CNT 66
interview d’un militant de la CNT - Chronique d’un militant de la CNT

• Antilles en lutte. • Martinique en lutte :

vendredi 13 février 2009

• Antilles en lutte : interview d’un militant de la CNT
jeudi 12 février 2009, par S.I.

Michel réside à la Martinique et est militant de la CNT. Il revient sur le mouvement actuel aux Antilles et sur les raisons de la colère des populations de la Martinique et de la Guadeloupe.

Quelle est la situation sociale dans les Antilles "françaises" ?

Le taux de chômage officiel est de 22% en Martinique. 8% de la population est au RMI. Le secteur industriel est très limité dans les Antilles à cause des habitudes venues de la politique coloniale. Il s’est agi - et il s’agit encore - d’acheter tous les produits « finis » à la métropole et de ne produire sur place que des matières premières, en l’occurrence la canne à sucre et quelques cultures fruitières.

Le seul secteur industriel accepté est la fabrication du rhum . Après avoir été longtemps propriétaires terriens, et véritables propriétaires des Antilles, les békés - descendants des planteurs français blancs arrivés au XVIIe et XVIIIe siècle - se sont aujourd’hui reconvertis essentiellement dans la grande distribution (supermarchés et ventes d’automobiles) Une remarque cependant : le travail industriel et son organisation, néanmoins, sont nés aux Antilles avant de voir le jour en Grande-Bretagne. En effet, le sucre, dont le royaume de France se trouvait le premier producteur du monde au XVIIIe siècle, avait entraîné des investissements considérables pour l’époque aux Antilles mêmes. Lesquels ? Les meules et rouages, la mécanique la plus moderne de l’époque étaient ainsi exportés, avec du personnel qualifié venant d‘abord d’Europe - jamais suffisant en nombre : il fallut faire former des esclaves en métropole.

L’organisation du travail était basée sur une division qui rappelle le travail en atelier du XIXe et du XXe siècle en Europe. Mais, comme d’ailleurs en Angleterre, il n’était pas facile de recruter le personnel nombreux nécessaire, la solution la plus efficace et la plus cynique revenait donc à aller capturer des esclaves et à les transporter jusque dans les Caraïbes. Dans l’exploitation, le sang et l’horreur, s’est formé là un creuset, un carrefour entre l’Europe, l’Afrique et l’Amérique.

Qu’est ce qui a mis le feu aux poudres ?

Il y a naturellement une accumulation de ressentiment contre les Blancs, même si on sait faire la part des choses. Le racisme anti-blanc est peu de chose à côté de ce que doivent supporter les noirs en métropole.

Ce qui est vrai, par exemple, c’est qu’une entreprise, à qualification égale, entre un noir et un blanc - souvent même si le blanc a moins de qualifications - choisit généralement le Blanc. Même chose pour l’avancement de carrière ; comme par hasard le Blanc grimpera plus vite les échelons que son collègue noir.

Mais actuellement ce qui a mis le feu aux poudres c’est simplement le coût de la vie dans un pays où la moyenne des salaires est bien inférieure à ce qu’elle est en France et où les prix des denrées essentielles sont souvent trois fois plus chers qu’en métropole.

Quels sont les précédents en termes de luttes aux Antilles ?

Avant guerre le grand évènement social survient avec l’assassinat d’André Aliker, le rédacteur du journal communiste « Justice » qui dénonçait la corruption et les exactions des békés. Ses funérailles, en 1935, amèneront une foule immense tout le long du cortège. Quelques mois plus tard, à la faveur du Front Populaire, le premier syndicat est créé, la CGTM. 

C’est de cette époque là que date les premières lois du Travail en Martinique, pas souvent appliquées.

On se bornera ici - la liste serait longue ! -, évoquant les cinquante dernières années en Martinique, à rappeler, les grèves et les émeutes de 1959, où les forces de l’ordre feront acte d’une violence inouïe ouvrant le feu sur les manifestants. Ce qui amènera le conseil municipal de Fort-de-France - dont le maire était Aimé Césaire depuis 1945 - à évoquer la sécession d’avec la métropole. Enfin on évoquera ici la répression de la grève des ouvriers de la bananes de février 1974, où, d’hélicoptères,les CRS tirèrent sans sommation à la mitrailleuse sur les manifestants. Il y eut plusieurs morts et blessés. Le chanteur Kolo Bart évoque aujourd’hui avec talent ce dramatique évènement dont on vient de commémorer les 25 ans.

