En mai 2015, Georges sera « à la retraite ». N’ouvrant droit qu’au minimum vieillesse, sa situation financière et donc sa situation personnelle va nettement se dégrader. Il pourra, en effet, de moins en moins survivre en continuant à indemniser les parties civiles.
Ainsi, contre les mesures répressives qu’il subit et qui viennent mettre à mal ses conditions d’existence, le syndicat des travailleur/euses précaires du Bas-Rhin, appelle au soutien de leur camarade !
Pour aider Georges, merci de vous solidariser par vos dons sous forme chèques à envoyer à :
CNT STP 67.
c/o Lucha y fiesta. BP 30017.
67027 STRASBOURG Cedex1

Scapin/STP 67

3 mai – Solidarité internationale

21 Janvier 2012 – Appel à la constitution d’un groupe projet – Habitat Participatif / Rendez vous à 13h au local EUTOPIC


AG contre la précarité à l’université – Strasbourg

Au feu, le social sombre!

Plan Hivernal 2011

Conférence/débat sur la vidéo surveillance : 08/12/12 à Molodoï Strasbourg.

Travail social: Des salarié.es obligé.es de cotiser à une mutuelle

Début 2010, le gouvernement lance un appel d’offre censé permettre à tous les salarié.es travaillant au sein des centres d’hébergement et de réadaptation sociale ainsi que dans les services d’accueil, d’orientation et d’insertion pour adultes, de bénéficier d’une mutuelle. Le 23 juin les syndicats (CFTC, CFDT, FO , FFASS CFE-CGC) et un syndicat employeur (SYNEAS) signent un protocole d’accord rendant obligatoire l’adhésion à la complémentaire santé ayant remporté le marché : la mutuelle AG2R.

Suite à la signature de cet accord, AG2R sera protégée contre toutes attaques survenant des travailleurs.euses sociaux.ales (TS) concerné.es par l’imposition de cette mutuelle et ainsi, balayera toutes négociations concernant les tarifs et les prestations au rabais qu’elle proposait. Ainsi, ayant conscience que le rapport de force était peu probable du fait de la signature des centrales syndicales, elle ne pouvait que se réjouir de pouvoir engraisser son capital sur le dos des TS qui rappelons le, ne pèsent pas lourd sur l’échelle des salaires. Par le tarifs imposés par AG2R au regard des prestations qu’elle propose, ces dernier.es ne pouvaient que ressortir perdant.es.

Par ce protocole, les centrales syndicales ont prouvé qu’elles conservaient leur vision monolythique de la société. Partant du principe que tou.tes les salarié.e sont identiques, tou.tes devraient alors bénéficier des mêmes prestations en matière de soins et de remboursement ! Cette vision moyen-âgeuse entre contradiction avec le propre des mutuelles qui, par la diversification de leurs offres permettant une mise en concurrence et ainsi une augmentation de leur capital, sont censées proposer un contrat correspondant aux besoins spécifiques de chacun.e.

De plus, avec la signature du protocole, les syndicats n’avaient cure les salarié.es qui, volontairement, ne souhaitaient pas cotiser à une complémentaire privée : ils doivent à présent s’y conformer. Il en est de même envers les salarié.es qui cotisaient déjà à une complémentaire: ceux/celles-ci doivent à présent la résilier pour s’affilier à AG2R !

Cette double imposition (des centrales syndicales et du gouvernement) ne fait que refléter le système autocratique dans lequel, nous, les travailleur.euses, pataugeons. De quels droits, des nantis se sentant indispensables à notre pseudo bien-être décident, dans leur bulle de verre, quelle doit être la couverture maladie des travailleurs.euses ? De quel droit décident-ils/elles que ceux/celles-ci doivent engraisser le capital d’une mutuelle  ? Ainsi, en plus de la casse de la sécurité sociale dont le but est de privatiser le remboursement des soins, le gouvernement, accompagné des syndicats, obligent les salarié.es à cotiser à une mutuelle pré-définie ! A quand l’obligation de cotiser à Malakoff-Mederick dont le délégué général n’est autre que Guillaume Sarkozy ?

, ne cessons jamais de nous revolter ! les centrales syndicales ne correspondent plus aux intérêts des travailleurs et des travailleuses ! Leur objectifs n’est que de conserver leurs privilèges et de fricoter avec le gouvernement ! Le principe même des mutuelles est une hérésie. Comment concevoir le fait de devoir payer pour se soigner ? Devenons enfin responsable de nos vies, et combattons pour un système de soins gratuit pour tou.tes ceux et celles qui produisent nos richesses!
Scapin