CNT 66
Mercredi 6 octobre 2010, par // Actualités

Les médias mentent par omission à propos des retraites

Retraites : ce que les medias ne disent pas !
jeudi 7 octobre 2010

Oui, il va manquer de l’argent dans les caisses si on ne fait rien. Qui a choisi de faire des cadeaux de plusieurs dizaines de milliards aux patrons en les exonérant de charges sociales sur les salaires ? Pourquoi seuls les salaires contribuent aux caisses de retraite ? Un salarié d’aujourd’hui est bien plus productif qu’il y a 20 ou 50 ans, grâce notamment à la modernisation des outils de travail. Là ou il fallait 10 salariés il y a 50 ans, il n’en faut plus que 2 ou 3, voire moins. Toute cette plus value faite sur le travail des salariés doit être mise à contribution.

Comme tous les deux/trois ans, crise ou pas, nous avons droit à une énième attaque contre nos retraites, pas assez de cotisants, population vieillissante, déficit, allongement de la période travaillée, retraite par capitalisation.....etc…

La baisse des cotisants

Oui, il manque de cotisants, c’est-à-dire des salariés. Qui a décidé de détruire les usines en France pour les installer en Chine ou en Europe de l’Est ? Qui a décidé de ne remplacer qu’un fonctionnaire sur deux ?

Le déficit ?

Travailler plus longtemps ?

Nous pouvons faire une prédiction : nous ne travaillerons pas plus longtemps quand bien même Sarkozy et le patronat réussissaient à mettre la retraite à 70 ans.

Tout simplement parce que les patrons n’ont aucune envie de garder des salariés vieillissants. Aujourd’hui, L’âge moyen de cessation d’activité est de 58,8 ans, et six salariés sur dix sont hors emploi (chômage, invalidité, inactivité ou dispense de recherche d’emploi) au moment de liquider leur retraite.

L’espérance de vie augmente

L’espérance de vie « en bonne santé », c’est-à-dire sans incapacité, est beaucoup plus faible que l’espérance de vie. De nombreux salariés finissent leur carrière avec des problèmes de santé. Les jeunes entrent de plus en plus tard dans la vie active et de nombreux salariés, dont une majorité de femmes, ont des carrières discontinues et n’arrivent déjà pas à réunir le nombre d’annuités demandé.

Les fonctionnaires sont des privilégiés ?

Le niveau des retraites est équivalent dans le secteur privé et dans la fonction publique : en moyenne 1625 euros par mois dans le privé, 1593 euros dans la fonction publique. Le mode de calcul de la retraite est différent dans le privé et dans le public, mais cela aboutit à un résultat similaire. Dans le secteur privé, elle est calculée sur les 25 meilleures années et les primes sont prises en compte. Dans le public, c’est le salaire des 6 derniers mois, mais les primes ne sont pas prises en compte.

Les prévisions des spécialistes.....

Un rapport médiatisé et commandé par le gouvernement nous apprend qu’en 2050, les caisses auront un déficit abyssal. Comment peut-on savoir dans quelle situation nous serons dans 50 ans avec la disparation du pétrole, le réchauffement climatique et ses conséquences, la croissance qui n’est plus tenable....

Faut-il rappeler que ces fameux spécialistes nous racontaient à la fin des années 90 qu’avec le départ à la retraite de la génération du baby boom, dès le début de l’an 2000 nous retrouverions le plein emploi !!!!! Comment peut-on croire ces charlatans ?

Trouver de l’argent ? Faire des économies ?

Les niches fiscales nombreuses (plus de 400) permettent à des sommes colossales d’échapper à l’impôt. Cela représente près de 75 milliards de manque à gagner pour l’Etat. Supprimons ces privilèges. Le budget militaire de la France est aussi important que ceux de l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne réunis. Le projet comptable à long terme lié à la défense prévoit de dépenser 185,9 milliards d’euros sur 5 ans (2009-2014) dont 101,9 milliards d’euros dans l’équipement. Arrêtons les frais ! (et par la même occasion cessons d’envoyer à la mort des jeunes comme ceux tombés en Afghanistan).

La solidarité et le partage comme projet face à l’individualisme - Tous contre le tout libéral !

Les caisses de sécurité sociale, le droit à la retraite...etc. ont été adoptés en 1948 dans une France à terre, ruinée par la guerre. Cela faisait partie du programme du Conseil National de la Résistance, c’était un pari sur l’avenir et déjà les patrons expliquaient que cela ne tiendrait pas. Aujourd’hui, nous affirmons que la France de 2050 aura les richesses suffisantes pour assurer le nécessaire à ses travailleurs âgés, il s’agit de le vouloir et d’imposer la redistribution nécessaire. Mais pour ça, ceux qui se gavent devront apprendre à partager. Aujourd’hui, nous n’avons jamais été autant méprisés, jetés, pris pour du consommable, plus rien n’arrête un patronat qui ose proposer des reclassements en Inde ou en Pologne pour 150 euros par mois aux salariés victimes de délocalisations. Pressés puis jetés, nous ne représentons plus qu’un "cout" pour ces requins qui se distribuent retraites « chapeau » et bonus de dizaines de millions d’euros. Le harcèlement au travail cause mal de vivre, dépressions et suicides (France télécom).Jadis fer de lance du progrès social, les travailleurs sont devenus le paillasson du patronat mondialisé. Il est grand temps de relever la tête comme ces salariés de Continental, de Sodimatex, et autres qui ont su répondre à la délinquance patronale avec les moyens qui s’imposait, pour les retraites comme pour la destruction du Code du Travail, de nos conditions de travail, de nos salaires, des services publics...,

Exigeons :

- une contribution généralisée à tous les hauts revenus, suppression du bouclier fiscal et des niches.

- suppression des allègements et exonérations de cotisations patronales, notamment sur les emplois peu qualifiés.

* -prise en compte de la pénibilité au travail et avancement de l’âge légal de la retraite pour tous les emplois concernés (travail en 3X8, à la chaleur...etc.) nos vies valent plus que leurs profits

- départ dès 60 ans à la retraite avec un taux de remplacement minimal correspondant à 75% d’un smic à 1600 euros brut, quelle que soit la durée de cotisation.

- remplacement de tous les départs en retraite pour endiguer le chômage des jeunes

* -création d’emplois respectueux de la nature et non-délocalisables

Tu en as assez de te faire licencier, précariser, « débaucher », flexibiliser, « remercier », sanctionner, dégraisser……..alors rejoins un syndicat de Combat.

Un syndicat différent, de lutte de Classes, indépendant du patronat et du pouvoir politique ; les salariés qui adhérent à la CNT le font sur la base de l’originalité de son projet syndical, de la pratique autogestionnaire et non pas sur la proximité avec une quelconque organisation politique.


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