Quel est le panorama syndical à la Martinique ?

Il y a, comme en métropole, une multitude de confédérations. Mais elles sont en général spécifiques à la Martinique. En Guadeloupe c’est un peu différent.

CGTM : Confédération Générale du Travail Martiniquaise, influencé au départ par les communistes.

CSTM : Confédération Syndical des Travailleurs Martiniquais. Pulvar en était un militant très actif.

CDMT : Confédération Démocratique Martiniquaise du Travail. Scission de la CFDT Son leader est à la IVe Internationale (trotskyste - LCR). Met en avant la gestion directe par les travailleurs eux-mêmes. Veut organiser un congrès des travailleurs pour proposer un autre type de société.

UGTM : Union Générale des Travailleurs de Martinique. Indépendantiste, anti-colonialiste. En essor, même s’il n’est pas au même niveau que l’UGTG de Guadeloupe qui est devenu là-bas, semble t-il, la première force syndicale.

FO : même syndicat, rattaché à la métropole.

FEN-UNSA : le plus gros syndicat de l’enseignement (sauf dans le secondaire). Très cogestionnaire.

FSU : minoritaire, sauf dans le secondaire avec le SNES.

CFDT : très minoritaire

SUD-PTT : très minoritaire

Quel est en particulier le poids du syndicalisme indépendantiste ? La spécificité de ses revendications ?

Il a tendance à s’affirmer de plus en plus. Surtout à la Guadeloupe où l’UGTG a recueilli 51% des suffrages aux élections prudhommales. Ses méthodes sont radicales, rappelant celles du syndicalisme nord-américain. Il ne fait pas bon s’opposer à la grève quand ils l’ont déclenché. Les commerçants et les patrons qui n’obéissent pas à ses consignes le paient cher. Et en général on obtempère toujours aux consignes de l’UGTG. A chaque grève ils incitent fermement les salariés qui ne sont pas encore affiliés à prendre la carte .

L’UGTG, comme l’UGTM, mettent la culture et l’identité créole en avant, la lutte contre le colonialisme et les békés. Ils veulent développer une polyculture permettant d’atteindre l’auto-suffisance. Même chose pour l’industrie : créer sur place ce qu’il nous manque.

Propos recueillis par Jérémie, SI de la CNT.

• Martinique en lutte : chronique d’un militant de la CNT
mercredi 11 février 2009, par S.I.

Fort-de-France, jeudi 5 février, 7 heures 30 du matin.

Tout à l’air calme. On trouve même facilement une place de stationnement. Normal en ce jour de grève générale. Mais, en se dirigeant vers la Maison des syndicats, sur le boulevard du Général De Gaulle, on aperçoit déjà un attroupement. Peu à peu les manifestants affluent. Les militants d’abord. La CGTM se renforce peu à peu en nombre : elle devient, comme on pouvait s’y attendre, le plus fort contingent. Je croise un journaliste béké travaillant pour TF1. Je lui dis qu’il est un représentant de la presse bourgeoise et je ne lui serre pas la main. J’entrevois D. de l’UGTM. Je me présente et je lui dis que j’aimerai faire une interview pour le « Combat Syndicaliste ». Il est d’accord mais comme je sens qu’on va être dans le feu de l’action, je lui dis que je vais le rappeler plus tard.

9 heure 30.

Le cortège s’ébranle. On va bientôt rassembler plusieurs dizaines de milliers de manifestants. Pour ne pas épiloguer sur un chiffre disons que c’était la plus grande manifestation depuis des décennies, depuis les funérailles d‘Aliker - ça date de 1935 !. Dans le défilé en grande partie composé de militants et d’adhérents de la CGTM, on distingue un fort contingent CDTM et UGTM, ainsi que la CSTM et FO.Une petite délégation de SUD-PTT se fait remarquer aussi avec d’étranges couleurs jaunes de drapeaux et chemises.

