CNT 66

URGENT – SOLIDARITE CONTRE LA REPRESION DANS L’ETAT ESPAGNOL

mardi 24 juin 2014

LA LUTTE SOCIALE N’EST PAS UN DÉLIT

FACE À LA RÉPRESSION, SOLIDARITÉ INTERNATIONALE !!!

POUR NOS COMPAGNES ET COMPAGNONS DÉTENU(E)S, INCULPÉ(E)S ET
EMPRISONNÉ(E)S

Toutes et tous, nous sommes conscients de vivre un moment de crise, bien que nombre d’entre nous en étions conscients avant (n’oublions pas que l’égalité entre les classes ne fut jamais une chose réelle). Depuis qu’ils ont commencé à nous abrutir avec la soit-disant terrible situation économique, nous n’avons cessé de souffrir de la brutale application de leurs soi-disant « solutions » pour sortir de la crise, solutions qui consistent en l’élimination systématique des droits sociaux conquis aux cours des dernières décades. Dans le monde entier se sont implantées des politiques de restrictions budgétaires, émises par les pouvoirs politiques et économiques, dans le but de rehausser “leurs” bénéfices qui s’étaient effondrés de manière alarmante. Pour ce faire, ils nous ont imposé la précarité comme mode de vie, tandis qu’eux continuent à vivre, comme toujours, au-dessus de nos possibilités.

Face à cette politique de précarité pour nous et de bénéfices pour eux (les gouvernements, les grandes entreprises et les banquiers), nous sommes descendu(e)s dans la rue pour défendre nos acquis, soulignons que personne ne nous a offert ses acquis sociaux, sinon qu’ils furent atteints au prix de longues luttes sociales. Chaque expulsion, chaque restriction budgétaire concernant la santé et l’éducation, chaque licenciement, chaque usurpation de notre droit à décider, chaque attaque dans nos quartiers, sont autant de différentes formes de la violence du système capitaliste contre lesquelles nous avons à lutter. Pendant ce temps, les politiciens et les banquiers corrompus ont sauvegardé leur argent volé dans des paradis fiscaux, ont nié les mobilisations sociales et nous ont accusé(e)s de criminels. Ceux qui nous volent, nous mentent et nous humilient sont les mêmes que ceux qui nous criminalisent, nous répriment à coups de lois et de matraques.

La situation est désormais transparente et ne laisse plus de place au doute. Durant les derniers mois, se sont clairement dévoilées les stratégies des gouvernements du monde entier contre les mobilisations et les protestations sociales. Mais ils ne veulent pas seulement les faire taire, sinon qu’ils veulent les extirper avec douleur. Dans l’État espagnol, ils nous imposèrent tout d’abord une loi de Taxes Judiciaires pour réserver toujours plus la justice à la faveur de leurs intérêts. Ils entamèrent ensuite la réforme du Code Pénal pour augmenter les années de peine de prison dans les cas de délits contre l’ordre publique et les attentas contre l’autorité, pour que personne ne puisse échapper ni à l’impunité et à l’arbitraire policiers, ni de la prison. Ensuite ils lancèrent un projet préliminaire de Loi de Sécurité Citoyenne nous expliquant que, pour notre bien, il fallait réguler l’usage des espaces publics et les manifestations, prétextant que la rue était un bien commun. Toutes ces réformes sont destinées, non seulement à faire taire les protestations publiques, mais aussi a rendre invisible la dure répression qu’ils exercent contre le peuple, à endurcir les peines et accroître la fragilité légale des personnes.

