CNT 66

Suicides au travail,souffrances au travail .

On pense aux victimes et à leurs familles ,en cette période de fêtes.
samedi 26 décembre 2009

Souffrances, suicides et mal être au travail, il est temps de respecter les personnes dans les entreprises !

Entre cynisme et compassion, les dirigeants d’entreprise feignent d’ignorer la réalité des salariés. On appelle un médecin du travail par-ci, un psychologue par-là, on réalise un audit, on établit un questionnaire à l’attention des salariés, on nous fait le coup du numéro vert...pour faire semblant de prendre des mesures mais tout le monde sait pertinemment que le profit et le marché sont à l’origine des maux des travailleurs. La dimension gestionnaire a supplanté la dimension humaine peut-on lire dans des études bien pensantes. Mais c’est depuis la nuit des temps que le travailleur est exploité : esclavage antique, travail des enfants dans les filatures, manufactures et autres bagnes industriels, travail de nuit des femmes et des hommes, accidents du travail, maladies professionnelles...et maintenant cerise sur le gâteau : la souffrance au travail avec son cortège de suicides, de dépressions professionnelles et de mal être au quotidien.... Une chose est certaine, ce sont les modes d’organisation du travail et les dites ressources humaines qui ont accentué la dégradation du travail et les relations au travail. Que font les managers, DRH et autres sbires du « capitalisme à visage humain » ? Et bien ils font la chasse aux effectifs. C’est comme dans la chanson d’Yves Jamait, il y a beaucoup trop de monde dans l’escalier ! Ils pressurisent la masse salariale en poussant les salariés à la démission. Ils individualisent les rémunérations, évaluent les performances (ah ! L’évaluationnite). Ils intensifient le travail, multiplient les contraintes, prescrivent la standardisation des taches à accomplir...Ils individualisent tout en cassant tout ce qui a trait au collectif. Ils isolent les travailleurs, chargent la barque au niveau du travail afin que les salariés croulent sous le poids du travail afin qu’aucune communication entre salariés ne s’instaure. Ils mettent la pression sur les gens qui deviennent vite débordés pensant ne plus pouvoir accomplir un travail de qualité...La concurrence des individus entre eux car seule la rentabilité économique et financière importe aux directions d’entreprise. Confiner les travailleurs dans leur solitude, les infantiliser, les empêcher d’échanger sur leurs pratiques professionnelles, cela a un coût psychique très important. La collectivité paiera les dommages collatéraux de la productivité à outrance qui permet des dividendes privatisés et dévolus à une minorité de gros actionnaires et/ou de patrons.

Dans un premier temps, il est urgent que l’action syndicale s’empare du problème des risques psychosociaux en renforçant les pouvoirs du CHSCT. Dans un second temps, nous savons tous et toutes que le problème cessera en éradiquant les causes de cette gabegie humaine à savoir l’exploitation de l’homme par l’homme et son corollaire le capitalisme y compris le capitalisme d’Etat . Aux travailleur(es)s de s’organiser pour stopper la casse.


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