CNT 66

16/02/12 : Soutien à J-L, menacé d’expulsion.

devant le Tribunal correctionnel de Perpignan Palais de Justice, Place Arago, Perpignan
mercredi 15 février 2012

"DROIT AU LOGEMENT NON A L EXPULSION !

Suite à la crise viticole, Jean Luc Préaux, viticulteur, vit depuis avril 2007 sur son terrain agricole situé dans une zone classé zone naturel, sur les hauts de Banyuls sur mer, au lieu dit le franc, en contrebas d’une villa, "la Tour Pagès", résidence secondaire. Il s’y est installé en y plaçant une yourte, un hangar agricole en bois, réservoir d’eau et chevaux.

La propriétaire immobilière qui met en vente à 1,7 millions d’euros la tour Pagès, a porté plainte afin d’obtenir la destruction de la yourte, du hangar et
des réservoirs d’eau.

Sa 1ère plainte a été classée sans suite, le procureur à l’époque reconnaissant Jean Luc en état de nécessité.

Jean Luc doit comparaître devant le Tribunal correctionnel de Perpignan Palais de Justice, Place Arago JEUDI 16 FEVRIER 2012 à 8h30

Il risque une condamnation à démolir sa yourte et son hangar d’activité, assorti d’amendes élevées.
Il a le soutien de la confédération paysanne régionale et nationale ainsi que le soutien de l’association Défense Habitat Léger (Ariège) affiliée au DAL.

Jean Luc demande seulement à vivre sur son terrain comme des centaines de ménages dans le département vivant dans des habitats légers et non reconnus, car le foncier et l’immobilier sont rares, chers et de plus en plus réservés au tourisme ou à de riches investisseurs et aux spéculateurs.

Il a besoin de votre soutien et donne rendez-vous !

JEUDI 16 FEVRIER 2012 à 8h15 devant le TRIBUNAL PLACE ARAGO
Avant d’aller remplir la salle d’audience.

P.S. : la mairie de Banyuls sur Mer qui s’était constituée partie civile lors de la 1ère audience en septembre 2011 a annoncé qu’elle n’est plus partie ivile. Elle se désiste."

La loi française refuse de reconnaître les besoins naturels de l’homme comme supérieurs à la propriété privée et à la spéculation.
Celui qui veut se loger doit accepter de se crever à la tâche au profit d’un parasite (patron), afin de payer son loyer à un parasite (propriétaire).
Celui qui veut posséder son logement doit accepter de se coller un crédit sur 20 ans pour une baraque en carton au profit d’autres parasites (banquiers).

Se loger signifie donc s’abrutir au travail !

Se loger signifie donc engraisser tout un tas de parasites !

Alors, dans cette société, choisir de vivre dans un habitat alternatif (squat, yourte, cabane, etc...) est un acte politique fort.

Choisir de vivre dans un habitat alternatif c’est commencer à reprendre le contrôle de sa vie...

... en refusant de s’abrutir à la tache au profit d’une minorité de parasites

... en reprenant le temps : le temps de réfléchir, d’analyser, d’agir !

Ennemis de la propriété privée et de la spéculation, nous ne pouvons qu’appeler à soutenir ceux qui tentent d’échapper à la logique de l’exploitation de tous par quelques-uns.

C’est pourquoi nous diffusons cet appel à venir soutenir Jean-Luc Préaux.


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