CNT 66

1er mai 2020. Confinés mais pas résignés.

mardi 28 avril 2020

Le gouvernement nous tient enfermés depuis le 17 mars à cause d’une catastrophe sanitaire provoquée par sa gestion néolibérale de la Santé Publique.

1er mai 2020. Confinés mais pas résignés. Casserolades aux fenêtres à 10h pour faire entendre notre détermination.

Le néolibéralisme, c’est le capitalisme en roue libre, ou le « capitalisme sauvage » sans aucune réglementation pour le freiner. Depuis une vingtaine d’années, le système capitaliste est en crise et n’a bientôt plus rien à broyer. C’est parce qu’il est toujours en quête de marchés juteux, qu’il s’est attaqué à l’ensemble des services publics pour les transformer en matière à profit, en détruisant un système social solidaire qui garantissait la sécurité et le bien-être de chacun. C’est parce que le système capitaliste est basé sur la recherche constante du plus grand profit qu’il a sacrifié les soins pour tous de la Santé Publique, les postes de soignants, les lits, ainsi que les stocks, dans une logique de flux tendu.

Tout ce que le capitalisme touche est attaqué, que ce soit la terre ou les hommes. Dans sa folie destructrice, exploitation outrancière, il s’emploie au saccage de la terre nourricière. Le virus capitaliste s’attaque en même temps au bien-être, au bien vivre d’une société pour le profit d’une poignée d’individus. Et quand il ne peut plus augmenter ses profits, trouver de la main-d’œuvre moins chère aux quatre coins de la planète, il force les gens à travailler davantage , les harcèle, les malmène. Au bout de la logique capitaliste, lorsqu’elle ne peut plus générer de profit, de « meilleur rapport qualité/prix », il y a le totalitarisme, la main mise complète sur l’homme transformé en machine à produire, déshumanisé.

Nous refusons de nous laisser manipuler, de nous laisser gagner par la peur qu’on nous distille à chaque seconde, de nous laisser surveiller, culpabiliser, de nous laisser déposséder de notre bon sens. Nous refusons de nous laisser spolier, de nous laisser voler la terre et les fruits de notre travail. Nous refusons que nos cotisations continuent à être reversées à des organismes privés dont nous engraissons les actionnaires. Nous refusons que les EHPADs continuent à voler les retraites de nos parents (que nous payons dans la part socialisée de notre salaire), en économisant sur leur bien-être et en exploitant le personnel.

Nous refusons que la recherche fondamentale soit liée au virus capitaliste des laboratoires pharmaceutiques. La recherche doit être indépendante.

Nous ne pouvons supporter la compassion feinte d’un gouvernement qui défend les privilèges de l’oligarchie dont il fait partie. Nous ne pouvons supporter son hypocrisie et ses promesses d’un soir, démenties le lendemain matin. Nous ne pouvons supporter les mensonges qui nous sont infligés, les brusques variations d’annonces qui génèrent délibérément un climat d’insécurité .

Nous voulons que tout le système public revienne au bien public et que les sociétés privées ne touchent plus à l’organisation sociale et solidaire. Nous devons profiter de la pause actuelle du productivisme pour redéfinir nos priorités et construire une société dans laquelle chacun vive libre et en confiance. Ce ne sont pas les militaires, les policiers et les armes qui donnent un sentiment de sécurité, mais l’assurance quoi qu’il arrive, maladie ou mauvais coup du sort, d’être soutenu par l’ensemble des individus solidaires. C’est ce bien-être social qui assure la qualité de la vie. Notre bien-être doit être au cœur des politiques publiques, pas la recherche du profit. Il faut redéfinir qui est prioritaire. L’ensemble des individus ou une poignée tirant profit de cet ensemble ?

Nous ne voulons en aucun cas « fournir un effort de guerre » pour faire redémarrer un système qui nous exploite, nous surveille et supprime de plus en plus nos libertés.
Nous voulons un monde libre et pacifié.

Le 1er mai, nous nous devons de soutenir les soignants en particulier, mais aussi toutes les personnes dont l’énergie au travail est exploitée sans aucun souci de leur nature humaine.

Nous soutenons toutes les personnes dont les conditions de travail et de vie se détériorent, qui sont de moins en moins nombreuses pour une masse de travail de plus en plus importante, et qui de plus, subissent de plus en plus « d’exigences qualité », de surveillance physique et numérique et doivent constamment rendre compte de leur travail .

Nous sommes des humains. Nous ne pouvons pas être « optimisés » comme des machines. Notre travail construit la société dont nous faisons partie et participe à sa prospérité. Nous devons en échange recevoir confort et bien-être dans une logique sociale et solidaire.

Le bien-être des 99 % des individus est prioritaire. Nous ne voulons pas vivre et mourir sous le joug du 1 % restant, à savoir, le capitalisme totalitaire.

C’est à nous, les 99%, de définir l’évolution de la société et son rapport à la terre.

L’économie capitaliste a suffisamment duré et génère guerres et totalitarisme.

Au sortir de cette crise nous poserons les bases d’un monde nouveau et solidaire.

1er mai 2020. Nous ne fournirons pas « d’effort de guerre » pour faire redémarrer un système qui nous exploite, nous surveille et supprime nos libertés.

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