CNT 66
SUITE AU MOUVEMENT DU 17 JUIN

lA CGT ET LA CFDT ROULéS DANS LA FARINE

lundi 23 juin 2008

CGT et CFDT roulées dans la farine
dimanche 22 juin 2008

(En signant la position commune du 9 avril 2008 sur la représentativité syndicale, la CGT et la CFDT, pensant effectuer une bonne affaire en essayant de faire disparaître du champ syndical leurs concurrents petits et plus grands au profit d’une bipolarisation syndicale, ont tout simplement tendu le bâton pour se faire battre en ouvrant la boîte de Pandore. Thibault et Chérèque, ces grands stratèges, en cosignant cette position commune avec le Medef et la CGPME, pensaient être à l’abri de toute déconvenue tout couvert qu’ils étaient par leurs partenaires. C’était sans compter le gouvernement qui en profita pour satisfaire ses parlementaires et son électorat le plus à droite en remettant en cause la réforme du temps de travail : juste quelques dizaines d’articles du code du travail à modifier…Et le patronat, ce Janus du dialogue social, depuis ,se frotte les mains. Vexés, plutôt sur la forme que sur le fond, nos professionnels du syndicalisme ont tenté de mobiliser les salariés lors du mardi 17 juin. Le mardi précédent, la grève du 10 dans la fonction publique sentait déjà bon le fiasco…Une série de grèves de 24 Heures, sans perspectives, sans lendemain, à la veille des grandes vacances, ne pouvaient qu’inciter les salariés, même mécontents des mesures gouvernementales, à rester chez eux ou au travail. Nos Périclès du syndicalisme étaient même allés jusqu’à annoncer un million de personnes dans la rue le 17 juin. L’appel de fut pas entendu surtout dans une conjoncture de fin de mois difficiles… C’était prévisible et bon nombre de responsables cégétistes avaient déploré cette stratégie perdante qui décourage et démobilise les travailleurs. Mais l’appareil eut le dernier mot : il fallait désamorcer la grogne sociale au moment de la présentation du projet de loi sur le dialogue social et le temps de travail. En réunissant un tiers de l’effectif annoncé, les leaders de la CGT et la CFDT se sont encore plus fragilisés dans leur possibilité de négociation avec une marge de manœuvre réduite à la portion congrue. D’où des syndicalistes qui ne misent aujourd’hui que sur une bataille des 35 H via le parlement. Parlementaires du PS, trop contents que les dirigeants syndicaux fassent appel à eux, d’autant que les socialistes qui avaient annoncé à grands cris qu’ils seraient aux côtés des salariés le 17 juin, furent plutôt invisibles ! Les salariés, notamment ceux de la fonction publique, n’auront d’autre issue qu’un combat acharné à la rentrée avec le gouvernement, sinon ce sera la mort assurée de la Fonction publique au profit de pans entiers de secteurs privatisés dont l’école et les hôpitaux, même plébiscités pourtant par des sondages récents auprès des Français. Tant qu’aux salariés du privé, c’est la flexibilité à outrance qui les attend... et des conditions de travail et de vie de plus en plus dégradées.


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