CNT 66
Communiqué suite aux interpellations du 8 juin à Toulouse

Hécatombe, de Georges Brassens.

jeudi 9 juin 2011

Communiqué suite aux interpellations du 8 juin à Toulouse :

L’hommage à Brassens se termine au violon

A l’heure où on commémore le poète dans les salons parisiens,
29 personnes arrêtées à Toulouse après un tour de chant

Rappel des faits :

« Dans la nuit du 24 juillet 2009, un Breton avait chanté Hécatombe, de
Brassens. Et ce, depuis la fenêtre d’un appartement de Cherbourg. Le
public ? Trois policiers qui n’ont pas apprécié. Jugé vendredi 27 mai
2011, devant le tribunal correctionnel de Rennes, il a été condamné à un
travail d’intérêt général de 40 heures, et devra aussi verser 100 € à
deux policiers. » (Ouest France)

Les travaux forcés pour chanter une chanson en voilà des façons !

Il paraît qu’à plus de quatre, on est une bande de cons. Nous étions
donc une quarantaine à pousser la chansonnette, ce mercredi 8 juin. Une joyeuse protestation dans les rues toulousaines du tribunal au
commissariat central.

Hécatombe. 29 personnes interpelléEs, pourtant on chantait juste : les
pandores ne l’ont pas entendu de cette oreille. Nous sommes convoquéEs, entre le 9 et le 17 juin au même endroit pour être écoutés, en solo cette fois.

Or sous tous les cieux sans vergogne c’est un usage bien établi, dès
qu’il s’agit d’railler les cognes tout le monde se réconcilie… Chantons
dans les lieux publics, devant les commissariats, les mairies, les
tribunaux, dans les transports en commun, sur nos balcons. Gare aux
gorilles !!

Premiers signataires :

Association Les amiEs de George B. ; Chorale le Cœur à George ; Groupe George es-tu là ; Libérez George ! ; Fraction George profonde ; Mémoire du Capitaine Acab ; commandant Georges ; la fine fleur de la populace…

Hécatombe

Au marché de Briv’-la-Gaillarde

A propos de bottes d’oignons

Quelques douzaines de gaillardes

Se crêpaient un jour le chignon

A pied, à cheval, en voiture

Les gendarmes mal inspirés

Vinrent pour tenter l’aventure

D’interrompre l’échauffourée

Or, sous tous les cieux sans vergogne

C’est un usag’ bien établi

Dès qu’il s’agit d’rosser les cognes

Tout le monde se réconcilie

Ces furies perdant tout’ mesure

Se ruèrent sur les guignols

Et donnèrent je vous l’assure

Un spectacle assez croquignol

En voyant ces braves pandores

Etre à deux doigts de succomber

Moi, j’bichais car je les adore

Sous la forme de macchabées

De la mansarde où je réside

J’excitais les farouches bras

Des mégères gendarmicides

En criant : "Hip, hip, hip, hourra !"

Frénétiqu’ l’un’ d’elles attache

Le vieux maréchal des logis

Et lui fait crier : "Mort aux vaches,

Mort aux lois, vive l’anarchie !"

Une autre fourre avec rudesse

Le crâne d’un de ses lourdauds

Entre ses gigantesques fesses

Qu’elle serre comme un étau

La plus grasse de ses femelles

Ouvrant son corsage dilaté

Matraque à grand coup de mamelles

Ceux qui passent à sa portée

Ils tombent, tombent, tombent, tombent

Et s’lon les avis compétents

Il paraît que cette hécatombe

Fut la plus bell’ de tous les temps

Jugeant enfin que leurs victimes

Avaient eu leur content de gnons

Ces furies comme outrage ultime

En retournant à leurs oignons

Ces furies à peine si j’ose

Le dire tellement c’est bas

Leur auraient mêm’ coupé les choses

Par bonheur ils n’en avaient pas

Leur auraient mêm’ coupé les choses

Par bonheur ils n’en avaient pas


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