CNT 66
Encore une mort « accidentelle » d’un anarchiste.

Andreas Alexandros Grigoropoulos

assassiné par la police
mercredi 10 décembre 2008

Samedi soir au centre d’Athènes un groupe de jeunes échangent des insultes avec 2 flics. L’un de deux sort son flingue et tire 3 balles dont une trouve Alexandros Grigoropoulos au thorax, qui meurt qq. minutes après.

Des manifestations spontanées se déclenchent dans dizaines de villes et des gens de tout âge sortent dans la rue. Des émeutes ont lieu dans les plus grandes villes du pays jusqu’au matin avec comme cibles principaux des symboles du capitalisme et de l’Etat (banques, commissariats).

Dimanche matin la manifestation vers le commissariat central d’Athènes part en émeutes qui continuent jusqu’à la nuit. Les manifestations sauvages gagnent de plus en plus de villes. Le même jour ont lieu des manifestations des sans papiers. La situation mobilise des prisonniers qui se mettent en ’"abstention du repas. Le lendemain matin les élèves manifestent leur colère et jusqu’au soir des milliers des gens de tout âge sont dans la rue dans tous les coins du pays. Pour la cinquième jour la mobilisation de peuple se continue face à la répression meurtrière étatique.

Dans un contexte social et économique explosif, où depuis des années les conditions de vie et de travail se dégradent continuellement pour la plus grande partie de la population, ceux qui ont semé la misère, récoltent maintenant la colère.

Les medias officiels qui avaient déjà commencé leur propagande en parlant d’une mort accidentelle le samedi soir, contribuent au détournement des faits et au renforcement du terrorisme étatique.

Au moment où la racaille du gouvernement promet l’ordre et la paix en s’appuyant aux assassins du petit, au moment ou le ministre d’intérieur promet la tolérance zéro et souligne que " la police et le mécanisme étatique agissent sur la base de la protection de vie humaine, de la propriété des citoyens, et du niveau de la démocratie" il est important de exprimer notre colère et de se déclarer solidaires aux milliers des gens qui sont dans la rue depuis quelques jours en Grèce.

Car l’assassinat de cet adolescent n’est pas un incident isolé ni à ce pays ni ailleurs dans le monde. Les morts "accidentelles" nous le rappellent, qu’ils soient des immigré (e) s aux frontières et à l’intérieur de chaque pays, des prisonniers, ou des ouvriers à leurs endroits de travail.

Car cet assassinat vient nous rappeler que partout dans le monde, l’Etat et le patronat assassinent.

giorgos


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