L’UGTM est un nouveau mouvement qui se développe ici même si cette organisation est cependant moins puissante que l’UGTG, qui représente 51% des votants aux prudhommes en Guadeloupe. Les slogans, martelés avec véhémence, rappelent la cherté de la vie dans une île ou un paquet de pâtes coûte souvent trois fois plus cher qu’en métropole, où le kilo de pommes de terre dépasse toujours un euro. Le coût du transport a été une argutie contestée par les manifestants.

L’ASSAUPAMAR qui défend l’environnement et notamment le littoral contre les entraves à son accès est aussi présente. La ville présente un aspect d’état de siège : tous les magasins sont fermés par les manifestants et les employés et clients invités à rejoindre le cortège.

Devant la Préfecture les manifestants - et d’autres essaimés notamment sur le Boulevard du Général De Gaulle - attendent sans illusions les résultats de l’entrevue avec la Préfet. De cette entrevue, de ces éventuels résultats, dépend la suite des évènements. Mais on devine déjà. Un « comité » qui devient bientôt un « Collectif du 5 février… » voit le jour.

Martinique, vendredi 6 février. 5 heures du matin.

L’autoroute menant à Fort de France est bloquée par une manif en voiture. Ici on appelle ça une opération « molokoye ». D’autres automobilistes qui arrivent ensuite se joignent au défilé. Le nouveau « Collectif du 5 février » s’est constitué sur Fort-de-France.

8 heures du matin.Fort-de-France.

Une nouvelle manifestation parcourt Fort-de-France. Les manifestants sont moins nombreux que la veille où l’on avait vu le plus grand défilé de l’Histoire martiniquaise. Mais ils apparaissent encore plus résolus, déterminés. Les femmes, nombreuses, souvent mères de famille, sont véhémentes. Ils ne fait pas bon vouloir ouvrir un magasin ou vouloir jouer les « jaunes ». La métropole, le « pouvoir des blancs », est pris à partie. Une femme s’en prend aux entreprises qui préfèrent, à qualification égale, embaucher un blanc de métropole plutôt qu’un autochtone, entreprises qui systématiquement rénumèrent mieux les blancs, leur offrant les meilleures places. La Préfecture où débutent les négociations est assiégée par les manifestants. Les slogans fusent. Certains remettent en cause le capitalisme lui-même. Sarkozy est traité de voleur.

10 heures. Quelque part en Martinique.

Je me fais prendre en photo, poing levé avec des grévistes. On s’essaie à chanter l’Internationale - en creyol - mais on se rappelle plus les paroles. A bas le capitalisme ! Matnik a nou, Martnik pa a yo

11 heures, au Lamentin, centre commercial La Galleria.

Les manifestants font fermer les commerces de la galerie marchande. Les commerçants, parfois traités de voleurs s’exécutent, et tirent prestement leurs rideaux. Le supermarché est fermé après que l’on ait appelé les employés à rejoindre la grève.

14 heures, au Lamentin.

Après un meeting au hall des sports les manifestants se dirigent vers les commerces et les obligent à fermer. Au « Leader Price » certains clients en profitent pour tenter de partir sans payer. Le supermarché Carrefour et sa galerie marchande sont fermés.

20 heures, à la télé, sur RFO.

Les journalistes grèvistes émettent un journal régulier, une fois le matin, une fois le soir, sur les évènements. Cela change de la langue de bois habituelle ! Ce soir un débat est organisé entre les différents acteurs sociaux et politiques. Mais on a invité aussi des artistes, des militants de base. Même la toute nouvelle représentante de l’UMP dit qu‘« il faut que ça change ». Rigal, un artiste fait une intervention véhémente mettant en cause le capitalisme. Charles, qui représente la CDMT, évoque le refus des marchands de la grande distribution de montrer leurs livres de compte. Puisqu’ils disent ne pas avoir de marge, on devrait pouvoir vérifier. Ils ont parait-il pousser des cris d’orfraie. On évoque l’organisation d’un congrès des travailleurs où l’on élaborerait une alternative à l’organisation économique sociale actuelle. Sarkozy est traité de fou et de psychopathe.