C’est contre toutes ces injustices qu’ont lutté nos compagnons et compagnes qui aujourd’hui se retrouvent en prison, sur le point d’y entrer ou bien en cours de procédures pénales. Les dernières années, de très nombreux militants sociaux et politiques, dans tout l’état, ont subi des représailles pour leurs participations à des protestations sociales, et nous ne les oublions pas. Nous n’oublions pas la dizaine de compagnes et compagnons sur le point d’entrer en prison pour avoir participé à une grève (Carlos et Carmen (Granada), Ana y Tamara (Pontevedra) Koldo (La Rioja), les huit personnes de Airbus etc...., nous n’oublions pas non plus des centaines de détenu(e)s durant les manifestations ainsi les compagnons qui ont passé ou sont en train de passer des mois en prison préventive (Alfon, à la suite de la grève générale du 14.11.2012 ; Miguel et Isma, à la suite de la Marche du 22M ; Sergi, à la suite des protestations contre l’expulsion de Can Vies, etc...) Nous ne pouvons tous les nommer. Nous assistons atones à une criminalisation de la protestation et de la lutte sociale, caractéristique d’un régime autoritaire, et sans aucuns précédents durant ces années qu’ils nomment démocratie. Car nous, nous n’appelons pas ces années ainsi. Nous savons que nous ne vivons pas en liberté et que nous ne pouvons exprimer nos opinions et notre désaccord. Nous savons que nous ne pouvons pas nous réunir ni nous manifester en totale liberté, et que les moindres « écarts » que nous pouvons faire pour élever la voix, descendre dans la rue, défendre nos quartiers ou faire piquet durant les journées de grève sont durement réprimés.

Nous refusons qu’ils distinguent les bons manifestants des mauvais manifestants,. Il n’y a pas de vandales infiltrés dans nos rangs, sinon des personnes remplies de rage contenue, saturées d’être opprimées et de voir comment « toujours les mêmes » obtiennent les bénéfices et se répartissent le gâteau. Qu’ils ne propagent pas la confusion parmi nous, car nous maintenir uni(e)s est entre nos mains. Nos compagnes et compagnons attendent leur procès, leur sentence, leurs recours ou leur grâce pour avoir supposément commis des délits d’attentat contre l’autorité, attentat contre les droits des travailleurs, désobéissance, troubles de l’ordre publique et une multitudes d’autres supercheries issues des systèmes législatif et judiciaire qu’ils nous imposent. Pendant ce temps, les politiciens et les banquiers, les grands détenteurs de l’état et du capital, continuent de recevoir leurs enveloppes, continuent d’être graciés, continuent d’engraisser leurs comptes en Suisse et, évidemment, continuent à dormir tranquillement.

Mais pas pour longtemps.... Nous, nous avons décidé d’arrêter d’avoir peur. Nous avons décidé de répondre à chaque attaque, à chaque compagnon privé de liberté, à chaque personne détenue, torturée, humiliée pour avoir choisi de ne pas se taire et être sortie pour lutter. Nous n’attendons pas de soi-disant sauveurs : La seule chose que nous avons est la lutte et la solidarité, c’est le seul terrain sur lequel ils n’ont pas gagné, et qui ainsi continue. Bien qu’ils tentent de l’empêcher, nous poursuivrons le combat pour nos droits et pour que tout le monde, nous tous, puissions jouir d’une
vie pleine.

POUR TOUTES ET TOUS CEUX QUI LUTTENT ET NE SE TAISENT PAS,

DESCENDONS DANS LA RUE

LA LUTTE EST NOTRE SEUL CHEMIN !!

Manifeste :

http://stoprepresiongranada.files.wordpress.com/2014/06/manifest-franc3a7ais.pdf

Courriel :

http://stoprepresiongranada.files.wordpress.com/2014/06/courriel-franc3a7ais-mailing-francc3a9s.pdf

http://stoprepresiongranada.wordpress.com/28j/

http://stoprepresiongranada.wordpress.com/2014/06/17/28j-convoca-en-tu-ciudad/

Autres infos :

CGT reclama la llibertat immediata per a Carmen i Carlos, condemnats a 3 anys i 1 dia de presó per participar en un piquet durant la vaga general del 29M 2012 a Granada

Es convoca jornada de mobilització antirepressiva el 28 de juny en solidaritat amb ells i altres afectats per la repressió

http://www.cgtcatalunya.cat/spip.php?article10364


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