Un mot sur l’indépendance. Pour la métropole, tout larguer, après avoir refusé la création d’industries locales, le développement d’une économie réelle qui pourrait être au service de la population, après s’être servi pendant des décennies, des siècles, de la colonie pour satisfaire les intérets économiques de ladite métropole, ne serait - ce pas là aussi une solution de facilité ? Vous vouliez nous garder ? Nous sommes Français comme les habitants de la Creuse, de la Corrèze, ou de la Corse ? Alors assumez. Sinon je vais aller me battre moi aussi pour le front de libération de la Lozère. Au fait le PIB de la Lozère c’est quoi ?

Ce n’est qu’au début des années 70 qu’il y a eu égalité de traitement avec les fonctionnaires venant de métropole. Ce n’est que par des luttes répétées que les Antillais sont parvenus à une - presque - égalité de droit avec les Métropolitains. Et pourtant ce sont des « départements français »…

Samedi matin. 7:30.

Je vais déjà prendre mon café dans mon hamac sur la terrasse. Une belle journée commence.

10 heures, à Rivière Salée

J’ai réussi à faire des courses à « Leader Price », dévalisé, notamment par les blancs - les touristes ?

11 heures, à l’Anse à l’âne.

Je n’ai pas réussi à prendre du carburant. « Plus de carburant » signale une affichette.

11 heures 15, golf de la Pagerie aux Trois-Ilets.

En grève. On boit un pot, autour de l’idée d’une reprise en mains des entreprises et de la grande distribution par les travailleurs eux-mêmes. Et ce n’est pas moi qui anime le débat. On se fait une photo : « Grève Générale ! ». On prévoit un lundi « chaud » et des manifs dans plusieurs communes Pas de nouvelles de ce qui a été décidé lors de l’assemblée avec le « Collectif »….

15 heures, Trois-Ilets.

ça y est : les dernières gouttes de carburant sont distribuées. Les piquets de grèvistes à la SARA empêchent le transport desdits carburants

19 heures.

On annonce la grève des transporteurs et des camionneurs pour lundi. La navette de bateaux desservant Fort-de-France n’a pas fonctionné apparemment ce samedi.

Dimanche 8 février.

Des copains de Nancy sont arrivés hier. On a pu leur acheter de la bouffe. Aujourd’hui c’est une journée de détente en famille. D’un bond on est à l’eau. 28° : la température fraîchit .

On range la « boite à gifles » : on la ressortira lundi.

Black-out ( !) total en métropole. C’est vrai, ne vaut-il pas mieux ? Cela risquerait de donner des idées aux petits blancs de là-bas.

Sur Rue89 mes articles sont censurés. La parole, concernant la Martinique, est laissée à J.Krug qui écrit de son petit bureau de la rue des Haies et à « un éminent économiste », Jean Matouk qui radote régulièrement sur le site. Quelle imagination !

Ça passe sur AgoraVox et sur LePost. Enfin peut-être ! : il faut montrer « patte blanche » ( !)

19 heures.

Yves Jégo, le secrétaire d’Etat, filmé par les trois chaînes TV, a quitté précipitamment la table des négociations en Guadeloupe. Le Préfet aussi, après des menaces à peine voilées en cas de « dérapage ».

Des internautes guadeloupéens font état de l’arrivée de 4000 CRS et militaires ce samedi 7 février, avec tanks, armement lourd et cercueils en plastique. Rumeurs…

Fort-de-France, lundi 9 février.

On a appelé à la grève sur les médias. Pas d’opération « molocoye » car il faut que les manifestants puissent arriver jusqu’au centre ville, devant la Maison des syndicats.

10 heures, boulevard du Général De Gaulle, Maison des syndicats.

J’échange quelques mots avec certains camarades. J’apprends la création prochaine du NPA. On discute de Jego et de sa marge de manœuvre. Aucune confiance. On est de plus en plus nombreux. Cette fois les cortèges sont moins cloisonnés. Je me retrouve près des tambours bélés qui chauffe l’atmosphère - il ne fait encore « que » 28°.
Et puis une clique encore plus tonitruante et rythmée d’Haïtiens. Cette fois il y de l’ambiance. Sarko en prend tout son paletot - ça rime et c’est de saison là-bas en métropole - et les slogans fusent, rythmés, en canon. « Dewo lé voleurs ! »

Une sono a annoncé que le cortège allait éviter la Préfecture « pour éviter les incidents ». En Guadeloupe plusieurs jeunes sont ainsi encore incarcérés pour s’en être pris aux symboles de l’ordre établi. Là-bas on demande à l’Etat des excuses publiques pour les massacre de 1967. Cela fait partie des revendications. Aux Antilles les forces de l’ordre n’y sont jamais allés de main morte. En février 1974 on tirait encore sur les manifestants grévistes à la mitrailleuse depuis des hélicoptères. Cela fait tout juste 25 ans. Autre anniversaire : il y a un an disparaissait Pulvar, grande figure du syndicalisme et de toutes les luttes d’ici. Beaucoup ont une pensée pour lui. Dommage qu’il n’ait pas vu ça.

10 heures 30, boulevard du Général De Gaulle.

Un syndicaliste est « accroché » par TF1. Je le touche du bras et je lui dis de se méfier de ces sales cons. Du coup, le petit gros quinquagénaire qui tient la caméra avec le logo de TF1, tressaille et montre lâchement le petit blanc-bec qui l’accompagne et qui tient le micro. Il vient sûrement de débarquer car, comme dirait Coluche, il est plus blanc que blanc. Faire bouffer au petit gros sa caméra ? Lui casser sur la tronche ? J’hésite. Décidément le Martiniquais est trop bonne pâte. C’est-ce qui nous perd…

11 heures.Quartier Saint-Thérèse.

On va circuler dans les quartiers populaires. Ici il y a encore des cases sans eau ni électricité. Et les familles pour se nourrir n’ont souvent qu’un morceau de fruit à pain. « Cé pa carnaval , tot en la ria » : on invite fermement les badauds et les spectateurs aux fenêtres à rejoindre le cortège.

11h30 et après.

On débouche sur la rocade. Des jeunes à moto viennent bloquer la route en direction de Fort-de-France. On bifurque vers Dillon. « Martinik levé ! ».On est tellement nombreux, enthousiastes que j’ai l’impression que certains habitants , bouche béante, vont voir leur mâchoire tomber à terre ! On est rejoint par une partie de la jeunesse. Yeux rougis, bandana, ils ont un peu l’ai ahuri parfois. Mânes de Fanon ! Pour une fois, grande gueule, tu serais fier de nous. Volga. Enfin de la perspective pour regarder en arrière : on ne voit pas la fin d’un serpent humain gigantesque, hérissé de drapeaux…Et devant non plus : la tête de la manifestation a disparu au loin depuis longtemps.Ma voisine me dit que les Martiniquais sont certes des braves gens disciplinés comme on l’a vu aujourd’hui mais qu’à présent il ne faudrait pas grand-chose pour que ça pête sérieusement. Mouais… il faudrait pas trop attendre parce que le petit gros de TF1 risque de repartir sans avoir pris sa petite claque. Je ne sais pas où en est Jégo dans ses consultations et déclarations.

20 heures A la Préfecture.

Philippe PIERRE-CHARLES, de la CDMT, sort de la salle des négociations et, répondant à un journaliste, il précise que pour ce qui concerne le prix des denrées on ne peut aller bien loin car les représentants de la grande distribution (békés ou métros pour la plupart) ne sont pas à la table des négociations. Seul le représentant du MEDEF les représente comme il représente l’ensemble des patrons. Le collectif du 5 février, rappelons-le, demande 449,15 euros d’augmentation pour les salaires les plus bas. Il faut dire que le coût de la vie est encore plus élevé ici qu’en Guadeloupe. Et les salaires sont inférieurs, en moyenne à ce qu’ils sont en métropole. Ajoutons quand même que des manifestants bivouaquent nuit et jour aux alentours de la Préfecture. J’apprends que Huygues-Despointes va être traduit en justice pour « apologie de crime contre l’humanité ». Quel vieux con ! Raciste jusqu’à la moelle comme de Raynal, le président du syndicat des bananiers, qui il n’y a pas si longtemps déclarait que sa fille pouvait bien épouser un noir, certes, mais dans ce cas là, tout lien serait coupé. C’est lui qui nous chie dessus, régulièrement, en avion, ses pesticides mortifères… Encore une autre histoire. Voilà. C’est tout pour aujourd’hui. J’ai encore le temps d’aller à la plage. Rêve général.

Un militant de la CNT résidant à la Martinique


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